Les artistes

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Raphaëlle Bertran

Raphaëlle Bertran (née en 1992 à Drancy) est diplômée d’un Master de Philosophie de l’art à Paris IV en 2015 et d’un DNSAP des Beaux-Arts de Paris en 2020. Raphaëlle Bertran Pinheiro déploie sa technique sur de grands formats. Le substrat de son univers pictural est riche : il passe aussi bien par la philosophie (Nietzsche, Schopenhauer, Maurice Blanchot, Heidegger…), la littérature (Georges Bataille, Fondane…) que l’histoire de l’art. Ses compositions apparaissent comme un condensé d’histoires humaines, un univers où absurde, terreur et force de vie se conjuguent comme un reflet très actuel du monde, une actualité restituée à partir de la matière du passé.

Luca Beux-Prere

Luca Beux-Prere est le chanteur, auteur et compositeur de Voxish Creek, un projet musical radical et personnel. Le projet s’ancre dans une expression instinctive où la tension et le chaos jouent un rôle central. Voxish Creek affirme la musique comme une démarche artistique libre plutôt qu’un objet commercial avec un décalage assumé et revendiqué par sa maxime : Cheating With Knowledge.
Luca développe également des installations / performances visuelles et sonores en collaboration avec d’autres artistes.

Yacob Bizuneh

Yacob Bizuneh (né en 1983 à Addis Abeba, Ethiopie) est diplômé d’un Bachelor of Fine Arts avec distinction à la Allé School of Fine Arts and Design, où il a ensuite enseigné.
Il produit et conçoit ses œuvres d'art en utilisant différents supports comme les objets trouvés, la performance et l'installation vidéo et les met en relation avec la vie quotidienne dans un contexte différent. Depuis ses premiers travaux personnels, Yacob n'a cessé d'explorer le contexte social, économique et politique et leurs conséquences sur le bien-être humain dans les pays qu'il a visités.

Sofía Bonilla Otoya

À la manière d'exercices généalogiques, Sofía Bonilla Otoya recherche et imagine pourquoi les objets, les couleurs et les formes sont devenus ce qu'ils sont. Travaillant à travers la sculpture, l'installation, les tissus peints et la vidéo, elle traite ses matériaux comme des espaces dialectiques d'héritage et d'indétermination. De ce processus émerge un champ de possibilités structuré par le « aurait pu être » et le « pourrait être », dans lequel les gestes fonctionnent comme des configurations provisoires.

Sofía est née et a grandi à Cali, Colombie. Elle est titulaire d'un master en philosophie de l'art et esthétique de l'Université Paris-Sorbonne et d'un DNSAP de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Elle a présenté sa première exposition personnelle à la galerie N.A.S.A.L. à Mexico en 2025. Ses dernières expositions collectives incluent Le Magasin à Grenoble, Borjesson Perrotti à Paris, le Sissi Club à Marseille, la foire ACME au Mexique et The Salon by NADA et The Community à Paris.

Capucine Bonneterre

Capucine Bonneterre est artiste, diplômée de l’ENSAD Paris. Travaillant principalement le textile, elle développe un intérêt particulier pour les envers. Son travail porte sur la transformation et la partielle disparition des images du dessus au dessous du tissage. Elle joue avec la façon dont la technique apparaît au détriment de la clarté de l’image et inversement avec la façon dont l’image se définit à mesure que la technique se fait discrète. Invitant à une écologie du regard et à la reconnexion, chaque pièce textile est conçue comme une surface liminale où apparaît une autre fréquence de réalité. Après quelques expériences dans l’industrie de la mode, puis aux côtés de Sheila Hicks, Capucine a été lauréate d’un appel à création de la Cité internationale de la tapisserie, elle a aussi intégré l’Académie sur les textiles de la Fondation d’entreprise Hermès.

François Bonnot

François Bonnot (né à Choisi le Roi en 1991) vit et travaille à Paris, il s’intéresse à la création d’univers parallèles, en les extrapolant des scénarios qu’il écrit. Ces histoires, qui émergent souvent de détails anodins de la réalité, deviennent tangibles par la création ou l’altération d’objets. Il invite à refuser le banal en l’exagérant. Il s’intéresse aux méthodes anciennes de fabrication et notamment à la technique du tour de potier, qu’il met au service du projet Bureau Idéal, duo formé avec Giada Ganassin.
Bureau Idéal crée des objets qui racontent des histoires et ouvrent le quotidien à la rêverie et à la contemplation. La relation entre forme et décor est centrale et l’un s’appuie sur l’autre pour exister : les histoires se déroulent sur la surface des objets et tournent autour d’eux - sans début ni fin.

Julia Borderie et Eloïse Le Gallo

Julia Borderie et Eloïse Le Gallo (nées en 1989) mettent au centre de leur démarche la rencontre, en ancrant leur processus créatif dans une approche documentaire poétique. Les formes surgissent de l’interaction avec les personnes rencontrées dans des contextes spécifiques. Le sens se construit dans la plasticité des créations comme une mémoire sensible des rencontres humaines. Ce projet de recherche prend diverses formes (expositions, films, performances, antenne radio), incluant de multiples collaborations.

Lucas Bouan Tsobgny

Lucas Bouan Tsobgny (né en 1996 à Paris) est diplômé et félicité des Beaux-Arts de Paris en 2021. Artiste pluridisciplinaire, il y fréquentera plusieurs ateliers, notamment celui de danse d’Emmanuelle Huynh. Son travail prendra un tournant décisif quand il intégrera son corps aux matières qu’il réalise. Sculpteur et performer, il crée des rites contemporains où il se métamorphose pour établir des ponts entre des identités multiples.

Léonard Bourgois Beaulieu

Léonard Bourgois Beaulieu est un artiste plasticien qui s’intéresse depuis ses débuts aux identités plurielles. Les visages, les corps ainsi que le temps et la nature, la mémoire et la peinture sont ses champs d’expérimentations qu’il évoque par son recours à des procédés chimiques et optiques et qui lui permettent d’atteindre une oeuvre picturale d’une forte matérialité. Son travail explore les possibilités matérielles et conceptuelles de l’image photographique, mêlant procédés argentiques expérimentaux, modifications d’appareils numériques et transformations de supports. Il cherche ainsi à provoquer accidents et bouleversements pour rendre compte d’une réalité en perpétuel mouvement, soulignant ainsi les caractères non figés des personnes qu’il représente dans son travail. Léonard Bourgois Beaulieu collabore avec des galeries françaises et étrangères, il participe régulièrement à des foires internationales dont Art Basel, Paris Photo et Kyotographie. Il a également été finalistes et nominés dans de nombreux concours et appels à candidatures dont Picto Lab, Camera Clara, Kyotographie et adiaf Emergence.

Kamil Bouzoubaa-Grivel

Kamil Bouzoubaa-Grivel (né en 1992) est un artiste franco-marocain qui vit et travaille à Paris. Il a participé à des expositions collectives à la Fondation Pernod-Ricard, à Bétonsalon - Centre de recherche (Paris), à la Panacée - MOCO (Montpellier), à la Fondation Fiminco (Romainville) et à Komplot (Bruxelles). Il a effectué des résidences à la Cité Internationale des Arts et à la Villa Belleville (Paris). Sa prochaine grande exposition collective aura lieu au Centre Wallonie-Bruxelles (Paris) en septembre 2023.

Simon Brossard

Né en 1994 à Paris, où il vit et travaille, Simon Brossard développe une pratique plastique centrée sur les figures du fantôme et les récits mythologiques. À travers le moulage et le papier, il explore l’empreinte, la mémoire et les présences invisibles. Nourri par la science-fiction et les icônes de la culture pop, son travail fait dialoguer imaginaires anciens et contemporains dans une esthétique fragile, spectrale et narrative.

Zoé Brunet-Jailly

Zoé Brunet-Jailly (née en 1991, France) utilise la peinture à l’huile et l’imagerie de synthèse, le plus souvent à la manière d’une portraitiste, pour capturer la complexité de la mémoire et de la création algorithmique. Ses oeuvres sont aussi teintées par les différentes ambiances trouvées sur internet, entre culture populaire et mythes anciens. Son avatar, Ellie Hedden (apparu en 2014) lui permet de créer ses "Hyperdreams", des mondes reconstruits peuplés de visages inventés. Ses oeuvres ont notamment été exposés au Refraction Festival à la Miami Art Week et au salon Jeune Création 69.

Cécile Burban

Cécile Burban est une artiste photographe française. Guidé par une approche intuitive, son travail est une investigation poétique de paysages physiques et psychologiques.
Elle cherche à figurer l’imperceptible dans les liens que nous tissons avec notre environnement, et y interroge les variations : mutation et renouvellement, mêlant expérience intime au récit collectif.

Io Burgard

Diplomée de la HEAR et des Beaux arts de Paris, Io Burgard tire la forme du dessin, incarne l'idée dans la sculpture. Le travail de Io Burgard a pu être vu au Mo.Co (Commissaire Vincent Honoré), au FRAC Ile-de-France, au CAC Chanot (commissaires Roven), à la galleria Continua (commissaire Nicolas Bourriaud) au Palais de Tokyo (commissaire Gael Charbeau), à l’étranger au Japon (Forum Hermès), à Séoul ( Maison Hermès) et en Allemagne (She BAM). Des expositions monographiques lui ont été offertes, notamment au MRAC Serignan par Sandra Patron, aux Capucins à Embrun par Solenn Morel, au CAC d’Ugine par Stephane Sauzede, et dans les galeries Maïa Muller (Paris) et SheBam (Leipzig). Prochainement, elle participe à la Triennale de Dunkerque sous le commissariat d’Anna Collin et Camille Richert. Présente dans les collections du FRAC PACA, CNAP, MRAC Sérignan, Fonds de dotation Hermès.

Garance Butler-Oliva

Garance Butler-Oliva s’intéresse à la lenteur, en proposant des formes dont l’expérience se vit à contre-courant de la rapidité temporelle actuelle. Dans une société saturée par un flux visuel constant, elle tente de produire une image lente, ne se révélant que parce que le spectateur s’y dédie. Ces recherches explorent notamment la Hasbara — la stratégie de communication de l’État israélien. Issue d’une famille juive franco-israelienne, elle tente de porter une voix juive décoloniale.

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Valentina Canseco

Valentina Canseco (1985) est d’origine brésilienne et chilienne, diplômée des arts plastiques auprès de différentes institutions entre la France, la Belgique et la Colombie. Elle explore un rapport singulier au paysage par la lumière, la couleur et les variations d’échelle et compose des métonymies comme prismes du visible, capables de recréer des impressions sensibles du monde extérieur. Dans son travail en volumes, elle questionne notre relation à l’architecture et au vivant. En peinture, ses tableaux, rythmés par la musicalité qu’elle perçoit dans les couleurs, créent des partitions de l’invisible.

Loucia Carlier

Loucia Carlier (1992) est une artiste française basée à Paris. Entre sculpture et peinture, elle conçoit des tableaux-objets et micro-architectures où s’imbriquent fragments de corps, grottes artificielles, intérieurs domestiques et dispositifs lumineux. Par le biais de la miniature, elle condense des mondes fictionnels où se rejouent normes sociales, rapports de pouvoir et imaginaires intimes. Ses œuvres transforment le banal en paysage instable, entre rêverie, aliénation et projection. Elle co-dirige depuis 2018 la revue indépendante Klima et a été lauréate Révélation Émerige.

Hector Castells Matutano

Le travail d'Hector Castells Matutano se construit sur une sorte d’écologie visuelle basée sur la collection d’images qu'il produit ou qu'il trouve. Il travaille avec ces images pour produire des amorces de récits et des expériences visuelles, en les transformant à travers le collage, le texte, l’installation, la colorisation. Il cherche ainsi à allier, sans les corrompre, les enjeux de l’abstraction (lignes, couleurs, formes et lumières) et de l’image type documentaire (archives, images trouvées, journal photographique). Cette recherche est pour lui le moyen de questionner l'altérité, de penser l'articulation de la différence. Elle permet de ré-envisager la question du collectif et du rapport à l’autre, au sein d’espaces réels ou perceptifs.

Elliott Causse

Elliott Causse (né en 1992 à Paris) est diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2017. Il travaille sur le thème de la ville, en s’intéressant à toutes ses formes de réseaux, cartographies et flux de transports (plomberie, électricité, transports en commun). Artiste-vidéaste, il réalise des installations immersives et fresques in situ, tout comme des court métrages expérimentaux inspirés de l'urbain.

Alex Cecchetti

L’œuvre d’Alex Cecchetti se déploie à l’intersection de la poésie, de la performance, des arts visuels et des pratiques écologiques. Son travail prend la forme d’installations sensorielles et immersives. Teinture naturelle, poésie, musique, films et incantations créent des espaces de passage et de transformation où les corps et l’attention du public deviennent partie intégrante d’un écosystème vivant. Les œuvres de Cecchetti sont souvent créées en collaboration avec d’autres formes d’intelligence, telles que les forêts ou les océans, et se déploient au-delà des espaces d’exposition traditionnels, comme dans des jardins, des paysages marins ou des contextes immersifs.
Le philosophe Emanuele Coccia a décrit son travail comme une « révolution esthétique et écologique », dans laquelle chaque espèce devient artiste et chaque écosystème une Kunsthalle vivante. Nourrie par des recherches sur les savoirs vernaculaires, la botanique et les mythologies, sa pratique explore les relations entre humains et non-humains, ainsi que les liens entre écologie, désir, spiritualité et formes de communauté. Le travail de Cecchetti invite le public à faire l’expérience du vertige de l’unité avec d’autres formes de vie et d’intelligence comme d’une expérience transformatrice, tout en insistant sur son urgence : s’imaginer séparé des autres espèces et des écosystèmes n’est pas une abstraction, mais une condition qui produit de réelles crises écologiques et politiques. Son travail a notamment été présenté au Centre Pompidou, aux Serpentine Galleries, au MAXXI Roma et à l’IMMA de Dublin.

Angélique de Chabot

Née en 1988, diplômée de l’ESARM, Angélique de Chabot assemble des matériaux organiques et intègre la céramique à son travail. Ses thèmes sont les animaux et le sacré. En 2018, son exposition Surgissant du Nadir au château Malromé, présente une bête déesse monumentale. Récemment, ses masques géants et mystiques alimentent son bestiaire pour son projet Meute, en procession dans l’espace public pour la biennale d’Aix-en-Provence, lors d'Art-O-rama à Marseille et en résonance avec la Biennale de Lyon.

Taisiia Cherkasova

Le travail de Taisiia Cherkasova (née en 1991 à Dnipro, Ukraine) prend principalement la forme de peintures, faisant rencontrer l’huile, le pastel, ou encore l’encre acrylique. De plus en plus, les châssis s’effacent pour des formats sculpturaux, qui augmentent les pigments sur de nouvelles dimensions. Les sujets qu’elle évoque proviennent à la fois de son expérience personnelle et de sa fascination pour les formes de dualité présentes chez l’être humain. La métamorphose, qui est chez elle un thème majeur, lui permet de construire des personnages et des scènes étranges, qui nous ramènent avec finesse à notre propre condition humaine.

Pia Chevalier

Artiste et designer, diplômée de l'école Boulle en 2017, Pia Chevalier laisse place à une totale spontanéité dans son processus créatif et la composition de ses pièces. Son amour pour les matériaux bruts l'incite à sans cesse les transformer dans le but de créer des pièces uniques. Focalisée sur de l'objet du quotidien, son obsession est de conférer de la solennité à ces objets afin de les rendre attachants. Elle donne ainsi naissance à des sculptures démesurées, drôles, souvent inspirées de l’univers culinaire.

Boris Chouvellon

Boris Chouvellon (né en 1980 à Saint-Étienne) est diplômé de Villa Arson à Nice, puis de l’École des Beaux-Arts de Marseille explore l’espace urbain et sa périphérie. Son œuvre questionne la modernité en menant des expérimentations constructives poétiques dans les traces de ses ruines.