Les artistes
g
Cyrielle Gulacsy
Autodidacte, Cyrielle Gulacsy (née en 1994 en région parisienne) se consacre au dessin et à la peinture. Son travail évolue sous l’influence de la physique moderne, vers la représentation d’un réel imperceptible, de l’ordre de l’abstraction, recelant les lois invisibles de la nature. L’espace-temps, l’électromagnétisme ou encore la diffraction de la lumière sont autant de champs de recherches et d’expérimentations qui permettent à l’artiste d’explorer de nouvelles représentations de la réalité.
h
Pascal Hachem
Le travail de Pascal Hachem (Libanais né en 1979) implique des actions de déplacement. Il s'agit d'actions réelles, et non de vidéos, réalisées soit par l'artiste lui-même, soit par des objets qu'il met en place. Il s'inspire d'aspects de la vie quotidienne dans la ville, qui tendent à contextualiser sa façon de penser et influencent son travail d'une manière inconsciente à laquelle il ne peut échapper. Il ne s'impose aucune règle, mais est plutôt poussé à produire par un seul moment impressionnable.
Dhewadi Hadjab
Dhewadi Hadjab (né en 1992 à M'Sila, Algérie) est diplômé de l'École des Beaux-Arts d'Alger, de l'École d'art de Bourges et de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il est représenté par la galerie Kamel Mennour. Surprenantes et désarçonnantes, ses peintures sont d’une intrigante beauté. La photographie et la pratique picturale sont conjointement au cœur de l’œuvre de l’artiste.
Mariana Hahn
Mariana Hahn (née à Schwäbisch Hall, Allemagne) étudie les archives et les processus d’archivage, la mémoire de son corps et sa propre généalogie, et leur transfert vers d’autres médiums, qu’il s’agisse du papier, du cuivre ou d’autres matériaux minéraux ou organiques. C’est précisément l’eau et le sel qui permettent à l’artiste de fixer sa propre silhouette sur des plaques de cuivre larges et fines, quand elle y imprime son corps couvert de sueur après une course, quand elle applique quelques lignes avec sa langue, ou quand elle murmure des poèmes près de tas de sel amassés sur le cuivre.
Hall.Haus
Hall.Haus est un regroupement de quatre designers fondé début 2020 par Abdoulaye Niang, Sammy Bernoussi, Teddy Sanches et Zakari Boukhari. Ils prônent une démarche créative issue d’un cheminement entre leur environnement (hall) et le design (haus). Le groupe a pour mission d’imaginer le monde de demain en utilisant son héritage multiculturel venant du design, de la rue (au sens large) et de ses origines, d’agir en faveur de la transition écologique, de rendre le design plus accessible, spécialement aux plus jeunes.
Arash Hanaei
Après des études de photographie à l'Université Azad de Téhéran qui lui donnent la connaissance du rôle de la photographie durant la guerre Iran-Irak, Arash Hanaei (né en 1978 à Téhéran, Iran) développe une pratique combinant les médiums et techniques. Depuis 2015, sa pratique évolue de la photographie et du documentaire vers une approche plus spéculative et inter-media, questionnant les stratégies post-Internet en temps de crise politique et crise de la représentation.
Shuo Hao
Shuo Hao est une artiste contemporaine basée à Paris. Après avoir été diplômée de l'Académie centrale des beaux-arts de Pékin (CAFA), elle a étudié à la Sorbonne, puis à la Haute École des Arts du Rhin (HEAR). Représentée par la Galerie Derouillon, Shuo Hao a réalisé plusieurs expositions personnelles à Paris et a participé à de nombreuses expositions collectives à l'international. Son travail explore l'intersection d'iconographies culturelles duelles et la métamorphose du corps.
Charles Hascoët
Charles Hascoët est peintre (né en 1985 à Paris), il vit et travaille à Paris et à New-York. Son travail teinté de nostalgie s’efforce de tisser des liens entre onirisme et académisme. De la nature morte aux compositions sous-marines, il se raconte par chapitres. Depuis sa sortie des Beaux-Arts, il tente d’affirmer une direction tout à fait personnelle et dénuée de compromis. Il collabore depuis 2019 avec Superzoom avec qui il a exposé à Paris et Miami, est représenté depuis 2020 par la galerie Dumonteil en Asie, et depuis 2021 par la New Galerie.
HEADBUTT
HEADBUTT, cofondé par Vanille Ferragu et Marie Manguele, réinvente la scène électronique en créant de nouvelles images portées par leurs regards de femmes métisses, tout en rendant hommage aux cultures noires. Entre soirées club et THINK HEADBUTT, musique, corps, performance et machines se rencontrent pour repenser la fête comme un espace de jeu, de liberté et de récits partagés. Les machines sont mises en avant, mais les visuels, toujours faits main, questionnent l’usage de l’IA aujourd’hui, célébrant imperfection, imprévu et expression libre.
Paul Heintz
Paul Heintz (né en 1989 à Saint-Avold) est diplômé des Beaux-Arts de Nancy, des Arts Décoratifs de Paris et du Fresnoy, studio national des arts contemporains.
Son terrain d’action est un étrange ensemble de cas où le réel est largement imprégné de fiction, et où la normativité sociale pèse en même temps de tout son poids. Il y a une toxicité propre à l’imagination et à la fiction lorsqu’elles allient leur agrément à la norme sociale, comme c’est le cas par exemple avec le storytelling. De là, Paul Heintz entre dans la logique de la fiction, la poursuit plus loin, et fait entrer par cette prolongation un courant d’air salvateur.
Ibai Hernandorena
La plupart des œuvres conçues par Ibai Hernandorena peuvent accepter cette lecture : la création d’espaces de parole, d’espaces de réunion – non pas au sens où la parole ou la réunion y sont possibles, mais plutôt en ce que les œuvres mêmes les activent, les suscitent, leur ouvrent un espace comme dédié. Elles en sont pour ainsi dire les maisons, les foyers vifs, où il peut y avoir de l’autre.
My-Lan Hoang-Thuy
My-Lan Hoang-Thuy est diplômée des Beaux-Arts de Paris. Elle a été lauréate à la résidence de l’Académie des Beaux-Arts et du prix Yishu 8. Elle a réalisé des expositions personnelles en musée (MEP), ainsi que dans plusieurs galeries: la Galerie Mitterrand, Project Native Informant et la Galerie Semiose. Son travail a été montré dans plusieurs institutions (Stedelijk Schiedam Museum, Frac Ile-de-France). Il fait partie des collections du FRAC Auvergne, du FRAC Champagne-Ardenne, du FRAC Nouvelle-Aquitaine, de la MEP et de la Ville de Montrouge.
Arthur Hoffmann
Né à Paris en 1991, Arthur Hoffmann est un artiste visuel explorant la porosité entre le réel et l'illusion, à travers une expérimentation poussée du médium photographique et de la peinture. Son travail s'intéresse aux espaces de transition, où tout semble transparent mais où l'essentiel émerge du vide. En jouant avec des matières brutes et délicates, il transforme les non-lieux en espaces denses, marqués par un équilibre subtil entre chaos et harmonie, absence et présence.
i
Maria Ibanez Lago
Maria Ibanez Lago (née en 1960 à Buenos Aires) participe et initie des projets collectifs d’artistes, au sein desquels elle remplit aussi une fonction de curatrice. Elle travaille sur la matérialité de l’image et son rapport aux objets, pour évoquer une dramaturgie. La peinture est regardée dans son contexte historique et le curseur du format est poussé jusqu’aux limites qui la définissent, visant sa transformation en objet, en sculpture.
Lev Ilizirov
Lev Ilizirov (né en 1979 en Russie) a émigré en Israël en 1996. Après des études à l’École des Beaux-Arts de Bezalelà, à Jérusalem, il s’est engagé dans la photographie documentaire. Le message incorporel et l’abstraction du monde étaient alors les principaux objectifs de son travail. À l’Académie royale des Beaux-Arts d’Amsterdam, les éléments et le cadre du quotidien sont devenus la base de son travail. L’imprévisible créé par l’interférence accidentelle de facteurs externes, phénomène imperceptible, est ce qu’il cherche à capturer avec son appareil photo pour ensuite lui donner forme par l’installation.
Clara Imbert
Clara Imbert (née en 1994), est diplômée de la Central Saint Martins en 2017. Sa démarche consiste en une exploration des relations entre les notions de réalité et d’illusion, d’espace et de perspective, de l’objet même et de l’observateur. Elle s’inspire de théories physiques, mathématiques et philosophiques pour expérimenter différentes matérialités et dénouer ainsi des idées intangibles. Elle étudie l’invisible pour faire apparaître de nouvelles dimensions. Ses recherches aboutissent à la réalisation de projets pouvant prendre des formes variées telle que la photographie, la sculpture et l’installation.
Irma Name
Le travail du duo Irma Name (Hélène Deléan et Clément Caignart) consiste depuis 2016 à monter des projets collectifs ou participatifs, interrogeant le rôle ambigu du politique et de la pédagogie dans leur pratique artistique, comme dans l’art en général. Parce que le collaboratif et l’improvisation se trouvent empiriquement au cœur des méthodes de production du cinéma, du théâtre et de la performance, Irma Name voit dans ces différents mediums des outils privilégiés pour donner forme à ses récits spéculatifs.
j
Daniel Jablonski
Daniel Jablonski (Rio de Janeiro, 1985) est un artiste, enseignant et chercheur. Il applique des méthodes de recherche à sa propre vie quotidienne pour produire des œuvres qui fonctionnent comme de véritables « études de cas ». Ces véritables objets de recherche-création peuvent prendre des formes variées, comme des installations, photographies, objets, performances ou écrits, et être présentés dans des expositions, publications ou conférences. Pendant de nombreuses années, il a enseigné et coordonné des programmes pédagogiques à l'École d'Arts de Rio de Janeiro et au Musée d'art de São Paulo. Vivant actuellement entre le Brésil et la France, il enseigne histoire de l’art contemporain à CY Cergy Paris Université et poursuit un Doctorat par le projet à l’ENSAPC.
Luke James
La pratique de Luke James, composée essentiellement par un travail de sculpture convoque un rapport physique aux matériaux et à l’espace. Ses sculptures peuvent être décomposées comme une série de gestes sensibles pratiqués sur des matériaux travaillés de manière brute. Son travail se développe entre rapports de force et curiosité : l’Homme, l’animal, l’architecture, les classes sociales sont quelques unes des composantes des interactions observées et questionnées au quotidien par l’artiste.
Myriam Jarmache
Myriam Jarmache est chanteuse lyrique et danseuse. Toute sa recherche relie ces deux pratiques : Devenir un corps et une voix sans hiérarchiser ces modalités. D'abord formée à la maîtrise de Radio France, elle suit ensuite un parcours pluridisciplinaire mêlant chant, danse contemporaine et théâtre. La transmission et les laboratoires autour du chant et de la danse sont une création-passion à part entière. Elle travaille aux côtés de François Chaignaud, les cris de Paris, Magali Dougoud, et fait également partie des collectifs La Ville en Feu et la Grosse Plateforme. Elle rejoint le StudioK à POUSH en octobre 2022, et continue ses recherches autour du décloisonnement du chant lyrique, où comment désacraliser un art dit « savant », convoquer l’intime plutôt que le spectaculaire.
Ellande Jaureguiberry
Sculpteur et dessinateur, Ellande Jaureguiberry (né en 1985 à Paris) utilise une large gamme de matériaux et de techniques, mais fait en particulier usage de la céramique. Il développe une œuvre polymorphe qui interroge une relation d’appartenance et de résonance entre l’esprit humain et l’univers, une dialectique du corps et de l’espace, tentant de réunir les deux comme les aspects paradoxaux d’une même réalité. Enracinant sa recherche dans un rapport à l’inconscient, il explore les liens entre architecture et nature dans un va-et-vient entre structure et ornement.
Ángela Jiménez Durán
Ángela Jiménez Durán (née en 1996 à Madrid) est diplômée de l'École d'arts de Paris-Cergy en 2019. Elle vit et travaille entre Paris et Madrid. Sa pratique artistique s'articule autour de l'installation et de la sculpture en liant avec l'écrit, mêlant la science-fiction, la géologie et la biologie, en explorant des futurs incertains. Inspirées par le réalisme magique, ses œuvres déploient des narrations multiples, provoquant des sentiments d’étrangeté, telles des indices d’une énigme à résoudre.
Michel Jocaille
Michel Jocaille travaille à partir de sculptures et d’installations à différentes échelles, pour la plupart composées d’assemblages de matériaux avec une esthétique camp - qui met en avant l’artificialité et son exagération en se répercutant dans une extravagance théâtrale. L’artiste s’intéresse aux questions relatives aux constructions identitaires en intégrant des références au culte du corps, à la notion de fluidité et d’hybridation. Les oeuvres qu’il produit témoignent d’une recherche formelle et théorique visant à brouiller les hiérarchies entre les discours, à renverser les nomenclatures et les représentations imaginaires. C’est ainsi que se déploie au sein de la démarche de l’artiste une réflexion sur les systèmes référentiels et autoritaires qui fondent les constructions identitaires.
Livia Johann
Livia Johann (née en 1986 à Paris) est diplômée de l’ENSBA Lyon ainsi que de la HEAD Genève. Elle est membre du collectif Rotolux. Elle développe une pratique de sculpture et de performance, utilisant des matériaux faisant référence à l’univers du chantier, impliquant un engagement total du corps. Elle questionne l’économie des artistes et élabore des systèmes de productions, usant autant de la sculpture traditionnelle que de matière comestible.