Les artistes

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Alma Feldhandler

Alma Feldhandler est née en 1996 à Trappes, en France. Elle vit et travaille à Paris. Ses expositions récentes incluent The Latest Thing (2026) chez Meyer Riegger Wolff, à Séoul ; There Is a Crack in Everything (2025) au Musée juif de Belgique ; Who’s the Captain of All These Boys of Death? (2024) chez Meyer Riegger, à Berlin.
Elle est diplômée d’un Bachelor du LCC, University of the Arts London (2017) et a obtenu un DNSEP à l’ENSAPC, Paris (2021).

Adélaïde Feriot

Dans son travail, Adélaïde Feriot (née en 1985 à Libourne) expérimente l’introduction du vivant dans l’espace et le temps de l’exposition. Elle se voit comme un « accordeur de machines vivantes », gardant en tête l’idée troublante de l’automate, entre animé et inanimé. Les matériaux, leurs origines, leurs propriétés, leurs symboles, sont au cœur de sa pratique, elle cherche à donner forme aux transferts d’énergies qui s’opèrent entre eux lors du travail en atelier, puis lorsqu’ils sont rejoints par nos corps vibrants.

Justin Fitzpatrick

Justin Fitzpatrick (né en 1985 à Dublin) vit et travaille à Paris. Il a obtenu un MFA en peinture au Royal College of Art en 2015. À travers la peinture, la sculpture et l’écriture, il explore la conscience humaine à partir de la biologie. Ses œuvres fantastiques mettent en scène des figures en mutation, des lignes inspirées de l’Art nouveau et des motifs gothiques, où les corps deviennent des espaces mécaniques. Formes squelettiques stylisées, plantes et insectes soulignent l’interconnexion des espèces, en puisant dans les sciences cellulaires, le mythe, la poésie ainsi que des réflexions sur la classe sociale et la sexualité.

Gabriel Fontana

Designer indépendant, Gabriel Fontana exerce dans le domaine du design social. Il conçoit des projets qui allient art, sport et éducation populaire. Son terrain de recherche ? Le sport. Non pas comme performance, mais comme un véritable laboratoire social. En inventant de nouveaux sports, il questionne la manière dont nos corps intègrent et reproduisent les normes de genre, d’identité ou de pouvoir, et propose d’en désapprendre les codes. Les jeux qu’il met en scène encouragent l’empathie et proposent de nouvelles manières de penser le collectif. Son jeu Multiform a été implémenté dans des écoles à travers l’Europe, présenté lors des Jeux Olympiques de Paris 2024, et récemment acquis par le MoMA, devenant ainsi le premier sport queer à intégrer une collection muséale.

Faye Formisano

Née en 1984, Faye Formisano est diplômée de l’E.S.A.A Duperré en design textile et du Fresnoy – Studio national des arts contemporains. Artiste et réalisatrice, elle explore dans son travail à la croisée du dessin, du textile et du cinéma, la frontière des identités au travers de figures fantastiques. Inspirée par la science, la danse et la littérature, elle puise dans l’idée du monstre un principe de métamorphose qui interroge la notion de lien entre l’humain et son milieu. Alliant anciennes et nouvelles technologies, ses films, dessins et installations textiles immersives (VR) sont présentés dans des festivals de cinéma en France et à l'international (Sundance, GIFF de Genève, Guanajato, Mostra de Sao Paulo, Clermont-Ferrand, Etrange Festival). Son travail est également présent dans différents centres d'arts et galeries (CAC Genève, MBDK Leipzig, Paraédolie Marseille, M.E.P Paris, Gr_und Berlin,). Elle poursuit actuellement une thèse en recherche-création à l’université de Lille et au Fresnoy portant sur l’usage et les fonctions du voile au cinéma comme manifestation des identités troubles présentée récemment à la Gaîté Lyrique.

John Fou

Après avoir consacré une quinzaine d’années au cirque, à la danse et au théâtre, John Fou (né en 1983 à aux Lilas) se consacre désormais au dessin et à la peinture. Dans des œuvres généralement de grands formats, il met en scène des personnages anonymes, des animaux, des objets célestes et des éléments symboliques. Ses compositions graphiques et chatoyantes peuvent encore rappeler la piste des jongleurs et des acrobates. Mais dans le monde clos et hors du temps qu’elles représentent, les lions ne sont pas domptés. La violence, l’amour et les courses folles ne sont pas feintes, mais se manifestent comme des émotions pures et archétypales.

Max Fouchy

Max Fouchy (né en 1988 à Grasse) intègre les Beaux-arts de Paris en 2009 dans l’atelier de Tadashi Kawamata, laissant une grande place à la pratique personnelle. Cette liberté lui permet de développer une démarche intuitive, faite d’expérimentations quasi scientifiques. Son travail consiste souvent à collecter des matériaux et objets quelconque et à en révéler un potentiel oublié. Après un DNSAP en 2014, Max crée avec d’autres artistes les ateliers “Le Lance-Pierre” au sein de l’Armée du Salut.

Cledia Fourniau

Clédia Fourniau (née en 1992 à Paris) vit et travaille à Paris. Elle a obtenu un BTS en Design d’Espace à l’école ENSAAMA Olivier de Serres ainsi que le diplôme des Beaux-Arts de Paris. Elle travaille sur les possibilités de la peinture et de la représentation, en interrogeant les conditions de création, de perception et de réception d'une image. Dans un rapport constant à l’expérimentation, elle mélange différents matériaux et supports, comme le pigment sec, l’huile, le mica, l’acrylique, la résine, l’aquarelle, le crayon ou le feutre, sur des toiles de lin ou des textiles colorés, apprêtés ou non. La résine brillante, appliquée par endroits, engage un dialogue autoréflexif entre l’image et la réalité, en intégrant l’espace et les spectateur·ices dans le champ du tableau. Son travail joue avec le format de l’exposition en questionnant la place et l’engagement physique du public. Pour Clédia Fourniau, le geste est faussement impulsif et volontairement citationnel. Il est fondamentalement dépendant du processus et du matériau, et s’enracine dans une pratique de remise en jeu constante, qui se construit jour après jour à l’atelier, dans une temporalité distendue et imprévisible. À la croisée d’une interrogation minimaliste de la couleur et de la forme et d’une pratique gestuelle héritée de l’expressionnisme, elle croise plusieurs régimes d’images et de sources, qu’elle mélange à des signes, des faux caractères et des symboles cryptiques, et instaure ainsi un décalage volontaire et une tentative de court-circuiter l'autorité du geste. Elle a reçu la bourse des Amis des Beaux-Arts de Paris 2022 ainsi que des prix tels que le prix Sisley Beaux-Arts de Paris 2022 et le prix Reiffers Art Initiatives en 2024.

Henri Frachon

Henri Frachon mène une recherche fondamentale sur la naissance des formes les plus élémentaires et s’intéresse en particulier au trou. C’est en creusant et en perçant qu’il cherche à mieux comprendre l’essence de cet élément si mystérieux et vital. Sculpteur né en 1986 en Corse et ayant grandi à Tahiti, il est diplômé de l’ENSCI-les Ateliers en 2019 et des Arts et Métiers en 2010. Il a été lauréat des Audi Talents en 2020 et de la Villa Noailles en 2021. Son travail a notamment été exposé au Palais de Tokyo, au Musée Picasso de Vallauris, ainsi qu'au Japon.

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Sacha Gabilan

Entre vestige et anticipation, le travail de Sacha Gabilan met en scène des architectures molles, fantômes, marquées par l’usure. Sculpture, photographie et archives s’y rencontrent pour penser la mémoire comme un mouvement : ce qui persiste, se déforme, s’efface. Les pièces évoquent peaux cicatrisées, coffres ou tombeaux, dans une tension constante entre fragilité et monumentalité. Par la cire, le bois ou la résine tendue, Gabilan fabrique des surfaces d’inscription où la trace devient le vrai sujet.

Fernanda Galvão

La pratique de Fernanda Galvão (1994, São Paulo) s’inscrit dans une relation à la nature, enrichie de références à la science-fiction féministe. À partir d’une observation attentive du vivant, elle développe des écosystèmes et des paysages fictifs portés par une mémoire diffuse, engagée dans un cycle infini de métamorphoses.
S’articulant principalement autour de la peinture, tout en s’étendant à l’installation et à la vidéo, son travail ouvre sur des univers autonomes, régis par leurs propres logiques spatiales et temporelles. Dépourvus de lumière solaire ou d’horizon, ceux-ci suggèrent l’émergence d’un monde autre, porteur d’une mythologie profondément personnelle.
Fernanda Galvão a exposé dans des institutions et galeries telles que le Museu Oscar Niemeyer (Curitiba, BR.), Instituto Tomie Ohtake et Museu de Arte Brasileira (São Paulo, Br.), White Cube (Londres), Casa Triângulo (São Paulo), Andersen’s Contemporary (Copenhague), Foundry Seoul et Lyles & King (New York).

Giada Ganassin

Graphiste de formation, Giada Ganassin (née à Ivrea, Italie, en 1988 - vit et travaille à Paris) se sert du dessin pour inviter à la réflexion et permettre de se sentir compris et conforté au delà des barrières linguistiques. Sa recherche pousse le signe à sa forme la plus simple et le mélange à des matériaux différents pour lui permettre de rentrer dans le quotidien de chacun, à l’échelle de la maison comme de la ville. Depuis 2020 elle imagine des dessins qui tournent à l’infini sur les céramiques et les objets de François Bonnot, en tant
que Bureau Idéal. Bureau Idéal crée des objets qui racontent des histoires et ouvrent le quotidien à la rêverie et à la contemplation. La relation entre forme et décor est centrale et l’un s’appuie sur l’autre pour exister : les histoires se déroulent sur la surface des objets et tournent autour d’eux - sans début ni fin.

Laura Garcia Karras

Laura Garcia Karras (née en 1988 à aux Lilas) définit ses peintures comme des espaces silencieux. Au creux du silence s’installe une réflexion à la fois picturale, philosophique et poétique, principalement basée sur le temps. Enfant, elle se souvient d’une sensation incroyablement puissante quand elle saisit de sa main un fossile. Elle tient une construction naturelle, le moulage minéral d’une forme vivante, végétale ou animale, dont l’empreinte a traversé le temps pour se retrouver dans sa main.

Hector Garoscio

Hector Garoscio aspire à un idéal esthétique reposant sur une appréciation de la beauté vécue comme un événement dynamique et interactif; un état modifié de conscience, un instant de poésie et de grâce. Intuitivement, il s'est rapproché de la surface, de ses reflets et de sa dimension parallèle. Aussi pleine que plate, elle dissimule un abysse d’interprétations, un véritable terreau d’imaginaires. Tel un seuil, elle marque la transition physique entre deux mondes, deux potentiels.

Anaïs Gauthier

Anaïs Gauthier est née en 1991 à Paris. Les installations immersives d’Anaïs Gauthier simulent la vie qui, obstinément, perdure dans la défaillance. Elle instaure toutes sortes de réactions en chaîne au sein d’un écosystème paradoxal où l’organique et le mécanique fusionnent sans réussir à s’apprivoiser tout à fait. L’épuisement est symptomatique de ce rejet mutuel. Pourtant, ces reliquaires technologiques et ces formes auto-immunes dépendent l’une de l’autre. Elle collabore régulièrement avec Matthieu Grivelet, ingénieur, mêlant art et technologie.
Texte : Alexia Abed

Bérénice Gaça Courtin

Bérénice Gaça Courtin est une artiste multimédia basée entre Genève et Paris, diplômée de la Head. À la croisée de la tapisserie, de la performance, du son et des technologies, elle développe une pratique qui considère le textile comme une infrastructure politique, capable de rendre visibles les relations entre corps et systèmes de pouvoir. Nourrie par l'histoire de la cryptographie, notamment celle de la machine Enigma sur laquelle son grand-père, le résistant polonais Kazimierz Gaca, a travaillé, sa recherche met en dialogue les dispositifs de codage et cultures numériques.

Elle présente actuellement une installation textile et sonore à Manifesta 16 Ruhr, la Biennale européenne de création contemporaine, dans la Ruhr (Allemagne), dans une exposition conçue par Krzysztof Kosciuczuk et Anda Rottenberg.

Clémence Gbonon

Clémence Gbonon est une artiste française née en 1994. Son travail de peinture matérialise un espace marqué par la conflictualité, la transformation et une quête d’autodétermination. Entre abstraction et figuration, son travail articule les visions oniriques d’une psyché noire en quête d’elle-même. Clémence Gbonon a étudié aux Beaux-arts de Paris et à la Cooper Union à New York. Son travail a été exposé en France ainsi qu’aux Etats-Unis, en Europe et au Nigéria.

Quentin Germain

Quentin Germain, né en 1987, a grandi et vécu une partie de sa vie à l’étranger, notamment au Brésil, en ex-Yougoslavie et en Chine, où il a étudié à l’Académie Centrale des Beaux Arts, à Pékin. Entré aux Beaux-Arts de Paris en 2006, il obtient son diplôme en 2012 dans l’atelier de James Rielly. Fasciné par l’archéologie et par la peinture romantique allemande, il est empreint de l’esthétique du sublime, perpétuée dans le travail de Gerhard Richter ou d’Anselm Kiefer, peintres qui l'ont grandement influencé. Plus largement, le cinéma, tout comme l’imagerie scientifique sont d'autres sources d’inspiration essentielles pour lui. Son travail se déploie au travers de plusieurs médiums : la peinture, la sculpture, le dessin et l’installation. Depuis 2016, sa recherche se porte sur la ruine et le passage du Temps, au travers de séries de paysages et d’objets qui questionnent la dualité entre naturel et artificiel. Que ce soit dans ses tableaux peints sur de l’acier oxydé, ou dans ses sculptures en béton immergées en pleine mer, la technique dialogue avec la matière vivante, l’ordre figuratif avec le chaos naturel.

Federico González (Suricata)

Federico González (Suricata), musicien multidisciplinaire et artiste sonore mexicain, relie les traditions indigènes à la musique électronique avant-gardiste. Explorant le contexte de la culture rave comme espace d’expérimentation, il crée des ponts avec les musées et galeries, interrogeant le rôle du son dans l’identité culturelle, le changement social et la résistance. Basé à Paris, il mêle enregistrements de terrain, instruments faits main et une approche politique acide.

Jerome Grivel

Le travail de Jérôme Grivel (né en 1985 à Mulhouse, diplômé la Villa Arson à Nice en 2010) développe une réflexion critique explorant les rapports enchevêtres, sensoriels, physiques et spatiaux, entre situations, environnements et corps, et les relations sociales, politiques et états psychologiques qu’ils entrainent. Décliné sur le mode performatif, sa pratique se déploie à travers différentes disciplines et fils de pensée (sculptures, dessins, projets d’architectures, performances, vidéos).

Misha Gudwin

Misha Gudwin est un artiste et commissaire d’exposition né à Voronej, en Russie (23 novembre 1995). Il vit et travaille à Paris. Il est diplômé du BAZA Institute of Contemporary Art (2021). Sa pratique artistique se concentre sur l’interaction entre les environnements urbains et numériques, en utilisant souvent des objets trouvés qui reflètent la nature industrielle des villes contemporaines. Son travail s’intéresse également aux sous-cultures d’internet et à la culture pop. Gudwin est cofondateur de l’espace d’exposition géré par des artistes Emergency Space à Paris.

Pauline Guerrier

Pauline Guerrier (née en 1990 à Clamart) passe sa vie entre divers ateliers en Italie, au Maghreb, au Portugal ou encore au Chili. Les tisserands, les souffleurs de verre, les graveurs de pierres, les vitriers, les mosaïstes et tant d’autres sont son quotidien, là où elle observe, analyse et apprend. Dans une quête perpétuelle de connaissance des techniques ancestrales, elle confronte les savoirs d’hier au monde d’aujourd’hui et de demain.

Cécile Guettier

Cécile Guettier (née en 1992 à Paris) est diplômée de l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Nantes Métropole, en 2018. Elle est sélectionnée à la Bourse Révélations Emerige en 2021 et est lauréate du Prix Villa Noailles.
À la découverte du travail de Cécile Guettier, notre regard est à la fois emporté par des couleurs en vibration, un fourmillement de traits, une variété de matières, et fixé par une composition claire et des tracés sensibles. La volonté de l’artiste rencontre sur la toile et le papier, au carrefour des détails, un bizarre hasard, des accidents propres au langage pictural, qui vont dans le sens de ses représentations et les renforcent ; c’est à croire que l’image préexistait comme un aimant dans le blanc, et que toute tache tombant sur le support allait la remplir. Les figures présentes dans son travail n’appartiennent ni au rêve ni au cauchemar ; chimériques, leurs couleurs attrayantes nous gardent d’être effrayés par elles, et leurs actes inquiétants de les vouloir rencontrer. C’est sans doute cette ambivalence qui rend généreuse la contemplation de ces œuvres ; une excitation silencieuse s’installe, notre imagination va d’indice en indice. Par leur singularité plastique et narrative, les images de Cécile Guettier prennent place dans notre mémoire auprès de celles qui nous apportèrent des réponses en même temps qu’elles inventaient les questions.

Raphaël Guez

Raphaël Guez (né en 1996 à Paris) est un artiste numérique et designer travaillant sur les liens entre spiritualité et technologie. En utilisant le collage numérique, la vidéo ou la 3D, il tente de proposer différents univers où les décalages d’échelle, d’espace et d’émotions interrogent le futur de l’humanité à l’ère de la
technologie. Ingénieur en machine learning de formation, il souhaite désormais lier data et immersion 3D dans sa démarche artistique.