Les artistes
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Cécile Burban
Cécile Burban est une artiste photographe française. Guidé par une approche intuitive, son travail est une investigation poétique de paysages physiques et psychologiques.
Elle cherche à figurer l’imperceptible dans les liens que nous tissons avec notre environnement, et y interroge les variations : mutation et renouvellement, mêlant expérience intime au récit collectif.
Io Burgard
Diplomée de la HEAR et des Beaux arts de Paris, Io Burgard tire la forme du dessin, incarne l'idée dans la sculpture. Le travail de Io Burgard a pu être vu au Mo.Co (Commissaire Vincent Honoré), au FRAC Ile-de-France, au CAC Chanot (commissaires Roven), à la galleria Continua (commissaire Nicolas Bourriaud) au Palais de Tokyo (commissaire Gael Charbeau), à l’étranger au Japon (Forum Hermès), à Séoul ( Maison Hermès) et en Allemagne (She BAM). Des expositions monographiques lui ont été offertes, notamment au MRAC Serignan par Sandra Patron, aux Capucins à Embrun par Solenn Morel, au CAC d’Ugine par Stephane Sauzede, et dans les galeries Maïa Muller (Paris) et SheBam (Leipzig). Prochainement, elle participe à la Triennale de Dunkerque sous le commissariat d’Anna Collin et Camille Richert. Présente dans les collections du FRAC PACA, CNAP, MRAC Sérignan, Fonds de dotation Hermès.
Garance Butler-Oliva
Garance Butler-Oliva s’intéresse à la lenteur, en proposant des formes dont l’expérience se vit à contre-courant de la rapidité temporelle actuelle. Dans une société saturée par un flux visuel constant, elle tente de produire une image lente, ne se révélant que parce que le spectateur s’y dédie. Ces recherches explorent notamment la Hasbara — la stratégie de communication de l’État israélien. Issue d’une famille juive franco-israelienne, elle tente de porter une voix juive décoloniale.
Olivier Bémer
Olivier Bémer (né en 1989) vit et travaille à Paris. Son travail explore à travers différents médiums la relation que nous entretenons avec la technique et la façon dont elle change notre rapport au temps, à soi et aux autres. Ses vidéos et installations dépeignent une réalité frelatée dans laquelle des archétypes simulent mais échouent à représenter. Olivier Bémer est diplômé de l’ECAL, des Beaux-Arts de Paris et du Fresnoy Studio National.
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Valentina Canseco
Valentina Canseco (1985) est d’origine brésilienne et chilienne, diplômée des arts plastiques auprès de différentes institutions entre la France, la Belgique et la Colombie. Elle explore un rapport singulier au paysage par la lumière, la couleur et les variations d’échelle et compose des métonymies comme prismes du visible, capables de recréer des impressions sensibles du monde extérieur. Dans son travail en volumes, elle questionne notre relation à l’architecture et au vivant. En peinture, ses tableaux, rythmés par la musicalité qu’elle perçoit dans les couleurs, créent des partitions de l’invisible.
Antoine Carbonne
Antoine Carbonne (né en 1987 à Paris) est diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2011, après avoir étudié au Hunter College de New York en 2009. Si son travail est souvent qualifié de « surréalisme contemporain », il préfère le définir par le terme de « réalisme magique ». En effet, ce courant artistique laisse planer une ambiguïté. S’est-il jamais vraiment arrêté ? Il soulève en tout cas des interrogations bien contemporaines, comme celle de l’hallucination et du rêve, chers à l’artiste.
Loucia Carlier
Loucia Carlier (1992) est une artiste française basée à Paris. Entre sculpture et peinture, elle conçoit des tableaux-objets et micro-architectures où s’imbriquent fragments de corps, grottes artificielles, intérieurs domestiques et dispositifs lumineux. Par le biais de la miniature, elle condense des mondes fictionnels où se rejouent normes sociales, rapports de pouvoir et imaginaires intimes. Ses œuvres transforment le banal en paysage instable, entre rêverie, aliénation et projection. Elle co-dirige depuis 2018 la revue indépendante Klima et a été lauréate Révélation Émerige.
Alessandra Carosi
Alessandra Carosi (née en 1984 en Italie) est artiste visuelle dont la pratique est principalement centrée sur le médium photographique, nourri d’une approche plasticienne. Mêlant la photographie à la psychologie, elle s’interroge sur la manière dont des éléments subtils et immatériels tels que l’empathie et les émotions se rencontrent et dialoguent l’un l’autre. Au fil de ses recherches, l’artiste tente de dépasser la limite du médium en faisant surgir des aspects tridimensionnels qui lui permettent de transcender la surface photographique.
Hector Castells Matutano
Le travail d'Hector Castells Matutano se construit sur une sorte d’écologie visuelle basée sur la collection d’images qu'il produit ou qu'il trouve. Il travaille avec ces images pour produire des amorces de récits et des expériences visuelles, en les transformant à travers le collage, le texte, l’installation, la colorisation. Il cherche ainsi à allier, sans les corrompre, les enjeux de l’abstraction (lignes, couleurs, formes et lumières) et de l’image type documentaire (archives, images trouvées, journal photographique). Cette recherche est pour lui le moyen de questionner l'altérité, de penser l'articulation de la différence. Elle permet de ré-envisager la question du collectif et du rapport à l’autre, au sein d’espaces réels ou perceptifs.
Marion Catusse
Marion Catusse (née en 1991 à Paris) vit et travaille à Paris. Elle est diplômée en 2014 du cycle supérieur d’arts plastiques de l’École de Condé. « Partant de la pierre naturelle qui servait de guide à l’Homme dans sa compréhension du réel, les expérimentations de Marion Catusse permettent de déployer un tout autre rapport au monde, permis par la production d’oeuvres dont l’apparence emprunte aux caractéristiques et propriétés du monde minéral mais qui renferment leur réalité propre. » (Texte de Lisa Toubas.)
Elliott Causse
Elliott Causse (né en 1992 à Paris) est diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2017. Il travaille sur le thème de la ville, en s’intéressant à toutes ses formes de réseaux, cartographies et flux de transports (plomberie, électricité, transports en commun). Artiste-vidéaste, il réalise des installations immersives et fresques in situ, tout comme des court métrages expérimentaux inspirés de l'urbain.
Mathilde Cazes
Mathilde Cazes (née en 1991 à Toulouse) est une artiste diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2021. Elle vit et travaille entre Paris et le Finistère. Photographe et sculpteure, Mathilde Cazes pose à travers ses oeuvres "la même question, par des chemins détournés : comment habiter aujourd'hui la Terre ? Son travail oscille constamment entre la mélancolie de potentielles disparitions, et une défense passionnée du vivant." (extrait d'un texte de Camille Paulhan, critique).
Alex Cecchetti
L’œuvre d’Alex Cecchetti se déploie à l’intersection de la poésie, de la performance, des arts visuels et des pratiques écologiques. Son travail prend la forme d’installations sensorielles et immersives. Teinture naturelle, poésie, musique, films et incantations créent des espaces de passage et de transformation où les corps et l’attention du public deviennent partie intégrante d’un écosystème vivant. Les œuvres de Cecchetti sont souvent créées en collaboration avec d’autres formes d’intelligence, telles que les forêts ou les océans, et se déploient au-delà des espaces d’exposition traditionnels, comme dans des jardins, des paysages marins ou des contextes immersifs.
Le philosophe Emanuele Coccia a décrit son travail comme une « révolution esthétique et écologique », dans laquelle chaque espèce devient artiste et chaque écosystème une Kunsthalle vivante. Nourrie par des recherches sur les savoirs vernaculaires, la botanique et les mythologies, sa pratique explore les relations entre humains et non-humains, ainsi que les liens entre écologie, désir, spiritualité et formes de communauté. Le travail de Cecchetti invite le public à faire l’expérience du vertige de l’unité avec d’autres formes de vie et d’intelligence comme d’une expérience transformatrice, tout en insistant sur son urgence : s’imaginer séparé des autres espèces et des écosystèmes n’est pas une abstraction, mais une condition qui produit de réelles crises écologiques et politiques. Son travail a notamment été présenté au Centre Pompidou, aux Serpentine Galleries, au MAXXI Roma et à l’IMMA de Dublin.
Marielle Chabal
Marielle Chabal (née en 1988 à Paris) a, après des études littéraires et de sciences politiques, étudié aux Beaux-Arts de Paris. Elle crée des fictions d’anticipation, qui deviennent inséparables des formes qu’elles génèrent et des actions qu’elles engendrent par l’intermédiaire de ses nombreux collaborateurs. Elle est persuadée que la fiction participe à la construction de nos vies et transforme un désir ardent de changer le monde en quelque chose qui s’approche d’une expérience incarnée : le format de l’exposition devient un moteur qui intensifie les pratiques collectives en invitant des artistes, des scientifiques, des architectes, des musiciens, des chercheurs et autres à construire du commun.
Angélique de Chabot
Née en 1988, diplômée de l’ESARM, Angélique de Chabot assemble des matériaux organiques et intègre la céramique à son travail. Ses thèmes sont les animaux et le sacré. En 2018, son exposition Surgissant du Nadir au château Malromé, présente une bête déesse monumentale. Récemment, ses masques géants et mystiques alimentent son bestiaire pour son projet Meute, en procession dans l’espace public pour la biennale d’Aix-en-Provence, lors d'Art-O-rama à Marseille et en résonance avec la Biennale de Lyon.
Antoine Chapon
Né en 1990, l’artiste Antoine Chapon a présenté son travail au ZKM|Karlsruhe (2019), au Centre Pompidou (2020) et à la Biennale d’architecture de Venise (2021). En 2021, il devient un des Berlinale Talents. Son premier film My Own Landscapes a gagné le prix du meilleur court-métrage au festival Visions du Réel (2020). Il a été sélectionné dans de nombreux festivals comme Sundance (2021) et Telluride (2021). En 2023 il est sélectionné pour les César dans la catégorie Court Métrage Documentaire.
Grégory Chatonsky
Grégory Chatonsky (né en 1971 à Paris) est un artiste franco-canadien, pionnier du Netart avec la fondation d’Incident.net (1994). En 2003, il s’intéresse aux thématiques des ruines et de la matérialité des flux numériques jusqu'à l'extinction de l'espèce humaine. En 2009, il s’aventure dans le monde de l’IA, qui devient au fil des années un objet de recherche et de création, suivi d’un séminaire à l’ENS Paris sur l’imagination artificielle. Il a exposé au Palais de Tokyo, au Centre Pompidou, au MOCA de Taipei, au Museum of Moving Image, au Hubei Wuhan Museum, etc.
Salomé Chatriot
Salomé Chatriot (née en 1995 à Paris) est diplômée de l’École cantonale d’art de Lausanne. Son travail se concentre sur la création d’espaces physiques et virtuels : elle construit machines et installations où sculptures électroniques et images numériques coexistent. Fascinée par la respiration, elle invente de multiples futurs où corps, machines, nature et objets fusionnent en harmonie biométrique.
Lou Chenivesse
Lou Chenivesse (née en 1994 à Paris) a grandi entre la France, l’Égypte et la Syrie. Titulaire d’un diplôme national supérieur d’expression plastique obtenu avec les félicitations du jury, elle est artiste plasticienne et scénographe. Dans son travail, elle s’attelle à mentir, faire croire, jouer avec la réalité, de sorte que le spectateur ne puisse plus démêler le vrai du faux, imagine, rêve. Elle entremêle des réalités aussi bien fictionnelles que documentaires, aussi bien tangibles qu’invisibles. À la croisée des arts vivants, du cinéma et des arts plastiques, elle crée des formes hybrides qui grouillent de magie, de poésie, d’onirisme, de fantômes.
Taisiia Cherkasova
Le travail de Taisiia Cherkasova (née en 1991 à Dnipro, Ukraine) prend principalement la forme de peintures, faisant rencontrer l’huile, le pastel, ou encore l’encre acrylique. De plus en plus, les châssis s’effacent pour des formats sculpturaux, qui augmentent les pigments sur de nouvelles dimensions. Les sujets qu’elle évoque proviennent à la fois de son expérience personnelle et de sa fascination pour les formes de dualité présentes chez l’être humain. La métamorphose, qui est chez elle un thème majeur, lui permet de construire des personnages et des scènes étranges, qui nous ramènent avec finesse à notre propre condition humaine.
Pia Chevalier
Artiste et designer, diplômée de l'école Boulle en 2017, Pia Chevalier laisse place à une totale spontanéité dans son processus créatif et la composition de ses pièces. Son amour pour les matériaux bruts l'incite à sans cesse les transformer dans le but de créer des pièces uniques. Focalisée sur de l'objet du quotidien, son obsession est de conférer de la solennité à ces objets afin de les rendre attachants. Elle donne ainsi naissance à des sculptures démesurées, drôles, souvent inspirées de l’univers culinaire.
Gaëlle Choisne
Gaelle Choisne (née en 1985) vit et travaille entre Paris et Berlin.
Sensible aux enjeux contemporains, sa pratique rend compte de la complexité du monde, de son désordre politique et culturel, qu’il s’agisse de la surexploitation de la nature, de ses ressources ou des vestiges de l’histoire coloniale, où se mêlent traditions ésotériques créoles, mythes et cultures populaires.
Ses projets sont conçus comme des écosystèmes de partage et de collaboration, des poches de « résistance » où se créent de nouveaux possibles.
Boris Chouvellon
Boris Chouvellon (né en 1980 à Saint-Étienne) est diplômé de Villa Arson à Nice, puis de l’École des Beaux-Arts de Marseille explore l’espace urbain et sa périphérie. Son œuvre questionne la modernité en menant des expérimentations constructives poétiques dans les traces de ses ruines.
Diane Chéry
Diane Chéry (née en 1993 à Suresnes) est une artiste plasticienne, peintre et chorégraphe.
Elle est diplômée de l’école Estienne, des Arts Décoratifs de Strasbourg et des Beaux-Arts de Paris, avec les Félicitations du jury en 2020. Elle se forme dans l’atelier performance d’Emmanuelle Huynh, et auprès de danseurs de la compagnie d’Alwin Nikolais. Un échange à
la School of the Art Institute of Chicago, lui permet de développer la pratique du tissage, et la création de costumes. Son travail ouvre un espace pluriel et propose une expérience visuelle de la couleur en mouvement.