Les artistes
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Yacob Bizuneh
Yacob Bizuneh (né en 1983 à Addis Abeba, Ethiopie) est diplômé d’un Bachelor of Fine Arts avec distinction à la Allé School of Fine Arts and Design, où il a ensuite enseigné.
Il produit et conçoit ses œuvres d'art en utilisant différents supports comme les objets trouvés, la performance et l'installation vidéo et les met en relation avec la vie quotidienne dans un contexte différent. Depuis ses premiers travaux personnels, Yacob n'a cessé d'explorer le contexte social, économique et politique et leurs conséquences sur le bien-être humain dans les pays qu'il a visités.
Lucile Boiron
Lucile Boiron (née en 1990) est une photographe diplômée de l’ENS Louis-Lumière.
Travaillant en coloriste, elle sculpte les chairs et les angles, interroge la vérité biologique des corps, fascinée quelquefois par la sensualité l’infâme. A nous qui ne le voyons plus, le corps rappelle sa véritable condition, un territoire porteur d’états partagés mais uniques, vecteur des traces d’histoires que seules les peaux éprouvées comprennent.
Bea Bonafini
Bea Bonafini (née en 1990 à Bonn) travaille la peinture, le textile, le dessin, la sculpture et la céramique. Elle est diplômée de la Slade School of Fine Art en 2014 et du Royal College of Art en 2016. Son travail tourne autour de la coexistence d’idées et de formes incongrues, chevauchant l’histoire de l’art ancien et moderne, les identités fluides, la religion et l’artisanat. Elle place l’observateur à l’épicentre de son travail, interrogeant la tangibilité et l’intimité d’une oeuvre, et sa capacité à formuler de nouvelles mythologies et possibilités matérielles.
Bianca Bondi
Bianca Bondi (née en 1986 à Johannesbourg, en Afrique du Sud) est une artiste pluridisciplinaire. Sa pratique implique l’activation d’objets et se développe souvent en lien avec le site au sein duquel elle intervient. Les matériaux qu’elle travaille sont choisis pour leur potentiel de transformation ou leurs propriétés intrinsèques.
Sofía Bonilla Otoya
À la manière d'exercices généalogiques, Sofía Bonilla Otoya recherche et imagine pourquoi les objets, les couleurs et les formes sont devenus ce qu'ils sont. Travaillant à travers la sculpture, l'installation, les tissus peints et la vidéo, elle traite ses matériaux comme des espaces dialectiques d'héritage et d'indétermination. De ce processus émerge un champ de possibilités structuré par le « aurait pu être » et le « pourrait être », dans lequel les gestes fonctionnent comme des configurations provisoires.
Sofía est née et a grandi à Cali, Colombie. Elle est titulaire d'un master en philosophie de l'art et esthétique de l'Université Paris-Sorbonne et d'un DNSAP de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Elle a présenté sa première exposition personnelle à la galerie N.A.S.A.L. à Mexico en 2025. Ses dernières expositions collectives incluent Le Magasin à Grenoble, Borjesson Perrotti à Paris, le Sissi Club à Marseille, la foire ACME au Mexique et The Salon by NADA et The Community à Paris.
Bonjour garçon studio
Fondé par Romain Fritiau en 2017 à Paris, le studio s'engage dans des projets de direction artistique, d’édition, de branding et de photographie opérant essentiellement dans les domaines de l’art, du design et de la mode. Fort d’une grande sensibilité et d’une vision claire et minimaliste, le studio permet à ses clients de s’intégrer dans un paysage contemporain pointu avec justesse et pertinence.
Capucine Bonneterre
Capucine Bonneterre est artiste, diplômée de l’ENSAD Paris. Travaillant principalement le textile, elle développe un intérêt particulier pour les envers. Son travail porte sur la transformation et la partielle disparition des images du dessus au dessous du tissage. Elle joue avec la façon dont la technique apparaît au détriment de la clarté de l’image et inversement avec la façon dont l’image se définit à mesure que la technique se fait discrète. Invitant à une écologie du regard et à la reconnexion, chaque pièce textile est conçue comme une surface liminale où apparaît une autre fréquence de réalité. Après quelques expériences dans l’industrie de la mode, puis aux côtés de Sheila Hicks, Capucine a été lauréate d’un appel à création de la Cité internationale de la tapisserie, elle a aussi intégré l’Académie sur les textiles de la Fondation d’entreprise Hermès.
François Bonnot
François Bonnot (né à Choisi le Roi en 1991) vit et travaille à Paris, il s’intéresse à la création d’univers parallèles, en les extrapolant des scénarios qu’il écrit. Ces histoires, qui émergent souvent de détails anodins de la réalité, deviennent tangibles par la création ou l’altération d’objets. Il invite à refuser le banal en l’exagérant. Il s’intéresse aux méthodes anciennes de fabrication et notamment à la technique du tour de potier, qu’il met au service du projet Bureau Idéal, duo formé avec Giada Ganassin.
Bureau Idéal crée des objets qui racontent des histoires et ouvrent le quotidien à la rêverie et à la contemplation. La relation entre forme et décor est centrale et l’un s’appuie sur l’autre pour exister : les histoires se déroulent sur la surface des objets et tournent autour d’eux - sans début ni fin.
Lisa Boostani
Lisa Boostani (née en 1989 à Toulouse) est une artiste hispano-iranienne qui vit entre Paris et Barcelone. Elle travaille en tant que réalisatrice et photographe dans le domaine de l’art, de la mode, du documentaire et de la musique. En tant que performeuse, elle explore les dynamiques corporelles et le langage psycho-physique, faisant l’expérience de son propre corps comme un matériau de base, vivant et mutable.
Julia Borderie et Eloïse Le Gallo
Julia Borderie et Eloïse Le Gallo (nées en 1989) mettent au centre de leur démarche la rencontre, en ancrant leur processus créatif dans une approche documentaire poétique. Les formes surgissent de l’interaction avec les personnes rencontrées dans des contextes spécifiques. Le sens se construit dans la plasticité des créations comme une mémoire sensible des rencontres humaines. Ce projet de recherche prend diverses formes (expositions, films, performances, antenne radio), incluant de multiples collaborations.
Arnaud Bottini
Arnaud Bottini (né en 1994) est un artiste pluridisciplinaire dont les créations explorent la relation entre les êtres humains et les espaces qu’iels occupent, ainsi que la complexité des interactions que cela génère. Il met en lumière des liens entre politique et territoire, cherchant à rendre visibles diverses formes de violence. En recourant régulièrement au détournement et à la satire, ses œuvres interrogent la manière dont nous percevons les lieux et comment ils nous sont présentés. Sa démarche se nourrit autant de l’analyse de cartes et de photographies satellites que de l’exploration sur le terrain et des échanges avec les habitant·e·s.
Lucas Bouan Tsobgny
Lucas Bouan Tsobgny (né en 1996 à Paris) est diplômé et félicité des Beaux-Arts de Paris en 2021. Artiste pluridisciplinaire, il y fréquentera plusieurs ateliers, notamment celui de danse d’Emmanuelle Huynh. Son travail prendra un tournant décisif quand il intégrera son corps aux matières qu’il réalise. Sculpteur et performer, il crée des rites contemporains où il se métamorphose pour établir des ponts entre des identités multiples.
Guillaume Bouisset
Guillaume Bouisset (né en 1990 à Madrid) part du principe que « figurer c’est donner à voir la structure ontologique du réel », (P. Descola). Ainsi, ses œuvres marquent une volonté de saisir les liens qui caractérisent l’interaction entre identité personnelle et environnement extérieur. « Qu’est ce qui constitue le Moi ? », « Comment l’individu est-il lié, ou non, à l’au-delà et à l’univers qu’il perçoit ? »… À ces réflexions, l’artiste répond par des hypothèses plastiques qui questionnent autant les concepts métaphysiques eux-mêmes que la propension humaine à une certaine esthétique du mystère.
Léonard Bourgois Beaulieu
Léonard Bourgois Beaulieu est un artiste plasticien qui s’intéresse depuis ses débuts aux identités plurielles. Les visages, les corps ainsi que le temps et la nature, la mémoire et la peinture sont ses champs d’expérimentations qu’il évoque par son recours à des procédés chimiques et optiques et qui lui permettent d’atteindre une oeuvre picturale d’une forte matérialité. Son travail explore les possibilités matérielles et conceptuelles de l’image photographique, mêlant procédés argentiques expérimentaux, modifications d’appareils numériques et transformations de supports. Il cherche ainsi à provoquer accidents et bouleversements pour rendre compte d’une réalité en perpétuel mouvement, soulignant ainsi les caractères non figés des personnes qu’il représente dans son travail. Léonard Bourgois Beaulieu collabore avec des galeries françaises et étrangères, il participe régulièrement à des foires internationales dont Art Basel, Paris Photo et Kyotographie. Il a également été finalistes et nominés dans de nombreux concours et appels à candidatures dont Picto Lab, Camera Clara, Kyotographie et adiaf Emergence.
Flora Bouteille
Flora Bouteille (née en 1993) est diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon en 2018. Elle utilise les médiums de la sculpture, de l’écriture et de la vidéo pour réunir artistes et public dans des situations performatives impliquant le consentement à être une partie de l’oeuvre comme condition de son déroulement. Cette approche vise à contrarier notre capacité à reconnaître une oeuvre lorsque nous y pénétrons, et nous invite à l’action ou à la réflexion.
Kamil Bouzoubaa-Grivel
Kamil Bouzoubaa-Grivel (né en 1992) est un artiste franco-marocain qui vit et travaille à Paris. Il a participé à des expositions collectives à la Fondation Pernod-Ricard, à Bétonsalon - Centre de recherche (Paris), à la Panacée - MOCO (Montpellier), à la Fondation Fiminco (Romainville) et à Komplot (Bruxelles). Il a effectué des résidences à la Cité Internationale des Arts et à la Villa Belleville (Paris). Sa prochaine grande exposition collective aura lieu au Centre Wallonie-Bruxelles (Paris) en septembre 2023.
Cloé Brochard
Cloé Brochard (née en 1995 à Clermont-Ferrand) s’inspire de dispositifs de contrôle, de systèmes d’observation, d’outils militaires, et s’interroge sur l’impact que peut avoir ce type de médiums sur notre perception de la réalité. Elle engage un regard critique sur l’omniprésence d’outils de surveillance au sein de notre vie personnelle en explorant les relations complexes entre intimité et sociabilité. Elle interroge le durcissement de nos sociétés et cherche à valoriser nos prises de liberté.
Apollinaria Broche
Apollinaria Broche (née en 1995 à Moscou) a étudié aux Beaux-Arts de Paris. Depuis quelques années, elle interroge la nature des espaces concrets mentaux qui, selon elle, hébergent notre imaginaire. Elle réalise ses propres espaces mentaux construits à partir d’objets rassemblés dont l’apparence réelle est mêlée à des éléments surnaturels issus de notre imaginaire et de la mythologie.
Aviva Brooks
Aviva Brooks (née en 1965), inspirée par le contraste entre les cultures américaine et française, explore les interstices et les intervalles. Elle fouille cette “tension”, cet espace mobile qui sépare – et unit – le visuel et l’écrit, l’action et la pensée, l’énergie de l’immédiateté et l’élégance du recul, le présent et le passé, l’enfance et l’âge adulte, le black or white made in USA et les nuances de gris de la vieille Europe. En chemin, elle recense les artefacts du passage du temps, documentant ainsi cette frontière qui marque la bascule d’une époque dans le passé : cabines téléphoniques, bancs publics, “combis” Volkswagen, enseignes au néon…
Simon Brossard
Né en 1994 à Paris, où il vit et travaille, Simon Brossard développe une pratique plastique centrée sur les figures du fantôme et les récits mythologiques. À travers le moulage et le papier, il explore l’empreinte, la mémoire et les présences invisibles. Nourri par la science-fiction et les icônes de la culture pop, son travail fait dialoguer imaginaires anciens et contemporains dans une esthétique fragile, spectrale et narrative.
Anna Broujean
Anna Broujean (née en 1987 à Paris) est diplômée de l’École nationale supérieure de la photographie en 2015 et fonde la même année la revue Club Sandwich. Photographe, artiste plasticienne et éditrice, elle propose avec humour, dans ses différents travaux, relectures et décalages mêlant photographies, textes, images d’archives et installations.
Raphaël Brunel
Raphaël Brunel est critique d’art, commissaire d’exposition et éditeur indépendant. Ses textes sont publiés sous forme d'essai, d'entretien ou de portrait dans la presse artistique, des catalogues d’exposition et des ouvrages monographiques. Il a cofondé VOLUME, revue d’art contemporain sur le son, ainsi que la plateforme éditoriale et curatoriale What You See Is What You Hear. Il a récemment (co)curaté Des voix traversées (Institut d’art contemporain, Villeurbanne, 2022), S/O/M/A (Jeu de Paume Lab, 2021), Persona Everyware (Centre d’art Le Lait, Albi, 2020), Pulpe * Mimosa Echard & Shanta Rao (Galerie Edouard Manet, Gennevilliers, 2019) et Métamorphose et contamination : la permanence du changement (Laboratoire Espace Cerveau, Institut d’art contemporain, Villeurbanne, 2019).
Zoé Brunet-Jailly
Zoé Brunet-Jailly (née en 1991, France) utilise la peinture à l’huile et l’imagerie de synthèse, le plus souvent à la manière d’une portraitiste, pour capturer la complexité de la mémoire et de la création algorithmique. Ses oeuvres sont aussi teintées par les différentes ambiances trouvées sur internet, entre culture populaire et mythes anciens. Son avatar, Ellie Hedden (apparu en 2014) lui permet de créer ses "Hyperdreams", des mondes reconstruits peuplés de visages inventés. Ses oeuvres ont notamment été exposés au Refraction Festival à la Miami Art Week et au salon Jeune Création 69.
Flóra Anna Buda
Flora Anna Buda (née en 1991, Budapest), est diplômée en tant que réalisatrice de films d'animation à l'Université d'art appliqué Moholy-Nagy2 à Budapest. Elle est élevée dans un environnement artistique. Après ses études en mode, son amour du dessin et son intérêt pour la narration l'ont amenée à se tourner vers l'animation. Son film de fin d'études à la MOME, intitulé "Entopia", a été présenté en première au 69e Festival de Berlin et a remporté le 33e Teddy Award. Elle a ensuite effectué un stage chez MIYU Productions, où elle a réalisé son premier film professionnel, en coproduction avec Boddah, intitulé "27". Le film a été présenté en première au Festival de Cannes, où il a remporté la Palme d'or du meilleur court métrage, et a également remporté le Cristal du Court Métrage au Festival d'Annecy. Actuellement, elle travaille sur de nouveaux projets. L'un de ses principaux objectifs est de continuer à chercher de nouvelles façons de créer des univers diversifiés, de raconter des histoires sincères et de trouver une manière de concrétiser son récent intérêt artistique, avec un esprit ouvert.