Les artistes

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Tobias Spichtig

Tobias Spichtig (né en 1982 à Lucerne) est un peintre, sculpteur et musicien occasionnel suisse. Il vit et travaille actuellement à Zurich et à Berlin. Ses peintures, sculptures et performances explorent les aspects mystiques du quotidien à travers des récits personnels et fictifs. Le travail de Spichtig oscille entre figuration et abstraction, où l'iconique, la décadence de la subculture et la nature jouent un rôle central. Ses expositions récentes incluent des expositions personnelles à la Kunsthalle Basel, « Everything No one ever wanted », Tao Art Space, Taipei, « It's beautiful when the spirits arrive », le Swiss Institute, New York, « Good OK Great Fantastic Perfect Grand Thank You » et le KW Institute for Contemporary Art, « Die Matratzen », Berlin ; ainsi qu'au Centre d'Art Contemporain – La Synagogue, Delme, « Love and Die », entre autres.

Siméon Starck

Siméon Starck (né à Strasbourg en 1990) est un designer autodidacte. Formé sur des chantiers internationaux aux côtés d’architectes et d’entreprises du patrimoine vivant, il y développe son goût de la forme, de la matière et du geste. En 2022, il fonde le studio de design elmire. Il dessine et réalise des pièces modulables aux lignes minimales et aux assemblages singuliers. Questionner les matériaux, détourner leurs usages et provoquer l’inattendu, il aime partir de la contrainte pour mieux se jouer des règles.

Eric Stephany

Eric Stephany (1970, France), basé entre Paris et Athènes, développe une pratique mêlant sculpture, installation, photographie et performance. À partir de lieux aux fonctions ambiguës, il prélève matériaux et images qu’il transforme en fragments, interrogeant la fragilité de nos abris et notre manière d’habiter le monde. À la croisée de l’architecture et de la psychologie, il propose une approche disruptive de la sculpture. Diplômé de l’École nationale supérieure d'architecture de Paris-La Villette et de l’École nationale supérieure d'art de Cergy, il a exposé en France et à l’international, notamment au Centre Georges Pompidou.

Pier Stockholm

Après des études d’architecture à Lima, Pier Stockholm obtient un Master en Arts Plastiques à l’Université de São Paulo (USP), où il vit cinq ans avant de s’installer à Paris pour suivre le programme du post-diplôme « La Seine » grâce à une bourse de l’École des Beaux-Arts de Paris (ENSBA). Il a notamment exposé, en solo ou en group show, au Paço das Artes à São Paulo, au Vleeshal à Middleburg, au Casino Luxembourg, à l’Espace Paul Ricard et à La Galerie des Galeries à Paris. Il a bénéficié de plusieurs résidences d’artistes, dont SOART à Carinthia en Autriche, la Cité des Arts à Paris, KNUA à Séoul et NID à Ahmedabad en Inde. Son livre “The Weight of References” a été publié par ONESTAR PRESS en 2014. Il participera en avril prochain à l’exposition collective Vertigo à la Villa Carmignac sur l’île de Porquerolles.

Ann Stouvenel

Ann Stouvenel est directrice artistique de lieux d’exposition et de résidences d’artistes-auteurs, commissaire d’exposition indépendante et rattachée à des institutions. Elle centre son énergie sur la création de temps de mobilité et d’expérimentation. Elle est par ailleurs cofondatrice et présidente d’Arts en résidence.

Laetitia Striffling

Laëtitia Striffling-Marcu a étudié la photographie et la vidéo à l'université Aalto d'Helsinki et à l'ENSAD-Paris. Son dernier projet photographique aborde la croyance et sa matérialité. Elle photographie des lieux et des objets de culte, établis comme des preuves matérielles d'un sentiment personnel et invisible. En choisissant l'ombre profonde ou l'éclat trop lumineux dans lesquels sont plongés les objets puis en rognant l’image, en l’agrandissant ou en laissant apparaître son grain et sa pixelisation, elle cherche à troubler le contour de l’objet et les lignes de perspective qui permettent sa compréhension. La lecture des photographies est ainsi laissée à ce que le spectateur croit y voir.

Studio K

Le studio K réunit 12 artistes autour de pratiques protéiformes engageant le corps. En parallèle de leurs pratiques de plasticien.ne.s, chorégraphes, danseur.euse.s, chanteur.euse.s, artisans, peintres, ces artistes se retrouvent autour de la performance et du spectacle vivant.
Artistes : Crème Soleil (Tilhenn Klapper), Alexandre Fandard, Anne Corté, Compagnie So Far (Cassandre Munoz), Diane Chery, Félix Touzalin, Lucas Bouan, Myriam Jarmache, Saija Alexandra Kangasniemi, Bianca Millan, Nina Traub, Anaïs Barras

Mathilde Supe

Mathilde Supe (née en 1989 à Paris) étudie l’histoire de l’art avant de travailler sur des plateaux de cinéma, puis entre à l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy. Elle s’engage ensuite dans la recherche à l’École des hautes études en sciences sociales, sous la tutelle de l’historien André Gunthert. Elle crée des récits à travers des films, des installations vidéo, des livres et des éditions, et questionne les phénomènes d’interprétation et de représentation en mêlant fiction et sociologie.

Loïs Szymczak

Loïs Szymczak est né en 1993 à Paris. Sportif de haut niveau en plongeon acrobatique, il entre aux Beaux-Arts de Paris en 2018 et revêt la double casquette artiste / plongeur. Il participe à la finale des Jeux Olympiques de Paris 2024 dans l’épreuve de plongeon synchronisé à la plateforme de dix mètres. Sa pratique artistique est à la lisière entre l’art et le sport. Ses productions nous parlent de son expérience singulière et questionnent la frontière entre ces deux mondes qu’il cherche à réunir.

Loïs regarde le geste du plongeon avec un œil nouveau et soulève les aspects symboliques, philosophiques ou encore spirituels qui le caractérise. A travers le prisme de sa discipline, il interroge notre rapport à la compétition, questionnant les notions de classement et de notation qui l’ont vu grandir et qui l’ont façonné.

Le vide, la chute et l’eau se retrouvent aussi bien dans les performances du plongeur que dans ses productions plastiques où il cherche à dépasser la fonction sportive, la sublimer, revenir au geste.

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Pol Taburet

L'œuvre de Pol Taburet est un mélange iconoclaste de références qui vont de ses origines caribéennes aux traditions et systèmes de croyance vaudous synchrétiques de la région, en passant par la culture contemporaine au sens large et par la peinture classique. Né en 1997, l'artiste a rapidement attiré l'attention avec son style de peinture idiosyncrasique, qu'il a développé en incorporant l'utilisation de l'aérographe à la peinture traditionnelle au pinceau avec des couleurs acryliques. Le résultat formel est une contraposition unique de textures et de finitions, de détails minutieux, de suggestions « impressionnistes » et de symbolisme.

Lou-Justin Tailhades

Lou-Justin Tailhades est curateur indépendant, critique d’art et poète. Ses recherches portent sur la dimension littéraire de l’art contemporain, de la titrologie des œuvres à la fiction dans l’exposition. Ses travaux prennent la poésie comme point de départ, ce qui l’a mené à s’intéresser plus spécifiquement à la possibilité théorique et pratique d’un commissariat d’exposition poétique. Il a notamment organisé des expositions à l’Institut national d’histoire de l’art, au Centre Wallonie-Bruxelles et à la Monnaie de Paris. Il a collaboré avec la coopérative curatoriale Radicants, a été curateur en résidence à la Villa Dufraine en 2023 et lauréat du prix Perspectives curatoriales de Carré sur Seine en 2024. Il est également membre du collectif Futile.

Vincent Tanguy

Vincent Tanguy (né en 1990 à Rennes) développe une pratique protéiforme dans laquelle le « déluge » numérique, les effets de la mondialisation et la symbiose entre la réalité physique et les interfaces virtuelles sont transformés par sa poésie et son humour singuliers. Il a créé notamment The Convenient Life (2019), une performance réalisée à Shanghaï en Chine, où, en poussant à l’extrême l’usage possible du smartphone et des plateformes numériques, il anticipe à sa manière la situation de confinement généralisé qui fut la nôtre.

Anna Tardivel

Curatrice indépendante, Anna Tardivel mène des missions de commissariat d’exposition et d’accompagnement d’artistes. Elle explore les liens entre création contemporaine et enjeux sociétaux, les nouvelles écritures et les pratiques collaboratives. En 2023, elle co-écrit la programmation du Ball Theater, projet représentant la France à la Biennale d’architecture de Venise. Jusqu’en 2025, elle est responsable de programmation à la Gaîté Lyrique. En juin 2026, elle y prépare l’exposition Le chant des mondes dans le cadre du festival Anticipation.

Abi Tariq

Abi Tariq (né en 1990 à Karachi, Pakistan) a obtenu un Master de Beaux Arts au Transart Institute (Berlin/NY) et une licence de Beaux-Arts à Paris College of Art. Sa pratique vise à exposer de manière critique ou à subtilement déplacer les structures hiérarchiques à travers le prisme de “performance art” et en utilisant sa méthodologie “absurde-mystique”. Inspiré par les enchevêtrements complexes entre la langue, la culture et le pouvoir, il questionne la culture comportementale.

Sacha Teboul

Sacha Teboul est né en 1995 à Paris. Il est diplômé des Beaux-Arts de Paris (2020, Atelier Burki) et de la Fémis, (2023, réalisation). Ses films ont été sélectionnés et primés dans de nombreux festival (IndieLisboa, Busan ou Brive), et son travail plastique présenté dans des expositions personnelles (Galerie du Crous, Bateau-Lavoir) et collectives (FRAC Normandie, Serpentine Gallery). Il développe actuellement son premier long métrage, Parmi les Ruines, lauréat de l’aide à l’écriture du CNC. Il fait partie des artistes sélectionnés pour le prochain Salon de Montrouge.

Lise Terdjman

Lise Terdjman est une artiste chercheuse pluridisciplinaire qui crée des formes en dialogue avec des archives, produit des fictions en convoquant de façon transversale l’histoire de l’art, les sciences sociales, le vivant. Elle pratique le dessin dans une porosité avec d’autres disciplines et l’utilise comme un outil critique. Son travail interroge l’hybridation culturelle et sociale. Elle observe comment des problématiques écologiques étaient déjà présente pour les artistes de la Renaissance.
Elle a réalisé un double cursus aux Beaux-arts et aux Arts Décoratifs de Paris.
Elle participe à des expositions et résidences en France et à l’étranger dans des institutions telles que Zone Sensible, Saint-Denis, 2024 ; Les Laboratoires d’Aubervilliers, 2021 ; Galerie Specta, Copenhague, 2021 ; YIA Art Fair, Paris, 2016 ; Musée du Louvre, Paris, 2005.

Maxime Testu

Maxime Testu (né en 1990 à Rouen) a étudié à l’ENSBA de Lyon, à la HEAD de Genève et à l’ESAD de Reims. D’abord dessinateur, il travaille aussi la sculpture, souvent en métal ou en fonte d’aluminium. Il aime utiliser d’anciennes techniques de gravure comme l’eau-forte qu’il réactualise et s’investit dans un travail de mise en couleur de ses œuvres graphiques.

Marilou Thiébault

Marilou Thiébault (née en 1992 à Vanves) est historienne de l’art, diplômée de l’École du Louvre en 2016, partage ses activités entre la recherche, l’écriture et le commissariat d’exposition. Elle a collaboré à de nombreuses expositions et se consacre aujourd’hui à une recherche au long cours sur l’artiste Guy de Cointet, dans
une perspective biographique. Un premier travail sur ses performances a abouti à la publication de Guy de Cointet. Théâtre complet (avec François Piron et Hugues Decointet, Paraguay Press, 2017).

Philipp Timischl

Venant de la campagne rurale d’Autriche, Philipp Timischl (né en 1989 à Graz) est un artiste basé à Paris. Son travail examine les hiérarchies de classe, de goût et de pouvoir (en particulier au sein du monde de l’art) à travers un mélange d’humour, d’ironie et de conscience de soi. À l’aide de panneaux vidéo LED, de toiles en techniques mixtes, de texte et de matériaux trouvés, il crée des œuvres qui culminent souvent en installations in situ, réfléchissant à la mobilité sociale, à l’exclusion et aux règles non dites qui dictent l’accès à la culture.

Melchior de Tinguy

Melchior de Tinguy (né en 1986 à Bahreïn) est titulaire du master of fine arts de l’International Center of Photography-Bard à New York. Dans son travail, il explore les sentiments éphémères de mélancolie, de nostalgie et de déracinement. Ses sculptures anthropomorphiques et intimes mettent l’accent sur l’urbanisation et les importants changements sociaux, culturels et psychologiques qu’elle implique. Au travers de personnages aux qualités architecturales et grotesques, il crée une atmosphère surréaliste qui fait souvent référence aux univers absurdes de Samuel Beckett.

Pablo Tomek

Peintre-sculpteur, peintre-photographe, Pablo Tomek est aussi peintre-peintre. C’est ce qu’il nous rappelle en prolongeant sa série de tableaux réalisés à l’éponge, qui empruntent leurs sujets et leurs techniques aux pratiques ouvrières, du blanc de Meudon étalé sur les vitres des chantiers, à la pratique de l’effacement des graffitis dans l’espace public, au karcher. Présentés « au coude à coude, comme une frise », Tomek rappelle son attachement pour ces écritures accidentées. Autant de signes amateurs et anonymes de la rue, dont Brassaï disait : « Graver son nom, son amour, une date, sur le mur d’un édifice, ce « vandalisme » ne s’expliquerait pas par le seul besoin de destruction. J’y vois plutôt l’instinct de survie de tous ceux qui ne peuvent dresser pyramides et cathédrales pour laisser leur nom à la postérité ».

Rebecca Topakian

Rebecca Topakian (née en 1989 à Saint-Mandé) est diplômée de l'École de la photographie d'Arles et a suivi une formation en philosophie et en géographie. Elle interroge les notions d'identité dans son travail. En explorant les entre-deux, les mythologies et les fictions de l'identité, elle tente constamment de mettre en lumière le rôle crucial qu'elle joue à notre époque. Pour elle, l'identité s'articule dans la relation entre la poésie, l'intimité et la politique.

Pierre Tostain

Pierre Tostain est un photographe dont la pratique se concentre sur la nature morte. Il crée un univers visuel entre simplicité et recherche de la représentation du réel, fort d'un travail de set designer et d'une utilisation sensible de la lumière.

Maya Inès Touam

Maya Inès Touam (née en 1988 à Paris), artiste franco-algérienne, a toujours étiré son regard et sa curiosité des deux côtés de la Mer Méditerranée. Ses premiers questionnements concernaient l’ambivalence du pouvoir féminin dans le monde arabe, avec pour rigueur de ne pas se soustraire à à un néo-Orientalisme ou un post-colonialisme. De cette période cathartique a résulté un travail actuel plus ancré dans l’universalité et centré sur le carrefour géographique, politique et environnemental africain.