Les artistes
p
Macha Pangilinan
Macha Pangilinan est une artiste russo-philippine. Née en 1990 à Kourgan (Russie) et diplômée à l'Académie des Beaux-Arts de Moscou (V. Sourikov). Elle vit et travaille à Paris depuis 2014. Dans son travail, Macha explore la représentation des corps masculins et féminins dans l'histoire de l'art. Dans son univers pseudo-paradisiaque, elle change la perception conventionnelle du male gaze envers le corps réifié, en utilisant les références classiques de l’histoire de l’art dans ses compositions.
Ji-Min Park
Ji-Min Park (née en 1988 à Séoul) vit et travaille à Paris. Diplômée de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, son travail a toujours été pluridisciplinaire. Elle navigue avec fluidité entre différents mondes, différents états et différentes pratiques. C’est ainsi qu’elle collabore régulièrement avec des artistes performeur·euse·s ou même des cinéastes. En 2021, elle participe au long métrage Retour à Seoul de Davy Chou en tant qu’actrice principale, film sélectionné au festival de Cannes en 2022.
Juliette Peres
Juliette Peres (née en 1997 à Asnières) est diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2023. Sa pratique s’attache à explorer nos façons de relationner au monde, aux liens naturels et culturels que nous entretenons avec d’autres espèces : chiens, chèvres, pâquerettes… S’appuyant sur des dialogues avec des spécialistes (botanistes, archivistes, illusionnistes…), elle conçoit et partage des textes, des outils et des performances qui révèlent nos manières conscientes et inconscientes de cohabiter.
Anne-Laure Peressin
Née en 1991, Anne-Laure Peressin est critique d’art et commissaire d’exposition. Diplômée en droit et en histoire de l’art, elle a été membre active du collectif Jeunes Critiques d’art (YACI) de sa création à 2020, rédactrice en chef dans la presse artistique pendant 4 ans et autrice en vulgarisation artistique pour les 8-12 aux éditions Fleurus. Elle collabore à l’écriture de catalogues d’exposition et réalise des entretiens d’artistes, notamment pour les éditions des Beaux-arts de Paris. Depuis 2021, elle porte un projet de réhabilitation culturelle pour que le château de Saumane, dit château du marquis de Sade, devienne un futur centre culturel de rencontre autour de l’art contemporain et de la littérature. En 2023, elle cofonde le collectif La Force des Choses avec Salma Cheddadi et Frédéric Sarkozy autour des notions de circularité dans la création contemporaine (lancement au printemps 2023). Ses recherches se concentrent autour de trois axes : la découverte et la médiation de l’art contemporain auprès des plus jeunes ; une réflexion supports/surfaciennes réactualisée autour de l’objet-oeuvre pour mieux en comprendre les composants et déploiements ; et une approche réflexive des dispositifs et du lieu de l’exposition - pensée conditionnelle de l’appréhension de l’art contemporain -
Raphaëlle Peria
Raphaëlle Peria (née en 1989 à Amiens) est diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Dans son travail, elle questionne la dualité entre l’Homme et la Nature en déformant par grattage les photographies qu’elle réalise au cours de ses voyages à travers le monde. Depuis 2016, elle est représentée par la Galerie Papillon.
Simon Petit Fort
Simon Petit Fort (né à Paris en 1991) est diplômé de la Sorbonne, de la Villa Arson et des Beaux-Arts de Paris en 2024. Il développe une pratique mêlant installation, sculpture, image et texte. Son travail l'amène à mettre en forme une relation osmotique entre le corps et son environnement. Formes, couleurs, lumières, textures, participent dès lors à troubler la limite entre corps et objet, corps et espace et à imaginer comment se traduiraient de nouveaux régimes d'existence corporelle et sensible. Son travail a été présenté au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, à la galerie du Crous et à la Strouk Gallery et a été publié dans le dernier numéro de NNFICTION 06.
Margot Pietri
Margot Pietri (née en 1990) explore les relations et les affects que l’humain entretient avec la technique. Elle produit des récits de science-fiction dans lesquels les modalités de nos relations – aux objets, à la machine, aux autres, à l’environnement et aux images – sont renégociées. Elle imagine de nouvelles manières de vivre dans une société sans hiérarchie, où les rythmes de vie et de travail ne sont pas calés sur une utilitarité présupposée. De ces récits naissent des sculptures et peintures aux fonctionnalités altérées qui évoquent des paysages artificiels. Elle prépare son prochain solo à la Serre à Saint-Etienne.
Lucile Piketty
Lucile Piketty (née en 1990 à Paris) est une artiste française diplômée en gravure à l’école Estienne. Elle a ensuite étudié à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris où elle obtient une bourse d’échange d’un an à la Parsons School de New York avant d’être diplômée de l’ENSAD en 2015. Le travail de Lucile Piketty résulte de l’observation de ce qui l’entoure, d’un travail de mémoire et d’interprétation. De la planche de bois gravée, découpée, imprimée, à la toile et au papier, elle se sert de divers médiums à la recherche d’une dimension plastique et sensible. Le temps, l’attente, les cycles de la vie sont des thèmes qui reviennent périodiquement dans son travail tandis que les références à l’histoire de l’art, à l’art populaire et à la bande dessinée, se mêlent aux souvenirs de la vie quotidienne, et nourrissent ses différentes recherches.
Emilie Pitoiset
Émilie Pitoiset (1980, vit et travaille à Paris) explore, par ses installations, sculptures, vidéos et chorégraphies, des scénarios tragico-comiques traversés par nos fantasmes collectifs et par les désirs qui organisent nos vies sociales.
Son travail a été largement exposé dans des institutions telles que le Centre Pompidou, le Centre National de la Danse, le Palais de Tokyo, Bozar à Bruxelles, Tai Kwun Contemporary à Hong Kong, le Museo Marino Marini à Florence, la Schirn Kunsthalle à Francfort, ou encore la Fondation Calouste Gulbenkian...
Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques et privées, notamment celles du Centre Pompidou, du Centre National des Arts Plastiques, Fond National Art Contemporain, Musée Départemental de Rochechouart, Frac Île-de-France, Frac Champagne Ardenne, Frac Sud, Frac Auvergne, Frac Occitanie, Frac Franche-Comté, ainsi que la Pinakothek der Moderne à Munich, de la DZ Bank Sammlung à Francfort, de la Philara Collection à Düsseldorf et de la collection AVN en Autriche.
Olivain Porry
Olivain Porry est artiste et docteur SACRe, issu du laboratoire EnsadLab des Arts Décoratifs. Il crée des collectifs d’objets : des installations peuplées de grille-pain bavards, de ventilateurs qui se tordent ou de monochromes instables. À travers des détournements cybernétiques, il explore les relations entre humains, machines et vivants. Représenté par l’Avant-Galerie Vossen, il cofonde en 2024 les éditions du Respirateur, dédiées aux publications artistiques expérimentales.
Valentine Prissette
Valentine Prissette est une artiste plasticienne née en 1998, diplômée des beaux arts de Cergy en 2022. Sa pratique s’articule autour d’installations mêlant textile, bois et cire. Par le moyen de scénographies elle créé des fragments d’intérieur, des scènes inhabitées d’un théâtre a l’arrêt. Pour Sleeping Pantings (exposition personnelle) elle convoque par des formes familières les contes équivoques qui se récitent avant de dormir. Sa dernière série brouille les notions d’échelles , a l’intérieur des maquettes les dessins brodés deviennent nouveaux protagonistes.
Victor Pueyo
Victor Pueyo (né à Paris en1989) est peintre, formé en architecture. Partant de ce qui existe, le réel, ou de références à l’histoire de l’art, son travail explore une série de tensions. Tension d’abord d’un matériel fragile - il peint à l‘huile sur un papier cigarette – interrogeant la vulnérabilité de nos représentations. La lumière, quand elletraverse, dénude la matière, le geste et l’image peinte. Tension aussi de ce qui se cache derrière l’apparence et la première feuille, que l’on devine, mais reste voilé. C’est par le fragment qu’il tente de saisir ce qui l’entoure : parfois une main, un corps, un vase, un
horizon, une nature morte. Ses travaux ont été exposés en France et à l’étranger.
r
Recycle Group
Recycle Group a été fondé en 2008 par Andrey Blokhin et Georgii Kusnetsov.
Andrey Blokhin (né en 1987 à Krasnodar, Russie) est diplômé du lycée de l’Académie des arts industriels de Krasnodar, Russi, et de l’Académie des Arts Industriels de Krasnodar, Russie.
Georgy Kuznetsov (né en 1985 à Stavropol, Russie) est diplômé du Stavropol Art College, Stavropol, Russie et de l’Académie des arts industriels de Krasnodar, Russie.
Préoccupés par le niveau croissant de déchets matériels, sous-produit du consumérisme généralisé, leurs œuvres s'inspirent également des traditions occidentales classiques, telles que la sculpture narrative en relief et l'iconographie chrétienne, pour rapprocher l'époque contemporaine de temps plus anciens - les médias sociaux à la religion, les dirigeants d'entreprise aux rois et l'existence en ligne aux mausolées.
Luca Resta
Luca Resta est ne à Seriate (Italie) en 1982, vit et travaille à Paris. Sa recherche se construit à partir des objets. Il explore l’espace social et culturel qu’il habite pour affiner un processus créatif lié aux pratiques d’accumulation, de reproduction et de transformation de la matière. Comme une forme d’allégorie contemporaine, il sonde le vertige de la série par le biais d'interminables collections d’objets jetables, mettant ainsi en lumière les compulsions, les répétitions obsessionnelles et les accumulations qui témoignent de la « claustrophobie visuelle » typique de notre société. Ses œuvres défient la notion de répétition. Par un exercice continu de rééducation à l’évidence, ses œuvres nous confrontent à notre référence culturelle et articulent l'idée même de sculpture par rapport à celle de forme commune, transformant notre quotidien en l’expérience du presque invisible.
Mateo Revillo
Mateo Revillo (né en 1993 à Madrid, Espagne) est licencié aux Beaux-Arts par la Ruskin School de l’Université d’Oxford, puis étudiant à l’EHESS. A la jonction entre la peinture, la sculpture et l’architecture, son travail est porté d’un dévouement premier à la modernisation des techniques murales. Il en développe une recherche picturale, matérielle et intellectuelle autour de la peinture comme objet de mémoire, à la notion de paysage comme absence de l’humain.
Dimitri Robert Rimsky
Dimitri Robert-Rimsky (né en 1986 à Paris) est un artiste visuel et vidéaste. Il a étudié à l’Institut supérieur des arts de Toulouse et à la Hochschule für Bildende Künste de Brunswick, en Allemagne, dans l’atelier de Candice Breitz. Il cofonde les ateliers Rotolux en 2015. Son travail aborde des problématiques intimement liées aux fictions politiques, aux récits qui ont servi à la mise en œuvre d’utopies urbaines ou architecturales, aux formes de domestication de la nature ou aux transformations environnementales.
Madeleine Roger-Lacan
Madeleine Roger-Lacan (née en 1993 à Paris) est diplômée de l’Ecole des Beaux Arts de Paris et a suivi la formation de la Slade School of Fine Art à Londres. Sa recherche picturale est figurative et joue avec la matérialité de l’objet « tableau » en empruntant au vocabulaire abstrait et sculptural de la peinture moderne et contemporaine. La narration, le fantasme et l’imaginaire, sur un fond de culture populaire, sont des trames de l’univers poétique qu’elle construit.
Apolline Régent
Apolline Regent, vit et travaille à Paris. Née en 2001, elle est diplômée des Beaux-Arts de Paris et de Goldsmiths, à Londres. Sa pratique se fonde sur l’assemblage, l’accident et une disponibilité au réel, portée par une énergie constante de faire. Entre humour et tendresse, elle développe des espaces d’expérimentation qui mêlent récits inventés et expériences vécues. Déployé dans l’installation, la peinture, le dessin et la sculpture, son travail moque gentiment notre rapport si sérieux au langage, à l’autorité et aux affects convenus que l’on y projette.
s
Anna Saint Pierre
Anna Saint Pierre travaille sur la mémoire des lieux à travers la collecte et la réutilisation de matériaux de démolition. Designer textile diplômée de l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs en 2016, elle est docteure depuis 2022 en Sciences Arts Création Recherches avec une thèse intitulée « Textiliser la mémoire bâtie ». Entre 2018 et 2021, ses recherches ont été soutenues par l’ANRT pour être intégrées aux projets de SCAU architecture, et ont fait l’objet d’une résidence au laboratoire de Sèvres - Manufacture et Musée nationaux. En 2022, elle est lauréate du Grand Prix de la création de la ville de Paris en design émergent, et réalise deux œuvres de 1% artistique.
Sofia Salazar Rosales
Sofía Salazar Rosales (née en 1999 à Quito, en Équateur, de parents cubano-équatoriens) vit et travaille entre Paris et Quito. En 2025, elle a achevé le prestigieux programme de résidence de deux ans de De Ateliers, à Amsterdam. Elle était auparavant diplômée d’un master, obtenu avec les félicitations du jury, à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA), où elle a étudié auprès de Tatiana Trouvé, Petrit Halilaj et Álvaro Urbano. Elle est également titulaire d’une licence en arts plastiques, obtenue avec les félicitations du jury, à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon.
Andy Santori
Andy Santori, aka Antoine Semoun, est un peintre autodidacte. Son langage plastique est caractérisé par une palette vibrante aux couleurs vives, des coups de brosse, des déversements de peinture à même la toile, des griffures résultant de gestes rapides et vigoureux. De la matière, pour que les tableaux soient « vivants » ; épaisseur, superpositions, surpeints fréquents, parfois intempestifs, font écho aux multiples strates des références de l’artiste. Des personnalités de légende peuplent son monde intérieur. Il démontre une conscience aiguë d’un fatalisme, qui se devine à travers sa fascination pour des artistes au destin tragique. La thématique obsessionnelle de la fuite inéluctable du temps est omniprésente. L’on ressent dans son œuvre l’urgence de l’artiste à créer, à délivrer son message et à aller au bout de son rêve artistique, malgré les épreuves. -Jennifer Flay
Edgar Sarin
Edgar Sarin (né en 1989 à Marseille) a été remarqué pour sa remise en question de l’espace d'exposition et sa recherche d'un geste primordial. Elles en font l'un des artistes les plus singuliers de sa génération. Ses deux médiums de prédilection, la peinture et la sculpture, tendent à s'unifier dans l'espace d'exposition pour devenir une « expérience architecturale ». En 2023, deux œuvres de l'artiste rejoignent les collections du Centre Pompidou, Musée National d’Art Moderne. En 2024, Edgar Sarin inaugure sa première commande publique permanente, un bronze monumental dans la ville du Havre. Il a reçu le prix de l'Académie des Beaux-Arts - Institut de France - Pierre Cardin pour la sculpture en 2024. Edgar Sarin est le fondateur de La Méditerannée, groupe de recherche sur la question de l'expositions.
Ugo Schildge
Ugo Schildge (né en 1987 à Paris) est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Paris. Il a développé une réflexion sur l’articulation entre image et mouvement et s’est intéressé à la roue dentée, un symbole de la révolution industrielle, qui souligne la puissance de la mécanique. Le matériau est également un élément central de son travail : pour ses ensembles de couleur, l’artiste associe les pigments naturels, l’argile et le plâtre. Dans cette combinaison, l’interaction est toujours incertaine et surprenante.
Elea Jeanne Schmitter
Elea Jeanne est une artiste plasticienne vivant et travaillant à Paris. Après des études d'arts plastiques au Canada, elle intègre l'école Kourtrajmé et obtient son diplôme en section Arts et Images en 2020 sous la direction de Ladj Ly et de l'artiste JR. Son travail a été exposé au Palais de Tokyo lors de l'exposition "Jusqu'ici tout va bien" en 2020 organisée par Hugo Vitrani, Matthieu Kassovitz, Ladj Ly et JR. Elle est l'une des artistes invitées du Festival à Cadaques 2020 et l'une des lauréates du PhotoBrussels Festival 2020 au Hangar photo Art Center à Bruxelles. Elle a été invitée par le Parcours Saint Germain et le Château Lacoste à exposer son travail en 2021. Elle fait partie des 8 artistes participant au projet Saison-Croisée France-Portugal lancé par l'Institut Français avec la Underdogs Gallery. Elle est l'une des artistes de l'exposition "FAIRE-CORPS" organisée par Camille Bardin, lauréate du prix AICA, à la Galerie Paris-B. Elle est lauréate du Prix Mentor initié par la SCAM et Freelens. Sa première exposition personnelle a eu lieu en 2022 au CENTQUATRE Paris. Elle a fait partie de l'exposition Guerlain x Paris + par Art Basel "Les Militantes" en 2022. Elea Jeanne fait partie des finalistes de la bourse PhMuseum 2022 Women Photographers. Elle mènera sa première intervention publique en 2023 à l'initiative de l'institution du Grand Paris Express.