Les artistes
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Coline Rousteau
Coline Rousteau est une artiste et chercheuse. Diplômée de Sciences-Po Lille en philosophie politique, et de l’ENS Lyon en cinéma, elle a entamé une thèse de recherche-création au sein d’EUR ArTeC - « Faire voir l’exil au guichet : une recherche-création sur la mise en espace et en images des gestions et affections bureaucratiques de la migration en France et en Allemagne ». Son travail croise recherche esthétique, plastique et ethnographique, et porte principalement sur la question de l’exil au cinéma.
Paul Rousteau
Né en France en 1985, Paul Rousteau explore les limites de la photographie et de nos perceptions. Son art, fait d’illusions optiques, navigue entre art digital et matières picturales. Aux frontières de l’abstraction et de l’art sacré, ses images aux couleurs radieuses révèlent la quête profonde de l’artiste « sublimer le visible pour dévoiler l’invisible ». Du portrait au paysage, ses visuels hallucinatoires et contemplatifs sont demandés par les plus grands magazines, marques et musées (New York Times, Hermès, M Le Monde, Louis Vuitton, Mucem, Vogue, le Louvre).
Honi Ryan
Honi Ryan (née à Melbourne, Australie) est diplômée d’un Bachelor of Visual Arts entre la Cologne International School of Design et l’Université de Sydney et d’un Master of Fine Arts au Transart Institute, entre Berlin et New York. Artiste de performance et d’installation, à la pratique sociale nomade, son travail est marqué par des préoccupations interculturelles, portant sur le corps présent en relation aux autres et à l’environnement.
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Olga Sabko
Olga Sabko (née en 1990 à Kiev, Ukraine) est diplômée en arts graphiques à l'Université Technique d’Ukraine et à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. L'expérimentation, la spontanéité et l’écoute de la matière sont au cœur de sa pratique artistique. Elle s’inspire de l’évolution et de la décomposition dans la nature, du mouvement du temps qui fait expirer, dégrader toutes sortes de choses. Ses sculptures organiques sont toujours créées spontanément à la main et incarnent l'expérience de la vie dans le moment au-delà du visible.
Alexandre Samson
Alexandre Samson (né en 1995 à Pontoise) a étudié le design de mode à l’École Duperré à Paris avant d’intégrer le diplôme étudiant-entrepreneur au Conservatoire national des arts et métiers afin de développer son propre label. Il est le fondateur et le directeur artistique d’ASZPAK. Lauréat du prix Le carré pour l’homme organisé par la maison Hermès en partenariat avec l’École Duperré et distingué pour la qualité du dessin en 2017, il développe un lien privilégié avec le graphisme appliqué au vêtement.
Eden Sarna
Eden Sarna (né en 1988 à Jérusalem) est diplômé du département des Beaux-Arts de la Bezalel Academy of Art (Jérusalem) et du département des nouveaux genres du SFAI (San Francisco Art Institute). Par ses installations vidéo, il aborde les sujets de l’éthique, de la violence, de l’humour et de «l’œil observateur». Ses recherches et expérimentations s’axent autour de la relation entre subtilité et acuité des sentiments opprimés, tout en adoptant une approche légère.
Thibault Scemama de Gialluly
Thibault Scemama de Gialluly (né en 1987) écrit un contre-journal intime du monde «potemkin» dans laquelle nous serions plongés, embourbés au travers d’un dédale administratif de jeux à gratter, tampons de visa, cartes postales ou plans de table de négociation dont il accélère les discours «prophé-poli-tiques». Thibault produit des «brouillons officiels», ce sont des peintures-sérigraphies, dessins, collages qui ressortent caviardés, moirés, rayés... des photocopies ratées de nos «fictions diplomatiques» à la manière d’une photocopieuse défaillante dont il arrache les copies bloquées dans le tambour.
Élodie Seguin
Élodie Seguin (née en 1984 à Paris) a étudié à la Villa Arson et aux Beaux-Arts de Paris. Sa pratique concerne la peinture, la sculpture, le dessin et l’installation. Parmi ses premiers statements, celui de considérer que tout ne peut pas être montré partout, puisque le lieu apparaît en même temps que la pièce qu’il présente. La question de la limite est posée, celle entre les pièces, mais aussi celle des frontières communes entre les médiums et leur possibilité de se prolonger les uns dans les autres.
Laura Sellies
Laura Sellies (née en 1989 à Grenoble) est diplômée des Beaux-Arts de Lyon et du Master de Création Littéraire de l’Université Paris 8. Elle définit sa pratique comme étant collaborative – pour elle, l’art est un processus collectif, que l’on réfléchit et met en œuvre à plusieurs. Installative – elle installe des sculptures, des personnes, des images, des sons dans l’espace et dans le temps. Dramaturgique – ces installations racontent des histoires sans les dire. Depuis 2010, elle forme un duo avec Amélie Giacomini.
Erwan Sene
Erwan Sene (né à Paris en 1991) est un artiste et musicien basé à Paris. Son travail s’appuie sur une œuvre sculpturale qui se déploie sur plusieurs niveaux. Se laissant aller sur la pente d’un imaginaire du quotidien comme d’histoires énigmatiques, sa pratique reconsidère sa propre façon de vivre et de digérer les objets qui l’entourent. Il crée des mises en scène avec une multitude de matériaux, entre rémanence baroque et surréalisme quotidien, et aborde les thèmes de la contamination, de l’idiopathie et de la sciencefiction.
Marie Serruya
Marie Serruya (née en 1991 à aux Lilas) est une artiste plasticienne qui représente la comédie humaine par le biais de différentes expressions artistiques. Elle commence une carrière professionnelle de comédienne dès l’âge de 17 ans. S’inspirant du théâtre, des masques et des visages, ses portraits modelés en matériaux divers constituent le fil directeur de son œuvre. Sa démarche est marquée par son besoin de mettre le public en action au travers de ses œuvres.
Ser Serpas
Ser Serpas (née en 1995 à Los Angeles) vit et travaille entre New York, Paris et Tbilissi. Elle a présenté des expositions individuelles à l'échelle internationale, notamment au Swiss Institute, New York, au LUMA Westbau, Zurich, au Ludlow 38, New York, et à Quinn Harrelson/Current Projects, Miami. Parmi les expositions collectives sélectionnées, citons SIREN (some poetics), Amant, New York ; The Puppet Show, Centre d'Art Contemporain Genève, ; Oxygen Biennial 2021 - Rites of Passage, Tbilisi ; Dora Budor : Autoreduction, Progetto, Lecce ; Ouverture, Collection Pinault, La Bourse de Commerce, Paris ; et Made in LA 2020, Hammer Museum, Los Angeles. Elle a publié les livres suivants : Guesthouse, Kona Books, Tbilissi (2021) ; Carman, basé sur l'opéra, König Books, Londres, Royaume-Uni (2018) ; Shade the King, Capricious, New York ; amores perros, Publishing House, New York (tous deux 2017). Serpas sortira By the Highway, un livre réalisé en collaboration avec Rafik Greiss avec un essai de Dora Budor, publié par Distanz, Berlin en 2023.
Marie Servas
Diplômée en 2017 (ESAD Reims), Marie Servas effectue des recherches autours d’environnements et d’objets créés par l’Homme et modifiés par la nature. Elle appelle une «poésie de la destruction» dans ses installations et sculptures, en utilisant des procédés mouvants comme la teinture, la cire ou l’oxydation.
En parallèle, elle développe un projet pédagogique : Camille et les autres... qui initie aux arts plastiques en se référant à des artistes femmes invisibilisées. Elle est aussi co-fondatrice de FLOP, un jeu d’échange entre artistes prétexte à exposition.
Chloé Silbano
Chloé Silbano (née en 1986 à Grasse) réalise des objets pour des utilisations particulières. Ils sont mis en action, ou mis en scène ils offrent une pose pour la peinture. Elle est diplômée des Beaux-Arts de Paris et a participé à l’exposition des félicités au 104. Elle est lauréate du Prix Yishu8 et aujourd'hui artiste invitée par le CNES. Elle a exposé chez Gr_und (Berlin), la Fondation Fernet-Branca (Basel), Marlands (Sicile), La Box (La Réunion), l’Approche (Bruxelles), Musée de la Chasse, Pavillon Vendôme...
Alexandre Silberstein
Alexandre Silberstein (né en 1989 à Paris) crée des performances où se mêlent sculpture, musique et narration. Ses travaux réalisés en papier recyclé représentant des formes modulables, nomades et compactes interrogent notre rapport à l’espace. Il monte des pièces de théâtre en pleine nature. Pour certains projets, il s’amuse à créer des jeux de piste, donnant aux spectateurs un rôle d’acteur.
Masha Silchenko
En fin de cursus à l’atelier de Dominique Figarella des Beaux-Arts de Paris, Masha Silchenko a précédemment étudié au Collège d’art d’Odessa (Ukraine) et à Geidai – université des arts de Tokyo, où elle a appris les techniques traditionnelles de la céramique. Son travail croise et met en regard le dessin, la sculpture et la peinture sur toile. Les mythes, les croyances, les rêves et les cauchemars y sont apprivoisés par une interprétation sensible et narrative.
Eric Stephany
Eric Stephany (1970, France), basé entre Paris et Athènes, développe une pratique mêlant sculpture, installation, photographie et performance. À partir de lieux aux fonctions ambiguës, il prélève matériaux et images qu’il transforme en fragments, interrogeant la fragilité de nos abris et notre manière d’habiter le monde. À la croisée de l’architecture et de la psychologie, il propose une approche disruptive de la sculpture. Diplômé de l’École nationale supérieure d'architecture de Paris-La Villette et de l’École nationale supérieure d'art de Cergy, il a exposé en France et à l’international, notamment au Centre Georges Pompidou.
Ann Stouvenel
Ann Stouvenel est directrice artistique de lieux d’exposition et de résidences d’artistes-auteurs, commissaire d’exposition indépendante et rattachée à des institutions. Elle centre son énergie sur la création de temps de mobilité et d’expérimentation. Elle est par ailleurs cofondatrice et présidente d’Arts en résidence.
Laetitia Striffling
Laëtitia Striffling-Marcu a étudié la photographie et la vidéo à l'université Aalto d'Helsinki et à l'ENSAD-Paris. Son dernier projet photographique aborde la croyance et sa matérialité. Elle photographie des lieux et des objets de culte, établis comme des preuves matérielles d'un sentiment personnel et invisible. En choisissant l'ombre profonde ou l'éclat trop lumineux dans lesquels sont plongés les objets puis en rognant l’image, en l’agrandissant ou en laissant apparaître son grain et sa pixelisation, elle cherche à troubler le contour de l’objet et les lignes de perspective qui permettent sa compréhension. La lecture des photographies est ainsi laissée à ce que le spectateur croit y voir.
Mathilde Supe
Mathilde Supe (née en 1989 à Paris) étudie l’histoire de l’art avant de travailler sur des plateaux de cinéma, puis entre à l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy. Elle s’engage ensuite dans la recherche à l’École des hautes études en sciences sociales, sous la tutelle de l’historien André Gunthert. Elle crée des récits à travers des films, des installations vidéo, des livres et des éditions, et questionne les phénomènes d’interprétation et de représentation en mêlant fiction et sociologie.
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Pol Taburet
L'œuvre de Pol Taburet est un mélange iconoclaste de références qui vont de ses origines caribéennes aux traditions et systèmes de croyance vaudous synchrétiques de la région, en passant par la culture contemporaine au sens large et par la peinture classique. Né en 1997, l'artiste a rapidement attiré l'attention avec son style de peinture idiosyncrasique, qu'il a développé en incorporant l'utilisation de l'aérographe à la peinture traditionnelle au pinceau avec des couleurs acryliques. Le résultat formel est une contraposition unique de textures et de finitions, de détails minutieux, de suggestions « impressionnistes » et de symbolisme.
Vincent Tanguy
Vincent Tanguy (né en 1990 à Rennes) développe une pratique protéiforme dans laquelle le « déluge » numérique, les effets de la mondialisation et la symbiose entre la réalité physique et les interfaces virtuelles sont transformés par sa poésie et son humour singuliers. Il a créé notamment The Convenient Life (2019), une performance réalisée à Shanghaï en Chine, où, en poussant à l’extrême l’usage possible du smartphone et des plateformes numériques, il anticipe à sa manière la situation de confinement généralisé qui fut la nôtre.
Abi Tariq
Abi Tariq (né en 1990 à Karachi, Pakistan) a obtenu un Master de Beaux Arts au Transart Institute (Berlin/NY) et une licence de Beaux-Arts à Paris College of Art. Sa pratique vise à exposer de manière critique ou à subtilement déplacer les structures hiérarchiques à travers le prisme de “performance art” et en utilisant sa méthodologie “absurde-mystique”. Inspiré par les enchevêtrements complexes entre la langue, la culture et le pouvoir, il questionne la culture comportementale.
Lise Terdjman
Lise Terdjman est une artiste chercheuse pluridisciplinaire qui crée des formes en dialogue avec des archives, produit des fictions en convoquant de façon transversale l’histoire de l’art, les sciences sociales, le vivant. Elle pratique le dessin dans une porosité avec d’autres disciplines et l’utilise comme un outil critique. Son travail interroge l’hybridation culturelle et sociale. Elle observe comment des problématiques écologiques étaient déjà présente pour les artistes de la Renaissance.
Elle a réalisé un double cursus aux Beaux-arts et aux Arts Décoratifs de Paris.
Elle participe à des expositions et résidences en France et à l’étranger dans des institutions telles que Zone Sensible, Saint-Denis, 2024 ; Les Laboratoires d’Aubervilliers, 2021 ; Galerie Specta, Copenhague, 2021 ; YIA Art Fair, Paris, 2016 ; Musée du Louvre, Paris, 2005.