Les artistes
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Matisse Mesnil
Matisse Mesnil (Né en 1989 en Italie, Castiglion Fiorentino) vit et travaille à Paris. Il s’empare du métal pour rejouer la figuration, dans ses genres les plus usités, comme le paysage ou la nature morte. Au monde bruyant de l’industrie, il adosse ainsi l’éthique et l’esthétique de la contemplation silencieuse qui traverse l’histoire du paysage. Une violence sourde sous-tend ses pièces, qui pourtant appellent à une forme de religiosité que l’on doit aussi lire dans l’exigence scénographique et architecturale dont témoigne son travail.
Léa Mestres
Dans le travail de Léa Mestres (née en 1992 à Paris), le dessin au trait donne à l’imagination un champ des possibles illimité. C’est un moment libérateur : l’objet évolue tout au long du processus de fabrication. Une ligne abstraite produit une image générale, et son interprétation est propre à chacun. C’est cette forme bidimensionnelle qui devra se matérialiser et devenir un objet instinctif et personnel. Pendant ce processus de modelage, la texture, la finition ou la couleur apparaissent. À ce moment là,
le dessin et le volume se séparent pour donner vie à des sculptures fonctionnelles.
Margaux Meyer
Margaux Meyer (née en 1998 à Suresnes) est diplômée des Beaux-arts de Paris en 2022, de l’atelier de Tim Eitel. Sa pratique discute de la nature même du langage pictural par une impression matérialiste et fluctuante. Sa réflexion se façonne à partir de réactions psychologiques et de sensations plaçant le corps au centre de son travail de représentation. Sa pratique s’articule autour d’éléments gestuels et sensibles ; il en résulte une tension organique très forte.
Esther Michaud
Esther Michaud explore les principes de mutation et de métamorphose, elle s’intéresse au processus formatif d’entités organiques et réinvente le langage du végétal. Ses manipulations donnent ainsi naissance à des êtres hybrides qui interrogent les limites de l’émancipation biologique de la nature et questionnent son devenir face à l’impact des interventions humaines. Elle est diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 2018.
Juliette Minchin
Née en 1992, Juliette Minchin est artiste plasticienne et vit à Paris où elle se consacre à la sculpture, à l’installation, à la vidéo et au dessin. Diplômée en scénographie de l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs et de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Juliette Minchin a de nombreuses expositions en France et à l’étranger comme la Biennale BIS (Saint-Paul de Vence), Sans Relâche (Monnaie de Paris), la Biennale HOOP (Oosterhout aux Pays-Bas), Melting Chamber (Selfridges à Londres).
Sabine Mirlesse
Sabine Mirlesse (née en 1986 aux Etats-Unis) est diplômée d’un Master en Fine Arts de la New School à New York et d’un Bachelor à la McGill University. Sa recherche est centrée sur la visibilité des seuils et l’intériorité du paysage, avec un intérêt particulier pour la façon dont les sites géologiques sont devinés, interprétés et racontés. L’approche multidisciplinaire de Mirlesse relie la photographie et la géologie en tant que gardiennes du temps, et se manifeste à travers une accumulation de couches et de strates.
Saeideh Mirshekar
Saeideh Mirshekar, née en 1984, diplômée en design de tapis, a développé sa pratique entre peinture et tapis. Après plus d’une décennie à Téhéran, où elle a participé à plusieurs expositions collectives, elle s’installe à Paris en 2023. Ses œuvres expriment la beauté fragile du monde et un équilibre entre émotion et esthétique. Aujourd’hui, elle explore de nouvelles perspectives à l’atelier POUSH.
Adrien Missika
Adrien Missika (né en 1981 à Paris) explore avec humour les paradoxes du naturel et du culturel. S’appuyant sur l’épistémologie comme base de recherche, son approche conceptuelle dérive vers des récits poétiques et hypothétiques. À travers une diversité de médiums, vidéo, photographie, sculpture, installation et action, son travail puise dans un large éventail de sciences naturelles et environnementales. En dépassant la logique du capitalisme, sa pratique artistique ouvre un espace pour des mondes possibles.
Adrien Missika est artiste et commissaire amateur. Il a étudié l’art à l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL), après des études de droit à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a été cofondateur de la Galerie 1M3 à Lausanne (2006–2014), fondateur et directeur artistique de Belo Campo à Lisbonne (2017–présent) et fondateur de la galerie MOTUS (2022–présent).
Juliette Mock
Juliette Mock (née en 1992) produit des œuvres qui puisent dans une vie matérielle personnelle et souvent plate tout en évacuant la subjectivité de son auteur. Elle appartient à une génération qui a intégré les mécanismes des productions artistiques se basant sur le quotidien et le récit, fictionnel ou autofictionnel. Elle laisse la forme et le motif créer la possibilité d’une narration et ne craint pas de produire des œuvres qui suscitent une émotion légèrement obsolète. Les objets et images produits présentent une tension entre la grâce et le quelconque, entre le beau et l’avachi.
Desire Moheb Zandi
Desire Moheb-Zandi (née en 1990 à Berlin) intègre son identité culturelle dans de grandes tapisseries sculpturales. Puisant dans ses souvenirs d’enfance en Turquie, où elle passait des heures à regarder sa mère tisser sur son métier. Elle mêle les techniques traditionnelles à des motifs et médiums modernes. En plus d’inclure différents matériaux dans son travail, elle fait du métier à tisser une sorte d’ordinateur analogique, où le code est son motif, et où sa manipulation crée des résonances optiques.
Yosra Mojtahedi
Yosra Mojtahedi, née à Téhéran, est diplômée du Fresnoy – Studio national des arts contemporains. Elle explore les frontières entre le vivant et le non-vivant à travers des
sculptures qu’elle conçoit comme des « machines-humains » hybrides, parfois interactives, mêlant soft robotics, technologies émergentes et matières organiques. Issue d’un contexte où le corps est un sujet tabou, son travail développe un langage sensuel et sensoriel - tactile, olfactif, parfois érotique - brouillant les limites entre machine et chair, humain et non-humain, réel et irréel. Ses œuvres, traversées par une sensualité politique, réinventent des récits autour du féminin, de la technologie et de la spiritualité. "
Sybil Montet
Sybil Montet est une artiste et animatrice 3D française. Son travail explore les potentiels ésotériques des technologies émergentes, et leur instrumentalisation au sein des systèmes de pouvoir, tout en investiguant les synchronicités entre computation et organicité. L’artiste développe un écosystème fictionnel et critique via l’image de synthèse, la sculpture et le design d’objet, et aborde également les applications expérimentales de l’I.A. Son travail fut présenté au sein de diverses publications telles que Cura Magazine, Flash Art Italia, Studio Magazine ou encore Numéro Berlin.
Gabriel Moraes Aquino
Né et grandi à Rio de Janeiro (1994), Gabriel Moraes Aquino vit en France depuis 2017. Sa pratique se construit à travers le déplacement, la rencontre et l’attention portée à la formation des imaginaires, notamment ceux liés à l’exotique, à leurs héritages et à leurs déplacements contemporains. Sculpture, installation, photographie, textile, film et performance lui permettent de composer des récits sensibles entre corps, paysages et mémoires collectives. Diplômé des Beaux-arts de Paris 2020 et Lauréat de la Bourse FoRTE 2022, il a collaboré avec la Bourse de Commerce – Collection Pinault, l’Institut National des Jeunes Aveugles, le A4 Art Museum (Chengdu), les Ateliers Médicis, la Fondation Fiminco, la Fondation MRO (Arles) et le Musée Paul Éluard, entre autres.
Raphaël Moreira Gonçalves
Raphaël Moreira Gonçalves (né en 1988 à Lyon), originaire du Cap-Vert et d'Italie, est diplômé du Fresnoy et des Beaux-Arts de Lyon. Son travail est inspiré par une quête de communication avec d'autres univers. Par le biais de sculptures, de films et d'images en tout genre liées aux technologies contemporaines, son travail explore les liens entre le physique et le mental, tout en ajoutant des nuances narratives issues de ses expériences personnelles, de ses rêves et des mondes virtuels. Ses œuvres ont été exposées à l'international, notamment à la galerie Christophe Gaillard, à la galerie ClearView à Londres et dernièrement pour le Refraction Festival à la Miami Art Week 2022.
Winnie Mo Rielly
Winnie Mo Rielly (née à Londres, UK) basée à Paris, France.
L’intimité suggérée dans la pratique de Winnie Mo Rielly est à la source de son travail multidisciplinaire. Ses œuvres entremêlent une cartographie des mouvements corporels documentés et diverses perceptions de l'espace.
Winnie présentera sa première exposition personnelle institutionnelle à la MEP à Paris Juin 2026. Récemment lauréate du prix d’art contemporain de la Région IDF - FoRTE et de la bourse Adagp Connexion France. Son travail sera prochainement exposé à la galerie Hussenot, Alkinois (Athènes) et sissi Club (Marseille). Ces dernières expositions comptent le Frac - Les Réserves, Essais, Chateau La Coste, Magasins Généraux, Théatre Nationale de Chaillot, Galerie Sans-Titre, Galerie Balice Hertling, Les Rencontres d’Arles, La Fondation Fiminco, Camden Art Center (UK). Ses œuvres figurent dans les collections du FRAC Ile-de-France, La Maison Dior, La Société Générale, La Maison Chaumet.
Lauren Moullet
Fascinée par les propriétés physiques de ses matériaux de prédilection comme le tissu et la terre, Lauren Moullet (Née à Paris en 1991) expérimente avec la matière. C’est à travers une recherche
empirique faite de séries d’essais que les objets se révèlent. Ils génèrent des textures séduisantes au toucher qui invitent à la manipulation et troublent notre perception de l’état de la matière. Lauren crée des objets immersifs qui plongent l’usager dans une expérience sensible.
Lucien Murat
Lucien Murat (né en 1986 à Ploemeur) a étudié à la Central Saint Martins à Londres. À travers ses collages déstructurés, mêlant bâches découpées et patches en relief, il nous invite à suivre les aventures d’un personnage, Megathesis, héros de la mythologie qu’il a imaginée. Ce récit épique, parfois violent, permet d’explorer et de décoder le monde post-Internet dans lequel nous vivons.
Cassandre Muñoz
Cassandre Muñoz est une artiste du mouvement. Sa pratique explore l'espace vibratoire ouvert par la polysémie d'un état, d'un geste, d'une intention. D.A. et chorégraphe de la compagnie So Far, ses recherches traversent des agirs multiples : danser, naviguer, souffler, dévisager, épuiser, perdre. Elle collabore actuellement avec les artistes Emmanuel Eggermont (All over Nymphéas), Volmir Cordeiro (Abri), Youness Aboulakoul (Ayta), Lisa Boostani (Passages), Annabelle Playe (Magna) et NSDOS (PP).
Julian Myron
Julian Myron (né en 1990 à Paris) est diplômé de l’École supérieure d’art et de design de Reims. Son travail s’articule autour de l’utilisation de l’image en tant qu’outil à la fois plastique et graphique. Par le biais d’un processus de sélection, d’appropriation et de réappropriation d’images de masse collectées sur Internet, et divers médias, ses travaux cherchent à mettre en relation différents thèmes comme l’effort, le manque, l’obsession et la réussite, tantôt au travers de la peinture, du dessin, de la sculpture et de l’édition.
Benoit Ménard
Benoit Ménard est diplômé des Beaux-Arts de Bordeaux. Sa pratique prend la forme principale d’installations où se mêlent sculpture, imagerie 3D, peinture, vidéo, programmation électronique et son. Pour la plupart in situ, ses oeuvres interrogent différentes temporalités intrinsèques à la dématérialisation de l’objet, au sein d’espaces d’exposition investis de manière immersive et totale. Ces territoires organiques agissent comme des espaces temps où cohabitent science-fiction, stratégies marketing et rituels new age.
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Marie-Luce Nadal
Marie-Luce Nadal (née en 1984 en France) est une artiste visuelle et chercheuse transdisciplinaire, écoféministe et queer. Son travail se situe à l’intersection de l’art, de la science et du climat. Nourrie par une réflexion et une volonté de sensibiliser à la justice sociale et climatique, elle crée des sculptures, des performances et des films. Ses oeuvres invitent le public à réfléchir à son rôle et à ses actions sur terre, ainsi qu’à la manière dont ceux-ci modifient et influencent son environnement.
NanoVille
Nano Ville est une société de production et de réalisation audiovisuelle fondée par deux frères, Thomas Causse (producteur) et Elliott Causse (artiste vidéaste). Nano Ville propose une approche expérimentale de la vidéo en mélangeant plusieurs univers et cœurs de métiers, allant du clip aux jeux vidéo, au monde numérique et à l’art urbain. Nano Ville opère en équipe réduite pour réintégrer ses processus de création afin de former des équipes adaptées à chaque projet.
Sarah Nasla
Sarah Nasla est une commissaire d’exposition indépendante. Après une expérience comme cofondatrice du collectif curatorial 1:61, elle forme un duo de commissariat avec Margot Rouas. Ses projets curatoriaux sont à la fois centrés sur la photographie et ouverts à d’autres champs d’expérimentation liés à divers médiums artistiques. Elle envisage sa pratique comme un échange hybride avec les artistes et lieux culturels, avec un attrait particulier pour les publics.
Aapo Nikkanen
Aapo Nikkanen (né en 1982 à Kirkkonummi, en Finlande) a étudié l’art à l’université des Sciences appliquées de Tampere, à la Haute école d’art et de design de Genève et au Sandberg Instituut à Amsterdam. Les travaux de cet artiste, réalisateur et commissaire d’exposition portent sur la crise écologique, la psychologie et l’intimité. Il est l’un des cofondateurs du collectif multidisciplinaire The Community, basé à Paris, au sein duquel il a travaillé en tant que directeur d’art et d’installation de 2016 à 2020.