Les artistes

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Lucas de Montalembert

Lucas de Montalembert est diplômé de l’ESAD de Reims et du Sandberg Instituut (Gerrit Rietveld Academie) à Amsterdam. À travers la peinture, l’installation et la vidéo, sa pratique explore la manière dont les formes de contention, les conditions et les variables inscrites dans les environnements bâtis façonnent la perception, les relations et la mémoire collective. Il a notamment participé aux résidences : Ca’Buccari (Venise, 2024) ; Fondazione Antonio Ratti (Côme, 2024) ; SOMA Summer (Mexico, 2026).

Judith Deschamps

Judith Deschamps (née en 1986) s’est formée à la Haute École des Arts du Rhin à Strasbourg (2011), au Royal College of Art à Londres (2018) et à l’École Universitaire de Recherche ArTeC (2020). En explorant des matériaux provenant du langage, du corps et des technologies numériques, elle engage un travail autour de ce qui construit la relation entre l’humain et la technique.

Margaux Desombre

Margaux Desombre (née en 1988 à Neuilly-sur-Seine) est diplômée de l’Ecole d’Architecture de Versailles et exerce depuis 2015 au sein de son agence. Elle se forme à la peinture à Paris et Buenos Aires et à l’architecture auprès de Jean Nouvel, Nicolas Laisné et Dimitri Roussel. Sa peinture, qu’elle soit figurative ou abstraite, affirme un lien étroit avec la ville et la spatialité. Lumières, matières et couleurs sont au centre de son œuvre, où l’espace, tantôt physique, parfois immatériel, évoque la fulgurance du souvenir et du mouvement.

Antonin Detemple

Pour Antonin Detemple (né en 1990 à Strasbourg), le parti est pris de ne pas trop modifier l’état des choses, mais simplement de les reproduire, de les transporter de leur contexte natif dans un autre. Dans les formes multiples qu’emprunte son travail — sculptures, installations, images fixes ou animées, éditions —, la logique veut que déplacer un sujet, ce soit déjà le faire évoluer. Bricoleur de fantaisie, il voit dans toute forme la preuve d’un mouvement historique et y perçoit des corrélations à démanteler.

Hugo Deverchère

Le travail d’Hugo Deverchère (né en 1988 à Lyon) tente de proposer un ensemble d’expériences qui sont autant de pistes pour interroger et évaluer notre rapport au monde. Que ce soit à partir de récits, de données collectées, d’images captées, fabriquées ou simplement trouvées, ses recherches ont recours à des procédés de modélisation, de transposition ou de conversion et fonctionnent par allers-retours entre passé et futur, mémoire et anticipation.

Aliou Diack

Aliou Diack, né en 1987 au Sénégal, est un artiste vivant et travaillant à Dakar. Formé à l’École Nationale des Arts de Dakar, il développe une peinture habitée par la nature et le monde animal, inspirée par les paysages de son enfance. À travers des compositions stratifiées mêlant pigments végétaux, taches colorées et lignes affirmées, il crée des univers où formes animales et végétales émergent, se camouflent ou se dissolvent.
Sa pratique explore les notions de transformation, d’échange et de circulation « donner et recevoir » envisageant la peinture comme un espace de partage et de transmission. Depuis 2014, il participe à de nombreuses expositions et résidences internationales, en Europe et en Afrique.

Julien Discrit

Julien Discrit (né en 1978 à Epernay) est diplômé de l’École d’art et design de Reims. La géographie, en tant que tentative pour « décrire le monde » — ou du moins en donner une représentation possible —, constitue pour Julien Discrit une source essentielle de réflexion. Mettre en forme les décalages, les ambiguïtés et les paradoxes qui se nouent entre la carte et le territoire pourrait résumer une pratique qui se déploie sous forme d’installations, d’images et de sculptures. Si ses œuvres cherchent le plus souvent à installer une tension entre le visible et ce qui reste dissimulé, son travail récent fait de la trace, de l’empreinte ou du souvenir ses matériaux privilégiés.

Valentina Dotti

Valentina Dotti (née en 1987 à Chiari, en Italie) a étudié à l’Accademia di Belle Arti SantaGiulia et aux Beaux-Arts de Clermont Métropole. Elle utilise différents médiums comme la vidéo, la photo ou le moulage, en explorant la construction de formes prolifératives à la manière d’une architecture organique, en référence à l’infiniment grand ou à l’échelle des organismes vivants.

Double Séjour

Double Séjour est un projet curatorial fondé en 2016 par Thomas Havet, architecte de formation, dans l’espace éponyme de son appartement. Même en dehors du lieu originel, Double Séjour garde son concept fondateur et tente d’explorer le rapport des oeuvres entre elles, et le rapport des oeuvres aux lieux. De l’organisation d’expositions collectives à l’édition, c’est à travers divers événements nomades et protéiformes qu’il ouvre de nouveaux terrains d’expérimentation aux artistes.

Emmanuelle Ducrocq

Emmanuelle Ducrocq (née au Maroc en 1969) arrive à Paris à 17 ans. Elle étudie successivement le dessin, le théâtre à Paris VIII puis le paysage à l’École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles. Un dénominateur commun s’impose et devient le sujet principal de sa recherche en tant que plasticienne : l’espace et par extension ce qui nous lie aux lieux. Son parcours oscille entre la réalisation de créations in situ en résidence en France et à l’étranger et une recherche en atelier où l’introspection interroge ses obsessions : la verticale et l’horizontale, l’ouverture et la fermeture, la répétition et l’empilement, au travers d’éléments symboliques comme le mur, la porte, le cercle et la chaise ainsi que des objets qu’elle met en scène. En 2019, elle est diplômée de l’École Nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris.

Rudy Dumas

Rudy Dumas (né en 1993) est un artiste plasticien et circassien, issu de la communauté des gens du voyage. Son enfance, passée sur les routes à suivre le cirque familial, a profondément marqué son rapport à l’espace et à la matière. Son territoire artistique puise dans des paysages marginaux et des objets en déshérence: parkings, talus, carcasses de voitures, murs lézardés qui deviennent les matériaux d’une réflexion sur la mémoire, la persécution et la marginalité. À travers des sculptures en béton, en asphalte et en bronze, il interroge le poids des vestiges et leur potentiel symbolique. Ses pièces peuvent prendre la forme de colonnes de béton incrustées de pépites de bronze, de cabines téléphoniques prises dans des murs de parpaing, ou de blocs d’asphalte transpercés de clous rappelant ceux de la Crucifixion. Dans une vidéo performative, il se tatoue sur les phalanges le mot Zigeuner, terme péjoratif désignant les Sintis et les Roms persécutés durant la Seconde Guerre mondiale, inscrivant ainsi son corps dans une mémoire collective et politique. Son travail se conçoit comme une manière de « repousser le centre jusqu’à la périphérie ». Ses recherches ont été présentées dans des institutions et contextes reconnus, parmi lesquels la Biennale Art Press au MAMC de Saint-Étienne en 2021 et l’exposition Les Rois Morts à la Galerie Suzanne Tarasiève en 2025. Son travail a fait l’objet de publications dans Libération, Le Monde et ArtPress, qui soulignent l’importance de sa démarche dans les débats actuels autour de la réparation de la mémoire rom et de son identité.

Vadim Dumesh

Vadim Dumesh (né en 1984) est réalisateur et producteur de cinéma documentaire, chercheur et journaliste, formé en économie, cinéma, arts et affaires publiques à la Stockholm School of Economics de Riga, à la Sam Spiegel Film and Television School de Jérusalem et à Sciences Po Paris. Originaire de Lettonie, il cultive une approche transdisciplinaire et interroge le potentiel des pratiques de cocréation, qu’il développe dans L’auteur·rice documentaire et la créativité collective à l’ère du numérique, sa
thèse de doctorat en études et pratiques des arts copilotée par l’université du Québec à Montréal et Le Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains à Tourcoing.

Kenny Dunkan

Kenny Dunkan (né en 1988 à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe) puise régulièrement dans la culture visuelle des Caraïbes et en particulier dans celle des carnavals, périodes de renversement des rôles sociaux, culturels et politiques, pour développer une oeuvre qui adresse l’héritage colonial français et la persistance de ses modes de représentation. Pour cela, l’artiste part souvent de son propre corps noir qu’il met en scène via différents médiums, de la vidéo à la performance en passant par la sculpture ou l’assemblage.
Diplômé de l’École nationale des Arts Décoratifs de Paris en 2014, il remporte le prix de l’ADAGP des Arts plastiques du Salon de Montrouge en 2015. De 2016 à 2017, Kenny Dunkan est pensionnaire de la Villa Médicis, Académie de France à Rome. En 2018, il participe à l’exposition d’ouverture de Lafayette Anticipations. Trois ans plus tard, il expose pour la première fois à la Galerie Les filles du calvaire à Paris et intègre la même année les collections du CNAP avec l’installation « COSMOS ». Il devient lauréat du premier mentorat Reiffers Art Initiatives, qui présente alors son travail à la première exposition du programme au studio des Acacias by Mazarine.

François Durel

Le travail de François Durel , né en 1993 en France, explore la manière dont des fragments architecturaux et des mécanismes du quotidien conservent les traces du secret, du désir et de la discipline. En réorientant la logique spatiale des objets, il révèle les pressions et interdits subtils inscrits dans l’ordinaire. À la lisière du symbolique et de l’institutionnel, Durel élabore un lexique épuré fait d’accès refusés, d’autorité feutrée et d’intimité déstabilisée.

Margot Duvivier

Margot Duvivier est diplômée de l’École des Beaux-Arts de Lyon. Designer graphique indépendante spécialisée dans le design éditorial, elle a cofondé la Galerie Takini en 2017 à Lyon avec Armando Andrade Tudela et réalisé la nouvelle identité du Centre régional d’Art Contemporain de Montbéliard et du FRAC Champagne Ardennes, en duo avec Léa Audouze.

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Pieter Eliëns

Pieter Eliëns, né en 1989 au Pays-Bas, crée des installations sculpturales dans lesquelles des matériaux tels que le métal, le tissu et le plâtre sont combinés à des objets trouvés et à des photographies. L'artiste décrit ses œuvres comme des "monuments temporaires" aux notions universelles de fragilité, de soin, de soutien et de perte. Il s'intéresse à la façon dont les monuments et les actions humaines peuvent commémorer les événements, et à la manière dont l'émotion est stockée dans la matière. Ses œuvres attirent l'attention sur des objets et des lieux qui sont généralement négligés ou oubliés. L'aspect du geste, de la qualité du "fait main" est important dans son travail. Nombre de ses sculptures traitent de la notion d'ordre et de chaos, de tension et de suspens. Ces notions l'intéressent car elles constituent pour lui de puissantes métaphores étroitement liées au comportement humain.

Charlotte El Moussaed

Charlotte EL Moussaed est diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris depuis 2013 et de l’école Documentaire de Lussas en 2020. Lors d’expériences professionnelles d’expositions et de résidences elle a développé des sujets qui font désormais partie de son corpus de travail : la traduction, réflexion sur les langues orales et visuelles et l’enjeu des corps à l’image, aussi bien en film qu’en photographie. Le questionnement sur le portrait et la présence humaine sont des enjeux qui l’animent profondément.

Morgane Ely

Morgane Ely est née en 1995 à Hayange, en Lorraine. Elle est diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2021 où elle s'initie à la sérigraphie. Durant son cursus, elle passe 6 mois à la Musashino Art University de Tokyo pour être formée à l'estampe et la gravure sur bois par les maîtres Akira Suzuki et Tsuyoshi Hirai. Elle est lauréate du Prix du Prestige Takifuji (2021), du Prix Rose Taupin – Dora Bianka (2022) et du Prix Villa Noailles aux Révélations Emerige (2023).

Justine Emard

Justine Emard, artiste, explore les nouvelles relations qui s’instaurent entre nos existences et la technologie. En associant différentes technologies de l’image, elle situe son travail dans un flux alliant la robotique, les neurosciences, la vie organique et l’intelligence artificielle. Son travail est exposé en France et à l’étranger. En 2023-2024, elle est artiste-professeure invitée au Fresnoy, studio national des arts contemporains. Ses œuvres font partie de collections nationales et internationales. En 2023, elle est lauréate de la distinction « 100 femmes de culture » en France. Justine Emard est directrice artistique de l’exposition permanente du Pavillon de la France pour l'exposition universelle à Osaka en 2025.

EMERGENCY

Emergency est un collectif curatorial et un espace d’exposition indépendant ouvert à Paris en 2025. Il a été fondé par les artistes et curateur·ices Ivan Volkov, Misha Gudwin et Iuliia Skromnaya. Le collectif organise des expositions personnelles et collectives et soutient des artistes émergent·es, avec une attention particulière portée à l’art expérimental et contemporain dans un contexte international. Son premier espace était situé dans un bâtiment historique près de l’Hôtel de Ville. En 1849, le premier service d’assistance médicale d’urgence à Paris, l’Assistance Publique, y fut fondé pour répondre aux appels urgents des citoyen·nes. Le nom Emergency reflète un sentiment d’urgence et d’énergie — le même esprit qui anime la présentation d’œuvres nouvelles et expérimentales. En janvier 2026, la galerie a déménagé dans son nouvel espace à POUSH, centre d’art situé au Parc des Portes de Paris à Aubervilliers.

Andrew Erdos

Andrew Erdos (né en 1985) est un artiste basé à Paris. Sa pratique combine souvent les techniques traditionnelles de soufflage et de sculpture du verre avec les médias numériques et la sculpture mixte. Ses œuvres ont été exposées dans le monde entier, notamment au Mobilier national Paris, l’Hôtel des Arts, Toulon ; au Kemper Museum of Contemporary Art, au Kansas City MO; au Orlando Art Museum, Orlando, FL), au Oklahoma City Museum of Art, Oklahoma City, OK ; au Corning Museum of Glass, Corning, NY ; au State Hermitage Museum, Saint-Pétersbourg ; au Hunterdon Art Museum, Clinton, NJ ; au Nerman Museum, Overland Park, KS ; au National Center for Contemporary, Art Moscou ; et au Palais-Royal, Paris.
Andrew Erdos est le fondateur de POUSH Hot Glass, le premier studio de verre d'accès public d’Île-de-France, qui a ouvert avril 2025.

Alexandre Erre

Alexandre Erre (né en 1990 à Nouméa) a étudié à l’École supérieure d’art et design de Grenoble et à l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy. À travers l’utilisation d’installations, de sculptures, de vidéos, de photographies, d’interventions dans l’espace public, de performances, de gravures, il dissèque codes et conventions afin d’interroger et fabriquer de la mémoire, des récits et des fictions. Sa pratique gravite autour de son île natale, la Nouvelle-Calédonie, et plus largement autour des processus d’exotisation, de racialisation, de gentrification, de domination ou de hiérarchisation culturelle.

Yoann Estevenin

Yoann Estevenin (né en 1992 à Cagnes-sur-Mer) est diplômé des Beaux-Arts de Paris, avec les félicitations du jury, et lauréat du prix des Amis des Beaux-Arts en 2018. Entre fascination pour l’étrange et rituel festif, son travail prône une vision du dessin contemporain résolument placé du côté du vivant et du vibrant.

Clément Etienne

"Le cinéma irrigue profondément la pratique de Clément Étienne. Plus que les récits qu’il produit, l’artiste s’intéresse à sa matérialité : la lumière, le décor, l’espace et les procédés qui donnent naissance à l’image.

Ses recherches prennent appui sur les récits d’anticipation, non pour en illustrer les fictions, mais pour interroger les transformations de notre environnement. Hôtels désertés, théâtres abandonnés, architectures minérales ou paysages traversés par les intempéries composent des espaces où les éléments semblent reprendre possession des lieux."

Extrait du texte de présentation de Steven Vandeporta.