Les artistes

m

Alix Marie

Alix Marie (Bobigny, 1989) est une artiste pluridisciplinaire diplômée du Central Saint Martins College (Londres, 2011) et du Royal College Of Art (Londres, 2014). Expositions Récentes: Spiritual Urgency, Stedelijk Schiedam (2022), Styx, Deichtorhallen, Hamburg (solo, 2022), Sorsi Di Sale, Ncontemporary, Milan (solo, 2022), Raw, Rembrandthuis, Amsterdam, (2022), Sucer la nuit, Musée des beaux-arts, Le Locle (solo, 2019).

Clémence Mars

Clémence Mars (née en 1992 à Paris) est diplômée de l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris, et de l’Ecole du Théâtre Visuel de Jérusalem, école d’art-performance où elle passe deux ans. Plasticienne et scénographe, elle crée des univers fictifs issus de l’imaginaire commun de la science-fiction à travers la scénographie, la lumière, la performance et le dessin.

Collective MATTERS.xyz

MATTERS.xyz est un projet collectif qui explore de nouveaux récits territoriaux par le biais de recherches créatives et d’expositions. Leurs investigations décrivent l’enchevêtrement des trajectoires humaines et non-humaines au travers de controverses politiques et écologiques.
Alice Loumeau est architecte-cartographe; Valentin Bansac est chercheur-photographe. Ils se sont rencontrés à l’OMA/AMO et ont participé au programme d’Expérimentation en Arts et Politique de Sciences Po Paris.
En 2025, ils seront avec Mike Fritsch les commissaires du pavillon luxembourgeois intitulé Sonic Investigations à la Biennale d’Architecture de Venise.

Garance Matton

Garance Matton (née en 1992 à Paris) est diplômée des Beaux-Arts de Paris. La peinture est un plateau de jeu, un puzzle où se mêlent le quotidien et des références formelles ou narratives à l’histoire de l’art. Le dialogue entre les éléments laisse l’image en suspens, soumise à un rythme qui semble évoquer un espace temporel incertain. Dans son travail de peintre, Garance s’engage dans une conversation vivante avec le médium où les idées apparaissent et disparaissent dans ce débat calme mais intense avec la peinture.

François Maurin

François Maurin (né en 1989 à Paris) est diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris et a également étudié à la Kunstakademie der Bildenden à Karlsruhe en Allemagne. A la fois sculpteur et peintre, sa pratique se déploie en différents projets qu’il mène parallèlement. Œuvres à regarder ou à manipuler, les objets qu’il conçoit nous interrogent sur les dialogues possibles entre nos imaginaires singuliers et les liens que tissent entre nous nos pratiques sociales.

Mathew McWilliams

L'œuvre de Mathew McWilliams (né en 1973 à Vancouver, Canada) réunit la peinture, le dessin et la photographie en tant que pratiques parallèles mais imbriquées de la création de marques. En reconfigurant les ingrédients de base du dessin et de la technologie d'impression, McWilliams cherche à expérimenter de nouvelles expressions matérielles.

Théodore Melchior

Théodore Melchior, né en 1990, est diplômé de l’ESAD de Reims en 2017 et officie dans le collectif Chevaline Corporation de 2014 à 2020.
Émerveillé par la modernité et le gothique, par La Conjuration des Imbéciles de John Kennedy Toole et par les tragédies de William Shakespeare, Théodore s’applique à construire les vestiges surréalistes d’une société grotesque et grandiose, contente de soi mais perdue d’avance. Il explore pour ça de nombreux supports : installation, sculpture, mise en scène, vidéo, écriture, édition, podcast. La quête plastique et narrative de Théodore poursuit dans un même élan d’humour et de romantisme les turpitudes du monde contemporain, entre splendeurs passées et catastrophes annoncées.

Florent Meng

Florent Meng vit et travaille à Aubervilliers. Photographe de formation, il a recourt tant à la série photographique qu’au film ; tant à la fiction qu’au documentaire. Travaillant sur des terrains frontaliers comme en studio, il développe par étapes un vocabulaire de gestes plastiques qui travaille le style documentaire comme un outil spéculatif. Son travail a été montré au Musée d’Art contemporain de Lyon et à la Biennale de l’Image en Mouvement à Genève. Il fait partie des collections du CNAP et d’elysée Photo à Lausanne.

Joshua Merchan Rodriguez

À travers son travail, Joshua Merchan Rodriguez s’intéresse à ce qu’il appelle des "nœuds" : des points de convergence où s’entrelacent des dimensions historiques, politiques et poétiques, et où s’opèrent des transformations, des déplacements et des manipulations de la matière. Ces nœuds peuvent prendre la forme de processus concrets tels que la marchandisation de la feuille de coca au XVIIIᵉ siècle, la domestication du maïs ou encore l’exploitation des limules par l’industrie pharmaceutique. En tirant les fils qui composent ces nœuds, il essaie de rendre visibles les complexités et les tensions qui traversent nos relations humaines et inter-espèces.

Matisse Mesnil

Matisse Mesnil (Né en 1989 en Italie, Castiglion Fiorentino) vit et travaille à Paris. Il s’empare du métal pour rejouer la figuration, dans ses genres les plus usités, comme le paysage ou la nature morte. Au monde bruyant de l’industrie, il adosse ainsi l’éthique et l’esthétique de la contemplation silencieuse qui traverse l’histoire du paysage. Une violence sourde sous-tend ses pièces, qui pourtant appellent à une forme de religiosité que l’on doit aussi lire dans l’exigence scénographique et architecturale dont témoigne son travail.

Margaux Meyer

Margaux Meyer (née en 1998 à Suresnes) est diplômée des Beaux-arts de Paris en 2022, de l’atelier de Tim Eitel. Sa pratique discute de la nature même du langage pictural par une impression matérialiste et fluctuante. Sa réflexion se façonne à partir de réactions psychologiques et de sensations plaçant le corps au centre de son travail de représentation. Sa pratique s’articule autour d’éléments gestuels et sensibles ; il en résulte une tension organique très forte.

Sabine Mirlesse

Sabine Mirlesse (née en 1986 aux Etats-Unis) est diplômée d’un Master en Fine Arts de la New School à New York et d’un Bachelor à la McGill University. Sa recherche est centrée sur la visibilité des seuils et l’intériorité du paysage, avec un intérêt particulier pour la façon dont les sites géologiques sont devinés, interprétés et racontés. L’approche multidisciplinaire de Mirlesse relie la photographie et la géologie en tant que gardiennes du temps, et se manifeste à travers une accumulation de couches et de strates.

Saeideh Mirshekar

Saeideh Mirshekar, née en 1984, diplômée en design de tapis, a développé sa pratique entre peinture et tapis. Après plus d’une décennie à Téhéran, où elle a participé à plusieurs expositions collectives, elle s’installe à Paris en 2023. Ses œuvres expriment la beauté fragile du monde et un équilibre entre émotion et esthétique. Aujourd’hui, elle explore de nouvelles perspectives à l’atelier POUSH.

Adrien Missika

Adrien Missika (né en 1981 à Paris) explore avec humour les paradoxes du naturel et du culturel. S’appuyant sur l’épistémologie comme base de recherche, son approche conceptuelle dérive vers des récits poétiques et hypothétiques. À travers une diversité de médiums, vidéo, photographie, sculpture, installation et action, son travail puise dans un large éventail de sciences naturelles et environnementales. En dépassant la logique du capitalisme, sa pratique artistique ouvre un espace pour des mondes possibles.
Adrien Missika est artiste et commissaire amateur. Il a étudié l’art à l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL), après des études de droit à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a été cofondateur de la Galerie 1M3 à Lausanne (2006–2014), fondateur et directeur artistique de Belo Campo à Lisbonne (2017–présent) et fondateur de la galerie MOTUS (2022–présent).

Juliette Mock

Juliette Mock (née en 1992) produit des œuvres qui puisent dans une vie matérielle personnelle et souvent plate tout en évacuant la subjectivité de son auteur. Elle appartient à une génération qui a intégré les mécanismes des productions artistiques se basant sur le quotidien et le récit, fictionnel ou autofictionnel. Elle laisse la forme et le motif créer la possibilité d’une narration et ne craint pas de produire des œuvres qui suscitent une émotion légèrement obsolète. Les objets et images produits présentent une tension entre la grâce et le quelconque, entre le beau et l’avachi.

Yosra Mojtahedi

Yosra Mojtahedi, née à Téhéran, est diplômée du Fresnoy – Studio national des arts contemporains. Elle explore les frontières entre le vivant et le non-vivant à travers des
sculptures qu’elle conçoit comme des « machines-humains » hybrides, parfois interactives, mêlant soft robotics, technologies émergentes et matières organiques. Issue d’un contexte où le corps est un sujet tabou, son travail développe un langage sensuel et sensoriel - tactile, olfactif, parfois érotique - brouillant les limites entre machine et chair, humain et non-humain, réel et irréel. Ses œuvres, traversées par une sensualité politique, réinventent des récits autour du féminin, de la technologie et de la spiritualité. "

Gabriel Moraes Aquino

Né et grandi à Rio de Janeiro (1994), Gabriel Moraes Aquino vit en France depuis 2017. Sa pratique se construit à travers le déplacement, la rencontre et l’attention portée à la formation des imaginaires, notamment ceux liés à l’exotique, à leurs héritages et à leurs déplacements contemporains. Sculpture, installation, photographie, textile, film et performance lui permettent de composer des récits sensibles entre corps, paysages et mémoires collectives. Diplômé des Beaux-arts de Paris 2020 et Lauréat de la Bourse FoRTE 2022, il a collaboré avec la Bourse de Commerce – Collection Pinault, l’Institut National des Jeunes Aveugles, le A4 Art Museum (Chengdu), les Ateliers Médicis, la Fondation Fiminco, la Fondation MRO (Arles) et le Musée Paul Éluard, entre autres.

Raphaël Moreira Gonçalves

Raphaël Moreira Gonçalves (né en 1988 à Lyon), originaire du Cap-Vert et d'Italie, est diplômé du Fresnoy et des Beaux-Arts de Lyon. Son travail est inspiré par une quête de communication avec d'autres univers. Par le biais de sculptures, de films et d'images en tout genre liées aux technologies contemporaines, son travail explore les liens entre le physique et le mental, tout en ajoutant des nuances narratives issues de ses expériences personnelles, de ses rêves et des mondes virtuels. Ses œuvres ont été exposées à l'international, notamment à la galerie Christophe Gaillard, à la galerie ClearView à Londres et dernièrement pour le Refraction Festival à la Miami Art Week 2022.

Winnie Mo Rielly

Winnie Mo Rielly (née à Londres, UK) basée à Paris, France.
L’intimité suggérée dans la pratique de Winnie Mo Rielly est à la source de son travail multidisciplinaire. Ses œuvres entremêlent une cartographie des mouvements corporels documentés et diverses perceptions de l'espace.
Winnie présentera sa première exposition personnelle institutionnelle à la MEP à Paris Juin 2026. Récemment lauréate du prix d’art contemporain de la Région IDF - FoRTE et de la bourse Adagp Connexion France. Son travail sera prochainement exposé à la galerie Hussenot, Alkinois (Athènes) et sissi Club (Marseille). Ces dernières expositions comptent le Frac - Les Réserves, Essais, Chateau La Coste, Magasins Généraux, Théatre Nationale de Chaillot, Galerie Sans-Titre, Galerie Balice Hertling, Les Rencontres d’Arles, La Fondation Fiminco, Camden Art Center (UK). Ses œuvres figurent dans les collections du FRAC Ile-de-France, La Maison Dior, La Société Générale, La Maison Chaumet.

Cassandre Muñoz

Cassandre Muñoz est une artiste du mouvement. Sa pratique explore l'espace vibratoire ouvert par la polysémie d'un état, d'un geste, d'une intention. D.A. et chorégraphe de la compagnie So Far, ses recherches traversent des agirs multiples : danser, naviguer, souffler, dévisager, épuiser, perdre. Elle collabore actuellement avec les artistes Emmanuel Eggermont (All over Nymphéas), Volmir Cordeiro (Abri), Youness Aboulakoul (Ayta), Lisa Boostani (Passages), Annabelle Playe (Magna) et NSDOS (PP).

n

Alexandre Nitzsche Cysne

Alexandre Nitzsche Cysne (né à Rio de Janeiro en 1998) réside à Paris depuis 2022, où il a fini ses études en master (avec les félicitations du jury) aux Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Tatiana Trouvé. Pendant son cursus, il a collaboré avec l’artiste Sophie Calle. Il est le lauréat du Prix Baudry d’Asson, decérné par les Amis des Beaux-Arts de Paris (2024), et lauréat du Prix Carré-Sur-Seine (2025).
Sa démarche artistique repose sur l’animisme affectif, et émerge de son intérêt pour une archéologie du sensible: la possibilité de croiser des histoires à travers la récupération de matériaux urbains et domestiques et de gestes minimalistes. Ses intentions se cristallisent sous forme de sculptures, d'installations et de dessins. L'artiste joue avec la vie dans les limites du monde.

o

Viktoriia Oreshko

Viktoriia Oreshko (née en 1997 à Sarny, en Ukraine) est diplômée avec les félicitations du jury du département de peinture monumentale de l’Académie nationale des Beaux-Arts de Lviv en 2018. Elle poursuit ensuite son parcours à l’École supérieure des Beaux-Arts de Bordeaux, avant d’intégrer l’atelier de Tim Eitel à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2022. Elle y obtient son diplôme avec les félicitations du jury en 2025. Elle fait émerger des présences à travers des objets, des intérieurs et des détails du quotidien
de son pays natal. Sous cette douceur affleure pourtant une tension, où le réel et la violence surgissent en filigrane.

Daniel Otero Torres

L’oeuvre pluridisciplinaire de Daniel Otero Torres englobe des pratiques aussi diverses que la sculpture, l’installation, la céramique, la peinture, ou encore le dessin qui relie depuis le début ces différentes facettes. Nombre de ses oeuvres se distinguent précisément par une technique unique, à la frontière entre le dessin et la sculpture, marquée par un trait photo réaliste virtuose appliqué à des structures monumentales en acier découpé. Ce procédé produit un décalage matériel et contextuel. En général, ses images ne représentent pas une seule personne, mais un collage visuel et historique créé à partir de différentes sources : archives, livres anciens, journaux contemporains ou sources en ligne.

Emre Özakat

Né à Istanbul en 1997, Emre Özakat explore la mémoire et la circulation des images numériques à travers la peinture. Il reconfigure des images trouvées en ligne en toiles où elles sont étirées, déformées ou fragmentées, et où l’obfuscation devient langage pictural. Des couches fines d’huile se dissipant dans le lin confèrent aux images une présence spectrale, entre flux visuel éphémère et lenteur du geste pictural.