Les artistes

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Antoine Larrera

Antoine Larrera (né en 1992 à Paris) projette sur la toile des (dé)constructions du réel pris sur le vif. Ses ensembles sont composés de figurations ou de photographies distordues numériquement, rendues abstraites par des manipulations sur des logiciels informatiques. Son processus de création ressemble à ces miroirs déformants qui transforment un corps connu en étrange. L’oeil pourrait déceler dans ses peintures des objets familiers, des espaces reconnus où il place des corps issus d’une
autre dimension.

Vincent Laval

Le travail de Vincent Laval (né en 1991 à Gouvieux) est avant tout celui d’un artiste-marcheur. Si celui-ci se matérialise physiquement par des sculptures et des photographies, l’essence en est tirée de l’observation attentive du sauvage à travers des marches dans la nature. Principalement au cœur de la forêt, car celle-ci regroupe une immense variété d’éléments vivants et non-vivants, il est en quête de marqueurs d’équilibre ou, au contraire, de déséquilibre de ces éléments.

Théo Leclercq et Camille Viallet

Théo Leclercq et Camille Viallet sont deux designers français. Leur pratique explore différents systèmes de production, travaillant à la fois avec l’industrie, mais aussi à une échelle plus locale. Ils dessinent des objets, mobiliers et espaces avec une curiosité pour la pluralité des contextes. Leur intérêt s’étend du plus petit objet domestique jusqu’à des projets à l’échelle de la ville. En 2018, leur projet de recherche « La Cité » a été récompensé par le Prix du public lors de la Design Parade 13 à la villa Noailles. Formés à l’Esad de Reims, ils travaillent après l’obtention de leur diplôme en 2016 avec des studios de design reconnus: Théo avec Robert Stadler, Camille avec Inga Sempé.

Anais Lelièvre

Anaïs Lelièvre (1982) est diplômée d’un DNSEP et d’un doctorat. A partir d’expériences de territoires, ses dessins restituent des dynamiques transversales et s'étendent de la céramique à l’installation monumentale. Selon une approche contextuelle, son travail se développe en résidences en France et à l’étranger (Islande, Brésil, Suisse, Canada, Portugal, Arabie-Saoudite...). Ses œuvres intègrent les collections du FRAC Picardie, du Musée MASC des Sables d'Olonne, du Musée Jenisch en Suisse.

Le Massi

Le Massi est un artiste visuel, musicien et acteur canadien, titulaire d’un Bachelor of Fine Arts, avec majeure en photographie, obtenu à l’université Concordia de Montréal en 2019. Il fait partie de deux duos d’artistes, CubeAndre et ejs.lm. Il est également l’un des membres fondateurs du groupe de musique montréalais Human Human. Ses photos combinent des éléments de poésie, de voyage et de spontanéité. Son travail met également en relation des thèmes associant le tourisme, l’identité sociale et
les sites culturels.

Noémie Lettoli

Noémie Lettoli (née en 1993 en région parisienne) est diplômée des Beaux-Arts de Paris. Sa pratique artistique est axée sur les installations interactives et la scénographie. Le questionnement autour de l’espace et de ses limites est toujours présent dans son travail, qui fait appel à la mémoire et à l’imagination. Sa démarche est fondée sur l’expérimentation de la perception. Elle apporte dans ses installations une attention particulière à l’environnement présent et son harmonie, par le biais de formes légères et minimalistes.

Thibaut Lipski

Thibaut Lipski (Né à Toulouse en 1989) est un designer d’objet qui interroge la typologie ordinaire des artefacts du quotidien. Des objets communs comme une poubelle ou un balai accèdent alors à de nouveaux horizons plastiques. Thibaut ajoute une dimension sculpturale aux objets muets de notre environnement et questionne le rapport entre la forme et la fonction.

Juan Ignacio Lopez

Né en 1990 à Buenos Aires Argentine, il a grandit en Bolivie puis déménage en France pour ces études, il obtiens son DNSEP avec félicitations du jury a l’ESAD de REIMS. Actuellement resident à Poush manifesto. Juan Ignacio Lopez arrive en France à l’age de 18 ans. Après un changement de panorama aussi radical, Ignacio tente par tous les moyens de recomposer son quotidien par la peinture. Traitant souvent de sujets liés au temps, à la mémoire et à la perception. Au delà de l’aspect attentionnelle de son esthétique, il suit un principe organique dans toutes ces étapes de création. De la préparation d’une matière parasite à sa prise sur le support. La démarche créative d’Ignacio s’articule entre son atelier, le jardin, les souvenirs, l’exploration d’espaces potentiels jusqu’à l’exposition. Il fait dialoguer lors de l’accrochage la piece avec son environnement lumineux, ce moment faisant partie intégrante du processus. À côté de la peinture, expérimente dans son atelier-laboratoire différents processus de fermentation.

Claire Luna

Historienne de l’art de formation et américaniste (Amérique du nord et Amériques latines), Claire Luna est commissaire d’exposition et critique d’art. Outre son intérêt pour les scènes artistiques non occidentales et les oublié.e.s de l’Histoire, elle cherche à repérer ce qu’elle pourrait identifier comme une tendance ou un sujet du contemporain, souvent à la croisée de différents champs d’étude et surtout au gré des rencontres. Elle travaille actuellement sur ce qu’elle appelle la théorie du bégaiement, le concept de l’espace entre et l’infiltration comme stratégie de lutte ou de résistance. Elle est à la recherche du réenchantement de notre temps par la poésie, le rêve, la croyance ou le sacré. Claire Luna est membre de l’AICA (Association Internationale des Critiques d’Art), de CEA (Association Française des Commissaires d’Exposition), du collectif Jeunes Critiques d’Art, du bureau des penseur.euses à POUSH et co-fondatrice du laboratoire de recherche l’Echo du vivant au CAC La traverse. Elle a enseigné la théorie de l’art à l’université Paris 8 et a intégré RADICANTS (2022), la coopérative de curateur.ices fondée par Nicolas Bourriaud.

Lê Thiên Bảo

Lê Thiên Bảo vit entre Ho Chi Minh Ville et Paris. Depuis 2010, elle explore dans sa pratique curatoriale les meilleures manières de promouvoir l’art contemporain de l’Asie du Sud-Est en le faisant connaître et en reliant les artistes et leur communauté. Après avoir été commissaire d’exposition dans le premier centre d’art contemporain au Vietnam (The Factory) de 2016 à 2019, elle a ensuite structuré en 2020 et 2022 “Nổ Cái Bùm”, un festival d’art géré en autonomie par des artistes. En France, elle a commissionné plusieurs expositions notamment avec la A2Z Art Gallery. En 2023, elle cofonde la Galerie BAQ à Paris dans le but de faire dialoguer les pratiques artistiques entre l'Asie du Sud-Est et l'Europe.

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Jehane Mahmoud

Jehane Mahmoud (née en 1988 à Paris) est une artiste francoégyptienne diplômée des Beaux-Arts de Paris. Elle photographie en moyen format une génération libre, métissée, blessée mais idéaliste dans une époque qui ressemble à la fin du monde. Une des conditions qui la hantent est le déracinement, à la fois culturel, naturel, physique, psychique et politique. Les installations et les objets photographiques qu’elle fabrique forment des temples, des odes ou des dédicaces aux personnages qui habitent ses images et plus généralement au tout « vivant ».

Jan Melka

Jan Melka (née en 1995 à Paris), artiste franco-américaine, consacre son travail et ses recherches à l’expressionnisme abstrait en créant ses propres fictions grâce au principe des figures reconstruites. La forme humaine est déstructurée et la géométrie des courbes accentuée. Caractéristiques imparfaites, perspectives inversées, erreurs apparentes ou matériaux corrompus sont des thèmes prédominants dans le travail de l’artiste.

Sarah Mercadante

Sarah Mercadante (née en 1988) est titulaire du master sciences et techniques de l’exposition de l’université Paris I, qu’elle obtient en 2013. Commissaire d’exposition et critique d’art, elle construit ses recherches et expérimentations autour du travail collaboratif en plaçant l’écoute active au centre de son approche. En mars 2020, elle convie un groupe de femmes artistes intéressées par la performance à réfléchir collectivement à un lieu écoféministe de vie et de travail.

Mathieu Merlet Briand

Mathieu Merlet Briand (né en 1990 à Saint-Germain-en-Laye) est diplômé de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, en design produit, en 2013. Il poursuit ensuite son cursus en cycle de recherche à l’EnsadLab. Ses projets portent principalement sur les questions environnementales. Il utilise comme médium le big data. Via les algorithmes qu’il développe par des processus de recyclage et des analogies avec la nature, il façonne des flux de données afin d’en créer des matérialisations tangibles.

Angelica Mesiti

Angelica Mesiti (née en 1976 à Sydney) travaille dans les domaines de l’installation d’images en mouvement, du son, de la performance, des objets et de la photographie. Elle s’intéresse à la manière dont la culture se manifeste à travers des formes de communication non linguistiques, notamment à travers les vocabulaires sonores et gestuels. En 2019, elle a représenté l’Australie à la 58e Biennale de Venise. Elle-même est représentée par l’Anna Schwartz Gallery en Australie et la galerie Allen à Paris.

Léa Mestres

Dans le travail de Léa Mestres (née en 1992 à Paris), le dessin au trait donne à l’imagination un champ des possibles illimité. C’est un moment libérateur : l’objet évolue tout au long du processus de fabrication. Une ligne abstraite produit une image générale, et son interprétation est propre à chacun. C’est cette forme bidimensionnelle qui devra se matérialiser et devenir un objet instinctif et personnel. Pendant ce processus de modelage, la texture, la finition ou la couleur apparaissent. À ce moment là,
le dessin et le volume se séparent pour donner vie à des sculptures fonctionnelles.

Esther Michaud

Esther Michaud explore les principes de mutation et de métamorphose, elle s’intéresse au processus formatif d’entités organiques et réinvente le langage du végétal. Ses manipulations donnent ainsi naissance à des êtres hybrides qui interrogent les limites de l’émancipation biologique de la nature et questionnent son devenir face à l’impact des interventions humaines. Elle est diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 2018.

Juliette Minchin

Née en 1992, Juliette Minchin est artiste plasticienne et vit à Paris où elle se consacre à la sculpture, à l’installation, à la vidéo et au dessin. Diplômée en scénographie de l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs et de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Juliette Minchin a de nombreuses expositions en France et à l’étranger comme la Biennale BIS (Saint-Paul de Vence), Sans Relâche (Monnaie de Paris), la Biennale HOOP (Oosterhout aux Pays-Bas), Melting Chamber (Selfridges à Londres).

Desire Moheb Zandi

Desire Moheb-Zandi (née en 1990 à Berlin) intègre son identité culturelle dans de grandes tapisseries sculpturales. Puisant dans ses souvenirs d’enfance en Turquie, où elle passait des heures à regarder sa mère tisser sur son métier. Elle mêle les techniques traditionnelles à des motifs et médiums modernes. En plus d’inclure différents matériaux dans son travail, elle fait du métier à tisser une sorte d’ordinateur analogique, où le code est son motif, et où sa manipulation crée des résonances optiques.

Sybil Montet

Sybil Montet est une artiste et animatrice 3D française. Son travail explore les potentiels ésotériques des technologies émergentes, et leur instrumentalisation au sein des systèmes de pouvoir, tout en investiguant les synchronicités entre computation et organicité. L’artiste développe un écosystème fictionnel et critique via l’image de synthèse, la sculpture et le design d’objet, et aborde également les applications expérimentales de l’I.A. Son travail fut présenté au sein de diverses publications telles que Cura Magazine, Flash Art Italia, Studio Magazine ou encore Numéro Berlin.

Lauren Moullet

Fascinée par les propriétés physiques de ses matériaux de prédilection comme le tissu et la terre, Lauren Moullet (Née à Paris en 1991) expérimente avec la matière. C’est à travers une recherche
empirique faite de séries d’essais que les objets se révèlent. Ils génèrent des textures séduisantes au toucher qui invitent à la manipulation et troublent notre perception de l’état de la matière. Lauren crée des objets immersifs qui plongent l’usager dans une expérience sensible.

Lucien Murat

Lucien Murat (né en 1986 à Ploemeur) a étudié à la Central Saint Martins à Londres. À travers ses collages déstructurés, mêlant bâches découpées et patches en relief, il nous invite à suivre les aventures d’un personnage, Megathesis, héros de la mythologie qu’il a imaginée. Ce récit épique, parfois violent, permet d’explorer et de décoder le monde post-Internet dans lequel nous vivons.

Julian Myron

Julian Myron (né en 1990 à Paris) est diplômé de l’École supérieure d’art et de design de Reims. Son travail s’articule autour de l’utilisation de l’image en tant qu’outil à la fois plastique et graphique. Par le biais d’un processus de sélection, d’appropriation et de réappropriation d’images de masse collectées sur Internet, et divers médias, ses travaux cherchent à mettre en relation différents thèmes comme l’effort, le manque, l’obsession et la réussite, tantôt au travers de la peinture, du dessin, de la sculpture et de l’édition.

Benoit Ménard

Benoit Ménard est diplômé des Beaux-Arts de Bordeaux. Sa pratique prend la forme principale d’installations où se mêlent sculpture, imagerie 3D, peinture, vidéo, programmation électronique et son. Pour la plupart in situ, ses oeuvres interrogent différentes temporalités intrinsèques à la dématérialisation de l’objet, au sein d’espaces d’exposition investis de manière immersive et totale. Ces territoires organiques agissent comme des espaces temps où cohabitent science-fiction, stratégies marketing et rituels new age.