Les artistes
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Alexandre Fandard
Alexandre Fandard se définit comme un plasticien des arts vivants. Peintre, performeur et chorégraphe d'origine afro-caribéenne. Il puise sa force brute et radicale dans le désordre du corps et du monde. Il perçoit le Monde comme une chair commune, un vieux mur, un lieu de mémoire, une vieille peau qui tremble, semblable à notre corps, celui qui nous ramène inexorablement face à notre présence au monde. Ses œuvres, au charme obscur et lumineusement poétique, sont une exploration par le corps et la matière des vertiges de la « nature », de cette réalité en mouvement perpétuel, de ce tremblement des relations, à la fois chaos et source incommensurable de création.
Julian Farade
Julian Farade (né en 1986 à Paris) vit et travaille à Paris. Il s’intéresse aux arts populaires et à l’artisanat. Qu’il les peigne, les dessine, les tisse, les grave, les animaux fantastiques de Julian Farade sont partout, ils grouillent, surabondent, débordent. Un point de broderie qu’il a lui-même inventé lui permet de transposer en laine son vocabulaire pictural animalier. A la débâcle couchée en urgence de ses toiles et ses carnets cède un travail plus fastidieux et méditatif.
Camila Farina
Camila Farina (née en 1984 à Paris) est diplômée de la Villa Arson à Nice en 2010. Dessinatrice, elle s’appuie principalement sur des procédés de reproduction mécanique pour
animer ses recherches plastiques. Elle cherche à laisser faire le dialogue entre dessin et machine, observer ce qu’il peut réaliser, matérialiser, révéler par lui-même. Son travail résulte souvent de protocoles simples et combinatoires générant des séries qui, par leur insistance, vont altérer un motif et le faire osciller entre une approche mécanique et une approche plus sensuelle et sensorielle.
Samuel Fasse
Le travail de Samuel Fasse (né en 1995 à Paris) explore les possibilités offertes par le corps en tant qu’instrument de création. Il conçoit les nouvelles technologies comme des outils permettant l’élaboration et la compréhension d’une nouvelle corporalité. À travers cette approche multiforme et collaborative, il établit un dialogue entre différents acteurs aux profils éclectiques – danseurs, compositeurs, développeurs, chercheurs –, matérialisé sous différentes formes artistiques telles que la performance, l’installation ou la sculpture.
Alma Feldhandler
Alma Feldhandler est née en 1996 à Trappes, en France. Elle vit et travaille à Paris. Ses expositions récentes incluent The Latest Thing (2026) chez Meyer Riegger Wolff, à Séoul ; There Is a Crack in Everything (2025) au Musée juif de Belgique ; Who’s the Captain of All These Boys of Death? (2024) chez Meyer Riegger, à Berlin.
Elle est diplômée d’un Bachelor du LCC, University of the Arts London (2017) et a obtenu un DNSEP à l’ENSAPC, Paris (2021).
Adélaïde Feriot
Dans son travail, Adélaïde Feriot (née en 1985 à Libourne) expérimente l’introduction du vivant dans l’espace et le temps de l’exposition. Elle se voit comme un « accordeur de machines vivantes », gardant en tête l’idée troublante de l’automate, entre animé et inanimé. Les matériaux, leurs origines, leurs propriétés, leurs symboles, sont au cœur de sa pratique, elle cherche à donner forme aux transferts d’énergies qui s’opèrent entre eux lors du travail en atelier, puis lorsqu’ils sont rejoints par nos corps vibrants.
Juliette de Ferluc
Juliette de Ferluc est née en 1989. Ses recherches plastiques portent sur l’oxydation du cuivre, l’émaillage de la terre et le modelage du plâtre. Son travail sur le cuivre consiste à faire apparaître les formes et les couleurs en les extrayant du métal plutôt qu’en les y ajoutant, avec des techniques analogues à celles qu’elle met en œuvre pour obtenir textures et couleurs dans ses sculptures en céramique. Elle s’intéresse également à l’élévation des formes par la répétition de modules identiques, explorant pour cela aussi bien le modelage que les nouvelles possibilités de la céramique 3D. Les enjeux de l’accrochage mural ou au sol sont au cœur de son travail actuel.
Émilie Ferré
Émilie Ferré est une artiste autodidacte. La racine de son travail se trouve dans l’étude et la compréhension des éléments, tant microscopiques que macroscopiques, du monde qui l’entoure. L’extrapolation de l’invisible l’a amenée à un processus quasi cathartique la conduisant à créer sa propre interprétation de l’origine et du fonctionnement de la vie. Les gestes simples de ses peintures font éclore, entre vides et pleins, des mondes insaisissables, et les formes organiques de ses sculptures rencontrent dans leur développement un monde sensible.
First LAID
First Laid est une maison d’édition composées de 5 curateurs, artistes et designers (Jesse Wallace, Thomas Collinet, Louise Cirou, Zoé Sylvestre, Clémence Warnier + Chevaline Corporation Chauvelot), qui accompagnent chaque artiste invité dans la réalisation d’une publication et d’un solo show. Le collectif propose, au travers d’expositions et de résidences, ses recherches sur la place de l’objet éditorial ainsi que les diverses manières de le mettre en scène dans une production d’exposition.
Deborah Fischer
Deborah Fischer (née en 1992 à Paris) est diplômée de l’ENSAAMA en Design Textile et de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Depuis plusieurs années, elle collecte des « presque rien », ces éléments qui ont perdu leur utilité mais qui gardent en eux une charge plastique et émotionnelle. A travers cette démarche, il y a un questionnement autour de l’environnement, de la trace qu’on y laisse. En se constituant sa propre « Archéologie du présent », au plus proche des enjeux de notre société, elle tente également de déceler l’esprit d’un lieu, réel ou virtuel, et de créer à partir de ce qu’il nous dit.
Justin Fitzpatrick
Justin Fitzpatrick (né en 1985 à Dublin) vit et travaille à Paris. Il a obtenu un MFA en peinture au Royal College of Art en 2015. À travers la peinture, la sculpture et l’écriture, il explore la conscience humaine à partir de la biologie. Ses œuvres fantastiques mettent en scène des figures en mutation, des lignes inspirées de l’Art nouveau et des motifs gothiques, où les corps deviennent des espaces mécaniques. Formes squelettiques stylisées, plantes et insectes soulignent l’interconnexion des espèces, en puisant dans les sciences cellulaires, le mythe, la poésie ainsi que des réflexions sur la classe sociale et la sexualité.
Gabriel Fontana
Designer indépendant, Gabriel Fontana exerce dans le domaine du design social. Il conçoit des projets qui allient art, sport et éducation populaire. Son terrain de recherche ? Le sport. Non pas comme performance, mais comme un véritable laboratoire social. En inventant de nouveaux sports, il questionne la manière dont nos corps intègrent et reproduisent les normes de genre, d’identité ou de pouvoir, et propose d’en désapprendre les codes. Les jeux qu’il met en scène encouragent l’empathie et proposent de nouvelles manières de penser le collectif. Son jeu Multiform a été implémenté dans des écoles à travers l’Europe, présenté lors des Jeux Olympiques de Paris 2024, et récemment acquis par le MoMA, devenant ainsi le premier sport queer à intégrer une collection muséale.
Faye Formisano
Née en 1984, Faye Formisano est diplômée de l’E.S.A.A Duperré en design textile et du Fresnoy – Studio national des arts contemporains. Artiste et réalisatrice, elle explore dans son travail à la croisée du dessin, du textile et du cinéma, la frontière des identités au travers de figures fantastiques. Inspirée par la science, la danse et la littérature, elle puise dans l’idée du monstre un principe de métamorphose qui interroge la notion de lien entre l’humain et son milieu. Alliant anciennes et nouvelles technologies, ses films, dessins et installations textiles immersives (VR) sont présentés dans des festivals de cinéma en France et à l'international (Sundance, GIFF de Genève, Guanajato, Mostra de Sao Paulo, Clermont-Ferrand, Etrange Festival). Son travail est également présent dans différents centres d'arts et galeries (CAC Genève, MBDK Leipzig, Paraédolie Marseille, M.E.P Paris, Gr_und Berlin,). Elle poursuit actuellement une thèse en recherche-création à l’université de Lille et au Fresnoy portant sur l’usage et les fonctions du voile au cinéma comme manifestation des identités troubles présentée récemment à la Gaîté Lyrique.
John Fou
Après avoir consacré une quinzaine d’années au cirque, à la danse et au théâtre, John Fou (né en 1983 à aux Lilas) se consacre désormais au dessin et à la peinture. Dans des œuvres généralement de grands formats, il met en scène des personnages anonymes, des animaux, des objets célestes et des éléments symboliques. Ses compositions graphiques et chatoyantes peuvent encore rappeler la piste des jongleurs et des acrobates. Mais dans le monde clos et hors du temps qu’elles représentent, les lions ne sont pas domptés. La violence, l’amour et les courses folles ne sont pas feintes, mais se manifestent comme des émotions pures et archétypales.
Max Fouchy
Max Fouchy (né en 1988 à Grasse) intègre les Beaux-arts de Paris en 2009 dans l’atelier de Tadashi Kawamata, laissant une grande place à la pratique personnelle. Cette liberté lui permet de développer une démarche intuitive, faite d’expérimentations quasi scientifiques. Son travail consiste souvent à collecter des matériaux et objets quelconque et à en révéler un potentiel oublié. Après un DNSAP en 2014, Max crée avec d’autres artistes les ateliers “Le Lance-Pierre” au sein de l’Armée du Salut.
Cledia Fourniau
Clédia Fourniau (née en 1992 à Paris) vit et travaille à Paris. Elle a obtenu un BTS en Design d’Espace à l’école ENSAAMA Olivier de Serres ainsi que le diplôme des Beaux-Arts de Paris. Elle travaille sur les possibilités de la peinture et de la représentation, en interrogeant les conditions de création, de perception et de réception d'une image. Dans un rapport constant à l’expérimentation, elle mélange différents matériaux et supports, comme le pigment sec, l’huile, le mica, l’acrylique, la résine, l’aquarelle, le crayon ou le feutre, sur des toiles de lin ou des textiles colorés, apprêtés ou non. La résine brillante, appliquée par endroits, engage un dialogue autoréflexif entre l’image et la réalité, en intégrant l’espace et les spectateur·ices dans le champ du tableau. Son travail joue avec le format de l’exposition en questionnant la place et l’engagement physique du public. Pour Clédia Fourniau, le geste est faussement impulsif et volontairement citationnel. Il est fondamentalement dépendant du processus et du matériau, et s’enracine dans une pratique de remise en jeu constante, qui se construit jour après jour à l’atelier, dans une temporalité distendue et imprévisible. À la croisée d’une interrogation minimaliste de la couleur et de la forme et d’une pratique gestuelle héritée de l’expressionnisme, elle croise plusieurs régimes d’images et de sources, qu’elle mélange à des signes, des faux caractères et des symboles cryptiques, et instaure ainsi un décalage volontaire et une tentative de court-circuiter l'autorité du geste. Elle a reçu la bourse des Amis des Beaux-Arts de Paris 2022 ainsi que des prix tels que le prix Sisley Beaux-Arts de Paris 2022 et le prix Reiffers Art Initiatives en 2024.
Henri Frachon
Henri Frachon mène une recherche fondamentale sur la naissance des formes les plus élémentaires et s’intéresse en particulier au trou. C’est en creusant et en perçant qu’il cherche à mieux comprendre l’essence de cet élément si mystérieux et vital. Sculpteur né en 1986 en Corse et ayant grandi à Tahiti, il est diplômé de l’ENSCI-les Ateliers en 2019 et des Arts et Métiers en 2010. Il a été lauréat des Audi Talents en 2020 et de la Villa Noailles en 2021. Son travail a notamment été exposé au Palais de Tokyo, au Musée Picasso de Vallauris, ainsi qu'au Japon.
Bérangère Fromont
Bérangère Fromont (née en 1975 à Martigues) est une artiste photographe française. Références intimes, collectives et littéraires, documentaire et mise en scène, se mêlent et s'articulent autour de la notion centrale de son travail, la notion de résistance. Elle se concentre sur ce qui est indéfini ou incomplet, fragile, et intermédiaire. A la fois disparition et apparition. Entre ruines et révolution.
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g. olmo stuppia
g. olmo stuppia (né en 1991 à Milan), artiste et auteur, s’est formé entre Barcelone, Paris et Venise (à l’université IUAV). Passant par la sculpture, la vidéo, l’écriture, la performance et l’installation, sa recherche se concrétise par la création d’oeuvres et de projets pénétrés de sa fascination pour les dispositifs de contrôle, l’érotisme, l’alchimie et le désir aussi bien que le fragment archéologique.
Sacha Gabilan
Entre vestige et anticipation, le travail de Sacha Gabilan met en scène des architectures molles, fantômes, marquées par l’usure. Sculpture, photographie et archives s’y rencontrent pour penser la mémoire comme un mouvement : ce qui persiste, se déforme, s’efface. Les pièces évoquent peaux cicatrisées, coffres ou tombeaux, dans une tension constante entre fragilité et monumentalité. Par la cire, le bois ou la résine tendue, Gabilan fabrique des surfaces d’inscription où la trace devient le vrai sujet.
Bruno Gadenne
Le travail de Bruno Gadenne (né en 1990 à Cavaillon) a trait au paysage et à la nature. Des voyages à travers le monde et les gouaches et photographies qu’il en ramène sont la source de ses travaux. Il s’attache à créer dans ses peintures à l'huile une dimension insolite, une tension. Via un travail sur l'atmosphère lumineuse et des détournements, il instaure un double jeu entre émerveillement et sentiment « d'inquiétante étrangeté ». Un calme qui dissimule une blessure sous-jacente, une recherche du sublime.
Fernanda Galvão
La pratique de Fernanda Galvão (1994, São Paulo) s’inscrit dans une relation à la nature, enrichie de références à la science-fiction féministe. À partir d’une observation attentive du vivant, elle développe des écosystèmes et des paysages fictifs portés par une mémoire diffuse, engagée dans un cycle infini de métamorphoses.
S’articulant principalement autour de la peinture, tout en s’étendant à l’installation et à la vidéo, son travail ouvre sur des univers autonomes, régis par leurs propres logiques spatiales et temporelles. Dépourvus de lumière solaire ou d’horizon, ceux-ci suggèrent l’émergence d’un monde autre, porteur d’une mythologie profondément personnelle.
Fernanda Galvão a exposé dans des institutions et galeries telles que le Museu Oscar Niemeyer (Curitiba, BR.), Instituto Tomie Ohtake et Museu de Arte Brasileira (São Paulo, Br.), White Cube (Londres), Casa Triângulo (São Paulo), Andersen’s Contemporary (Copenhague), Foundry Seoul et Lyles & King (New York).
Giada Ganassin
Graphiste de formation, Giada Ganassin (née à Ivrea, Italie, en 1988 - vit et travaille à Paris) se sert du dessin pour inviter à la réflexion et permettre de se sentir compris et conforté au delà des barrières linguistiques. Sa recherche pousse le signe à sa forme la plus simple et le mélange à des matériaux différents pour lui permettre de rentrer dans le quotidien de chacun, à l’échelle de la maison comme de la ville. Depuis 2020 elle imagine des dessins qui tournent à l’infini sur les céramiques et les objets de François Bonnot, en tant
que Bureau Idéal. Bureau Idéal crée des objets qui racontent des histoires et ouvrent le quotidien à la rêverie et à la contemplation. La relation entre forme et décor est centrale et l’un s’appuie sur l’autre pour exister : les histoires se déroulent sur la surface des objets et tournent autour d’eux - sans début ni fin.
Laura Garcia Karras
Laura Garcia Karras (née en 1988 à aux Lilas) définit ses peintures comme des espaces silencieux. Au creux du silence s’installe une réflexion à la fois picturale, philosophique et poétique, principalement basée sur le temps. Enfant, elle se souvient d’une sensation incroyablement puissante quand elle saisit de sa main un fossile. Elle tient une construction naturelle, le moulage minéral d’une forme vivante, végétale ou animale, dont l’empreinte a traversé le temps pour se retrouver dans sa main.