Les artistes

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Alexandre Samson

Alexandre Samson (né en 1995 à Pontoise) a étudié le design de mode à l’École Duperré à Paris avant d’intégrer le diplôme étudiant-entrepreneur au Conservatoire national des arts et métiers afin de développer son propre label. Il est le fondateur et le directeur artistique d’ASZPAK. Lauréat du prix Le carré pour l’homme organisé par la maison Hermès en partenariat avec l’École Duperré et distingué pour la qualité du dessin en 2017, il développe un lien privilégié avec le graphisme appliqué au vêtement.

Andy Santori

Andy Santori, aka Antoine Semoun, est un peintre autodidacte. Son langage plastique est caractérisé par une palette vibrante aux couleurs vives, des coups de brosse, des déversements de peinture à même la toile, des griffures résultant de gestes rapides et vigoureux. De la matière, pour que les tableaux soient « vivants » ; épaisseur, superpositions, surpeints fréquents, parfois intempestifs, font écho aux multiples strates des références de l’artiste. Des personnalités de légende peuplent son monde intérieur. Il démontre une conscience aiguë d’un fatalisme, qui se devine à travers sa fascination pour des artistes au destin tragique. La thématique obsessionnelle de la fuite inéluctable du temps est omniprésente. L’on ressent dans son œuvre l’urgence de l’artiste à créer, à délivrer son message et à aller au bout de son rêve artistique, malgré les épreuves. -Jennifer Flay

Edgar Sarin

Edgar Sarin (né en 1989 à Marseille) a été remarqué pour sa remise en question de l’espace d'exposition et sa recherche d'un geste primordial. Elles en font l'un des artistes les plus singuliers de sa génération. Ses deux médiums de prédilection, la peinture et la sculpture, tendent à s'unifier dans l'espace d'exposition pour devenir une « expérience architecturale ». En 2023, deux œuvres de l'artiste rejoignent les collections du Centre Pompidou, Musée National d’Art Moderne. En 2024, Edgar Sarin inaugure sa première commande publique permanente, un bronze monumental dans la ville du Havre. Il a reçu le prix de l'Académie des Beaux-Arts - Institut de France - Pierre Cardin pour la sculpture en 2024. Edgar Sarin est le fondateur de La Méditerannée, groupe de recherche sur la question de l'expositions.

Eden Sarna

Eden Sarna (né en 1988 à Jérusalem) est diplômé du département des Beaux-Arts de la Bezalel Academy of Art (Jérusalem) et du département des nouveaux genres du SFAI (San Francisco Art Institute). Par ses installations vidéo, il aborde les sujets de l’éthique, de la violence, de l’humour et de «l’œil observateur». Ses recherches et expérimentations s’axent autour de la relation entre subtilité et acuité des sentiments opprimés, tout en adoptant une approche légère.

Thibault Scemama de Gialluly

Thibault Scemama de Gialluly (né en 1987) écrit un contre-journal intime du monde «potemkin» dans laquelle nous serions plongés, embourbés au travers d’un dédale administratif de jeux à gratter, tampons de visa, cartes postales ou plans de table de négociation dont il accélère les discours «prophé-poli-tiques». Thibault produit des «brouillons officiels», ce sont des peintures-sérigraphies, dessins, collages qui ressortent caviardés, moirés, rayés... des photocopies ratées de nos «fictions diplomatiques» à la manière d’une photocopieuse défaillante dont il arrache les copies bloquées dans le tambour.

Ugo Schildge

Ugo Schildge (né en 1987 à Paris) est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Paris. Il a développé une réflexion sur l’articulation entre image et mouvement et s’est intéressé à la roue dentée, un symbole de la révolution industrielle, qui souligne la puissance de la mécanique. Le matériau est également un élément central de son travail : pour ses ensembles de couleur, l’artiste associe les pigments naturels, l’argile et le plâtre. Dans cette combinaison, l’interaction est toujours incertaine et surprenante.

Elea Jeanne Schmitter

Elea Jeanne est une artiste plasticienne vivant et travaillant à Paris. Après des études d'arts plastiques au Canada, elle intègre l'école Kourtrajmé et obtient son diplôme en section Arts et Images en 2020 sous la direction de Ladj Ly et de l'artiste JR. Son travail a été exposé au Palais de Tokyo lors de l'exposition "Jusqu'ici tout va bien" en 2020 organisée par Hugo Vitrani, Matthieu Kassovitz, Ladj Ly et JR. Elle est l'une des artistes invitées du Festival à Cadaques 2020 et l'une des lauréates du PhotoBrussels Festival 2020 au Hangar photo Art Center à Bruxelles. Elle a été invitée par le Parcours Saint Germain et le Château Lacoste à exposer son travail en 2021. Elle fait partie des 8 artistes participant au projet Saison-Croisée France-Portugal lancé par l'Institut Français avec la Underdogs Gallery. Elle est l'une des artistes de l'exposition "FAIRE-CORPS" organisée par Camille Bardin, lauréate du prix AICA, à la Galerie Paris-B. Elle est lauréate du Prix Mentor initié par la SCAM et Freelens. Sa première exposition personnelle a eu lieu en 2022 au CENTQUATRE Paris. Elle a fait partie de l'exposition Guerlain x Paris + par Art Basel "Les Militantes" en 2022. Elea Jeanne fait partie des finalistes de la bourse PhMuseum 2022 Women Photographers. Elle mènera sa première intervention publique en 2023 à l'initiative de l'institution du Grand Paris Express.

Richard Sears

Richard Sears est un pianiste, compositeur et producteur américain actuellement basé à Paris. Sa musique est influencée par son expérience aux côtés de musiciens de jazz tels que Tootie Heath, Billy Hart, Mark Turner et Muhal Richard Abrahms. Dans une critique de son précédent enregistrement, Disquiet, Le Figaro a déclaré : "sa jeune œuvre est déjà l'acte d'un musicien singulier." À l'été 2023, Richard sortira "Appear to Fade" (Figureight Records, Brooklyn), une collection de courtes compositions et improvisations pour piano solo produites avec des boucles de bande magnétique. Richard a présenté

Élodie Seguin

Élodie Seguin (née en 1984 à Paris) a étudié à la Villa Arson et aux Beaux-Arts de Paris. Sa pratique concerne la peinture, la sculpture, le dessin et l’installation. Parmi ses premiers statements, celui de considérer que tout ne peut pas être montré partout, puisque le lieu apparaît en même temps que la pièce qu’il présente. La question de la limite est posée, celle entre les pièces, mais aussi celle des frontières communes entre les médiums et leur possibilité de se prolonger les uns dans les autres.

Laura Sellies

Laura Sellies (née en 1989 à Grenoble) est diplômée des Beaux-Arts de Lyon et du Master de Création Littéraire de l’Université Paris 8. Elle définit sa pratique comme étant collaborative – pour elle, l’art est un processus collectif, que l’on réfléchit et met en œuvre à plusieurs. Installative – elle installe des sculptures, des personnes, des images, des sons dans l’espace et dans le temps. Dramaturgique – ces installations racontent des histoires sans les dire. Depuis 2010, elle forme un duo avec Amélie Giacomini.

Erwan Sene

Erwan Sene (né à Paris en 1991) est un artiste et musicien basé à Paris. Son travail s’appuie sur une œuvre sculpturale qui se déploie sur plusieurs niveaux. Se laissant aller sur la pente d’un imaginaire du quotidien comme d’histoires énigmatiques, sa pratique reconsidère sa propre façon de vivre et de digérer les objets qui l’entourent. Il crée des mises en scène avec une multitude de matériaux, entre rémanence baroque et surréalisme quotidien, et aborde les thèmes de la contamination, de l’idiopathie et de la sciencefiction.

Marie Serruya

Marie Serruya (née en 1991 à aux Lilas) est une artiste plasticienne qui représente la comédie humaine par le biais de différentes expressions artistiques. Elle commence une carrière professionnelle de comédienne dès l’âge de 17 ans. S’inspirant du théâtre, des masques et des visages, ses portraits modelés en matériaux divers constituent le fil directeur de son œuvre. Sa démarche est marquée par son besoin de mettre le public en action au travers de ses œuvres.

Ser Serpas

Ser Serpas (née en 1995 à Los Angeles) vit et travaille entre New York, Paris et Tbilissi. Elle a présenté des expositions individuelles à l'échelle internationale, notamment au Swiss Institute, New York, au LUMA Westbau, Zurich, au Ludlow 38, New York, et à Quinn Harrelson/Current Projects, Miami. Parmi les expositions collectives sélectionnées, citons SIREN (some poetics), Amant, New York ; The Puppet Show, Centre d'Art Contemporain Genève, ; Oxygen Biennial 2021 - Rites of Passage, Tbilisi ; Dora Budor : Autoreduction, Progetto, Lecce ; Ouverture, Collection Pinault, La Bourse de Commerce, Paris ; et Made in LA 2020, Hammer Museum, Los Angeles. Elle a publié les livres suivants : Guesthouse, Kona Books, Tbilissi (2021) ; Carman, basé sur l'opéra, König Books, Londres, Royaume-Uni (2018) ; Shade the King, Capricious, New York ; amores perros, Publishing House, New York (tous deux 2017). Serpas sortira By the Highway, un livre réalisé en collaboration avec Rafik Greiss avec un essai de Dora Budor, publié par Distanz, Berlin en 2023.

Marie Servas

Diplômée en 2017 (ESAD Reims), Marie Servas effectue des recherches autours d’environnements et d’objets créés par l’Homme et modifiés par la nature. Elle appelle une «poésie de la destruction» dans ses installations et sculptures, en utilisant des procédés mouvants comme la teinture, la cire ou l’oxydation.
En parallèle, elle développe un projet pédagogique : Camille et les autres... qui initie aux arts plastiques en se référant à des artistes femmes invisibilisées. Elle est aussi co-fondatrice de FLOP, un jeu d’échange entre artistes prétexte à exposition.

Hamid Shams

Hamid Shams est un artiste iranien basé à Paris et diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Travaillant à travers la performance, le film, la peinture et l’installation, sa pratique explore le rituel, l’idéologie et les politiques du corps, en revisitant des cérémonies iraniennes ancestrales à travers des perspectives contemporaines et queer, tout en abordant les violences de la vie actuelle et les systèmes de pouvoir.

Mahsan Shams

Mahsan Shams (née en 1995 à Téhéran) est une commissaire d’exposition indépendante, écrivaine et traductrice, dotée d’une formation en linguistique et en art contemporain. En tant que chercheuse en philosophie et en psychologie, ses investigations dans ces domaines ont eu une influence profonde sur sa pratique curatoriale, l’incitant à adopter une approche sociologique de l’art. Dans son travail, où la théorie rejoint la pratique, Mahsan crée des expositions qui explorent les liens intimes entre la société, la psychologie et l’individu, transformant ces perspectives en récits d’exposition stimulants. Elle est également la fondatrice de The Lync, une plateforme qui propose des interviews approfondies avec des artistes et des experts du secteur, renforçant ainsi son engagement à favoriser le dialogue au sein de la communauté artistique.

Elene Shatberashvili

Elene Shatberashvili est une artiste géorgienne installée à Paris, diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2019. Partageant sa vie entre Paris et Tbilissi, elle développe une peinture figurative expérimentale où se mêlent autoportraits, références à la Géorgie et passages vers l’abstraction géométrique. Son travail, présenté notamment chez Perrotin et au MO.CO. Montpellier Contemporain, explore les notions d’identité, de déplacement et de transformation. Nourrie par une réflexion sur l’imprévisibilité du geste pictural et la nécessité d’échapper aux clichés, son œuvre invite à une expérience sensible du changement et de l’appartenance.

Assaf Shoshan

Photographe et vidéaste, Assaf Shoshan (né en 1973 à Jérusalem) interroge un monde dont les limites apparaissent et disparaissent à l’infini. Ses portraits et paysages révèlent une atmosphère énigmatique, nimbée de mystère. Entre la réalité et la fiction, son travail a un impact poétique, il explore une dimension humaine fondamentale : la quête d’identité, le sentiment d’exil et d’appartenance.

Chloé Silbano

Chloé Silbano (née en 1986 à Grasse) réalise des objets pour des utilisations particulières. Ils sont mis en action, ou mis en scène ils offrent une pose pour la peinture. Elle est diplômée des Beaux-Arts de Paris et a participé à l’exposition des félicités au 104. Elle est lauréate du Prix Yishu8 et aujourd'hui artiste invitée par le CNES. Elle a exposé chez Gr_und (Berlin), la Fondation Fernet-Branca (Basel), Marlands (Sicile), La Box (La Réunion), l’Approche (Bruxelles), Musée de la Chasse, Pavillon Vendôme...

Alexandre Silberstein

Alexandre Silberstein (né en 1989 à Paris) crée des performances où se mêlent sculpture, musique et narration. Ses travaux réalisés en papier recyclé représentant des formes modulables, nomades et compactes interrogent notre rapport à l’espace. Il monte des pièces de théâtre en pleine nature. Pour certains projets, il s’amuse à créer des jeux de piste, donnant aux spectateurs un rôle d’acteur.

Masha Silchenko

En fin de cursus à l’atelier de Dominique Figarella des Beaux-Arts de Paris, Masha Silchenko a précédemment étudié au Collège d’art d’Odessa (Ukraine) et à Geidai – université des arts de Tokyo, où elle a appris les techniques traditionnelles de la céramique. Son travail croise et met en regard le dessin, la sculpture et la peinture sur toile. Les mythes, les croyances, les rêves et les cauchemars y sont apprivoisés par une interprétation sensible et narrative.

Iuliia Skromnaya

Iuliia Skromnaya, née en 1996 en Russie, formée à Institute of Contemporary Art BAZA, Moscou (Russie) / 2021 — 2022, est une artiste pluridisciplinaire. Dans sa pratique, elle travaille souvent à partir de procédés artisanaux et explore les arts visuels et l’artisanat à travers le prisme du folklore contemporain d’internet. Dans ses œuvres, elle aborde des thématiques telles que le quotidien, la culture numérique, la nostalgie et la féminité.

Mathilde Soares-Pereira

Mathilde Soares-Pereira est une artiste, réalisatrice franco-portugaise.
Elle est diplômée des Beaux-Arts de Paris et du Conservatoire d'art dramatique des Halles.
Mathilde créée des passerelles entre l’art et la vie. À travers son travail, elle détourne des sujets controversés en les rendant drôles et décalés, apportant une légèreté à travers une esthétique pop et onirique. Son travail s’inscrit dans une réflexion sociologique, elle s’interroge sur les rapports hommes-femmes et les dynamiques de pouvoir qui en découlent. Elle joue avec les clichés de genre, dans une volonté de déconstruire les normes de notre société patriarcale.
Elle a été récompensée par plusieurs prix, dont le Prix Thaddaeus Ropac et le Prix Canson. Mathilde a présenté son travail à l’international, de la Galerie du Jour d’Agnès b., au Festival de film Indépendant de New-York, à la Spiral Gallery de Tokyo.

Isadora Soares Belletti

Isadora Soares Belletti (née à Belo Horizonte en 1995) vit et travaille à Paris. Elle a étudié le cinéma et la communication sociale à la FAAP, à São Paulo, avant de s’installer à Paris, où elle a poursuivi ses études aux Beaux-Arts de Paris, obtenant son diplôme (DNSAP) avec les félicitations du jury en 2024. Isadora explore le film, l’installation et le texte, tissant des liens entre intime et politique, notamment autour du déplacement sous ses formes migratoires et émotionnelles. Concevant le film aussi comme un médium sculptural, elle le pense au-delà de l’écran, en dialogue avec l’espace. Cette recherche s’étend à une exploration de la matérialité elle-même des éléments sensibles à la lumière et réactifs au temps qui ne sont pas seulement des outils de projection, mais aussi des porteurs poétiques de mémoire, de perte et de transformation.