Les artistes
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Louis Lanne
Louis Lanne est diplômé des Beaux-Arts de Paris. Inspiré par la bande dessinée, Louis utilise le tableau blanc magnétique comme support pour ses créations. Il superpose peinture, résine, feutre et goudron pour former des microcosmes saturés de couleurs et de détails. Ses compositions, denses et foisonnantes, évoquent des histoires en filigrane, mêlant réalités adulte et enfantine avec un vocabulaire visuel identifiable et ludique.
Ludivine Large-Bessette
Travaillant à l’intersection de la vidéo, de la photographie et de la danse contemporaine, Ludivine Large-Bessette utilise le corps comme objet et motif pour capturer nos désirs de pouvoir et nos limites (artificielles, physiques et normatives). Les images historiques et populaires, dont elle s’inspire souvent, soutiennent la construction d’allégories contemporaines qui bousculent la position du public et notre rapport au progrès et aux stratégies de pouvoir.
Antoine Larrera
Antoine Larrera (né en 1992 à Paris) projette sur la toile des (dé)constructions du réel pris sur le vif. Ses ensembles sont composés de figurations ou de photographies distordues numériquement, rendues abstraites par des manipulations sur des logiciels informatiques. Son processus de création ressemble à ces miroirs déformants qui transforment un corps connu en étrange. L’oeil pourrait déceler dans ses peintures des objets familiers, des espaces reconnus où il place des corps issus d’une
autre dimension.
Amalia Laurent
L’obsession d’Amalia Laurent (née en 1992 en France d’une mère javanaise et d’un père languedocien) pour les réalités alternatives a donné naissance à un corpus d’œuvres - installations, performances, sculptures, teintures - qui rend tangibles les frontières entre monde réel et mondes parallèles. En 2023, elle obtient un second Master à l’EHESS – Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et poursuit dans le même établissement sa thèse. Elle est lauréate de la bourse Mondes Nouveaux en 2023 et est actuellement pensionnaire à la Villa Médicis (2024/2025).
Vincent Laval
Le travail de Vincent Laval (né en 1991 à Gouvieux) est avant tout celui d’un artiste-marcheur. Si celui-ci se matérialise physiquement par des sculptures et des photographies, l’essence en est tirée de l’observation attentive du sauvage à travers des marches dans la nature. Principalement au cœur de la forêt, car celle-ci regroupe une immense variété d’éléments vivants et non-vivants, il est en quête de marqueurs d’équilibre ou, au contraire, de déséquilibre de ces éléments.
Victoria Le Boloc'h-Salama
Victoria Le Boloc’h-Salama est critique d’art indépendante, programmatrice culturelle et réalisatrice et productrice de podcasts. Historienne de l’art de formation et membre de l’AICA, elle accompagne des artistes dans le développement de projets artistiques. Membre fondateur du collectif Jeunes critiques d’art et cofondatrice du Bruit de l’art, elle écrit régulièrement pour des médias, galeries, institutions. Elle assure également la programmation et la modération de talks et intervient parfois en tant membre de jurys dans le réseau de l’art contemporain en France.
Théo Leclercq et Camille Viallet
Théo Leclercq et Camille Viallet sont deux designers français. Leur pratique explore différents systèmes de production, travaillant à la fois avec l’industrie, mais aussi à une échelle plus locale. Ils dessinent des objets, mobiliers et espaces avec une curiosité pour la pluralité des contextes. Leur intérêt s’étend du plus petit objet domestique jusqu’à des projets à l’échelle de la ville. En 2018, leur projet de recherche « La Cité » a été récompensé par le Prix du public lors de la Design Parade 13 à la villa Noailles. Formés à l’Esad de Reims, ils travaillent après l’obtention de leur diplôme en 2016 avec des studios de design reconnus: Théo avec Robert Stadler, Camille avec Inga Sempé.
Anna Le Corno
Après une première vie dans l’architecture, Anna Le Corno (née en 1987 à Vanves) se forme à l’ébénisterie à l’Ecole Boulle. Faisant dialoguer le numérique avec la tradition et questionnant l’abstraction, le faire et le temps, ses recherches graphiques et colorimétriques s’expriment au travers de fresques marquetées et pièces uniques de mobilier en un langage animal et poétique.
Tommy Lecot
Tommy Lecot est né à Paris en 1992.
C'est en piochant dans des entités existantes qu'il assemble divers matériaux afin de s'approcher d'une concordance formelle, d'une évidence.
Ses références multiples à l’histoire de l’art traduisent une volonté de comprendre le passé afin de le mettre en tension avec son environnement présent.
À travers différentes approches plastiques, sa démarche laisse apparaître ses doutes non moins par humilité que par envie de se dévoiler au regardeur.
Anais Lelièvre
Anaïs Lelièvre (1982) est diplômée d’un DNSEP et d’un doctorat. A partir d’expériences de territoires, ses dessins restituent des dynamiques transversales et s'étendent de la céramique à l’installation monumentale. Selon une approche contextuelle, son travail se développe en résidences en France et à l’étranger (Islande, Brésil, Suisse, Canada, Portugal, Arabie-Saoudite...). Ses œuvres intègrent les collections du FRAC Picardie, du Musée MASC des Sables d'Olonne, du Musée Jenisch en Suisse.
Thomas Lelouch
Thomas Lelouch est artiste et designer diplômé des Arts Décoratifs de Paris en 2015 en cinéma d'animation. Sa pratique du stop motion volume l'oriente peu à peu vers la sculpture et le design d'espace. Formé à différents artisanats d'art, notamment le travail du plâtre (staff) et du bronze, il co-fonde par la suite le studio de création Atelier Craft, en 2015. En 2023, il reprend sa pratique de sculpteur s’inscrivant dans une démarche de “collectible design”, à la frontière entre art et design. Il collabore dès lors avec l'artiste Clémence Mars, avec laquelle il crée la collection de mobilier sculptural White Noise, exposée lors de Maison & Objet In the City 2025 et des éditions de Paris Design Week 2024 et 2025.
Anouck Lemarquis
Anouck Lemarquis (née en 1982 à Nîmes) est diplômée d’architecture (ENSAG / McGill University / Montréal) et titulaire d’un Post Master Recherche en Philosophie et Architecture (ENSAPLV). Elle développe un travail entre pratique artistique et recherche théorique autour du statut de l’image comme expérience critique des territoires géographiques et fictifs.
Le Massi
Le Massi est un artiste visuel, musicien et acteur canadien, titulaire d’un Bachelor of Fine Arts, avec majeure en photographie, obtenu à l’université Concordia de Montréal en 2019. Il fait partie de deux duos d’artistes, CubeAndre et ejs.lm. Il est également l’un des membres fondateurs du groupe de musique montréalais Human Human. Ses photos combinent des éléments de poésie, de voyage et de spontanéité. Son travail met également en relation des thèmes associant le tourisme, l’identité sociale et
les sites culturels.
Anaïs Leroy
Anaïs Leroy (née en 1985 à Nantes) développe une pratique de performance à partir de la sculpture et tend à investir l’espace de la scène, flirtant avec les arts vivants. Elle crée des figures, souvent prises en pleine robinsonnade, qui trouvent dans les territoires sculptés par l’artiste, les moyens de leur survie morale et intellectuelle.
Mathilde Lestiboudois
Mathilde Lestiboudois, née en 1992, est diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (2017). Elle a également étudié à l’Universitäte der Kunste, à Berlin, en 2016 et a été résidente de la Casa Velasquez en 2021-2022. À travers le médium de la peinture, Mathilde Lestiboudois représente des espaces intérieurs vides. Entremêlant fragments architecturaux et formes géométriques, elle questionne l’espace et sa dimension temporelle.
Anne Le Troter
Anne Le Troter (1985) est une artiste basée à Paris mêlant installation sonore, performance, théâtre, littérature et poésie.
C’est après l’écriture de deux livres « L’encyclopédie de la matière » et « Claire, Anne, Laurence » qu’elle commence à travailler sur la place qu'occupe la parole au travail. Ainsi Anne Le Troter invite des groupes de personnes tels que les artistes ASMR et des enquêteurices téléphoniques à enregistrer avec elle (« L’appétence », pièce sonore, 2016 Prix du Salon de Montrouge et du Palais de Tokyo, « Les mitoyennes » La BF15, 2015, « Liste à puces » Palais de Tokyo, 2017 et « Les silences après une question » à l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne, 2017). Invitée par la fondation Pernod Ricard, la Biennale de Rennes, le centre d’art contemporain Le Grand Café à Saint Nazaire, le Nasher Sculpture Center à Dallas et le Centre Pompidou, l’artiste engage ensuite d'autres cycles d’écriture autour de la notion de biographie, de fiction et d’utopie autour de la question de nos modes de reproduction. En 2021 elle est lauréate de la bourse Bétonsalon et ADAGP (Les Volontaires, pigments-médicaments, Bétonsalon, centre d'art et de recherche, 2022), Mondes Nouveaux ainsi que de la villa Kujoyama.
Noémie Lettoli
Noémie Lettoli (née en 1993 en région parisienne) est diplômée des Beaux-Arts de Paris. Sa pratique artistique est axée sur les installations interactives et la scénographie. Le questionnement autour de l’espace et de ses limites est toujours présent dans son travail, qui fait appel à la mémoire et à l’imagination. Sa démarche est fondée sur l’expérimentation de la perception. Elle apporte dans ses installations une attention particulière à l’environnement présent et son harmonie, par le biais de formes légères et minimalistes.
Augustin Lignier
Augustin Lignier (né en 1995), diplômé de l’ECAL et des Beaux-Arts de Paris, explore la dimension performative de la photographie, de sa production à sa réception. À la croisée de l’expérimentation scientifique et de gestes absurdes, son travail interroge les mécanismes de production des images et l’impact du numérique sur nos modes de perception. Sa pratique se déploie entre performance, installation et photographie conceptuelle.
Renske Linders
Renske Linders (née en 1995 à La Haye, aux Pays-Bas) réside à Paris depuis 2022, après avoir obtenu son diplôme en Art & Culture à l’Erasmus University de Rotterdam en 2021. Avec ses peintures à l’huile, l’artiste saisit des moments intimes et épanouis, évoquant l’amour, la renaissance, l’exploration, tout en célébrant avec constance la forme féminine. À travers des compositions empreintes de douceur et de mystère, le travail de Renske transmet un message d’espoir et d’émancipation.
Thibaut Lipski
Thibaut Lipski (Né à Toulouse en 1989) est un designer d’objet qui interroge la typologie ordinaire des artefacts du quotidien. Des objets communs comme une poubelle ou un balai accèdent alors à de nouveaux horizons plastiques. Thibaut ajoute une dimension sculpturale aux objets muets de notre environnement et questionne le rapport entre la forme et la fonction.
Local Technique
Le collectif Local Technique, situé au sein de la communauté POUSH à Aubervilliers dans le bâtiment Sucre, est un lieu d’échange et d’expérimentation qui réunit des curateur·rices et travailleur·euses de l’art. À la croisée de pratiques telles que l’écriture, la critique, la recherche, la scénographie et le commissariat, ce lieu se conçoit comme un laboratoire textuel et une plateforme visuelle, motivée par la rencontre, l’échange et l’exploration.
Local Technique est d’abord un bureau où sont analysées les pratiques culturelles contemporaines mais le lieu opère également comme un project space où sont proposées des programmes spécifiques : projections, performances, expositions, lectures, discussions, recherches éditoriales, etc.
Membres : Alice Loumeau, Anna Tardivel, Anne-Laure Peressin, Clara Darrason, Lou-Justin Tailhades, Mahsan Shams, Margaux Knight, Raphaël Giannesini, Valentin Bansac, Victoria Le Boloc’h-Salama
Juan Ignacio Lopez
Né en 1990 à Buenos Aires Argentine, il a grandit en Bolivie puis déménage en France pour ces études, il obtiens son DNSEP avec félicitations du jury a l’ESAD de REIMS. Actuellement resident à Poush manifesto. Juan Ignacio Lopez arrive en France à l’age de 18 ans. Après un changement de panorama aussi radical, Ignacio tente par tous les moyens de recomposer son quotidien par la peinture. Traitant souvent de sujets liés au temps, à la mémoire et à la perception. Au delà de l’aspect attentionnelle de son esthétique, il suit un principe organique dans toutes ces étapes de création. De la préparation d’une matière parasite à sa prise sur le support. La démarche créative d’Ignacio s’articule entre son atelier, le jardin, les souvenirs, l’exploration d’espaces potentiels jusqu’à l’exposition. Il fait dialoguer lors de l’accrochage la piece avec son environnement lumineux, ce moment faisant partie intégrante du processus. À côté de la peinture, expérimente dans son atelier-laboratoire différents processus de fermentation.
Thibault Lucas
Thibault Lucas (né en 1984 à Suresnes) réalise, entre autres, des installations in situ dans des zones « inutiles » en bordure de Paris ou dans des lieux atypiques comme le beffroi de la Mairie du 1er arrondissement de Paris ou l'église Saint-Merry. Le motif de la pierre est central dans son travail, il lui permet de créer des paysages infinis ou des sculptures évoquant des monuments archaïques ou sacrés, faites de matériaux glanés en ville ou dans la nature.
Claire Luna
Historienne de l’art de formation et américaniste (Amérique du nord et Amériques latines), Claire Luna est commissaire d’exposition et critique d’art. Outre son intérêt pour les scènes artistiques non occidentales et les oublié.e.s de l’Histoire, elle cherche à repérer ce qu’elle pourrait identifier comme une tendance ou un sujet du contemporain, souvent à la croisée de différents champs d’étude et surtout au gré des rencontres. Elle travaille actuellement sur ce qu’elle appelle la théorie du bégaiement, le concept de l’espace entre et l’infiltration comme stratégie de lutte ou de résistance. Elle est à la recherche du réenchantement de notre temps par la poésie, le rêve, la croyance ou le sacré. Claire Luna est membre de l’AICA (Association Internationale des Critiques d’Art), de CEA (Association Française des Commissaires d’Exposition), du collectif Jeunes Critiques d’Art, du bureau des penseur.euses à POUSH et co-fondatrice du laboratoire de recherche l’Echo du vivant au CAC La traverse. Elle a enseigné la théorie de l’art à l’université Paris 8 et a intégré RADICANTS (2022), la coopérative de curateur.ices fondée par Nicolas Bourriaud.