Les artistes

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Aleksandr Avagyan

Le travail d’Aleksandr Avagyan (né en 1990, à Erevan, ex-RSS d’Arménie), s’il se nourrit bien sûr de tout l’héritage formaliste de la peinture dite abstraite, il en refuse le caractère sublime, idéale et déterritorialisé, par une interrogation de la nature politique et donc fragile, fragile parce que politique, du périmètre donné à l’intérieur duquel l’art est possible.

Hugo Avigo

Hugo Avigo (né en 1988) est diplômé de la Central Saint-Martins (Londres) et des Beaux-Arts de Paris (2015). Sa pratique s’articule autour d’investigations dans les domaines des espaces publics, de la science-fiction et du chaos. Il a une pratique pluridisciplinaire dont l’installation, la peinture, la sculpture et l’alimentation. Il a exposé dans des institutions et des galeries en France et en Europe, dont la Collection Lambert (Avignon 2018), le Frac Ile-de-France (Les Réserves 2022). Il est lauréat du prix FoRte en 2020 et du prix de peinture de l’Académie des beaux-Arts (Pierre Cardin / Institut de France).

Alex Ayed

Alex Ayed (né en 1989 à Strasbourg) vit et travaille à Bruxelles. D’abord formé à la photographie à Tunis, il rejoint les ateliers de Guillaume Paris et de Tania Bruguera. Il est diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2015. Ses travaux vont de la collection et l’assemblage d’objets trouvés à l’installation sonore : l’artiste oscille entre différentes pratiques dans l’optique de garder une approche globale et non spécialisée.

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Ece Bal

Ece Bal (née en 1992 en Turquie), après avoir terminé la première année de son master au Central Saint Martins, a obtenu son diplôme aux Beaux-Arts de Paris en 2022 avec les félicitations du jury.

Son travail se concentre sur la création d’expériences multisensorielles explorant des rapports d’échelles et explorant le cycle des matières et leurs transformations. Sa pratique s’appuie sur des recherches basées sur le processus avec des matériaux naturels. Elle recontextualise des techniques traditionnelles telles que l’ebru, le verre et la teinture végétale à travers une approche contemporaine et expérimentale, intégrant souvent des éléments tels que l’olfaction et la vidéo.

Julie Balagué

Julie Balagué (née en 1986 à Toulouse) est diplômée de l’ENS Louis-Lumière. Elle entreprend une double carrière : d’une part, elle collabore avec la presse nationale ; d’autre part, elle développe des projets plus personnels. Féministe, elle ponctue son parcours de séries intimes sur la féminité et la maternité. Dès ses premières séries, elle questionne les personnes qu’elle photographie lors de longs entretiens. L’image devient indissociable de l’écrit ou du son. Ces dernières années, elle complète sa pratique par des recherches sur les matières et les formes photographiques.

Simmon Ballagny

Simmon Ballagny (né en 1994, Paris) vie et travaille à Paris. Il est diplômé d’un master en image imprimée de l’ENSAD en 2020, avec les félicitations du Jury. Depuis son projet de diplôme, il explore la pratique de l’écriture et sa monstration par l’installation, le dessin, la lecture et surtout l’humour. Ses inspirations sont diverses : documents administratifs, dad jokes, discours politiques, manuels de grammaire, paroles de musique pop… La nature composite de ses travaux implique des espaces hétéroclites pour les présenter, tels que revues, festivals de design, fanzines, ateliers d’écriture et d’impression ou encore manifestations. Son activité curatoriale l’a également mené à organiser plusieurs expositions collectives pirates, telles qu’une quinzaine dans son local poubelle, une autre dans les casiers du Centre George Pompidou.

Thomas Ballouhey

Partant d’une position de designer, Thomas Ballouhey (né en 1990) expérimente dans son travail des matériaux et des techniques à contrepieds de ce qu’on attends de l’artisanat ou de l’industrie traditionnelle en s’appropriait des techniques amateure et vernaculaire. Ces matériaux et techniques se retrouvent dans des objets qui semblent sortis de décors ou qui pourraient être des reliques d’une autre civilisation partageant d’étranges point communs avec la nôtre.

Sosthène Baran

Sosthène Baran est un artiste français né en 1990, vivant et travaillant à Paris. Son travail mêle peinture, objets trouvés et sculpture sur des supports récupérés ou construits. À travers paysages, figures et assemblages, il développe un univers lumineux et étrange, nourri par la science-fiction, le sacré et l’apparition, explorant mémoire, croyance et traces humaines.

Rose Barberat

Rose Barberat (née en 1994 dans le Jura) étudie aux Beaux-Arts de Paris depuis 2017 dans l’atelier de Tim Eitel puis dans celui de Nina Childress.
Sa pratique de la peinture questionne les enjeux de représentation contemporains. Ses peintures conçues « tels des objets de contemplation » discutent de l’idée de mise en scène et provoquent un décalage, un trouble entre le probable et le réel. Rose développe un vocabulaire pictural figuratif usant de références à la narration, au genre du roman et plus précisément à l’autofiction. Elle s’interroge également sur la manière de créer de la fiction à partir de documents issus de sources photographiques.

Anaïs Barras

Anaïs Barras est une artiste française vivant et travaillant à Paris, résidente à POUSH. Diplômée des Beaux-Arts de Paris et d’un master de recherche-création à l’Université Paris 8, elle cofonde la compagnie CREME SOLEIL en 2020. Sa pratique transdisciplinaire mêle danse, performance, vidéo et édition, et explore les relations entre écologie, corps et nouvelles technologies. Son travail est présenté en France et à l’international.

Fanny Béguély

Fanny Béguély (née en 1990) est une artiste visuelle et réalisatrice, diplômée du Fresnoy – Studio national des arts contemporains. Elle déconstruit dans son travail l’héritage dualiste occidental, qui a tracé une frontière stérile entre le visible et l’invisible, la chair et l’esprit, l’humain et l’autre qu’humain. Naviguant dans le registre de la fiction comme dans celui du documentaire, ses films font s’entrechoquer temps mythiques et contemporanéité.
Sa démarche photographique se fait sans caméra, travaillant la matière photosensible comme un milieu vivace en tentant de capter les forces élémentaires et métamorphiques du vivant.

Pierre Bellot

Pierre Bellot (né en 1990) est diplômé de l’École nationale supérieure de l’Ecole des Beaux-arts de Paris avec les Félicitations du Jury en 2015. Son travail s’articule autour de questions centrales de mise en scène et de construction. Dans ses peintures, il organise ses sujets – issus de sources photographiques diverses ou d’archives personnelles – pour créer des fictions dont la composition obéit à des règles propres et vient créer un sens nouveau.

Abdelhak Benallou

Né en 1992 en Algérie, Abdelhak Bennallou a intégré l'école des Beaux-Arts de Paris en 2020 après 5 ans aux Beaux-Arts d’Alger et un diplôme d art obtenu à Dunkerque en 2019. Le travail d'Abdelhak en peinture se construit sur une pratique réaliste. En plus de sa qualité technique il cherche au travers de ses oeuvres, souvent présentées en séries, une narration picturale. Il développe une réflexion sur les comportements et les relations sociales. Son inspiration est tirée du quotidien.

Cecilia Bengolea

Cecilia Bengolea (née en 1979 à Buenos Aires) travaille sur une gamme de médiums comprenant la performance, la vidéo et la sculpture. Elle utilise la danse comme un outil et un moyen d’empathie radicale et d’échange émotionnel. Infusées des énergies symboliques que l’on trouve dans la nature et les relations humaines, ses compositions sont formées autour de l’idée du corps – à la fois individuel et collectif – en tant que médium. Elle développe un art large où elle voit la performance comme une sculpture animée, où elle est elle même à la fois objet et sujet de son travail.

Sami Benhadj Djilali

Sami Benhadj Djilali (né en 1977 à Alger) est diplômé de l’ECAL en 2003 et est titulaire d’un master en Arts visuels. Son travail s’articule autour d’une réflexion sur le squelette du tableau. Utilisés à des fins sculpturales, les matériaux de prédilection du peintre interagissent dans ses oeuvres avec des éléments hétéroclites. En les soumettant à des tensions diverses, il recherche un point de limite, au bord de la rupture. Il développe ainsi une pratique ambivalente, porté par le désir contradictoire d’orchestrer l’accident.

Nina Berclaz

Nina Berclaz (FR-CH) est une artiste chorégraphique/danseuse/marionnettiste. Elle s’appuie sur le territoire du corps pour appréhender des contextes et explorer l’invisible. Sa recherche pratique et conceptuelle s’intéresse aux notions d’appartenance, de mémoire, d’alienation, de transmission, d’érotisme, de jeu de dé/contamination, de féminisme queer et de présence à l’état « brut » pouvant accueillir l’absurde. Nina est diplômée d’un BA en danse contemporaine au conservatoire du TrinityLaban Londres (2013) et du master exerce en recherche chorégraphique de Montpellier ICI-CCN Occitanie (2019). Elle a fait de nombreuses collaborations avec des artistes plasticien.ienne.s, des compositeur.trice.s, des réalisateur.trice.s et s’implique dans l’élaboration de démarches artistiques collectives. En 2020, elle a été lauréate de la Cite Internationale des Arts de Paris. Depuis, elle a présenté son travail dans de nombreux festivals en Europe et à l’international (Grèce, Angleterre, Allemagne, Burkina Faso, Congo, Suisse etc.)

Amélie Bernard

Amélie Bernard (née en 1990 à Paris) est une artiste multidisciplinaire. Ayant vécu à Beyrouth pendant deux ans, sa pratique artistique explore l’espace contemporain abandonné comme vecteur intemporel de mémoire et d’héritage. Ses techniques plastiques varient en fonction du sujet traité. Les matériaux qu’elle utilise et la façon de les assembler s’inspirent des dispositifs de construction et de destruction de l’espace urbain lui permettant de jouer sur l’intemporalité de ce qu’elle présente.

Zoé Bernardi

Née en 2000 à Paris, Zoé Bernardi est plasticienne et réalisatrice. De 2019 à 2024, elle étudie aux Beaux-Arts de Paris au sein de l’atelier Clément Cogitore et Agnès Geoffroy, dont elle sort diplômée avec les félicitations du jury en juin 2024. En alternant images fixes et images en mouvement, Zoé Bernardi s’attelle à montrer la puissance de la singularité, et s’interroge sur la fabrique de la normalité et de la marginalité, en utilisant l’intimité comme lieu d’expérimentation. Elle a eu le plaisir d’exposer ses pièces et de projeter ses films au Palais de Tokyo, au Musée du Louvre, au Centre Culturel Jean Cocteau, à Photo Saint Germain, à la Fondation Ricard, à l’Hôtel La Louisine, à la galerie des Filles du Calvaire ou encore au KW Institute for Art. Elle a reçu la bourse Sisley 2025 et est coup de coeur du Jury du prix du BAL/ADAGP pour la jeune création. Elle aura sa première exposition personnelle à la galerie Kamel Mennour en juin 2026 et publiera.

Maëva Berthelot

Maëva Berthelot est une artiste chorégraphique et enseignante dont le mode de travail se déploie entre approches expérimentales, collaboratives et transdisciplinaires. Née en 1985 à Paris, d'origine guadeloupéenne et grecque, elle obtient son MA en danse contemporaine au Conservatoire National Supérieur de Paris en 2003. Cependant, c'est à l'étranger qu'elle poursuit son parcours artistique pendant 20 ans. Son retour en France lui apporte un regard critique sur la société et institutions françaises et les enjeux qui y persistent. De ce fait, elle appréhende l’espace chorégraphique comme une opportunité de créer des lieux de résistance, d'empathie et d'échange émotionnel. Puisant dans des pratiques somatiques et techniques d’improvisation, sa recherche est ancrée dans le mouvement et conçoit le corps comme réceptacle des échos de la mémoire individuelle et collective. En parallèle de son travail d’interprète (Ohad Naharin, Hofesh Shechter, Roberta Jean, Emanuel Gat, Damien Jalet, Sharon Eyal…), sa pratique explore les multiples strates du corps ainsi que les systèmes et structures invisibles auxquels il appartient et avec lesquels il interagit.

Maxime Berthou

Maxime Berthou (né en 1981 en Catalogne) est diplômé de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence, avant d’intégrer le postdiplôme du Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains à Tourcoing, puis de suivre une formation prédoctorale à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Sa pratique consiste à réaliser des essais cinématographiques à partir de l’expérience vécue lors de gestes performatifs. Son travail s’inscrit dans un contexte de recherche fondé sur la pratique superposant un cadre artistique à un cadre scientifique.

Raphaëlle Bertran

Raphaëlle Bertran (née en 1992 à Drancy) est diplômée d’un Master de Philosophie de l’art à Paris IV en 2015 et d’un DNSAP des Beaux-Arts de Paris en 2020. Raphaëlle Bertran Pinheiro déploie sa technique sur de grands formats. Le substrat de son univers pictural est riche : il passe aussi bien par la philosophie (Nietzsche, Schopenhauer, Maurice Blanchot, Heidegger…), la littérature (Georges Bataille, Fondane…) que l’histoire de l’art. Ses compositions apparaissent comme un condensé d’histoires humaines, un univers où absurde, terreur et force de vie se conjuguent comme un reflet très actuel du monde, une actualité restituée à partir de la matière du passé.

Mehdi Besnainou

Mehdi Besnainou Dounkas est un artiste français né et vivant à Paris. Il a étudié à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris (diplômé en 2018) et à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art (ENSAAMA). Le travail de Mehdi Besnainou questionne avec humour et sarcasme les rites, codes et tendances actuelles de sa génération et celles de ses contemporains. Il se projette souvent dans un future imaginaire et dystopique pour mieux réveler ses crises identitaires et sociales. Que ce soit dans ses pensées les plus introspectives ou dérisoires sur la condition humaine, ses troubles psychologiques et dilemmes face à sa place dans une société standardisée, son travail se caractérise par un jeu permanent entre language oral, écrit et dessiné, repertoire journalier compulsif d’analogie sur les mouvements du monde, à la manière d’un polymathe à l’ère du numérique.

Luca Beux-Prere

Luca Beux-Prere est le chanteur, auteur et compositeur de Voxish Creek, un projet musical radical et personnel. Le projet s’ancre dans une expression instinctive où la tension et le chaos jouent un rôle central. Voxish Creek affirme la musique comme une démarche artistique libre plutôt qu’un objet commercial avec un décalage assumé et revendiqué par sa maxime : Cheating With Knowledge.
Luca développe également des installations / performances visuelles et sonores en collaboration avec d’autres artistes.

Amélie Bigard

Amélie Bigard est une artiste travaillant principalement la peinture, la sculpture et l’installation. Elle réfléchit notamment sur les formes sociales de la souffrance, sur les névroses collectives et sur les images qui en résultent. Diplômée des Beaux-Arts de Paris-Cergy et de Marseille, elle a également suivi une formation de peintre d’icônes orthodoxes grecques à l’Église de la Dormition (Marseille). Amélie Bigard a exposé dans divers lieux tels que Paris, Milan, Nice, Lyon, Montréal et Londres. En 2023 elle fait partie des lauréat·e·s du prix ADIAF Émergence et des 4 finalistes au prix des Amis du Palais de Tokyo. Elle a présenté son troisième solo show en 2024 à la galerie PACT à Paris. En 2025 elle participe à la foire Art Brussels ainsi qu’à NADA à New York.