Les artistes

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Bruno Albizzati

Bruno Albizzati (1988-2021✝) est diplômé de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris en 2012. Ancrée dans le travail graphique et pictural sur papier et sur carton, sa pratique s’articule en différents pôles : techniques sèches du fusain, poudre graphite et pigments d’une part, et travail pictural à l’aérosol et agrégats de matières texturées d’autre part.

Hannah Archambault

Hannah Archambault (née en 1996 en banlieue parisienne d’une mère polonaise et d’un père français) fait ses études aux Gobelins en photographie avant d’intégrer le Royal College of Art à Londres, où elle explore la création sonore. Aujourd’hui, à travers l’installation, elle construit des environnements sonores qui mettent en doute nos sens et nos repères dans l’espace. Elle aime sonder ce qui est de l’ordre de l’invisible ou du difficilement déchiffrable, comme le fantasme ou la sensation d’attraction-rejet.

Bianca Argimón

Bianca Argimón (née en 1988 à Bruxelles) a étudié à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, aux Beaux-Arts de Paris et à la Rhode Island School of Design. Elle reproduit les travers de notre société dans des fables modernes qui contiennent mille et une histoires paradoxales, absurdes ou cocasses. À la manière des oeuvres des artistes médiévaux, dans ses oeuvres, un fourmillement de détails et d’allégories entraîne l’oeil dans un tourbillon de situations ubuesques, explorant les peurs, les préjugés et les tabous du monde contemporain.

Dana-Fiona Armour

Dana-Fiona Armour (née en 1988 en Allemagne) est diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en 2018 en remportant le Prix Joseph Ebstein pour la sculpture. Les sciences jouant un rôle fondamental dans ses recherches et son travail plastique, Dana transcende les frontières de la matière et des espèces dans une nouvelle forme, empreinte d’une sensualité étrange. En mettant la matérialité au premier plan, ses œuvres se composent de peaux artificielles en silicone, de pierres roses et lisses rappelant des fragments organiques, mais aussi du verre soufflé portant des inclusions de nature organique dans des couches stratifiées.

(EUR)ArTeC

L’École universitaire de recherche (EUR) ArTeC réunit de nombreux organismes au sein de l’université Paris Lumières (Paris 8, Nanterre, Louis-Lumière, ENSAD, Beaubourg, Gaîté-
Lyrique, etc.). Elle a pour objet de développer les relations entre les arts, la recherche et les technologies. Le diplôme interuniversitaire, hébergé à Clichy, est une année de propédeutique au doctorat en recherche-création orchestrée par Yves Citton et Grégory Chatonsky.

Arda Asena

Arda Asena est né en 1992 à Istanbul, en Turquie. Il est diplômé en 2021 du programme MFA de la School of the Art Institute of Chicago et a reçu le prix de la résidence de Berlin. En tant qu'artiste interdisciplinaire, la pratique d'Asena est principalement basée sur la photographie, la sculpture, la peinture et le textile. Son travail est attiré par la multiplicité comme cadre pour explorer la nuance de chaque médium, à travers diverses formes. Il s'intéresse à un langage qui s'attache aux notions d'érotisme secret.

Atelier au-delà

L’atelier au-delà est un jeune studio de design français. Formés à Boulle, l’Esad de Reims et la DAE (Design academy de Eindhoven). Le duo Au-delà se rencontre en 2016 lors d’un cursus commun à l'école supérieure d’art et de design de Reims. Jonas Odetto (née en 1997) et Maxence de Larocque (née en 1995) créent leur studio en 2022. Basé à Paris, ils se créent un réseau et trouvent leur place au sein de Poush Manifesto où ils résident actuellement. Leur travail s’articule autour d’une rencontre. Deux univers singuliers se lient, créant ainsi un ensemble de matières, de formes et de dessins pour atteindre un équilibre. Leur collaboration est le résultat d’un attrait pour la poésie des objets, de la matérialisation d’un dessin ou encore de la ligne brute.

Grace Atkinson

Grace Atkinson (née en 1988 en Nouvelle-Zélande) est une artiste et designer textile. Sa pratique protéiforme autour du textile consiste à créer des tapisseries et des objets artisanaux uniques en mélangeant techniques traditionnelles et expérimentales. Avec la création de son studio de design, Decima, le travail d’Atkinson évolue vers la conception de meubles, d’objets d’intérieur et d’installations sur mesure.

Balthazar Ausset

Balthazar Ausset (né en 1995 à Paris), diplômé des Beaux- Arts de Paris en 2020, vit et travaille à Berlin. Le questionnement est au centre d’une pratique mouvante à travers laquelle il explore son environnement en tant qu’artiste et individu. Installation, sculpture, dessin et photographie sont les langages utilisés pour donner corps à l’idée, dans la transposition du sens à une forme jamais figée.

Hugo Avigo

Hugo Avigo (né en 1988) est diplômé de la Central Saint-Martins (Londres) et des Beaux-Arts de Paris (2015). Sa pratique s’articule autour d’investigations dans les domaines des espaces publics, de la science-fiction et du chaos. Il a une pratique pluridisciplinaire dont l’installation, la peinture, la sculpture et l’alimentation. Il a exposé dans des institutions et des galeries en France et en Europe, dont la Collection Lambert (Avignon 2018), le Frac Ile-de-France (Les Réserves 2022). Il est lauréat du prix FoRte en 2020 et du prix de peinture de l’Académie des beaux-Arts (Pierre Cardin / Institut de France).

Alex Ayed

Alex Ayed (né en 1989 à Strasbourg) vit et travaille à Bruxelles. D’abord formé à la photographie à Tunis, il rejoint les ateliers de Guillaume Paris et de Tania Bruguera. Il est diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2015. Ses travaux vont de la collection et l’assemblage d’objets trouvés à l’installation sonore : l’artiste oscille entre différentes pratiques dans l’optique de garder une approche globale et non spécialisée.

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Julie Balagué

Julie Balagué (née en 1986 à Toulouse) est diplômée de l’ENS Louis-Lumière. Elle entreprend une double carrière : d’une part, elle collabore avec la presse nationale ; d’autre part, elle développe des projets plus personnels. Féministe, elle ponctue son parcours de séries intimes sur la féminité et la maternité. Dès ses premières séries, elle questionne les personnes qu’elle photographie lors de longs entretiens. L’image devient indissociable de l’écrit ou du son. Ces dernières années, elle complète sa pratique par des recherches sur les matières et les formes photographiques.

Simmon Ballagny

Simmon Ballagny (né en 1994, Paris) vie et travaille à Paris. Il est diplômé d’un master en image imprimée de l’ENSAD en 2020, avec les félicitations du Jury. Depuis son projet de diplôme, il explore la pratique de l’écriture et sa monstration par l’installation, le dessin, la lecture et surtout l’humour. Ses inspirations sont diverses : documents administratifs, dad jokes, discours politiques, manuels de grammaire, paroles de musique pop… La nature composite de ses travaux implique des espaces hétéroclites pour les présenter, tels que revues, festivals de design, fanzines, ateliers d’écriture et d’impression ou encore manifestations. Son activité curatoriale l’a également mené à organiser plusieurs expositions collectives pirates, telles qu’une quinzaine dans son local poubelle, une autre dans les casiers du Centre George Pompidou.

Rose Barberat

Rose Barberat (née en 1994 dans le Jura) étudie aux Beaux-Arts de Paris depuis 2017 dans l’atelier de Tim Eitel puis dans celui de Nina Childress.
Sa pratique de la peinture questionne les enjeux de représentation contemporains. Ses peintures conçues « tels des objets de contemplation » discutent de l’idée de mise en scène et provoquent un décalage, un trouble entre le probable et le réel. Rose développe un vocabulaire pictural figuratif usant de références à la narration, au genre du roman et plus précisément à l’autofiction. Elle s’interroge également sur la manière de créer de la fiction à partir de documents issus de sources photographiques.

Pierre Bellot

Pierre Bellot (né en 1990) est diplômé de l’École nationale supérieure de l’Ecole des Beaux-arts de Paris avec les Félicitations du Jury en 2015. Son travail s’articule autour de questions centrales de mise en scène et de construction. Dans ses peintures, il organise ses sujets – issus de sources photographiques diverses ou d’archives personnelles – pour créer des fictions dont la composition obéit à des règles propres et vient créer un sens nouveau.

Abdelhak Benallou

Né en 1992 en Algérie, Abdelhak Bennallou a intégré l'école des Beaux-Arts de Paris en 2020 après 5 ans aux Beaux-Arts d’Alger et un diplôme d art obtenu à Dunkerque en 2019. Le travail d'Abdelhak en peinture se construit sur une pratique réaliste. En plus de sa qualité technique il cherche au travers de ses oeuvres, souvent présentées en séries, une narration picturale. Il développe une réflexion sur les comportements et les relations sociales. Son inspiration est tirée du quotidien.

Cecilia Bengolea

Cecilia Bengolea (née en 1979 à Buenos Aires) travaille sur une gamme de médiums comprenant la performance, la vidéo et la sculpture. Elle utilise la danse comme un outil et un moyen d’empathie radicale et d’échange émotionnel. Infusées des énergies symboliques que l’on trouve dans la nature et les relations humaines, ses compositions sont formées autour de l’idée du corps – à la fois individuel et collectif – en tant que médium. Elle développe un art large où elle voit la performance comme une sculpture animée, où elle est elle même à la fois objet et sujet de son travail.

Nina Berclaz

Nina Berclaz (FR-CH) est une artiste chorégraphique/danseuse/marionnettiste. Elle s’appuie sur le territoire du corps pour appréhender des contextes et explorer l’invisible. Sa recherche pratique et conceptuelle s’intéresse aux notions d’appartenance, de mémoire, d’alienation, de transmission, d’érotisme, de jeu de dé/contamination, de féminisme queer et de présence à l’état « brut » pouvant accueillir l’absurde. Nina est diplômée d’un BA en danse contemporaine au conservatoire du TrinityLaban Londres (2013) et du master exerce en recherche chorégraphique de Montpellier ICI-CCN Occitanie (2019). Elle a fait de nombreuses collaborations avec des artistes plasticien.ienne.s, des compositeur.trice.s, des réalisateur.trice.s et s’implique dans l’élaboration de démarches artistiques collectives. En 2020, elle a été lauréate de la Cite Internationale des Arts de Paris. Depuis, elle a présenté son travail dans de nombreux festivals en Europe et à l’international (Grèce, Angleterre, Allemagne, Burkina Faso, Congo, Suisse etc.)

Maëva Berthelot

Maëva Berthelot est une artiste chorégraphique et enseignante dont le mode de travail se déploie entre approches expérimentales, collaboratives et transdisciplinaires. Née en 1985 à Paris, d'origine guadeloupéenne et grecque, elle obtient son MA en danse contemporaine au Conservatoire National Supérieur de Paris en 2003. Cependant, c'est à l'étranger qu'elle poursuit son parcours artistique pendant 20 ans. Son retour en France lui apporte un regard critique sur la société et institutions françaises et les enjeux qui y persistent. De ce fait, elle appréhende l’espace chorégraphique comme une opportunité de créer des lieux de résistance, d'empathie et d'échange émotionnel. Puisant dans des pratiques somatiques et techniques d’improvisation, sa recherche est ancrée dans le mouvement et conçoit le corps comme réceptacle des échos de la mémoire individuelle et collective. En parallèle de son travail d’interprète (Ohad Naharin, Hofesh Shechter, Roberta Jean, Emanuel Gat, Damien Jalet, Sharon Eyal…), sa pratique explore les multiples strates du corps ainsi que les systèmes et structures invisibles auxquels il appartient et avec lesquels il interagit.

Maxime Berthou

Maxime Berthou (né en 1981 en Catalogne) est diplômé de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence, avant d’intégrer le postdiplôme du Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains à Tourcoing, puis de suivre une formation prédoctorale à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Sa pratique consiste à réaliser des essais cinématographiques à partir de l’expérience vécue lors de gestes performatifs. Son travail s’inscrit dans un contexte de recherche fondé sur la pratique superposant un cadre artistique à un cadre scientifique.

Mehdi Besnainou

Mehdi Besnainou Dounkas est un artiste français né et vivant à Paris. Il a étudié à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris (diplômé en 2018) et à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art (ENSAAMA). Le travail de Mehdi Besnainou questionne avec humour et sarcasme les rites, codes et tendances actuelles de sa génération et celles de ses contemporains. Il se projette souvent dans un future imaginaire et dystopique pour mieux réveler ses crises identitaires et sociales. Que ce soit dans ses pensées les plus introspectives ou dérisoires sur la condition humaine, ses troubles psychologiques et dilemmes face à sa place dans une société standardisée, son travail se caractérise par un jeu permanent entre language oral, écrit et dessiné, repertoire journalier compulsif d’analogie sur les mouvements du monde, à la manière d’un polymathe à l’ère du numérique.

Amélie Bigard

Amélie Bigard est une artiste travaillant principalement la peinture, la sculpture et l’installation. Elle réfléchit notamment sur les formes sociales de la souffrance, sur les névroses collectives et sur les images qui en résultent. Diplômée des Beaux-Arts de Paris-Cergy et de Marseille, elle a également suivi une formation de peintre d’icônes orthodoxes grecques à l’Église de la Dormition (Marseille). Amélie Bigard a exposé dans divers lieux tels que Paris, Milan, Nice, Lyon, Montréal et Londres. En 2023 elle fait partie des lauréat·e·s du prix ADIAF Émergence et des 4 finalistes au prix des Amis du Palais de Tokyo. Elle a présenté son troisième solo show en 2024 à la galerie PACT à Paris. En 2025 elle participe à la foire Art Brussels ainsi qu’à NADA à New York.

Lucile Boiron

Lucile Boiron (née en 1990) est une photographe diplômée de l’ENS Louis-Lumière.
Travaillant en coloriste, elle sculpte les chairs et les angles, interroge la vérité biologique des corps, fascinée quelquefois par la sensualité l’infâme. A nous qui ne le voyons plus, le corps rappelle sa véritable condition, un territoire porteur d’états partagés mais uniques, vecteur des traces d’histoires que seules les peaux éprouvées comprennent.

Bea Bonafini

Bea Bonafini (née en 1990 à Bonn) travaille la peinture, le textile, le dessin, la sculpture et la céramique. Elle est diplômée de la Slade School of Fine Art en 2014 et du Royal College of Art en 2016. Son travail tourne autour de la coexistence d’idées et de formes incongrues, chevauchant l’histoire de l’art ancien et moderne, les identités fluides, la religion et l’artisanat. Elle place l’observateur à l’épicentre de son travail, interrogeant la tangibilité et l’intimité d’une oeuvre, et sa capacité à formuler de nouvelles mythologies et possibilités matérielles.