Les artistes

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Julie Vacher

Julie Vacher (née en 1989 en France) est diplômée du Fresnoy - Studio des Arts Contemporains et de l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon. Elle met en scène les processus de transformation en jeu dans les rapports humains et non-humains, entre les vivants et leurs environnements à l’ère où se côtoient le physique et le virtuel. Le champ de ses expérimentations touche à l’imaginaire écologique, au fantasme sanitaire ou encore à la mythologie de l’univers du travail.

Albina Vakhitova

Albina Vakhitova (née en 1995 à Khabarovsk, Russie) est une artiste, performeuse, chorégraphe et directrice de mouvement basée à Paris. Diplômée en Histoire de l’Art de l’Institut d’Art Académique d’État de Moscou V.I. Surikova, elle a fondé sa compagnie de danse “SAAD” en 2020. Albina a participé à des événements prestigieux comme la 6e Biennale de Moscou et la 2e Triennale de l’Art Contemporain Russe, collaborant avec des institutions renommées telles que le MMOMA, le Garage Museum, le GES-2 et l’Institut Français. Elle a travaillé avec des artistes et chorégraphes de renom, dont Claudia Castellucci et Kirill Serebrennikov. L’approche artistique d’Albina se caractérise par un mélange unique de chorégraphie, d’improvisation intuitive et d’art vivant. Elle explore des thèmes de transformation performative et de bricolage culturel, s’inspirant d’éléments tels que la sculpture dynamique, la réflexion psychologique et l’innocence enfantine. Sa compagnie “SAAD” réunit plus de 30 artistes de divers horizons, mettant l’accent sur l’innovation et la collaboration artistique.

Pablo Valbuena

Pablo Valbuena élabore des projets et une recherche artistiques centrés sur l'espace, le temps et la
perception. Né en Espagne, il est actuellement basé à Toulouse.
Certains des éléments-clés de son travail sont le chevauchement entre le réel et le virtuel, la création
par l'observateur d'espaces mentaux, la dissolution des frontières entre la réalité et la perception, les
liens entre l’espace et le temps, l'expérience de l'observateur comme point central du travail et
l'utilisation de la lumière et du son comme matière première.
Ces idées se matérialisent dans des projets qui répondent directement aux qualités perceptives,
spatiales et contextuelles d'un espace ou d'un lieu donné.
Ses projets ont été présentés dans des musées publics et des institutions privées, des biennales et
des galeries sous la forme d'expositions, de projets spécifiques, d'interventions dans l'espace public
et de performances en Europe, en Asie et en Amérique. Pablo a également exploré ces questions
dans des contextes académiques avec des présentations et en tant que conférencier invité dans des
universités et des institutions culturelles.

Nils Vandevenne

Nils Vandevenne est un artiste peintre, diplômé de l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, il a obtenu son DNA à la Villa Arson. Dans son travail, plutôt que de peindre, Nils Vandevenne cherche à dé-peindre, il choisis de la retirer par un processus qui agit comme une révélation. Lorsqu’il altère la surface, toutes les stratifications de l’ancienne vie de l’objet émergent. Lauréat en 2020 d'un appel à projet lancé par le ministère de la Culture, il réalise avec Rayan Yasmineh une série de peintures murales pour ce même ministère. En 2022 il est nommé lauréat du prix Maurice Colin-Lefranc dans le cadre des prix de la Fondation de France aux Beaux Arts de Paris. En octobre il fut résident au Hangar Y à Meudon en collaboration avec Artagon et Art Explora. Il vit à Paris et travaille à POUSH à Aubervilliers.

Charlotte Van Kemmel

Formée aux Beaux-Arts de Caen, Charlotte van Kemmel est avant tout reconnue pour ses dessins, bien qu’elle réalise également des sculptures et des films.
Si son art fragile est délibérément figuratif, les motifs ne sont pas toujours immédiatement identifiables. Elle apprécie retranscrire la réalité telle qu’elle la perçoit sur les réseaux sociaux, à la radio et lors de ses déplacements à vélo dans Paris et celle qu’elle perçoit lors de sa pratique intensive de Hatha Yoga. La gouache, plus rapide, directe, fragile et peu coûteuse, lui permet de maintenir une pratique accessible et modeste et d'agir avec vélocité et liberté. Coloriste, elle travaille avec des palettes vives, contrastées et intenses. L’utilisation de la couleur, aquarelle, encre et gouache en particulier, lui permet de se rapprocher tout naturellement de la peinture qui, depuis plusieurs années, se révèle pour elle un terrain d’expérimentation. Elle est toujours en recherche, il n'y a pas de programme prédéfini. Son dessin est traversé par le souvenir de l’abstraction : elle travaille la forme, les masses, le vide et le plein, et en même temps elle cherche à construire un récit. Les deux se font en même temps dans une tension permanente. Elle croit chercher l’énigme et à laisser surgir son inconscient. Tout comme le Hatha Yoga, sa peinture est un outil d'émancipation.

Françoise Vanneraud

Francoise Vanneraud (née en 1984, à Nantes) est une artiste multidisciplinaire, travaillant entre Paris et Madrid. Son travail explore le territoire comme scène de vie, le paysage en est une partie fondamentale, un argument de poids pour aider le spectateur à réfléchir sur sa place dans le monde, le sens de la vie et les relations que nous établissons dans ce voyage existentiel avec le reste des mortels, hommes et femmes faits de la même matière, bien que marqués par des frontières qui séparent et unissent.

Dune Varela

Après des études de droit à Paris et de cinéma à New York, Dune Varela (née en 1976) se consacre à la photographie argentique comme point de départ d’un champ d’investigations et de questionnements sur l'iconographie de la ruine et de l’effondrement. Entrelaçant différentes temporalités, de l’antique au contemporain, elle élabore une archéologie spéculative où l’image, imprimée sur des fragments de marbre, de céramique ou de béton, se change à son tour en vestige. Elle étend ensuite le champ de ses recherches à la vidéo et au cinéma.

Evita Vasiljeva

Evita Vasiļjeva, née en 1985 à Riga, est une artiste et enseignante basée entre Riga et Paris. Travaillant entre sculpture en extérieur, installations in situ et environnements sensoriels, elle transforme des matériaux délaissés et des fragments architecturaux en nouvelles formes aux fonctions réinventées. Sa pratique explore les tensions entre histoire et futur, déclin et renouveau, en tissant mémoire, rêverie et espace. Parmi ses expositions récentes figurent la Baltic Triennial (2021), la Biennale de Lyon (2022) et Manifesta (2026).

Felipe Vasquez

Felipe Vasquez (né à Cali, en Colombie) est un artiste interdisciplinaire basé à Paris. Sa pratique se concentre sur la performance, la photographie, l'installation, les œuvres sonores / vocales, la poésie, la danse et la gastronomie. Il étudie la relation entre l'humanité et le monde naturel, la spiritualité, les dynamiques interspécifiques, les conditions alarmantes de notre environnement et les paramètres sociaux de la marginalisation. Il obtient un BFA à la SVA à New York en 2016. En 2020, il est diplômé aux Beaux-Arts de Paris où il a travaillé dans les ateliers d'Emmanuelle Huynh, Alvaro Urbano, Petrit Halilaj et Angelica Mesiti.

Louis Verret

Louis Verret (né en 1988 à Paris) a étudié à la Central Saint Martins de Londres. Il en sort diplômé en 2012. Sa pratique est pluridisciplinaire et variable : de l’écriture d’un livre présenté en happening (Le goût de l’aspirine), il passe à un travail d’installation composée des reliquats de chambre d’enfant (La naissance de A.), à la critique littéraire de l’oeuvre d’une actrice pornographique (Adriana), à l’étude de la charge poétique de l’objet livre via la poésie et la peinture à l’aquarelle (Aussi :). Il s’engage actuellement dans l’écriture d’un nouveau corpus axé autour de la passion et du football.

Allan Villavicencio

La pratique d’Allan Villavicencio (Mexico, 1987) approfondit la notion d’une “peinture métabolique” où se superposent temporalités et strates formelles. Jouant de toiles fragmentées et recyclées, il développe un vocabulaire nourri d’anthropomorphisme et de correspondances sensorielles. La surface devient une peau picturale qui lie corporalité, paysage et architecture. Allan Villavicencio a exposé dans des institutions et galeries telles que le Museo Tamayo, le Museo Carrillo Gil, le Museo El Eco, Galería Karen Huber (Mexico) ; Friedman Benda (New York) ; la Cité des Arts de Montmartre, Galerie Mitterrand (Paris) ; et Dirimart (Istanbul).

Marie de Villepin

Née en 1986 à Washington DC, Marie de Villepin a grandi aux Etats-Unis et en Inde. En 2005, elle s'installe à New York, puis à Los Angeles, où elle développe divers projets musicaux avant de se consacrer entièrement à la peinture. Après avoir participé à plusieurs expositions collectives à New York, Los Angeles et Pékin, elle réalise sa première exposition personnelle "New Creatures" en 2019, marquant son retour à Paris. Après une exposition à la Galerie Charraudeau intitulée "The Lost Weekend" en 2022, elle est parrainée par Anselm Kiefer pour participer au Prix Marin. Sa dernière exposition personnelle "Murmurations" est visible jusqu'en mars 2023 à la Galerie Villepin à Hong Kong. Son travail, axé sur la peinture à l'huile, en résonance profonde avec son époque, oscille entre figuration et abstraction.

Leïla Vilmouth

Leila Vilmouth, artiste plasticienne, née en 1999, à Paris. Diplômée avec félicitations de l'ENSBA en 2024, à l'atelier Janssens, Berrada & Echard, Leïla Vilmouth participe en 2019 à l'exposition Espaces de réflexions au Spiral Wacoal Art Center, Tokyo, en 2020 à 100% L’EXPO sortie d’école dans la Grande halle de la Villette; en 2022 à Musashino Art University, Tokyo, à la galerie Jousse, Paris ; en 2023 à la Galerie Air de Paris, en 2025 à Verksmidjan Art Center, Islande; à ASA residency HFBK.

Ivan Volkov

Ivan Volkov travaille avec des médiums tels que la sculpture, la peinture, le graphisme, et réalise également des actions qui existent ensuite sous forme de documentation photographique. Dans sa pratique artistique, il réfléchit aux problématiques du précariat : une frange socialement instable de la société qui ne bénéficie pas d’un emploi pleinement garanti. Les représentants de cette classe sont le plus souvent les personnages principaux de scènes fictionnelles dans lesquelles leur quotidien est reconstitué.
Cependant, Volkov ne se contente pas de transposer ce qu’il observe sur toile, tissu ou papier ; sa technique consiste généralement à pousser une situation donnée jusqu’à l’absurde en remplaçant les réalités familières par des réalités diamétralement opposées. Par ailleurs, le laconisme de son langage artistique lui permet d’intégrer l’ensemble de ces composantes paradoxales dans une œuvre organique et cohérente.

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Jesse Wallace

De l’anticipation à la réalité brute, le travail de Jesse Wallace (né en 1991) repose sur une porosité des mondes vécu et fantasmé et assume la position de l’artiste comme d’un truqueur dans ces différents décors. Il aborde les questions d’image à touche-touche avec celles de sculpture. Tandis qu’il cherche à extraire la photo de son format traditionnel et à la détacher du plan du mur, ses sculptures qu’il fabrique leur offrent un nouveau cadre capable de les contextualiser ou de les détourner. Tout en expérimentant dans ces deux médiums simultanément pour le récit de ses propres histoires, Jesse Wallace continue de faire déborder partout son espace de travail en invitant des éléments de l’atelier au sein de l’exposition.

Katarzyna Wiesiolek

Katarzyna Wiesiolek (née en 1990 à Nowogard, Pologne) vit et travaille à Paris. Elle est diplômée de l’ENSBA en 2018. Ni reportage, ni fiction, ni témoignage, ses dessins restituent des émotions. Parce qu’elles naissent de sa mémoire, ses œuvres entrent souvent en résonance directe avec sa vie personnelle, puisant dans un espace de contemplation fondamentalement intime, qui lui est propre et qui fait sa richesse.

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Xolo Cuintle

Sous le nom de Xolo Cuintle, Valentin Vie Binet (1996) et Romy Texier (1995) forment un duo artistique aux pratiques complémentaires, à travers l'installation et l'immersion spatio-temporelle. Avec des préoccupations stylistiques qui semblent proches de celles du duc Jean Des Esseintes (protagoniste du roman À rebours de Joris-Karl Huysmans), ou simplement jaloux de sa décadence, le duo construit des espaces habitables ou habités, à la lisière du rêve et du simulacre. Ces espaces sont marqués par une temporalité indéfinissable et ancrés dans une domesticité qui semble déserte, toujours en attente de quelque chose. Entre mobilier et sculpture, décor et intérieur intime, leurs constructions sont des structures complexes et minutieuses, où le mobilier peut être sculpture, piédestal ou décor. Dans cette architecture intime, les objets vivent paisiblement, idéalement placés en fonction de leur regard.

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Kai Yoda

Kai Yoda (né en 1985 à Tokyo ; vit et travaille entre Paris, Tokyo et Berlin) a étudié l’informatique environnementale à l’université Keio avant d’obtenir un MFA en photographie et image animée au Royal College of Art de Londres. De 2015 à 2025, il a formé le duo Ittah Yoda avec Virginie Ittah, développant une pratique centrée sur la multiplicité, la symbiose et l’écologie. Depuis 2025, son travail réunit peinture, sculpture et éléments performatifs pour créer des environnements immersifs et sensoriels façonnés par les notions d’origine, de transformation et de collectivité. Ses expositions fonctionnent comme des paysages en constante évolution où les images, les objets et les gestes interagissent, invitant à des expériences fluides et incarnées plutôt qu’à des récits figés. Puisant dans des références allant de la vie préhistorique et des pratiques alimentaires aux formes portables et à la scénographie, son travail aborde la conception d'expositions comme un espace relationnel partagé. Ses prochaines expositions personnelles incluent Bremond Capela (Paris), Parcel (Tokyo) et la Daiwa Foundation (Londres). Récemment, des expositions personnelles lui ont été consacrées chez ROH (Jakarta), à la Galerie Jérôme Poggi (Paris) ainsi qu’au Centre International d’Art et du Paysage de l’Île de Vassivière. Son travail est présent dans d'importantes collections publiques, notamment le FRAC des Pays de la Loire, le FRAC Artothèque Nouvelle-Aquitaine, Château La Coste, la Sigg Art Foundation, la Misk Foundation et le Tumurun Museum.

Jisoo Yoo

Née en 1990, Jisoo Yoo est une artiste sud-coréenne diplômée de l’ENSAPC - Ecole nationale supérieure d'arts de Paris Cergy et du Fresnoy – Studio national des arts contemporains. À travers une pratique variée mêlant dessin, installation et performance, elle développe un univers autour des notions de fragilité et d’incertitude qui s’immiscent au quotidien dans nos perceptions. Elle reconstitue des espaces familiers fragiles, instables et éphémères, les faisant apparaître et disparaître en les déplaçant à travers différents lieux, ou en essayant d'habiter ces espaces éphémères et fragiles pour explorer la notion d’identités momentanées. Elle a été lauréate du prix de La Révélation Art numérique Art vidéo ADAGP 2023, du prix du jury 2022 de la 18e biennale d’Art contemporain de Champigny, de la bourse FoRTE (Fonds Régional pour les Talents Émergents). Son travail a été présenté dans de nombreux lieux à Paris et en région, tels que le Centquatre, La Villette, Fondation EDF, Les Abattoirs (Toulouse), Les Magasins généraux (Pantin), Les Tanneries - Centre d'art contemporain.

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Mengzhi Zheng

Mengzhi Zheng est artiste plasticien. Sa pratique, située entre sculpture, installation, dessin et architecture, s’appuie sur l’usage de matériaux trouvés, conçus comme des dessins en volume. Ses visions d’espace et ses rêves d’architecture, entre fonction et utopie, résultent de protocoles liés au contexte, aux outils et aux situations de travail, et se déploient aussi bien en atelier que dans l’espace public. Son travail interroge les notions d’habitat, de transformation et de rapport à l’environnement.

Alexandre Zhu

Alexandre Zhu, d’origine chinoise, est né à Paris en 1993 où il y partage son enfance avec Shanghaï. Ses dessins sont réalisés au fusain, technique séculaire lui permettant d’interroger les mutations croissantes des milieux urbains. Par l’usage du fragment, les formes figuratives y sont détournées : détachées de tout environnement, elles se révèlent à la jointure d’un univers abstrait. Il est lauréat du prix de dessin Pierre David-Weill en 2021 à l’Académie des Beaux-Arts, du prix Dauphine en 2022, et participe à la dernière Biennale Artpress à Montpellier (MOCO & Musée Fabre).

Kyvèli Zoi

Kyvèli Zoi est une peintre basée entre Athènes et Paris. Nourrie par son parcours international, elle puise son inspiration dans les racines des musiques traditionnelles, l’histoire et les luttes sociales. Sa vision et sa compréhension du monde prennent forme dans des scènes oniriques construites pour mettre en valeur les détails qui rendent l’ordinaire extraordinaire. À travers la figuration, Kyvèli compose une théâtralité amplifiée qui propose des aperçus du lien spirituel entre les communautés humaines et l’environnement naturel élargi. Kyvèli a participé à de nombreuses expositions collectives et personnelles à l’international, en Europe, aux États-Unis et en Asie. Ses collaborations s’étendent des galeries et institutions jusqu’aux réalisateurs de cinéma et aux marques de design. Depuis 2022, elle est lauréate de la Stavros Niarchos Foundation Artworks Artist Fellowship. Kyvèli est également fondatrice de KYAN, un programme de résidence à Athènes