Les artistes

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Pooya Abbasian

Pooya Abbasian est un artiste iranien basé à Paris depuis 2011. Sa pratique se déploie à travers la photographie, la vidéo, le dessin et l’installation. Il aspire à rendre ces procédés visibles mais également à construire ses propres fictions visuelles à travers les images qu’il trouve en ligne sur des sites d’actualités et ses propres clichés ou enregistrements. Les ambiguïtés et les états transitoires intéressent Pooya Abbasian plus que les affirmations.

Arnaud Adami

Arnaud Adami (né en 1995 à Lannion) est diplômé de l’Ecole nationale d’art de Bourges en 2019 et étudie actuellement à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier de Nina Childress. Il tend à mettre en valeur les travailleurs invisibles contemporains. Des livreurs UberEats ou Deliveroo aux éboueurs, en passant par le personnel de l’hôpital, il essaie de représenter les différentes facettes de ces métiers tout en faisant référence à une histoire de la peinture.

Carla Adra

Carla Adra (née en 1993 à Toronto) a effectué ses études artistiques et anthropologiques en France, au Canada et au Mexique, et est diplômée de l’École supérieure d’art et de design de Reims en 2017. À travers la forme performative, elle réinvente les façons d’être ensemble et les modes de transmission. Intéressée par la psychanalyse et les pédagogies alternatives, elle propose des espaces-temps de rencontre et de mise en commun : conversations, duels et ateliers participatifs s’organisent selon des protocoles précis. Parallèlement, elle développe une pratique sculpturale intimiste qui met en dialogue discours intérieur et formes souterraines.

Caroline Ailleret

Caroline Ailleret (née en 1994 à Équemauville, 14) vit à Pantin et travaille à Aubervilliers. 
Artiste performeuse et plasticienne, formée aux Beaux-Arts de Paris (DNSAP 2024), elle développe une recherche autour de la trace et de la portée du geste, à travers des formes mêlant performance, vidéo, photographie et installation. Par des dispositifs minimaux, son travail interroge les relations sensibles et ambiguës entre corps, espace et temps. Souvent insaisissables dans leur entièreté, ses pièces questionnent les cadres de monstration et ouvrent l’attention vers un ailleurs.

Mathilde Albouy

Mathilde Albouy est une artiste française née en 1997. Traversé de références à la science-fiction féministe et fruit de l’hybridation de divers récits, le travail de Mathilde Albouy articule sculpture et installation. Une dimension rituelle anime toutes ses œuvres : rituel religieux, du jeu ou du soin, et leur confère une “inquiétante étrangeté”. Elle détourne des objets et des matériaux et les met à l’épreuve par des gestes simples afin d’en tirer des assemblages de matières organiques et manufacturés. Diplômée de la HEAR (Strasbourg) en 2020 puis de l’École Nationale supérieure des Arts Décoratifs (Paris) en 2022, elle a notamment présenté son travail à la Villa Empain (Bruxelles 2023), à FORMA (Paris, 2023) et à la galerie Derouillon (Paris, 2023). En 2023, Mathilde est nommée à la 10e édition de la Bourse Révélations Emerige.

Nils Alix-Tabeling

Nils Alix-Tabeling se délecte de l’extase et de l’indulgence des traditions païennes, du rituel, de la sorcellerie et de l'occulte, présentant des histoires alternatives de folklore et de fantaisie qui appellent à imaginer des futurs radicaux. En intégrant des matériaux de récupération ou organiques, tels que des plumes de paon, des perles et des fleurs de lotus séchées, à ses sculptures en bronze et en bois sculpté à la main, l'artiste honore la parenté sacrée entre les formes naturelles et célèbre la beauté et l'émerveillement du monde vivant.
Sa préoccupation pour l'écologie n'est peut-être surpassée que par son désir de mettre en avant les récits de ceux que l'on oublie ou néglige trop souvent. Il s’empare des questions contemporaines de politiques d’identité et de droits humains en relatant des histoires de désobéissance civile et de corps rebelles, où les figures féminines et queer occupent le devant de la scène.

Estèla Alliaud

Estèla Alliaud (1986). Pensé par soustraction, son travail relève d’une dimension sculpturale qui a trait à la valeur intrinsèque des matériaux et de leur physicalité. Les processus qu’elle opère s’articulent essentiellement autour de l’observation intuitive d’un lieu et de son expérience. Les formes qu’elle pose dans l’espace, principalement sculptures et installations, se donnent à voir à la suite d’actions simples, mais fondatrices. Ses œuvres structurent une architecture de la pensée qui conduit l’individu à la saisie d’un espace mental.

Kenia Almaraz Murillo

Kenia Almaraz Murillo (née en 1994 à Santa Cruz de la Sierra en Bolivie) est diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en 2020 avec les Félicitations du Jury. En tissage, sculpture et fresque, Kenia retranscrit sa fascination pour les formes géométriques et symboles du textile andin. Dans des compositions rythmées, elle rend hommage aux vibrations de couleurs qu’elle observe dans la nature. L’utilisation de la lumière et des phares automobiles lui permettent de donner une dimension symbolique et innovante au tissage traditionnel.

Clémence Althabegoïty

Clémence Althabegoïty est une designeuse et plasticienne basée à Paris. Sa pratique se situe dans une hybridation entre design, art et science. En collaboration avec des instituts scientifiques, elle s’intéresse au silence, à l’eau et à l’air, ainsi qu’à leurs interactions avec la matière. À partir d’analyses contextuelles et de recherches matérielles, elle conçoit des objets, des installations, et des scénographies. En 2024, elle reçoit le Prix Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main®. En 2027, elle sera résidente à la Villa Albertine à Los Angeles.

Sarah Ancelle Schoenfeld

Sarah Ancelle Schoenfeld interroge les formes de production du savoir qui façonnent, contrôlent et reproduisent la réalité. Convaincue que la vision libérale occidentale du monde ne suffit pas à répondre au désordre global croissant, elle crée des laboratoires mystérieux où solutions, guérisons et sens sont réinventés avec malice.
Ses laboratoires prennent forme à travers des installations, des photographies expérimentales, des sculptures et des instruments. Son travail a notamment été présenté à la Kunsthalle Mainz, au Casino Luxembourg et au Fotomuseum Winterthur.

Alice Anderson

La pratique d'Alice Anderson est enracinée dans les ontologies animistes, amplifiée par sa rencontre avec Ailton Krenak. Elle établit des ponts entre savoirs autochtones et physique quantique, reconnaissant la matière comme un champ actif. Depuis vingt ans, elle dialogue avec des êtres nonhumains : outils, machines, circuits, météorites. Ces OBJETS ÉVEILLÉS lors de DANSES TECHNOLOGIQUES témoignent d'une autre intelligence possible à l'ère de l'IA : celle qui habite la matière.

Marion Artense Gély

Née en 1995, Marion Artense Gély vit et travaille à Paris. Diplômée de l’ENSAPC en 2020, elle est en résidence à POUSH depuis 2021. Son œuvre explore les tensions entre infiniment petit et immensité cosmique, mêlant peinture et sculpture dans une quête de mémoire enfouie. À travers les techniques du glacis et du sfumato, elle révèle des récits où les éléments incarnent une présence sensible, à la fois lumineuse et spectrale. Force, Énergie et Émergence structurent son travail, notamment en céramique. Lauréate de résidences en Grèce (Naxos, 2022), en Chine (Jingdezhen), elle expose à Paris (Galeries Myriam Chair, May, Dumonteil, Dauphine), à Rome (Orient-Express La Minerva) et sera finaliste du Darmo Art Prize 2024. En 2025, elle présentera une exposition en duo avec Denis Macrez à la galerie Chapelle XIV.

Gilad Ashery

Gilad Ashery (né à Jérusalem en 1993) est un artiste émergent vivant et travaillant entre Paris et Jérusalem. Ashery a étudié les beaux-arts à la Bezalel Academy of Arts and Design (Jérusalem), dont il est diplômé en 2022, puis a suivi des études de troisième cycle aux Beaux-Arts de Paris, achevées en 2024. Il a reçu le prix Ilana Elovic en 2025, la bourse de l’AICF en 2024 et la bourse de l’Institut français en 2023. Ses œuvres font partie de la collection de la Banque européenne d’investissement.

Tina Atami

Tina Atami (née en 1989 à Tbilissi) est une artiste multidisciplinaire spécialisée dans divers médiums, notamment la peinture, la sculpture, la vidéo et l'art performant. Ses œuvres récentes explorent les thèmes de la renaissance et de la transformation en utilisant des matériaux recyclés. Les émotions telles que la honte et la peur occupent une place centrale, mettant en valeur leur puissance au sein du corps féminin alors qu'elle recherche le divin dans l'humanité.

Atelier Baptiste & Jaïna

Depuis 2017, Jaïna Ennequin et Baptiste Sévin forment l’Atelier Baptiste & Jaïna. Le duo imagine des projets animés par des références naturelles et théâtrales. Ces références sont des activateurs d’histoires impliquant réalité et imaginaire. Les différentes possibilités qu’offre la matière et notamment la céramique, permettent au duo une exploration du dialogue entre forme, texture et lumière. Les objets et espaces deviennent un support à l’évocation d’histoires teintées de réalisme magique.

Aleksandr Avagyan

Le travail d’Aleksandr Avagyan (né en 1990, à Erevan, ex-RSS d’Arménie), s’il se nourrit bien sûr de tout l’héritage formaliste de la peinture dite abstraite, il en refuse le caractère sublime, idéale et déterritorialisé, par une interrogation de la nature politique et donc fragile, fragile parce que politique, du périmètre donné à l’intérieur duquel l’art est possible.

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Ece Bal

Ece Bal (née en 1992 en Turquie), après avoir terminé la première année de son master au Central Saint Martins, a obtenu son diplôme aux Beaux-Arts de Paris en 2022 avec les félicitations du jury.

Son travail se concentre sur la création d’expériences multisensorielles explorant des rapports d’échelles et explorant le cycle des matières et leurs transformations. Sa pratique s’appuie sur des recherches basées sur le processus avec des matériaux naturels. Elle recontextualise des techniques traditionnelles telles que l’ebru, le verre et la teinture végétale à travers une approche contemporaine et expérimentale, intégrant souvent des éléments tels que l’olfaction et la vidéo.

Thomas Ballouhey

Partant d’une position de designer, Thomas Ballouhey (né en 1990) expérimente dans son travail des matériaux et des techniques à contrepieds de ce qu’on attends de l’artisanat ou de l’industrie traditionnelle en s’appropriait des techniques amateure et vernaculaire. Ces matériaux et techniques se retrouvent dans des objets qui semblent sortis de décors ou qui pourraient être des reliques d’une autre civilisation partageant d’étranges point communs avec la nôtre.

Sosthène Baran

Sosthène Baran est un artiste français né en 1990, vivant et travaillant à Paris. Son travail mêle peinture, objets trouvés et sculpture sur des supports récupérés ou construits. À travers paysages, figures et assemblages, il développe un univers lumineux et étrange, nourri par la science-fiction, le sacré et l’apparition, explorant mémoire, croyance et traces humaines.

Anaïs Barras

Anaïs Barras est une artiste française vivant et travaillant à Paris, résidente à POUSH. Diplômée des Beaux-Arts de Paris et d’un master de recherche-création à l’Université Paris 8, elle cofonde la compagnie CREME SOLEIL en 2020. Sa pratique transdisciplinaire mêle danse, performance, vidéo et édition, et explore les relations entre écologie, corps et nouvelles technologies. Son travail est présenté en France et à l’international.

Fanny Béguély

Fanny Béguély (née en 1990) est une artiste visuelle et réalisatrice, diplômée du Fresnoy – Studio national des arts contemporains. Elle déconstruit dans son travail l’héritage dualiste occidental, qui a tracé une frontière stérile entre le visible et l’invisible, la chair et l’esprit, l’humain et l’autre qu’humain. Naviguant dans le registre de la fiction comme dans celui du documentaire, ses films font s’entrechoquer temps mythiques et contemporanéité.
Sa démarche photographique se fait sans caméra, travaillant la matière photosensible comme un milieu vivace en tentant de capter les forces élémentaires et métamorphiques du vivant.

Sami Benhadj Djilali

Sami Benhadj Djilali (né en 1977 à Alger) est diplômé de l’ECAL en 2003 et est titulaire d’un master en Arts visuels. Son travail s’articule autour d’une réflexion sur le squelette du tableau. Utilisés à des fins sculpturales, les matériaux de prédilection du peintre interagissent dans ses oeuvres avec des éléments hétéroclites. En les soumettant à des tensions diverses, il recherche un point de limite, au bord de la rupture. Il développe ainsi une pratique ambivalente, porté par le désir contradictoire d’orchestrer l’accident.

Amélie Bernard

Amélie Bernard (née en 1990 à Paris) est une artiste multidisciplinaire. Ayant vécu à Beyrouth pendant deux ans, sa pratique artistique explore l’espace contemporain abandonné comme vecteur intemporel de mémoire et d’héritage. Ses techniques plastiques varient en fonction du sujet traité. Les matériaux qu’elle utilise et la façon de les assembler s’inspirent des dispositifs de construction et de destruction de l’espace urbain lui permettant de jouer sur l’intemporalité de ce qu’elle présente.

Zoé Bernardi

Née en 2000 à Paris, Zoé Bernardi est plasticienne et réalisatrice. De 2019 à 2024, elle étudie aux Beaux-Arts de Paris au sein de l’atelier Clément Cogitore et Agnès Geoffroy, dont elle sort diplômée avec les félicitations du jury en juin 2024. En alternant images fixes et images en mouvement, Zoé Bernardi s’attelle à montrer la puissance de la singularité, et s’interroge sur la fabrique de la normalité et de la marginalité, en utilisant l’intimité comme lieu d’expérimentation. Elle a eu le plaisir d’exposer ses pièces et de projeter ses films au Palais de Tokyo, au Musée du Louvre, au Centre Culturel Jean Cocteau, à Photo Saint Germain, à la Fondation Ricard, à l’Hôtel La Louisine, à la galerie des Filles du Calvaire ou encore au KW Institute for Art. Elle a reçu la bourse Sisley 2025 et est coup de coeur du Jury du prix du BAL/ADAGP pour la jeune création. Elle aura sa première exposition personnelle à la galerie Kamel Mennour en juin 2026 et publiera.

Raphaëlle Bertran

Raphaëlle Bertran (née en 1992 à Drancy) est diplômée d’un Master de Philosophie de l’art à Paris IV en 2015 et d’un DNSAP des Beaux-Arts de Paris en 2020. Raphaëlle Bertran Pinheiro déploie sa technique sur de grands formats. Le substrat de son univers pictural est riche : il passe aussi bien par la philosophie (Nietzsche, Schopenhauer, Maurice Blanchot, Heidegger…), la littérature (Georges Bataille, Fondane…) que l’histoire de l’art. Ses compositions apparaissent comme un condensé d’histoires humaines, un univers où absurde, terreur et force de vie se conjuguent comme un reflet très actuel du monde, une actualité restituée à partir de la matière du passé.

Luca Beux-Prere

Luca Beux-Prere est le chanteur, auteur et compositeur de Voxish Creek, un projet musical radical et personnel. Le projet s’ancre dans une expression instinctive où la tension et le chaos jouent un rôle central. Voxish Creek affirme la musique comme une démarche artistique libre plutôt qu’un objet commercial avec un décalage assumé et revendiqué par sa maxime : Cheating With Knowledge.
Luca développe également des installations / performances visuelles et sonores en collaboration avec d’autres artistes.

Yacob Bizuneh

Yacob Bizuneh (né en 1983 à Addis Abeba, Ethiopie) est diplômé d’un Bachelor of Fine Arts avec distinction à la Allé School of Fine Arts and Design, où il a ensuite enseigné.
Il produit et conçoit ses œuvres d'art en utilisant différents supports comme les objets trouvés, la performance et l'installation vidéo et les met en relation avec la vie quotidienne dans un contexte différent. Depuis ses premiers travaux personnels, Yacob n'a cessé d'explorer le contexte social, économique et politique et leurs conséquences sur le bien-être humain dans les pays qu'il a visités.

Sofía Bonilla Otoya

À la manière d'exercices généalogiques, Sofía Bonilla Otoya recherche et imagine pourquoi les objets, les couleurs et les formes sont devenus ce qu'ils sont. Travaillant à travers la sculpture, l'installation, les tissus peints et la vidéo, elle traite ses matériaux comme des espaces dialectiques d'héritage et d'indétermination. De ce processus émerge un champ de possibilités structuré par le « aurait pu être » et le « pourrait être », dans lequel les gestes fonctionnent comme des configurations provisoires.

Sofía est née et a grandi à Cali, Colombie. Elle est titulaire d'un master en philosophie de l'art et esthétique de l'Université Paris-Sorbonne et d'un DNSAP de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Elle a présenté sa première exposition personnelle à la galerie N.A.S.A.L. à Mexico en 2025. Ses dernières expositions collectives incluent Le Magasin à Grenoble, Borjesson Perrotti à Paris, le Sissi Club à Marseille, la foire ACME au Mexique et The Salon by NADA et The Community à Paris.

Capucine Bonneterre

Capucine Bonneterre est artiste, diplômée de l’ENSAD Paris. Travaillant principalement le textile, elle développe un intérêt particulier pour les envers. Son travail porte sur la transformation et la partielle disparition des images du dessus au dessous du tissage. Elle joue avec la façon dont la technique apparaît au détriment de la clarté de l’image et inversement avec la façon dont l’image se définit à mesure que la technique se fait discrète. Invitant à une écologie du regard et à la reconnexion, chaque pièce textile est conçue comme une surface liminale où apparaît une autre fréquence de réalité. Après quelques expériences dans l’industrie de la mode, puis aux côtés de Sheila Hicks, Capucine a été lauréate d’un appel à création de la Cité internationale de la tapisserie, elle a aussi intégré l’Académie sur les textiles de la Fondation d’entreprise Hermès.

François Bonnot

François Bonnot (né à Choisi le Roi en 1991) vit et travaille à Paris, il s’intéresse à la création d’univers parallèles, en les extrapolant des scénarios qu’il écrit. Ces histoires, qui émergent souvent de détails anodins de la réalité, deviennent tangibles par la création ou l’altération d’objets. Il invite à refuser le banal en l’exagérant. Il s’intéresse aux méthodes anciennes de fabrication et notamment à la technique du tour de potier, qu’il met au service du projet Bureau Idéal, duo formé avec Giada Ganassin.
Bureau Idéal crée des objets qui racontent des histoires et ouvrent le quotidien à la rêverie et à la contemplation. La relation entre forme et décor est centrale et l’un s’appuie sur l’autre pour exister : les histoires se déroulent sur la surface des objets et tournent autour d’eux - sans début ni fin.

Julia Borderie et Eloïse Le Gallo

Julia Borderie et Eloïse Le Gallo (nées en 1989) mettent au centre de leur démarche la rencontre, en ancrant leur processus créatif dans une approche documentaire poétique. Les formes surgissent de l’interaction avec les personnes rencontrées dans des contextes spécifiques. Le sens se construit dans la plasticité des créations comme une mémoire sensible des rencontres humaines. Ce projet de recherche prend diverses formes (expositions, films, performances, antenne radio), incluant de multiples collaborations.

Lucas Bouan Tsobgny

Lucas Bouan Tsobgny (né en 1996 à Paris) est diplômé et félicité des Beaux-Arts de Paris en 2021. Artiste pluridisciplinaire, il y fréquentera plusieurs ateliers, notamment celui de danse d’Emmanuelle Huynh. Son travail prendra un tournant décisif quand il intégrera son corps aux matières qu’il réalise. Sculpteur et performer, il crée des rites contemporains où il se métamorphose pour établir des ponts entre des identités multiples.

Léonard Bourgois Beaulieu

Léonard Bourgois Beaulieu est un artiste plasticien qui s’intéresse depuis ses débuts aux identités plurielles. Les visages, les corps ainsi que le temps et la nature, la mémoire et la peinture sont ses champs d’expérimentations qu’il évoque par son recours à des procédés chimiques et optiques et qui lui permettent d’atteindre une oeuvre picturale d’une forte matérialité. Son travail explore les possibilités matérielles et conceptuelles de l’image photographique, mêlant procédés argentiques expérimentaux, modifications d’appareils numériques et transformations de supports. Il cherche ainsi à provoquer accidents et bouleversements pour rendre compte d’une réalité en perpétuel mouvement, soulignant ainsi les caractères non figés des personnes qu’il représente dans son travail. Léonard Bourgois Beaulieu collabore avec des galeries françaises et étrangères, il participe régulièrement à des foires internationales dont Art Basel, Paris Photo et Kyotographie. Il a également été finalistes et nominés dans de nombreux concours et appels à candidatures dont Picto Lab, Camera Clara, Kyotographie et adiaf Emergence.

Kamil Bouzoubaa-Grivel

Kamil Bouzoubaa-Grivel (né en 1992) est un artiste franco-marocain qui vit et travaille à Paris. Il a participé à des expositions collectives à la Fondation Pernod-Ricard, à Bétonsalon - Centre de recherche (Paris), à la Panacée - MOCO (Montpellier), à la Fondation Fiminco (Romainville) et à Komplot (Bruxelles). Il a effectué des résidences à la Cité Internationale des Arts et à la Villa Belleville (Paris). Sa prochaine grande exposition collective aura lieu au Centre Wallonie-Bruxelles (Paris) en septembre 2023.

Simon Brossard

Né en 1994 à Paris, où il vit et travaille, Simon Brossard développe une pratique plastique centrée sur les figures du fantôme et les récits mythologiques. À travers le moulage et le papier, il explore l’empreinte, la mémoire et les présences invisibles. Nourri par la science-fiction et les icônes de la culture pop, son travail fait dialoguer imaginaires anciens et contemporains dans une esthétique fragile, spectrale et narrative.

Zoé Brunet-Jailly

Zoé Brunet-Jailly (née en 1991, France) utilise la peinture à l’huile et l’imagerie de synthèse, le plus souvent à la manière d’une portraitiste, pour capturer la complexité de la mémoire et de la création algorithmique. Ses oeuvres sont aussi teintées par les différentes ambiances trouvées sur internet, entre culture populaire et mythes anciens. Son avatar, Ellie Hedden (apparu en 2014) lui permet de créer ses "Hyperdreams", des mondes reconstruits peuplés de visages inventés. Ses oeuvres ont notamment été exposés au Refraction Festival à la Miami Art Week et au salon Jeune Création 69.

Cécile Burban

Cécile Burban est une artiste photographe française. Guidé par une approche intuitive, son travail est une investigation poétique de paysages physiques et psychologiques.
Elle cherche à figurer l’imperceptible dans les liens que nous tissons avec notre environnement, et y interroge les variations : mutation et renouvellement, mêlant expérience intime au récit collectif.

Io Burgard

Diplomée de la HEAR et des Beaux arts de Paris, Io Burgard tire la forme du dessin, incarne l'idée dans la sculpture. Le travail de Io Burgard a pu être vu au Mo.Co (Commissaire Vincent Honoré), au FRAC Ile-de-France, au CAC Chanot (commissaires Roven), à la galleria Continua (commissaire Nicolas Bourriaud) au Palais de Tokyo (commissaire Gael Charbeau), à l’étranger au Japon (Forum Hermès), à Séoul ( Maison Hermès) et en Allemagne (She BAM). Des expositions monographiques lui ont été offertes, notamment au MRAC Serignan par Sandra Patron, aux Capucins à Embrun par Solenn Morel, au CAC d’Ugine par Stephane Sauzede, et dans les galeries Maïa Muller (Paris) et SheBam (Leipzig). Prochainement, elle participe à la Triennale de Dunkerque sous le commissariat d’Anna Collin et Camille Richert. Présente dans les collections du FRAC PACA, CNAP, MRAC Sérignan, Fonds de dotation Hermès.

Garance Butler-Oliva

Garance Butler-Oliva s’intéresse à la lenteur, en proposant des formes dont l’expérience se vit à contre-courant de la rapidité temporelle actuelle. Dans une société saturée par un flux visuel constant, elle tente de produire une image lente, ne se révélant que parce que le spectateur s’y dédie. Ces recherches explorent notamment la Hasbara — la stratégie de communication de l’État israélien. Issue d’une famille juive franco-israelienne, elle tente de porter une voix juive décoloniale.

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Valentina Canseco

Valentina Canseco (1985) est d’origine brésilienne et chilienne, diplômée des arts plastiques auprès de différentes institutions entre la France, la Belgique et la Colombie. Elle explore un rapport singulier au paysage par la lumière, la couleur et les variations d’échelle et compose des métonymies comme prismes du visible, capables de recréer des impressions sensibles du monde extérieur. Dans son travail en volumes, elle questionne notre relation à l’architecture et au vivant. En peinture, ses tableaux, rythmés par la musicalité qu’elle perçoit dans les couleurs, créent des partitions de l’invisible.

Loucia Carlier

Loucia Carlier (1992) est une artiste française basée à Paris. Entre sculpture et peinture, elle conçoit des tableaux-objets et micro-architectures où s’imbriquent fragments de corps, grottes artificielles, intérieurs domestiques et dispositifs lumineux. Par le biais de la miniature, elle condense des mondes fictionnels où se rejouent normes sociales, rapports de pouvoir et imaginaires intimes. Ses œuvres transforment le banal en paysage instable, entre rêverie, aliénation et projection. Elle co-dirige depuis 2018 la revue indépendante Klima et a été lauréate Révélation Émerige.

Hector Castells Matutano

Le travail d'Hector Castells Matutano se construit sur une sorte d’écologie visuelle basée sur la collection d’images qu'il produit ou qu'il trouve. Il travaille avec ces images pour produire des amorces de récits et des expériences visuelles, en les transformant à travers le collage, le texte, l’installation, la colorisation. Il cherche ainsi à allier, sans les corrompre, les enjeux de l’abstraction (lignes, couleurs, formes et lumières) et de l’image type documentaire (archives, images trouvées, journal photographique). Cette recherche est pour lui le moyen de questionner l'altérité, de penser l'articulation de la différence. Elle permet de ré-envisager la question du collectif et du rapport à l’autre, au sein d’espaces réels ou perceptifs.

Elliott Causse

Elliott Causse (né en 1992 à Paris) est diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2017. Il travaille sur le thème de la ville, en s’intéressant à toutes ses formes de réseaux, cartographies et flux de transports (plomberie, électricité, transports en commun). Artiste-vidéaste, il réalise des installations immersives et fresques in situ, tout comme des court métrages expérimentaux inspirés de l'urbain.

Alex Cecchetti

L’œuvre d’Alex Cecchetti se déploie à l’intersection de la poésie, de la performance, des arts visuels et des pratiques écologiques. Son travail prend la forme d’installations sensorielles et immersives. Teinture naturelle, poésie, musique, films et incantations créent des espaces de passage et de transformation où les corps et l’attention du public deviennent partie intégrante d’un écosystème vivant. Les œuvres de Cecchetti sont souvent créées en collaboration avec d’autres formes d’intelligence, telles que les forêts ou les océans, et se déploient au-delà des espaces d’exposition traditionnels, comme dans des jardins, des paysages marins ou des contextes immersifs.
Le philosophe Emanuele Coccia a décrit son travail comme une « révolution esthétique et écologique », dans laquelle chaque espèce devient artiste et chaque écosystème une Kunsthalle vivante. Nourrie par des recherches sur les savoirs vernaculaires, la botanique et les mythologies, sa pratique explore les relations entre humains et non-humains, ainsi que les liens entre écologie, désir, spiritualité et formes de communauté. Le travail de Cecchetti invite le public à faire l’expérience du vertige de l’unité avec d’autres formes de vie et d’intelligence comme d’une expérience transformatrice, tout en insistant sur son urgence : s’imaginer séparé des autres espèces et des écosystèmes n’est pas une abstraction, mais une condition qui produit de réelles crises écologiques et politiques. Son travail a notamment été présenté au Centre Pompidou, aux Serpentine Galleries, au MAXXI Roma et à l’IMMA de Dublin.

Angélique de Chabot

Née en 1988, diplômée de l’ESARM, Angélique de Chabot assemble des matériaux organiques et intègre la céramique à son travail. Ses thèmes sont les animaux et le sacré. En 2018, son exposition Surgissant du Nadir au château Malromé, présente une bête déesse monumentale. Récemment, ses masques géants et mystiques alimentent son bestiaire pour son projet Meute, en procession dans l’espace public pour la biennale d’Aix-en-Provence, lors d'Art-O-rama à Marseille et en résonance avec la Biennale de Lyon.

Taisiia Cherkasova

Le travail de Taisiia Cherkasova (née en 1991 à Dnipro, Ukraine) prend principalement la forme de peintures, faisant rencontrer l’huile, le pastel, ou encore l’encre acrylique. De plus en plus, les châssis s’effacent pour des formats sculpturaux, qui augmentent les pigments sur de nouvelles dimensions. Les sujets qu’elle évoque proviennent à la fois de son expérience personnelle et de sa fascination pour les formes de dualité présentes chez l’être humain. La métamorphose, qui est chez elle un thème majeur, lui permet de construire des personnages et des scènes étranges, qui nous ramènent avec finesse à notre propre condition humaine.

Pia Chevalier

Artiste et designer, diplômée de l'école Boulle en 2017, Pia Chevalier laisse place à une totale spontanéité dans son processus créatif et la composition de ses pièces. Son amour pour les matériaux bruts l'incite à sans cesse les transformer dans le but de créer des pièces uniques. Focalisée sur de l'objet du quotidien, son obsession est de conférer de la solennité à ces objets afin de les rendre attachants. Elle donne ainsi naissance à des sculptures démesurées, drôles, souvent inspirées de l’univers culinaire.

Boris Chouvellon

Boris Chouvellon (né en 1980 à Saint-Étienne) est diplômé de Villa Arson à Nice, puis de l’École des Beaux-Arts de Marseille explore l’espace urbain et sa périphérie. Son œuvre questionne la modernité en menant des expérimentations constructives poétiques dans les traces de ses ruines.

Diane Chéry

Diane Chéry (née en 1993 à Suresnes) est une artiste plasticienne, peintre et chorégraphe.
Elle est diplômée de l’école Estienne, des Arts Décoratifs de Strasbourg et des Beaux-Arts de Paris, avec les Félicitations du jury en 2020. Elle se forme dans l’atelier performance d’Emmanuelle Huynh, et auprès de danseurs de la compagnie d’Alwin Nikolais. Un échange à
la School of the Art Institute of Chicago, lui permet de développer la pratique du tissage, et la création de costumes. Son travail ouvre un espace pluriel et propose une expérience visuelle de la couleur en mouvement.

Jerôme Cortie

Jérôme Cortie (né en 1992 à Aubervilliers). Ses recherches s’inscrivent dans un continuum où passé, présent et futur se mêlent, où le virtuel et le physique s’hybrident en installations, vidéos ou jeux vidéo. Les questions d’interactivité et d’expériences partagées y tiennent une place centrale afin de donner une véritable agentivité aux spectateur.ices.

Anne Corté

Anne Corté fabrique des spectacles comme on prépare des surprises.
Elle commence la performance par des collages sociologiques baroques et sportifs. S’en suivent une partition de passants, une réaction en chaîne verticale d’ouvriers cordistes, un duo avec un dindon vivant, une centaine de versions de poétesse jackass, un bal de fantômes.
Elle performe "Autokèn – autotune tragedy" depuis 2019 et prépare une nouvelle pièce de chimie, dont la création est prévue en 2023.

Julie Coulon

Julie Coulon est une artiste française née en 1997. Explore par le biais de performances et d’installations monumentales les manières dont le cinéma influence la condition contemporaine. Après des études aux Beaux-Arts de Paris et à la School of Visual Arts de New York, ses installations oscillent entre le documentaire et la fiction. A la fois figurative et conceptuelle, sa pratique est photographique, filmique, performative et curatoriale.

Max Coulon

Max Coulon est né en 1994 à Strasbourg et vit à Paris et travaille dans les ateliers de Poush à Aubervilliers. Il est représenté par la Galerie Romero Paprocki en France et par la galerie Nosbaum Reding au Luxembourg et en Belgique. Il est diplômé des Beaux arts de Paris en 2021, après trois années passées dans l’atelier de Stephan Balkenhol, à la Staatliche Akademie der Bildenden Künste de Karlsruhe.

Paul Créange

Paul Créange (né en 1987) est diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2015. Il a développé une pratique artistique protéiforme mêlant photographie et sculpture, la première étant l’élément essentiel et structurant de ses oeuvres tridimensionnelles. Ses travaux explorent avec finesse les questions d’espace, de lumière et de cadre, tout en se jouant des distinctions entre abstraction et figuration ou intérieur et extérieur. Rigoureusement et poétiquement, il parvient à représenter, avec l’image fixe, le temps et son ineffable multiplicité.

Nicolas Crichton

Nicolas Crichton (né en 1989) a étudié aux Gobelins puis aux Beaux-Arts de Paris. Résident POUSH depuis mars 2025, il peint un monde où le quotidien devient étrange. Son travail explore l'entre-deux, aussi bien dans ses sujets que dans sa pratique, passant du dessin griffonné au grand format peint. Il mélange objets réels et inventions personnelles. Ses formes familières sont légèrement déformées, ses rires un peu inquiétants. Crichton révèle ce qui nous dérange dans ce qui nous rassure, explorant la poésie trouble de nos habitudes quotidiennes.

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Clara Darrason

Clara Darrason (n. 1988, Paris) est une commissaire d’exposition franco-américaine et entrepreneure. Depuis 2024, elle a fondé et dirige une entreprise spécialisée dans le commissariat d’exposition, la gestion de studios & de successions d’artistes, ainsi que le conseil. Elle a précédemment fondé et co-dirigé THE CHIMNEY (2015-2020), une galerie à Brooklyn NY où elle développe un programme axé sur des commissions d’installations œuvrant pour une revitalisation d'anciens sites historiques et industriels, travaillant avec plus de 70 artistes dans le cadre de 31 expositions et 3 festivals. Ses expositions ont fait l’objet de critiques dans des publications telles que New York Times, Artforum, The Art Newspaper, New York Magazine, et les artistes qu'elle a soutenus ont exposé leur travail dans des institutions prestigieuses comme le Centre Pompidou, le Palais de Tokyo, le Hammer Museum. Elle a travaillé pendant sept ans (2016-2023) pour la galerie Almine Rech, à New York puis Paris, son dernier poste en tant que global manager des opérations. Clara accompagne à ce jour la succession de l’artiste James Brown, et a récemment organisé des expositions à POUSH, la galerie Selebe Yoon (Dakar, Sénégal), la galerie Jousse Entreprise (Paris).

Petr Davydtchenko

Petr Davydtchenko est né en 1986 à Arzamas-16, une ville militaire fermée en Russie. Après l’obtention de son Bachelor à Konstfack, en Suède, il s’installe à Londres pour étudier la sculpture au Royal College of Art. Il développe ensuite sa pratique artistique à travers l’Europe. Dans le village post-industriel de Maubourguet, dans le sud-ouest de la France, il a vécu exclusivement de carcasses d’animaux trouvées sur la route pendant trois ans. Son travail explore les systèmes de pouvoir, de survie et de valeur à travers des projets au long cours qui engagent fréquemment le corps comme matériau.

Marlon de Azambuja

Marlon de Azambuja (né en 1978 à Porto Alegre, Brésil) est un artiste multidisciplinaire. Son travail se concentre souvent sur des questions liées à la ville, l’architecture et la perception de nos environnements - qu’ils soient physiques, politiques, culturels - par notre corps.

Cyril Debon

Artiste, peintre sentimentaliste et céramiste animalier, fondateur de l’agence de mannequin Mannequin Madelaine, l’œuvre de Cyril Debon (né en 1987 à Bruges) est un exercice d’éclectisme, en quête des meilleures manières d’évoquer des émotions universelles comme l’amour, ou la mélancolie. Il élabore sa propre imagerie d’Épinal où se réconcilient l’histoire de l'art, les livres pour enfants et les archétypes de série B. Sa production traverse le registre des genres artistiques comme un pion sur un plateau de jeu de l’oie.

Anna de Castro Barbosa

Anna de Castro Barbosa (née en 1995, Montpellier) est diplômée de la Sorbonne (2018), des Beaux-Arts de Nantes (2021) puis des Beaux-Arts de Paris en 2024. La même année, elle est lauréate de la bourse Bredin-Prat, de la bourse Diptyque et elle expose à l'occasion de Crush et du Prix Dauphine. Chez elle, il est question de raconter, rechercher, provoquer des relations par le biais de l’inquiétude, de l’étrangeté, impliquant des rapports de séduction, d’attraction et de répulsion, faisant de sculptures, de montages, de systèmes, des espaces de gestations. Il en est de malaise à la coexistence, de tentatives en stratégies et bricolages pour comprendre où se situe la rencontre, comment rendre le contact possible, quelle réaction : de l’allergie, du dégoût, de l’érotique, de l’affection.

Bryce Delplanque

Le travail de Bryce Delplanque (né en 1993) n'est pas accompagné d'un ensemble d'instructions. Il n’y a pas de règle pour regarder ses peintures, elles viennent d’intuitions. Ces images ont un lien fort avec la nostalgie en tant que surgissement incessant devenant moteur à peindre. Ses peintures de cartes postales, coupures de journaux et de photo-souvenirs trouvées sont liées à une forme de nostalgie, tenant de la privation et non du regret. En substance, le travail de Bryce Delplanque questionne la physicalité des supports et des motifs convoqués, le rapport entre le texte et l’image et les potentialités des images techniques dans l’appréhension de la représentation.

Lucas de Montalembert

Lucas de Montalembert est diplômé de l’ESAD de Reims et du Sandberg Instituut (Gerrit Rietveld Academie) à Amsterdam. À travers la peinture, l’installation et la vidéo, sa pratique explore la manière dont les formes de contention, les conditions et les variables inscrites dans les environnements bâtis façonnent la perception, les relations et la mémoire collective. Il a notamment participé aux résidences : Ca’Buccari (Venise, 2024) ; Fondazione Antonio Ratti (Côme, 2024) ; SOMA Summer (Mexico, 2026).

Antonin Detemple

Pour Antonin Detemple (né en 1990 à Strasbourg), le parti est pris de ne pas trop modifier l’état des choses, mais simplement de les reproduire, de les transporter de leur contexte natif dans un autre. Dans les formes multiples qu’emprunte son travail — sculptures, installations, images fixes ou animées, éditions —, la logique veut que déplacer un sujet, ce soit déjà le faire évoluer. Bricoleur de fantaisie, il voit dans toute forme la preuve d’un mouvement historique et y perçoit des corrélations à démanteler.

Aliou Diack

Aliou Diack, né en 1987 au Sénégal, est un artiste vivant et travaillant à Dakar. Formé à l’École Nationale des Arts de Dakar, il développe une peinture habitée par la nature et le monde animal, inspirée par les paysages de son enfance. À travers des compositions stratifiées mêlant pigments végétaux, taches colorées et lignes affirmées, il crée des univers où formes animales et végétales émergent, se camouflent ou se dissolvent.
Sa pratique explore les notions de transformation, d’échange et de circulation « donner et recevoir » envisageant la peinture comme un espace de partage et de transmission. Depuis 2014, il participe à de nombreuses expositions et résidences internationales, en Europe et en Afrique.

Emmanuelle Ducrocq

Emmanuelle Ducrocq (née au Maroc en 1969) arrive à Paris à 17 ans. Elle étudie successivement le dessin, le théâtre à Paris VIII puis le paysage à l’École Nationale Supérieure du Paysage de Versailles. Un dénominateur commun s’impose et devient le sujet principal de sa recherche en tant que plasticienne : l’espace et par extension ce qui nous lie aux lieux. Son parcours oscille entre la réalisation de créations in situ en résidence en France et à l’étranger et une recherche en atelier où l’introspection interroge ses obsessions : la verticale et l’horizontale, l’ouverture et la fermeture, la répétition et l’empilement, au travers d’éléments symboliques comme le mur, la porte, le cercle et la chaise ainsi que des objets qu’elle met en scène. En 2019, elle est diplômée de l’École Nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris.

Rudy Dumas

Rudy Dumas (né en 1993) est un artiste plasticien et circassien, issu de la communauté des gens du voyage. Son enfance, passée sur les routes à suivre le cirque familial, a profondément marqué son rapport à l’espace et à la matière. Son territoire artistique puise dans des paysages marginaux et des objets en déshérence: parkings, talus, carcasses de voitures, murs lézardés qui deviennent les matériaux d’une réflexion sur la mémoire, la persécution et la marginalité. À travers des sculptures en béton, en asphalte et en bronze, il interroge le poids des vestiges et leur potentiel symbolique. Ses pièces peuvent prendre la forme de colonnes de béton incrustées de pépites de bronze, de cabines téléphoniques prises dans des murs de parpaing, ou de blocs d’asphalte transpercés de clous rappelant ceux de la Crucifixion. Dans une vidéo performative, il se tatoue sur les phalanges le mot Zigeuner, terme péjoratif désignant les Sintis et les Roms persécutés durant la Seconde Guerre mondiale, inscrivant ainsi son corps dans une mémoire collective et politique. Son travail se conçoit comme une manière de « repousser le centre jusqu’à la périphérie ». Ses recherches ont été présentées dans des institutions et contextes reconnus, parmi lesquels la Biennale Art Press au MAMC de Saint-Étienne en 2021 et l’exposition Les Rois Morts à la Galerie Suzanne Tarasiève en 2025. Son travail a fait l’objet de publications dans Libération, Le Monde et ArtPress, qui soulignent l’importance de sa démarche dans les débats actuels autour de la réparation de la mémoire rom et de son identité.

François Durel

Le travail de François Durel , né en 1993 en France, explore la manière dont des fragments architecturaux et des mécanismes du quotidien conservent les traces du secret, du désir et de la discipline. En réorientant la logique spatiale des objets, il révèle les pressions et interdits subtils inscrits dans l’ordinaire. À la lisière du symbolique et de l’institutionnel, Durel élabore un lexique épuré fait d’accès refusés, d’autorité feutrée et d’intimité déstabilisée.

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Pieter Eliëns

Pieter Eliëns, né en 1989 au Pays-Bas, crée des installations sculpturales dans lesquelles des matériaux tels que le métal, le tissu et le plâtre sont combinés à des objets trouvés et à des photographies. L'artiste décrit ses œuvres comme des "monuments temporaires" aux notions universelles de fragilité, de soin, de soutien et de perte. Il s'intéresse à la façon dont les monuments et les actions humaines peuvent commémorer les événements, et à la manière dont l'émotion est stockée dans la matière. Ses œuvres attirent l'attention sur des objets et des lieux qui sont généralement négligés ou oubliés. L'aspect du geste, de la qualité du "fait main" est important dans son travail. Nombre de ses sculptures traitent de la notion d'ordre et de chaos, de tension et de suspens. Ces notions l'intéressent car elles constituent pour lui de puissantes métaphores étroitement liées au comportement humain.

Morgane Ely

Morgane Ely est née en 1995 à Hayange, en Lorraine. Elle est diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2021 où elle s'initie à la sérigraphie. Durant son cursus, elle passe 6 mois à la Musashino Art University de Tokyo pour être formée à l'estampe et la gravure sur bois par les maîtres Akira Suzuki et Tsuyoshi Hirai. Elle est lauréate du Prix du Prestige Takifuji (2021), du Prix Rose Taupin – Dora Bianka (2022) et du Prix Villa Noailles aux Révélations Emerige (2023).

EMERGENCY

Emergency est un collectif curatorial et un espace d’exposition indépendant ouvert à Paris en 2025. Il a été fondé par les artistes et curateur·ices Ivan Volkov, Misha Gudwin et Iuliia Skromnaya. Le collectif organise des expositions personnelles et collectives et soutient des artistes émergent·es, avec une attention particulière portée à l’art expérimental et contemporain dans un contexte international. Son premier espace était situé dans un bâtiment historique près de l’Hôtel de Ville. En 1849, le premier service d’assistance médicale d’urgence à Paris, l’Assistance Publique, y fut fondé pour répondre aux appels urgents des citoyen·nes. Le nom Emergency reflète un sentiment d’urgence et d’énergie — le même esprit qui anime la présentation d’œuvres nouvelles et expérimentales. En janvier 2026, la galerie a déménagé dans son nouvel espace à POUSH, centre d’art situé au Parc des Portes de Paris à Aubervilliers.

Andrew Erdos

Andrew Erdos (né en 1985) est un artiste basé à Paris. Sa pratique combine souvent les techniques traditionnelles de soufflage et de sculpture du verre avec les médias numériques et la sculpture mixte. Ses œuvres ont été exposées dans le monde entier, notamment au Mobilier national Paris, l’Hôtel des Arts, Toulon ; au Kemper Museum of Contemporary Art, au Kansas City MO; au Orlando Art Museum, Orlando, FL), au Oklahoma City Museum of Art, Oklahoma City, OK ; au Corning Museum of Glass, Corning, NY ; au State Hermitage Museum, Saint-Pétersbourg ; au Hunterdon Art Museum, Clinton, NJ ; au Nerman Museum, Overland Park, KS ; au National Center for Contemporary, Art Moscou ; et au Palais-Royal, Paris.
Andrew Erdos est le fondateur de POUSH Hot Glass, le premier studio de verre d'accès public d’Île-de-France, qui a ouvert avril 2025.

Clément Etienne

"Le cinéma irrigue profondément la pratique de Clément Étienne. Plus que les récits qu’il produit, l’artiste s’intéresse à sa matérialité : la lumière, le décor, l’espace et les procédés qui donnent naissance à l’image.

Ses recherches prennent appui sur les récits d’anticipation, non pour en illustrer les fictions, mais pour interroger les transformations de notre environnement. Hôtels désertés, théâtres abandonnés, architectures minérales ou paysages traversés par les intempéries composent des espaces où les éléments semblent reprendre possession des lieux."

Extrait du texte de présentation de Steven Vandeporta.

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Alma Feldhandler

Alma Feldhandler est née en 1996 à Trappes, en France. Elle vit et travaille à Paris. Ses expositions récentes incluent The Latest Thing (2026) chez Meyer Riegger Wolff, à Séoul ; There Is a Crack in Everything (2025) au Musée juif de Belgique ; Who’s the Captain of All These Boys of Death? (2024) chez Meyer Riegger, à Berlin.
Elle est diplômée d’un Bachelor du LCC, University of the Arts London (2017) et a obtenu un DNSEP à l’ENSAPC, Paris (2021).

Adélaïde Feriot

Dans son travail, Adélaïde Feriot (née en 1985 à Libourne) expérimente l’introduction du vivant dans l’espace et le temps de l’exposition. Elle se voit comme un « accordeur de machines vivantes », gardant en tête l’idée troublante de l’automate, entre animé et inanimé. Les matériaux, leurs origines, leurs propriétés, leurs symboles, sont au cœur de sa pratique, elle cherche à donner forme aux transferts d’énergies qui s’opèrent entre eux lors du travail en atelier, puis lorsqu’ils sont rejoints par nos corps vibrants.

Justin Fitzpatrick

Justin Fitzpatrick (né en 1985 à Dublin) vit et travaille à Paris. Il a obtenu un MFA en peinture au Royal College of Art en 2015. À travers la peinture, la sculpture et l’écriture, il explore la conscience humaine à partir de la biologie. Ses œuvres fantastiques mettent en scène des figures en mutation, des lignes inspirées de l’Art nouveau et des motifs gothiques, où les corps deviennent des espaces mécaniques. Formes squelettiques stylisées, plantes et insectes soulignent l’interconnexion des espèces, en puisant dans les sciences cellulaires, le mythe, la poésie ainsi que des réflexions sur la classe sociale et la sexualité.

Gabriel Fontana

Designer indépendant, Gabriel Fontana exerce dans le domaine du design social. Il conçoit des projets qui allient art, sport et éducation populaire. Son terrain de recherche ? Le sport. Non pas comme performance, mais comme un véritable laboratoire social. En inventant de nouveaux sports, il questionne la manière dont nos corps intègrent et reproduisent les normes de genre, d’identité ou de pouvoir, et propose d’en désapprendre les codes. Les jeux qu’il met en scène encouragent l’empathie et proposent de nouvelles manières de penser le collectif. Son jeu Multiform a été implémenté dans des écoles à travers l’Europe, présenté lors des Jeux Olympiques de Paris 2024, et récemment acquis par le MoMA, devenant ainsi le premier sport queer à intégrer une collection muséale.

Faye Formisano

Née en 1984, Faye Formisano est diplômée de l’E.S.A.A Duperré en design textile et du Fresnoy – Studio national des arts contemporains. Artiste et réalisatrice, elle explore dans son travail à la croisée du dessin, du textile et du cinéma, la frontière des identités au travers de figures fantastiques. Inspirée par la science, la danse et la littérature, elle puise dans l’idée du monstre un principe de métamorphose qui interroge la notion de lien entre l’humain et son milieu. Alliant anciennes et nouvelles technologies, ses films, dessins et installations textiles immersives (VR) sont présentés dans des festivals de cinéma en France et à l'international (Sundance, GIFF de Genève, Guanajato, Mostra de Sao Paulo, Clermont-Ferrand, Etrange Festival). Son travail est également présent dans différents centres d'arts et galeries (CAC Genève, MBDK Leipzig, Paraédolie Marseille, M.E.P Paris, Gr_und Berlin,). Elle poursuit actuellement une thèse en recherche-création à l’université de Lille et au Fresnoy portant sur l’usage et les fonctions du voile au cinéma comme manifestation des identités troubles présentée récemment à la Gaîté Lyrique.

John Fou

Après avoir consacré une quinzaine d’années au cirque, à la danse et au théâtre, John Fou (né en 1983 à aux Lilas) se consacre désormais au dessin et à la peinture. Dans des œuvres généralement de grands formats, il met en scène des personnages anonymes, des animaux, des objets célestes et des éléments symboliques. Ses compositions graphiques et chatoyantes peuvent encore rappeler la piste des jongleurs et des acrobates. Mais dans le monde clos et hors du temps qu’elles représentent, les lions ne sont pas domptés. La violence, l’amour et les courses folles ne sont pas feintes, mais se manifestent comme des émotions pures et archétypales.

Max Fouchy

Max Fouchy (né en 1988 à Grasse) intègre les Beaux-arts de Paris en 2009 dans l’atelier de Tadashi Kawamata, laissant une grande place à la pratique personnelle. Cette liberté lui permet de développer une démarche intuitive, faite d’expérimentations quasi scientifiques. Son travail consiste souvent à collecter des matériaux et objets quelconque et à en révéler un potentiel oublié. Après un DNSAP en 2014, Max crée avec d’autres artistes les ateliers “Le Lance-Pierre” au sein de l’Armée du Salut.

Cledia Fourniau

Clédia Fourniau (née en 1992 à Paris) vit et travaille à Paris. Elle a obtenu un BTS en Design d’Espace à l’école ENSAAMA Olivier de Serres ainsi que le diplôme des Beaux-Arts de Paris. Elle travaille sur les possibilités de la peinture et de la représentation, en interrogeant les conditions de création, de perception et de réception d'une image. Dans un rapport constant à l’expérimentation, elle mélange différents matériaux et supports, comme le pigment sec, l’huile, le mica, l’acrylique, la résine, l’aquarelle, le crayon ou le feutre, sur des toiles de lin ou des textiles colorés, apprêtés ou non. La résine brillante, appliquée par endroits, engage un dialogue autoréflexif entre l’image et la réalité, en intégrant l’espace et les spectateur·ices dans le champ du tableau. Son travail joue avec le format de l’exposition en questionnant la place et l’engagement physique du public. Pour Clédia Fourniau, le geste est faussement impulsif et volontairement citationnel. Il est fondamentalement dépendant du processus et du matériau, et s’enracine dans une pratique de remise en jeu constante, qui se construit jour après jour à l’atelier, dans une temporalité distendue et imprévisible. À la croisée d’une interrogation minimaliste de la couleur et de la forme et d’une pratique gestuelle héritée de l’expressionnisme, elle croise plusieurs régimes d’images et de sources, qu’elle mélange à des signes, des faux caractères et des symboles cryptiques, et instaure ainsi un décalage volontaire et une tentative de court-circuiter l'autorité du geste. Elle a reçu la bourse des Amis des Beaux-Arts de Paris 2022 ainsi que des prix tels que le prix Sisley Beaux-Arts de Paris 2022 et le prix Reiffers Art Initiatives en 2024.

Henri Frachon

Henri Frachon mène une recherche fondamentale sur la naissance des formes les plus élémentaires et s’intéresse en particulier au trou. C’est en creusant et en perçant qu’il cherche à mieux comprendre l’essence de cet élément si mystérieux et vital. Sculpteur né en 1986 en Corse et ayant grandi à Tahiti, il est diplômé de l’ENSCI-les Ateliers en 2019 et des Arts et Métiers en 2010. Il a été lauréat des Audi Talents en 2020 et de la Villa Noailles en 2021. Son travail a notamment été exposé au Palais de Tokyo, au Musée Picasso de Vallauris, ainsi qu'au Japon.

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Sacha Gabilan

Entre vestige et anticipation, le travail de Sacha Gabilan met en scène des architectures molles, fantômes, marquées par l’usure. Sculpture, photographie et archives s’y rencontrent pour penser la mémoire comme un mouvement : ce qui persiste, se déforme, s’efface. Les pièces évoquent peaux cicatrisées, coffres ou tombeaux, dans une tension constante entre fragilité et monumentalité. Par la cire, le bois ou la résine tendue, Gabilan fabrique des surfaces d’inscription où la trace devient le vrai sujet.

Fernanda Galvão

La pratique de Fernanda Galvão (1994, São Paulo) s’inscrit dans une relation à la nature, enrichie de références à la science-fiction féministe. À partir d’une observation attentive du vivant, elle développe des écosystèmes et des paysages fictifs portés par une mémoire diffuse, engagée dans un cycle infini de métamorphoses.
S’articulant principalement autour de la peinture, tout en s’étendant à l’installation et à la vidéo, son travail ouvre sur des univers autonomes, régis par leurs propres logiques spatiales et temporelles. Dépourvus de lumière solaire ou d’horizon, ceux-ci suggèrent l’émergence d’un monde autre, porteur d’une mythologie profondément personnelle.
Fernanda Galvão a exposé dans des institutions et galeries telles que le Museu Oscar Niemeyer (Curitiba, BR.), Instituto Tomie Ohtake et Museu de Arte Brasileira (São Paulo, Br.), White Cube (Londres), Casa Triângulo (São Paulo), Andersen’s Contemporary (Copenhague), Foundry Seoul et Lyles & King (New York).

Giada Ganassin

Graphiste de formation, Giada Ganassin (née à Ivrea, Italie, en 1988 - vit et travaille à Paris) se sert du dessin pour inviter à la réflexion et permettre de se sentir compris et conforté au delà des barrières linguistiques. Sa recherche pousse le signe à sa forme la plus simple et le mélange à des matériaux différents pour lui permettre de rentrer dans le quotidien de chacun, à l’échelle de la maison comme de la ville. Depuis 2020 elle imagine des dessins qui tournent à l’infini sur les céramiques et les objets de François Bonnot, en tant
que Bureau Idéal. Bureau Idéal crée des objets qui racontent des histoires et ouvrent le quotidien à la rêverie et à la contemplation. La relation entre forme et décor est centrale et l’un s’appuie sur l’autre pour exister : les histoires se déroulent sur la surface des objets et tournent autour d’eux - sans début ni fin.

Laura Garcia Karras

Laura Garcia Karras (née en 1988 à aux Lilas) définit ses peintures comme des espaces silencieux. Au creux du silence s’installe une réflexion à la fois picturale, philosophique et poétique, principalement basée sur le temps. Enfant, elle se souvient d’une sensation incroyablement puissante quand elle saisit de sa main un fossile. Elle tient une construction naturelle, le moulage minéral d’une forme vivante, végétale ou animale, dont l’empreinte a traversé le temps pour se retrouver dans sa main.

Hector Garoscio

Hector Garoscio aspire à un idéal esthétique reposant sur une appréciation de la beauté vécue comme un événement dynamique et interactif; un état modifié de conscience, un instant de poésie et de grâce. Intuitivement, il s'est rapproché de la surface, de ses reflets et de sa dimension parallèle. Aussi pleine que plate, elle dissimule un abysse d’interprétations, un véritable terreau d’imaginaires. Tel un seuil, elle marque la transition physique entre deux mondes, deux potentiels.

Anaïs Gauthier

Anaïs Gauthier est née en 1991 à Paris. Les installations immersives d’Anaïs Gauthier simulent la vie qui, obstinément, perdure dans la défaillance. Elle instaure toutes sortes de réactions en chaîne au sein d’un écosystème paradoxal où l’organique et le mécanique fusionnent sans réussir à s’apprivoiser tout à fait. L’épuisement est symptomatique de ce rejet mutuel. Pourtant, ces reliquaires technologiques et ces formes auto-immunes dépendent l’une de l’autre. Elle collabore régulièrement avec Matthieu Grivelet, ingénieur, mêlant art et technologie.
Texte : Alexia Abed

Bérénice Gaça Courtin

Bérénice Gaça Courtin est une artiste multimédia basée entre Genève et Paris, diplômée de la Head. À la croisée de la tapisserie, de la performance, du son et des technologies, elle développe une pratique qui considère le textile comme une infrastructure politique, capable de rendre visibles les relations entre corps et systèmes de pouvoir. Nourrie par l'histoire de la cryptographie, notamment celle de la machine Enigma sur laquelle son grand-père, le résistant polonais Kazimierz Gaca, a travaillé, sa recherche met en dialogue les dispositifs de codage et cultures numériques.

Elle présente actuellement une installation textile et sonore à Manifesta 16 Ruhr, la Biennale européenne de création contemporaine, dans la Ruhr (Allemagne), dans une exposition conçue par Krzysztof Kosciuczuk et Anda Rottenberg.

Clémence Gbonon

Clémence Gbonon est une artiste française née en 1994. Son travail de peinture matérialise un espace marqué par la conflictualité, la transformation et une quête d’autodétermination. Entre abstraction et figuration, son travail articule les visions oniriques d’une psyché noire en quête d’elle-même. Clémence Gbonon a étudié aux Beaux-arts de Paris et à la Cooper Union à New York. Son travail a été exposé en France ainsi qu’aux Etats-Unis, en Europe et au Nigéria.

Quentin Germain

Quentin Germain, né en 1987, a grandi et vécu une partie de sa vie à l’étranger, notamment au Brésil, en ex-Yougoslavie et en Chine, où il a étudié à l’Académie Centrale des Beaux Arts, à Pékin. Entré aux Beaux-Arts de Paris en 2006, il obtient son diplôme en 2012 dans l’atelier de James Rielly. Fasciné par l’archéologie et par la peinture romantique allemande, il est empreint de l’esthétique du sublime, perpétuée dans le travail de Gerhard Richter ou d’Anselm Kiefer, peintres qui l'ont grandement influencé. Plus largement, le cinéma, tout comme l’imagerie scientifique sont d'autres sources d’inspiration essentielles pour lui. Son travail se déploie au travers de plusieurs médiums : la peinture, la sculpture, le dessin et l’installation. Depuis 2016, sa recherche se porte sur la ruine et le passage du Temps, au travers de séries de paysages et d’objets qui questionnent la dualité entre naturel et artificiel. Que ce soit dans ses tableaux peints sur de l’acier oxydé, ou dans ses sculptures en béton immergées en pleine mer, la technique dialogue avec la matière vivante, l’ordre figuratif avec le chaos naturel.

Federico González (Suricata)

Federico González (Suricata), musicien multidisciplinaire et artiste sonore mexicain, relie les traditions indigènes à la musique électronique avant-gardiste. Explorant le contexte de la culture rave comme espace d’expérimentation, il crée des ponts avec les musées et galeries, interrogeant le rôle du son dans l’identité culturelle, le changement social et la résistance. Basé à Paris, il mêle enregistrements de terrain, instruments faits main et une approche politique acide.

Jerome Grivel

Le travail de Jérôme Grivel (né en 1985 à Mulhouse, diplômé la Villa Arson à Nice en 2010) développe une réflexion critique explorant les rapports enchevêtres, sensoriels, physiques et spatiaux, entre situations, environnements et corps, et les relations sociales, politiques et états psychologiques qu’ils entrainent. Décliné sur le mode performatif, sa pratique se déploie à travers différentes disciplines et fils de pensée (sculptures, dessins, projets d’architectures, performances, vidéos).

Misha Gudwin

Misha Gudwin est un artiste et commissaire d’exposition né à Voronej, en Russie (23 novembre 1995). Il vit et travaille à Paris. Il est diplômé du BAZA Institute of Contemporary Art (2021). Sa pratique artistique se concentre sur l’interaction entre les environnements urbains et numériques, en utilisant souvent des objets trouvés qui reflètent la nature industrielle des villes contemporaines. Son travail s’intéresse également aux sous-cultures d’internet et à la culture pop. Gudwin est cofondateur de l’espace d’exposition géré par des artistes Emergency Space à Paris.

Pauline Guerrier

Pauline Guerrier (née en 1990 à Clamart) passe sa vie entre divers ateliers en Italie, au Maghreb, au Portugal ou encore au Chili. Les tisserands, les souffleurs de verre, les graveurs de pierres, les vitriers, les mosaïstes et tant d’autres sont son quotidien, là où elle observe, analyse et apprend. Dans une quête perpétuelle de connaissance des techniques ancestrales, elle confronte les savoirs d’hier au monde d’aujourd’hui et de demain.

Cécile Guettier

Cécile Guettier (née en 1992 à Paris) est diplômée de l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Nantes Métropole, en 2018. Elle est sélectionnée à la Bourse Révélations Emerige en 2021 et est lauréate du Prix Villa Noailles.
À la découverte du travail de Cécile Guettier, notre regard est à la fois emporté par des couleurs en vibration, un fourmillement de traits, une variété de matières, et fixé par une composition claire et des tracés sensibles. La volonté de l’artiste rencontre sur la toile et le papier, au carrefour des détails, un bizarre hasard, des accidents propres au langage pictural, qui vont dans le sens de ses représentations et les renforcent ; c’est à croire que l’image préexistait comme un aimant dans le blanc, et que toute tache tombant sur le support allait la remplir. Les figures présentes dans son travail n’appartiennent ni au rêve ni au cauchemar ; chimériques, leurs couleurs attrayantes nous gardent d’être effrayés par elles, et leurs actes inquiétants de les vouloir rencontrer. C’est sans doute cette ambivalence qui rend généreuse la contemplation de ces œuvres ; une excitation silencieuse s’installe, notre imagination va d’indice en indice. Par leur singularité plastique et narrative, les images de Cécile Guettier prennent place dans notre mémoire auprès de celles qui nous apportèrent des réponses en même temps qu’elles inventaient les questions.

Raphaël Guez

Raphaël Guez (né en 1996 à Paris) est un artiste numérique et designer travaillant sur les liens entre spiritualité et technologie. En utilisant le collage numérique, la vidéo ou la 3D, il tente de proposer différents univers où les décalages d’échelle, d’espace et d’émotions interrogent le futur de l’humanité à l’ère de la
technologie. Ingénieur en machine learning de formation, il souhaite désormais lier data et immersion 3D dans sa démarche artistique.

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Pascal Hachem

Le travail de Pascal Hachem (Libanais né en 1979) implique des actions de déplacement. Il s'agit d'actions réelles, et non de vidéos, réalisées soit par l'artiste lui-même, soit par des objets qu'il met en place. Il s'inspire d'aspects de la vie quotidienne dans la ville, qui tendent à contextualiser sa façon de penser et influencent son travail d'une manière inconsciente à laquelle il ne peut échapper. Il ne s'impose aucune règle, mais est plutôt poussé à produire par un seul moment impressionnable.

Arash Hanaei

Après des études de photographie à l'Université Azad de Téhéran qui lui donnent la connaissance du rôle de la photographie durant la guerre Iran-Irak, Arash Hanaei (né en 1978 à Téhéran, Iran) développe une pratique combinant les médiums et techniques. Depuis 2015, sa pratique évolue de la photographie et du documentaire vers une approche plus spéculative et inter-media, questionnant les stratégies post-Internet en temps de crise politique et crise de la représentation.

Shuo Hao

Shuo Hao est une artiste contemporaine basée à Paris. Après avoir été diplômée de l'Académie centrale des beaux-arts de Pékin (CAFA), elle a étudié à la Sorbonne, puis à la Haute École des Arts du Rhin (HEAR). Représentée par la Galerie Derouillon, Shuo Hao a réalisé plusieurs expositions personnelles à Paris et a participé à de nombreuses expositions collectives à l'international. Son travail explore l'intersection d'iconographies culturelles duelles et la métamorphose du corps.

Bérénice Haëntjens

Bérénice Haëntjens grandit à Rome, elle vit et travaille à Paris. Elle s’intéresse à la traduction de nos traumatismes individuels dans nos comportements et nos interactions, à ce qui nous lie et nous délie, aux mouvements liés aux épreuves, aux événements qui suscitent un chaos intérieur total. Ordures (à paraître aux éditions Jouuue ! en Janvier 2027) est son premier roman. Elle a rejoint POUSH pour être au plus près de la création contemporaine pour un second projet d’écriture au long cours.

HEADBUTT

HEADBUTT, cofondé par Vanille Ferragu et Marie Manguele, réinvente la scène électronique en créant de nouvelles images portées par leurs regards de femmes métisses, tout en rendant hommage aux cultures noires. Entre soirées club et THINK HEADBUTT, musique, corps, performance et machines se rencontrent pour repenser la fête comme un espace de jeu, de liberté et de récits partagés. Les machines sont mises en avant, mais les visuels, toujours faits main, questionnent l’usage de l’IA aujourd’hui, célébrant imperfection, imprévu et expression libre.

My-Lan Hoang-Thuy

My-Lan Hoang-Thuy est diplômée des Beaux-Arts de Paris. Elle a été lauréate à la résidence de l’Académie des Beaux-Arts et du prix Yishu 8. Elle a réalisé des expositions personnelles en musée (MEP), ainsi que dans plusieurs galeries: la Galerie Mitterrand, Project Native Informant et la Galerie Semiose. Son travail a été montré dans plusieurs institutions (Stedelijk Schiedam Museum, Frac Ile-de-France). Il fait partie des collections du FRAC Auvergne, du FRAC Champagne-Ardenne, du FRAC Nouvelle-Aquitaine, de la MEP et de la Ville de Montrouge.

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Maria Ibanez Lago

Maria Ibanez Lago (née en 1960 à Buenos Aires) participe et initie des projets collectifs d’artistes, au sein desquels elle remplit aussi une fonction de curatrice. Elle travaille sur la matérialité de l’image et son rapport aux objets, pour évoquer une dramaturgie. La peinture est regardée dans son contexte historique et le curseur du format est poussé jusqu’aux limites qui la définissent, visant sa transformation en objet, en sculpture.

Lev Ilizirov

Lev Ilizirov (né en 1979 en Russie) a émigré en Israël en 1996. Après des études à l’École des Beaux-Arts de Bezalelà, à Jérusalem, il s’est engagé dans la photographie documentaire. Le message incorporel et l’abstraction du monde étaient alors les principaux objectifs de son travail. À l’Académie royale des Beaux-Arts d’Amsterdam, les éléments et le cadre du quotidien sont devenus la base de son travail. L’imprévisible créé par l’interférence accidentelle de facteurs externes, phénomène imperceptible, est ce qu’il cherche à capturer avec son appareil photo pour ensuite lui donner forme par l’installation.

Clara Imbert

Clara Imbert (née en 1994), est diplômée de la Central Saint Martins en 2017. Sa démarche consiste en une exploration des relations entre les notions de réalité et d’illusion, d’espace et de perspective, de l’objet même et de l’observateur. Elle s’inspire de théories physiques, mathématiques et philosophiques pour expérimenter différentes matérialités et dénouer ainsi des idées intangibles. Elle étudie l’invisible pour faire apparaître de nouvelles dimensions. Ses recherches aboutissent à la réalisation de projets pouvant prendre des formes variées telle que la photographie, la sculpture et l’installation.

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Daniel Jablonski

Daniel Jablonski (Rio de Janeiro, 1985) est un artiste, enseignant et chercheur. Il applique des méthodes de recherche à sa propre vie quotidienne pour produire des œuvres qui fonctionnent comme de véritables « études de cas ». Ces véritables objets de recherche-création peuvent prendre des formes variées, comme des installations, photographies, objets, performances ou écrits, et être présentés dans des expositions, publications ou conférences. Pendant de nombreuses années, il a enseigné et coordonné des programmes pédagogiques à l'École d'Arts de Rio de Janeiro et au Musée d'art de São Paulo. Vivant actuellement entre le Brésil et la France, il enseigne histoire de l’art contemporain à CY Cergy Paris Université et poursuit un Doctorat par le projet à l’ENSAPC.

Luke James

La pratique de Luke James, composée essentiellement par un travail de sculpture convoque un rapport physique aux matériaux et à l’espace. Ses sculptures peuvent être décomposées comme une série de gestes sensibles pratiqués sur des matériaux travaillés de manière brute. Son travail se développe entre rapports de force et curiosité : l’Homme, l’animal, l’architecture, les classes sociales sont quelques unes des composantes des interactions observées et questionnées au quotidien par l’artiste.

Cameron Jamie

Cameron Jamie (né en 1969 à Los Angeles, Californie, États-Unis).
Depuis plus de trois décennies, l’artiste américain Cameron Jamie a développé une pratique protéiforme, caractérisée par une exploration culturelle et une expérimentation formelle qui échappent à toute catégorisation. Son œuvre englobe un large éventail de disciplines artistiques transversales, notamment le dessin, la peinture, la sculpture, la céramique, la gravure, la photographie, la performance, le cinéma, la musique et l’édition indépendante. Le travail de Jamie explore, examine et analyse la manière dont les structures mythologiques et rituelles des cultures populaires et vernaculaires se façonnent et se transmettent, ainsi que la mesure dans laquelle elles contribuent à la création des univers fictifs et des identités fictives des individus. En 2016, Jamie a reçu le Prix de dessin de la Fondation d’art contemporain Daniel et Florence Guerlain. Il est installé à Paris depuis 2000.

Myriam Jarmache

Myriam Jarmache est chanteuse lyrique et danseuse. Toute sa recherche relie ces deux pratiques : Devenir un corps et une voix sans hiérarchiser ces modalités. D'abord formée à la maîtrise de Radio France, elle suit ensuite un parcours pluridisciplinaire mêlant chant, danse contemporaine et théâtre. La transmission et les laboratoires autour du chant et de la danse sont une création-passion à part entière. Elle travaille aux côtés de François Chaignaud, les cris de Paris, Magali Dougoud, et fait également partie des collectifs La Ville en Feu et la Grosse Plateforme. Elle rejoint le StudioK à POUSH en octobre 2022, et continue ses recherches autour du décloisonnement du chant lyrique, où comment désacraliser un art dit « savant », convoquer l’intime plutôt que le spectaculaire.

Ellande Jaureguiberry

Sculpteur et dessinateur, Ellande Jaureguiberry (né en 1985 à Paris) utilise une large gamme de matériaux et de techniques, mais fait en particulier usage de la céramique. Il développe une œuvre polymorphe qui interroge une relation d’appartenance et de résonance entre l’esprit humain et l’univers, une dialectique du corps et de l’espace, tentant de réunir les deux comme les aspects paradoxaux d’une même réalité. Enracinant sa recherche dans un rapport à l’inconscient, il explore les liens entre architecture et nature dans un va-et-vient entre structure et ornement.

Ángela Jiménez Durán

Ángela Jiménez Durán (née en 1996 à Madrid) est diplômée de l'École d'arts de Paris-Cergy en 2019. Elle vit et travaille entre Paris et Madrid. Sa pratique artistique s'articule autour de l'installation et de la sculpture en liant avec l'écrit, mêlant la science-fiction, la géologie et la biologie, en explorant des futurs incertains. Inspirées par le réalisme magique, ses œuvres déploient des narrations multiples, provoquant des sentiments d’étrangeté, telles des indices d’une énigme à résoudre.

Isabel Judez

Isabel Judez (née en 1992 à Guri, Venezuela) est une artiste et architecte basée à Paris. À travers la sculpture, l’installation et la performance, elle interroge les récits rigides de l’histoire des territoires et imagine des formes inclusives et écologiques du patrimoine. Associant fibres naturelles, pierre et gestes collectifs, sa pratique explore les relations entre territoire, mémoire et transmission.

June

June est une artiste pluridisciplinaire. Par le biais de la sculpture, son travail convoque l’absurde, le paradoxe, l’absence et le souvenir. Elle compose des environnements aux échelles ambiguës à partir de fragments architecturaux, sonores, visuels et poétiques. "

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Kyoko Kasuya

Kyoko Kasuya, artiste et réalisatrice japonaise, vit à Paris. Après le séisme, le tsunami de 2011 et l'accident de Fukushima, elle choisit de rester en France, ce qui l'a poussée à explorer la société contemporaine et son identité. Son travail se concentre sur la temporalité des expériences partagées, les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale et la vie des femmes contemporaines. Ses œuvres traitent de sujets sociologiques et historiques, visant une compréhension universelle des expériences humaines. Depuis 2020, elle participe au Crown Letter, un collectif international d’artistes femmes, expose dans divers festivals et institutions telles que BIENALSUR, KYOTOGRAPHIE, la Fondation Fiminco et l’Institut Français.

Farid Kati

Farid Kati (1994) est un artiste franco-algérien dont la pratique pluridisciplinaire — installation, sculpture, vidéo et dessin — explore les forces invisibles et les dynamiques de déplacement. Diplômé des Beaux-Arts du Mans et de Paris, il conçoit des dispositifs cinétiques transformant le vent en “adugraphies” (adu, vent en berbère), révélant des enjeux de mémoire, migration, transmission et mobilité à travers des formes sensibles et territoriales.

Alexandre Khondji

La pratique d’Alexandre Khondji (né en France) s’appuie sur une approche contextuelle et expérimentale. Ses œuvres, multiples dans leurs formes et leurs approches, cherchent un équilibre entre l’acte d’intervention et les qualités intrinsèques des contextes qu’elle habitent.
Son travail a été présenté au Okayama Art Summit au Japon, à la Fondation Pernod Ricard à Paris, à la galerie Sweetwater à Berlin, au Museum für moderne Kunst (MMK) de Francfort, au Capc Musée d’art contemporain de Bordeaux, ainsi qu’à la LUMA Foundation à Arles.

Morteza Khosravi

Morteza Khosravi, né en 1988 à Bojnourd en Iran, vit et travaille à Paris, est un artiste iranien dont la pratique se développe principalement à travers la peinture et la sculpture. Installé à Paris depuis 2023, il a rejoint POUSH en 2025, où il poursuit son travail au sein de son atelier.

Sa recherche envisage la peinture comme un médium autonome. Nourries par l’histoire de l’art, le cinéma, les archives photographiques et des images personnelles ou anonymes, ses œuvres interrogent la mémoire des images, leur déplacement et les conditions de leur apparition.
Morteza Khosravi a présenté plusieurs expositions personnelles, notamment à la Leila Heller Gallery à Dubaï et à New York, à la Galleri Ramfjord à Oslo, à l’Artlab Gallery à Beyrouth, ainsi qu’aux galeries Iranshahr et Golestan à Téhéran, Danjeh à Semnan et 4rtgallery en France.
Son travail a également été présenté dans le cadre de MENART Fair à Paris et Bruxelles, Contemporary Istanbul, Beirut Art Fair, Festival Partage des Arts, ainsi que dans l’exposition collective Demeure, organisée par POUSH au cimetière parisien de Pantin.

Tilhenn Klapper

Tilhenn Klapper (née en 1994 dans le Vermont, USA) est une artiste plasticienne et chorégraphe diplômée des Beaux-Arts de Paris (MFA Atelier Danse Emmanuelle Huynh), de Sciences Po Paris (MA Political Ecology), et du Vassar College à NY (BA Philosophy). Elle s'intéresse aux formes et pratiques liant les humains à l’invisible et au sacré dans la pré-modernité, et à ce qu'elles font au schéma noéliberal. Ses œuvres sont des manières de garder le contact avec les mémoires et hallucinations enchâssées que la terre héberge.

Margaux Knight

Margaux Knight est curatrice indépendante issue des sciences sociales et des études latino-américaines. Ses projets curatoriaux s’inscrivent dans une réflexion critique sur le déplacement, le décentrement du regard, et s’appuient sur les épistémologies féministes et décoloniales du point de vue situé. Récemment, elle a assuré le commissariat d'expositions collectives à POUSH, dans l’atelier historique de la Cité Falguière, à Julio Artist-Run Space, et au centre culturel Casabanchel, et d'expositions personnelles à ARCO Madrid et au Salon H. En parallèle, elle rédige des textes curatoriaux pour des galeries et des institutions (Jousse Entreprise, Fundacion EACHEVE, Paris Photo…). Elle est membre de l'assosciation féministe Contemporaines et du Bureau des penseur.euses de POUSH.

Nina Koltchitskaia

Artiste peintre d’origine russe. Née à Moscou ( en 1987 ), a vécu au Laos et en Italie avant de s’installer à Paris. Après des études de lettres, de philosophie, et une école de photographie, Nina Koltchitskaia se dirige vers la peinture. Elle s'exprime par le biais de la poésie et de la peinture dans un style unique et empreint de sensibilité. Sur toiles ou grandes fresques murales, ses œuvres intuitives expriment la liberté et la romance. Son travail se caractérise par une atmosphère douce et rêveuse, où chaque œuvre devient un voyage émotionnel. À travers ses créations, Nina Koltchitskaia invite à une exploration intime de l'âme humaine, mêlant sensibilité, poésie et une touche de magie. Elle questionne sur la mémoire, la rondeur du temps et la représentation de l’amour. Ses peintures évoquent la quiétude précédant une tempête, capturant des paysages figés et des scènes oniriques où poissons volants et oiseaux conversent avec la lune, dans
une palette de couleurs romantiques. NK expose régulièrement ses projets à Paris (« la Femme fleur et l’Oiseau » portraits en musique - 2021) et en Asie (« Romance » musée d’art contemporain de Séoul - 2021, et « le Tour du Monde avant la Tempête » à la galerie WWF Séoul - 2025).

Gabrielle Kourdadze

Née en 1995, Gabrielle Kourdadzé a grandi à Paris au sein d’une famille franco-géorgienne. Elle a été diplômée en 2019 de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Son travail s’articule autour des médiums du dessin à l’encre et de la peinture à l’huile, et traite de la représentation du corps et de son inscription dans l’espace social. Egalement musicienne (piano, accordéon et chant), elle fait dialoguer ses oeuvres plastiques avec des installations sonores.

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Hélène Labadie

Hélène Labadie est une artiste et designer d’objets. En céramique, verre, textile ou métal, ses créations semblent prises entre deux disciplines, à la frontière de l’art et du design. Largement anthropomorphes, les objets « sont directement inspirés de personnages de films » confie-elle. Ses objets étranges et uniques sont proches des personnages de dessins animés avec lesquels elle recrée ses propres fictions.

Louis Lanne

Louis Lanne est diplômé des Beaux-Arts de Paris. Inspiré par la bande dessinée, Louis utilise le tableau blanc magnétique comme support pour ses créations. Il superpose peinture, résine, feutre et goudron pour former des microcosmes saturés de couleurs et de détails. Ses compositions, denses et foisonnantes, évoquent des histoires en filigrane, mêlant réalités adulte et enfantine avec un vocabulaire visuel identifiable et ludique.

Ludivine Large-Bessette

Travaillant à l’intersection de la vidéo, de la photographie et de la danse contemporaine, Ludivine Large-Bessette utilise le corps comme objet et motif pour capturer nos désirs de pouvoir et nos limites (artificielles, physiques et normatives). Les images historiques et populaires, dont elle s’inspire souvent, soutiennent la construction d’allégories contemporaines qui bousculent la position du public et notre rapport au progrès et aux stratégies de pouvoir.

Amalia Laurent

L’obsession d’Amalia Laurent (née en 1992 en France d’une mère javanaise et d’un père languedocien) pour les réalités alternatives a donné naissance à un corpus d’œuvres - installations, performances, sculptures, teintures - qui rend tangibles les frontières entre monde réel et mondes parallèles. En 2023, elle obtient un second Master à l’EHESS – Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et poursuit dans le même établissement sa thèse. Elle est lauréate de la bourse Mondes Nouveaux en 2023 et est actuellement pensionnaire à la Villa Médicis (2024/2025).

Victoria Le Boloc'h-Salama

Victoria Le Boloc’h-Salama est critique d’art indépendante, programmatrice culturelle et réalisatrice et productrice de podcasts. 

Historienne de l’art de formation et membre de l’AICA, elle accompagne des artistes dans le développement de projets artistiques. Membre fondateur du collectif Jeunes critiques d’art et cofondatrice du Bruit de l’art, elle écrit régulièrement pour des médias, galeries, institutions. Elle assure également la programmation et la modération de talks et intervient parfois en tant membre de jurys dans le réseau de l’art contemporain en France.

Anna Le Corno

Après une première vie dans l’architecture, Anna Le Corno (née en 1987 à Vanves) se forme à l’ébénisterie à l’Ecole Boulle. Faisant dialoguer le numérique avec la tradition et questionnant l’abstraction, le faire et le temps, ses recherches graphiques et colorimétriques s’expriment au travers de fresques marquetées et pièces uniques de mobilier en un langage animal et poétique.

Tommy Lecot

Tommy Lecot est né à Paris en 1992.
C'est en piochant dans des entités existantes qu'il assemble divers matériaux afin de s'approcher d'une concordance formelle, d'une évidence.
Ses références multiples à l’histoire de l’art traduisent une volonté de comprendre le passé afin de le mettre en tension avec son environnement présent.
À travers différentes approches plastiques, sa démarche laisse apparaître ses doutes non moins par humilité que par envie de se dévoiler au regardeur.

Thomas Lelouch

Thomas Lelouch est artiste et designer diplômé des Arts Décoratifs de Paris en 2015 en cinéma d'animation. Sa pratique du stop motion volume l'oriente peu à peu vers la sculpture et le design d'espace. Formé à différents artisanats d'art, notamment le travail du plâtre (staff) et du bronze, il co-fonde par la suite le studio de création Atelier Craft, en 2015. En 2023, il reprend sa pratique de sculpteur s’inscrivant dans une démarche de “collectible design”, à la frontière entre art et design. Il collabore dès lors avec l'artiste Clémence Mars, avec laquelle il crée la collection de mobilier sculptural White Noise, exposée lors de Maison & Objet In the City 2025 et des éditions de Paris Design Week 2024 et 2025.

Mathilde Lestiboudois

Mathilde Lestiboudois, née en 1992, est diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (2017). Elle a également étudié à l’Universitäte der Kunste, à Berlin, en 2016 et a été résidente de la Casa Velasquez en 2021-2022. À travers le médium de la peinture, Mathilde Lestiboudois représente des espaces intérieurs vides. Entremêlant fragments architecturaux et formes géométriques, elle questionne l’espace et sa dimension temporelle.

Anne Le Troter

Anne Le Troter (1985) est une artiste basée à Paris mêlant installation sonore, performance, théâtre, littérature et poésie.
C’est après l’écriture de deux livres « L’encyclopédie de la matière » et « Claire, Anne, Laurence » qu’elle commence à travailler sur la place qu'occupe la parole au travail. Ainsi Anne Le Troter invite des groupes de personnes tels que les artistes ASMR et des enquêteurices téléphoniques à enregistrer avec elle (« L’appétence », pièce sonore, 2016 Prix du Salon de Montrouge et du Palais de Tokyo, « Les mitoyennes » La BF15, 2015, « Liste à puces » Palais de Tokyo, 2017 et « Les silences après une question » à l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne, 2017). Invitée par la fondation Pernod Ricard, la Biennale de Rennes, le centre d’art contemporain Le Grand Café à Saint Nazaire, le Nasher Sculpture Center à Dallas et le Centre Pompidou, l’artiste engage ensuite d'autres cycles d’écriture autour de la notion de biographie, de fiction et d’utopie autour de la question de nos modes de reproduction. En 2021 elle est lauréate de la bourse Bétonsalon et ADAGP (Les Volontaires, pigments-médicaments, Bétonsalon, centre d'art et de recherche, 2022), Mondes Nouveaux ainsi que de la villa Kujoyama.

Augustin Lignier

Augustin Lignier (né en 1995), diplômé de l’ECAL et des Beaux-Arts de Paris, explore la dimension performative de la photographie, de sa production à sa réception. À la croisée de l’expérimentation scientifique et de gestes absurdes, son travail interroge les mécanismes de production des images et l’impact du numérique sur nos modes de perception. Sa pratique se déploie entre performance, installation et photographie conceptuelle.

Renske Linders

Renske Linders (née en 1995 à La Haye, aux Pays-Bas) réside à Paris depuis 2022, après avoir obtenu son diplôme en Art & Culture à l’Erasmus University de Rotterdam en 2021. Avec ses peintures à l’huile, l’artiste saisit des moments intimes et épanouis, évoquant l’amour, la renaissance, l’exploration, tout en célébrant avec constance la forme féminine. À travers des compositions empreintes de douceur et de mystère, le travail de Renske transmet un message d’espoir et d’émancipation.

Local Technique

Le collectif Local Technique, situé au sein de la communauté POUSH à Aubervilliers dans le bâtiment Sucre, est un lieu d’échange et d’expérimentation qui réunit des curateur·rices et travailleur·euses de l’art. À la croisée de pratiques telles que l’écriture, la critique, la recherche, la scénographie et le commissariat, ce lieu se conçoit comme un laboratoire textuel et une plateforme visuelle, motivée par la rencontre, l’échange et l’exploration.
Local Technique est d’abord un bureau où sont analysées les pratiques culturelles contemporaines mais le lieu opère également comme un project space où sont proposées des programmes spécifiques : projections, performances, expositions, lectures, discussions, recherches éditoriales, etc.
Membres : Alice Loumeau, Anna Tardivel, Anne-Laure Peressin, Clara Darrason, Lou-Justin Tailhades, Mahsan Shams, Margaux Knight, Raphaël Giannesini, Valentin Bansac, Victoria Le Boloc’h-Salama

Thibault Lucas

Thibault Lucas (né en 1984 à Suresnes) réalise, entre autres, des installations in situ dans des zones « inutiles » en bordure de Paris ou dans des lieux atypiques comme le beffroi de la Mairie du 1er arrondissement de Paris ou l'église Saint-Merry. Le motif de la pierre est central dans son travail, il lui permet de créer des paysages infinis ou des sculptures évoquant des monuments archaïques ou sacrés, faites de matériaux glanés en ville ou dans la nature.

Isaac Lythgoe

Né à Guernesey en 1989. Isaac Lythgoe est sculpteur et écrivain, il a étudié la peinture au Royal College of Art de Londres (2014). Reprenant des idées issues des traditions narratives et des récits, son travail est une discussion ouverte sur les technologies prospectives et la manière dont elles pourraient influencer nos futures structures sociétales. L'éthique, la romance et la mortalité servent d'arcs narratifs fluctuants - des véhicules pour médiatiser une pratique de recherche, qui considère l'intégration de systèmes synthétiques et biologiques comme les motifs les plus pressentis pour les changements et les défis de l'expérience humaine. Dans la pratique, ces idées sont abordées à la fois conceptuellement et matériellement ; les œuvres apparaissent comme des histoires, jouées dans un mélange de matériaux organiques symboliques et de techniques de nouveaux médias, le fait main et le machinisme étant en perpétuel changement.

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Denis Macrez

Né en 1992 à Besançon, Denis Macrez est diplômé de l’École Supérieure d’Art de Rennes en 2018. Parti en résidence en 2021 à Reykjavik, pour deux mois, il y présente une exposition à la SIM gallery. À son retour, il expose en duo show avec Marguerite Piard à la galerie Chapelle XIV. Plus récemment, l’artiste est invité par le Fonds de Dotation Verrecchia, pour quatre mois de résidence au Château de la Maye à Versailles. Depuis, il est repéré par le collectif de collectionneur CulturFoundry, avec qui il expose en octobre 2022.

Beka Magyarlaki

Travaillant la sculpture, le son et la voix, Beka Magyarlaki (née 1992, Hongrie) crée des installations immersives qui explorent le corps comme un contenant de mémoire intime et culturelle mais aussi comme un lieu de transformation politique et morphologique. Des formes hybrides et des pièces sonores superposés déploient un paysage psychologique queer, avec un récit poetique autour de l’appartenance, la transidentité et les rêves collectifs. Depuis l’obtention d’un diplome en beaux-arts de l’école Central Saint Martins (2017), elle expose au Royaume-Uni, en France, au Maroc, au Portugal, en Turquie et en Hongrie. Ses derniers oeuvres ont bénéficié de la soutien de PARIS-B et CNAP en France. Son travail a également été nominé aux MullenLowe NOVA Awards ainsi qu’à l’Inter-national Takifuji Art Award.

Bastien Mairet

Bastien Mairet (Né à Tarbes, France, en 1988) allie ses formations techniques et artistiques en créant des automates mécaniques, que ce soit des moteurs mécaniques à ressort horloger à l’utilisation de l’électronique
moderne pour ses pièces. Il est dans la recherche de poésies mécaniques. Il travaille en collaboration avec d’autres artistes pour mettre en mouvement leurs créations pour des vitrines de magasins ou des expositions.

Demian Majcen

Demian Majcen (né en 1992 à Saint-Cloud) est diplômé de la Villa Arson et de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il conçoit son œuvre comme un filtre lui permettant d’apprendre et d’observer le monde au présent. Il mène ainsi une quête ouverte, faite de rencontres, de succès et d’échecs. Il transforme les artefacts en utopies possibles et cherche à rendre à la beauté son but, pour ainsi donner une fin au monde, et qu’il puisse recommencer.

Olivera Majcen

Olivera Majcen est une artiste serbo-croate ayant grandi auprès de grands-parents artisans et tisserands qui lui ont donné goût à l’intelligence de la main. Après avoir été diplômée des Beaux-Arts de Belgrade en 1984, elle participe à plusieurs expositions en tant que peintre avant d’arriver à Paris en 1991. C’est alors qu’elle se consacre au stylisme pendant dix années. Depuis 2006, elle poursuit sa pratique de peintre et de scénographe entre Paris et Belgrade.

Sarah Makharine

Sarah Makharine est une artiste photographe dont le travail explore le corps humain comme un moyen d'interroger l’identité, le genre et les perceptions sociales. À travers ses œuvres, elle cherche à déconstruire les stéréotypes et à donner voix à des récits souvent invisibilisés.
En combinant médias analogiques et numériques, elle questionne les normes établies et dévoile des réalités cachées. Son approche artistique s’articule autour des thématiques du genre et de l’identité, comme dans Papa (2021), où elle invite son père à se travestir, ou Le Mikve, qui examine la place des femmes dans les rituels religieux.
Des projets tels que From Ramallah to the EIffel Tower célèbrent la libération du corps des femmes en territoire de conflit.
À travers ses installations, Sarah aspire à construire un imaginaire collectif plus inclusif et émancipé.

Francois Malingrey

François Malingrey vit et travaille à Paris, après des études à Épinal puis Strasbourg. Son univers intriguant et sombre se déploie au travers d’une peinture figurative qui met en scène ses proches et sa famille. Ses expositions sont souvent accompagnées de sculptures et de bois peints. Il a notamment collaboré avec le Palais de Tokyo, Christie’s, le musée de la Chasse et de la Nature et la galerie Lefeuvre & Roze.

Arianna Marcolin

Arianna Marcolin est née en 1998 à Schio en Italie. Élevée entre l'imprimerie familiale et la campagne, elle étudie à l'Académie des Beaux-Arts de Venise, où elle obtient un diplôme en peinture et un master en arts graphiques et édition. Elle est sélectionnée pour le programme de résidence artistique de la Fondation Bevilacqua La Masa et de ViaFarini Milano. Elle collabore avec Cassata Drone Expanded Archive Palermo. En 2023, elle présente Stanza Iperbarica, sa première exposition personnelle à Rome, à la Galleria Ex Elettrofonica.

Alix Marie

Alix Marie (Bobigny, 1989) est une artiste pluridisciplinaire diplômée du Central Saint Martins College (Londres, 2011) et du Royal College Of Art (Londres, 2014). Expositions Récentes: Spiritual Urgency, Stedelijk Schiedam (2022), Styx, Deichtorhallen, Hamburg (solo, 2022), Sorsi Di Sale, Ncontemporary, Milan (solo, 2022), Raw, Rembrandthuis, Amsterdam, (2022), Sucer la nuit, Musée des beaux-arts, Le Locle (solo, 2019).

Clémence Mars

Clémence Mars (née en 1992 à Paris) est diplômée de l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris, et de l’Ecole du Théâtre Visuel de Jérusalem, école d’art-performance où elle passe deux ans. Plasticienne et scénographe, elle crée des univers fictifs issus de l’imaginaire commun de la science-fiction à travers la scénographie, la lumière, la performance et le dessin.

Collective MATTERS.xyz

MATTERS.xyz est un projet collectif qui explore de nouveaux récits territoriaux par le biais de recherches créatives et d’expositions. Leurs investigations décrivent l’enchevêtrement des trajectoires humaines et non-humaines au travers de controverses politiques et écologiques.
Alice Loumeau est architecte-cartographe; Valentin Bansac est chercheur-photographe. Ils se sont rencontrés à l’OMA/AMO et ont participé au programme d’Expérimentation en Arts et Politique de Sciences Po Paris.
En 2025, ils seront avec Mike Fritsch les commissaires du pavillon luxembourgeois intitulé Sonic Investigations à la Biennale d’Architecture de Venise.

Garance Matton

Garance Matton (née en 1992 à Paris) est diplômée des Beaux-Arts de Paris. La peinture est un plateau de jeu, un puzzle où se mêlent le quotidien et des références formelles ou narratives à l’histoire de l’art. Le dialogue entre les éléments laisse l’image en suspens, soumise à un rythme qui semble évoquer un espace temporel incertain. Dans son travail de peintre, Garance s’engage dans une conversation vivante avec le médium où les idées apparaissent et disparaissent dans ce débat calme mais intense avec la peinture.

François Maurin

François Maurin (né en 1989 à Paris) est diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris et a également étudié à la Kunstakademie der Bildenden à Karlsruhe en Allemagne. A la fois sculpteur et peintre, sa pratique se déploie en différents projets qu’il mène parallèlement. Œuvres à regarder ou à manipuler, les objets qu’il conçoit nous interrogent sur les dialogues possibles entre nos imaginaires singuliers et les liens que tissent entre nous nos pratiques sociales.

Mathew McWilliams

L'œuvre de Mathew McWilliams (né en 1973 à Vancouver, Canada) réunit la peinture, le dessin et la photographie en tant que pratiques parallèles mais imbriquées de la création de marques. En reconfigurant les ingrédients de base du dessin et de la technologie d'impression, McWilliams cherche à expérimenter de nouvelles expressions matérielles.

Théodore Melchior

Théodore Melchior, né en 1990, est diplômé de l’ESAD de Reims en 2017 et officie dans le collectif Chevaline Corporation de 2014 à 2020.
Émerveillé par la modernité et le gothique, par La Conjuration des Imbéciles de John Kennedy Toole et par les tragédies de William Shakespeare, Théodore s’applique à construire les vestiges surréalistes d’une société grotesque et grandiose, contente de soi mais perdue d’avance. Il explore pour ça de nombreux supports : installation, sculpture, mise en scène, vidéo, écriture, édition, podcast. La quête plastique et narrative de Théodore poursuit dans un même élan d’humour et de romantisme les turpitudes du monde contemporain, entre splendeurs passées et catastrophes annoncées.

Florent Meng

Florent Meng vit et travaille à Aubervilliers. Photographe de formation, il a recourt tant à la série photographique qu’au film ; tant à la fiction qu’au documentaire. Travaillant sur des terrains frontaliers comme en studio, il développe par étapes un vocabulaire de gestes plastiques qui travaille le style documentaire comme un outil spéculatif. Son travail a été montré au Musée d’Art contemporain de Lyon et à la Biennale de l’Image en Mouvement à Genève. Il fait partie des collections du CNAP et d’elysée Photo à Lausanne.

Joshua Merchan Rodriguez

À travers son travail, Joshua Merchan Rodriguez s’intéresse à ce qu’il appelle des "nœuds" : des points de convergence où s’entrelacent des dimensions historiques, politiques et poétiques, et où s’opèrent des transformations, des déplacements et des manipulations de la matière. Ces nœuds peuvent prendre la forme de processus concrets tels que la marchandisation de la feuille de coca au XVIIIᵉ siècle, la domestication du maïs ou encore l’exploitation des limules par l’industrie pharmaceutique. En tirant les fils qui composent ces nœuds, il essaie de rendre visibles les complexités et les tensions qui traversent nos relations humaines et inter-espèces.

Matisse Mesnil

Matisse Mesnil (Né en 1989 en Italie, Castiglion Fiorentino) vit et travaille à Paris. Il s’empare du métal pour rejouer la figuration, dans ses genres les plus usités, comme le paysage ou la nature morte. Au monde bruyant de l’industrie, il adosse ainsi l’éthique et l’esthétique de la contemplation silencieuse qui traverse l’histoire du paysage. Une violence sourde sous-tend ses pièces, qui pourtant appellent à une forme de religiosité que l’on doit aussi lire dans l’exigence scénographique et architecturale dont témoigne son travail.

Margaux Meyer

Margaux Meyer (née en 1998 à Suresnes) est diplômée des Beaux-arts de Paris en 2022, de l’atelier de Tim Eitel. Sa pratique discute de la nature même du langage pictural par une impression matérialiste et fluctuante. Sa réflexion se façonne à partir de réactions psychologiques et de sensations plaçant le corps au centre de son travail de représentation. Sa pratique s’articule autour d’éléments gestuels et sensibles ; il en résulte une tension organique très forte.

Sabine Mirlesse

Sabine Mirlesse (née en 1986 aux Etats-Unis) est diplômée d’un Master en Fine Arts de la New School à New York et d’un Bachelor à la McGill University. Sa recherche est centrée sur la visibilité des seuils et l’intériorité du paysage, avec un intérêt particulier pour la façon dont les sites géologiques sont devinés, interprétés et racontés. L’approche multidisciplinaire de Mirlesse relie la photographie et la géologie en tant que gardiennes du temps, et se manifeste à travers une accumulation de couches et de strates.

Saeideh Mirshekar

Saeideh Mirshekar, née en 1984, diplômée en design de tapis, a développé sa pratique entre peinture et tapis. Après plus d’une décennie à Téhéran, où elle a participé à plusieurs expositions collectives, elle s’installe à Paris en 2023. Ses œuvres expriment la beauté fragile du monde et un équilibre entre émotion et esthétique. Aujourd’hui, elle explore de nouvelles perspectives à l’atelier POUSH.

Adrien Missika

Adrien Missika (né en 1981 à Paris) explore avec humour les paradoxes du naturel et du culturel. S’appuyant sur l’épistémologie comme base de recherche, son approche conceptuelle dérive vers des récits poétiques et hypothétiques. À travers une diversité de médiums, vidéo, photographie, sculpture, installation et action, son travail puise dans un large éventail de sciences naturelles et environnementales. En dépassant la logique du capitalisme, sa pratique artistique ouvre un espace pour des mondes possibles.
Adrien Missika est artiste et commissaire amateur. Il a étudié l’art à l’École cantonale d’art de Lausanne (ECAL), après des études de droit à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a été cofondateur de la Galerie 1M3 à Lausanne (2006–2014), fondateur et directeur artistique de Belo Campo à Lisbonne (2017–présent) et fondateur de la galerie MOTUS (2022–présent).

Juliette Mock

Juliette Mock (née en 1992) produit des œuvres qui puisent dans une vie matérielle personnelle et souvent plate tout en évacuant la subjectivité de son auteur. Elle appartient à une génération qui a intégré les mécanismes des productions artistiques se basant sur le quotidien et le récit, fictionnel ou autofictionnel. Elle laisse la forme et le motif créer la possibilité d’une narration et ne craint pas de produire des œuvres qui suscitent une émotion légèrement obsolète. Les objets et images produits présentent une tension entre la grâce et le quelconque, entre le beau et l’avachi.

Yosra Mojtahedi

Yosra Mojtahedi, née à Téhéran, est diplômée du Fresnoy – Studio national des arts contemporains. Elle explore les frontières entre le vivant et le non-vivant à travers des
sculptures qu’elle conçoit comme des « machines-humains » hybrides, parfois interactives, mêlant soft robotics, technologies émergentes et matières organiques. Issue d’un contexte où le corps est un sujet tabou, son travail développe un langage sensuel et sensoriel - tactile, olfactif, parfois érotique - brouillant les limites entre machine et chair, humain et non-humain, réel et irréel. Ses œuvres, traversées par une sensualité politique, réinventent des récits autour du féminin, de la technologie et de la spiritualité. "

Gabriel Moraes Aquino

Né et grandi à Rio de Janeiro (1994), Gabriel Moraes Aquino vit en France depuis 2017. Sa pratique se construit à travers le déplacement, la rencontre et l’attention portée à la formation des imaginaires, notamment ceux liés à l’exotique, à leurs héritages et à leurs déplacements contemporains. Sculpture, installation, photographie, textile, film et performance lui permettent de composer des récits sensibles entre corps, paysages et mémoires collectives. Diplômé des Beaux-arts de Paris 2020 et Lauréat de la Bourse FoRTE 2022, il a collaboré avec la Bourse de Commerce – Collection Pinault, l’Institut National des Jeunes Aveugles, le A4 Art Museum (Chengdu), les Ateliers Médicis, la Fondation Fiminco, la Fondation MRO (Arles) et le Musée Paul Éluard, entre autres.

Raphaël Moreira Gonçalves

Raphaël Moreira Gonçalves (né en 1988 à Lyon), originaire du Cap-Vert et d'Italie, est diplômé du Fresnoy et des Beaux-Arts de Lyon. Son travail est inspiré par une quête de communication avec d'autres univers. Par le biais de sculptures, de films et d'images en tout genre liées aux technologies contemporaines, son travail explore les liens entre le physique et le mental, tout en ajoutant des nuances narratives issues de ses expériences personnelles, de ses rêves et des mondes virtuels. Ses œuvres ont été exposées à l'international, notamment à la galerie Christophe Gaillard, à la galerie ClearView à Londres et dernièrement pour le Refraction Festival à la Miami Art Week 2022.

Winnie Mo Rielly

Winnie Mo Rielly (née à Londres, UK) basée à Paris, France.
L’intimité suggérée dans la pratique de Winnie Mo Rielly est à la source de son travail multidisciplinaire. Ses œuvres entremêlent une cartographie des mouvements corporels documentés et diverses perceptions de l'espace.
Winnie présentera sa première exposition personnelle institutionnelle à la MEP à Paris Juin 2026. Récemment lauréate du prix d’art contemporain de la Région IDF - FoRTE et de la bourse Adagp Connexion France. Son travail sera prochainement exposé à la galerie Hussenot, Alkinois (Athènes) et sissi Club (Marseille). Ces dernières expositions comptent le Frac - Les Réserves, Essais, Chateau La Coste, Magasins Généraux, Théatre Nationale de Chaillot, Galerie Sans-Titre, Galerie Balice Hertling, Les Rencontres d’Arles, La Fondation Fiminco, Camden Art Center (UK). Ses œuvres figurent dans les collections du FRAC Ile-de-France, La Maison Dior, La Société Générale, La Maison Chaumet.

Cassandre Muñoz

Cassandre Muñoz est une artiste du mouvement. Sa pratique explore l'espace vibratoire ouvert par la polysémie d'un état, d'un geste, d'une intention. D.A. et chorégraphe de la compagnie So Far, ses recherches traversent des agirs multiples : danser, naviguer, souffler, dévisager, épuiser, perdre. Elle collabore actuellement avec les artistes Emmanuel Eggermont (All over Nymphéas), Volmir Cordeiro (Abri), Youness Aboulakoul (Ayta), Lisa Boostani (Passages), Annabelle Playe (Magna) et NSDOS (PP).

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Alexandre Nitzsche Cysne

Alexandre Nitzsche Cysne (né à Rio de Janeiro en 1998) réside à Paris depuis 2022, où il a fini ses études en master (avec les félicitations du jury) aux Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Tatiana Trouvé. Pendant son cursus, il a collaboré avec l’artiste Sophie Calle. Il est le lauréat du Prix Baudry d’Asson, decérné par les Amis des Beaux-Arts de Paris (2024), et lauréat du Prix Carré-Sur-Seine (2025).
Sa démarche artistique repose sur l’animisme affectif, et émerge de son intérêt pour une archéologie du sensible: la possibilité de croiser des histoires à travers la récupération de matériaux urbains et domestiques et de gestes minimalistes. Ses intentions se cristallisent sous forme de sculptures, d'installations et de dessins. L'artiste joue avec la vie dans les limites du monde.

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Viktoriia Oreshko

Viktoriia Oreshko (née en 1997 à Sarny, en Ukraine) est diplômée avec les félicitations du jury du département de peinture monumentale de l’Académie nationale des Beaux-Arts de Lviv en 2018. Elle poursuit ensuite son parcours à l’École supérieure des Beaux-Arts de Bordeaux, avant d’intégrer l’atelier de Tim Eitel à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2022. Elle y obtient son diplôme avec les félicitations du jury en 2025. Elle fait émerger des présences à travers des objets, des intérieurs et des détails du quotidien
de son pays natal. Sous cette douceur affleure pourtant une tension, où le réel et la violence surgissent en filigrane.

Daniel Otero Torres

L’oeuvre pluridisciplinaire de Daniel Otero Torres englobe des pratiques aussi diverses que la sculpture, l’installation, la céramique, la peinture, ou encore le dessin qui relie depuis le début ces différentes facettes. Nombre de ses oeuvres se distinguent précisément par une technique unique, à la frontière entre le dessin et la sculpture, marquée par un trait photo réaliste virtuose appliqué à des structures monumentales en acier découpé. Ce procédé produit un décalage matériel et contextuel. En général, ses images ne représentent pas une seule personne, mais un collage visuel et historique créé à partir de différentes sources : archives, livres anciens, journaux contemporains ou sources en ligne.

Emre Özakat

Né à Istanbul en 1997, Emre Özakat explore la mémoire et la circulation des images numériques à travers la peinture. Il reconfigure des images trouvées en ligne en toiles où elles sont étirées, déformées ou fragmentées, et où l’obfuscation devient langage pictural. Des couches fines d’huile se dissipant dans le lin confèrent aux images une présence spectrale, entre flux visuel éphémère et lenteur du geste pictural.

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Macha Pangilinan

Macha Pangilinan est une artiste russo-philippine. Née en 1990 à Kourgan (Russie) et diplômée à l'Académie des Beaux-Arts de Moscou (V. Sourikov). Elle vit et travaille à Paris depuis 2014. Dans son travail, Macha explore la représentation des corps masculins et féminins dans l'histoire de l'art. Dans son univers pseudo-paradisiaque, elle change la perception conventionnelle du male gaze envers le corps réifié, en utilisant les références classiques de l’histoire de l’art dans ses compositions.

Ji-Min Park

Ji-Min Park (née en 1988 à Séoul) vit et travaille à Paris. Diplômée de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, son travail a toujours été pluridisciplinaire. Elle navigue avec fluidité entre différents mondes, différents états et différentes pratiques. C’est ainsi qu’elle collabore régulièrement avec des artistes performeur·euse·s ou même des cinéastes. En 2021, elle participe au long métrage Retour à Seoul de Davy Chou en tant qu’actrice principale, film sélectionné au festival de Cannes en 2022.

Juliette Peres

Juliette Peres (née en 1997 à Asnières) est diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2023. Sa pratique s’attache à explorer nos façons de relationner au monde, aux liens naturels et culturels que nous entretenons avec d’autres espèces : chiens, chèvres, pâquerettes… S’appuyant sur des dialogues avec des spécialistes (botanistes, archivistes, illusionnistes…), elle conçoit et partage des textes, des outils et des performances qui révèlent nos manières conscientes et inconscientes de cohabiter.

Anne-Laure Peressin

Née en 1991, Anne-Laure Peressin est critique d’art et commissaire d’exposition. Diplômée en droit et en histoire de l’art, elle a été membre active du collectif Jeunes Critiques d’art (YACI) de sa création à 2020, rédactrice en chef dans la presse artistique pendant 4 ans et autrice en vulgarisation artistique pour les 8-12 aux éditions Fleurus. Elle collabore à l’écriture de catalogues d’exposition et réalise des entretiens d’artistes, notamment pour les éditions des Beaux-arts de Paris. Depuis 2021, elle porte un projet de réhabilitation culturelle pour que le château de Saumane, dit château du marquis de Sade, devienne un futur centre culturel de rencontre autour de l’art contemporain et de la littérature. En 2023, elle cofonde le collectif La Force des Choses avec Salma Cheddadi et Frédéric Sarkozy autour des notions de circularité dans la création contemporaine (lancement au printemps 2023). Ses recherches se concentrent autour de trois axes : la découverte et la médiation de l’art contemporain auprès des plus jeunes ; une réflexion supports/surfaciennes réactualisée autour de l’objet-oeuvre pour mieux en comprendre les composants et déploiements ; et une approche réflexive des dispositifs et du lieu de l’exposition - pensée conditionnelle de l’appréhension de l’art contemporain -

Raphaëlle Peria

Raphaëlle Peria (née en 1989 à Amiens) est diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. Dans son travail, elle questionne la dualité entre l’Homme et la Nature en déformant par grattage les photographies qu’elle réalise au cours de ses voyages à travers le monde. Depuis 2016, elle est représentée par la Galerie Papillon.

Simon Petit Fort

Simon Petit Fort (né à Paris en 1991) est diplômé de la Sorbonne, de la Villa Arson et des Beaux-Arts de Paris en 2024. Il développe une pratique mêlant installation, sculpture, image et texte. Son travail l'amène à mettre en forme une relation osmotique entre le corps et son environnement. Formes, couleurs, lumières, textures, participent dès lors à troubler la limite entre corps et objet, corps et espace et à imaginer comment se traduiraient de nouveaux régimes d'existence corporelle et sensible. Son travail a été présenté au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, à la galerie du Crous et à la Strouk Gallery et a été publié dans le dernier numéro de NNFICTION 06.

Margot Pietri

Margot Pietri (née en 1990) explore les relations et les affects que l’humain entretient avec la technique. Elle produit des récits de science-fiction dans lesquels les modalités de nos relations – aux objets, à la machine, aux autres, à l’environnement et aux images – sont renégociées. Elle imagine de nouvelles manières de vivre dans une société sans hiérarchie, où les rythmes de vie et de travail ne sont pas calés sur une utilitarité présupposée. De ces récits naissent des sculptures et peintures aux fonctionnalités altérées qui évoquent des paysages artificiels. Elle prépare son prochain solo à la Serre à Saint-Etienne.

Lucile Piketty

Lucile Piketty (née en 1990 à Paris) est une artiste française diplômée en gravure à l’école Estienne. Elle a ensuite étudié à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris où elle obtient une bourse d’échange d’un an à la Parsons School de New York avant d’être diplômée de l’ENSAD en 2015. Le travail de Lucile Piketty résulte de l’observation de ce qui l’entoure, d’un travail de mémoire et d’interprétation. De la planche de bois gravée, découpée, imprimée, à la toile et au papier, elle se sert de divers médiums à la recherche d’une dimension plastique et sensible. Le temps, l’attente, les cycles de la vie sont des thèmes qui reviennent périodiquement dans son travail tandis que les références à l’histoire de l’art, à l’art populaire et à la bande dessinée, se mêlent aux souvenirs de la vie quotidienne, et nourrissent ses différentes recherches.

Emilie Pitoiset

Émilie Pitoiset (1980, vit et travaille à Paris) explore, par ses installations, sculptures, vidéos et chorégraphies, des scénarios tragico-comiques traversés par nos fantasmes collectifs et par les désirs qui organisent nos vies sociales.
Son travail a été largement exposé dans des institutions telles que le Centre Pompidou, le Centre National de la Danse, le Palais de Tokyo, Bozar à Bruxelles, Tai Kwun Contemporary à Hong Kong, le Museo Marino Marini à Florence, la Schirn Kunsthalle à Francfort, ou encore la Fondation Calouste Gulbenkian...
Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques et privées, notamment celles du Centre Pompidou, du Centre National des Arts Plastiques, Fond National Art Contemporain, Musée Départemental de Rochechouart, Frac Île-de-France, Frac Champagne Ardenne, Frac Sud, Frac Auvergne, Frac Occitanie, Frac Franche-Comté, ainsi que la Pinakothek der Moderne à Munich, de la DZ Bank Sammlung à Francfort, de la Philara Collection à Düsseldorf et de la collection AVN en Autriche.

Olivain Porry

Olivain Porry est artiste et docteur SACRe, issu du laboratoire EnsadLab des Arts Décoratifs. Il crée des collectifs d’objets : des installations peuplées de grille-pain bavards, de ventilateurs qui se tordent ou de monochromes instables. À travers des détournements cybernétiques, il explore les relations entre humains, machines et vivants. Représenté par l’Avant-Galerie Vossen, il cofonde en 2024 les éditions du Respirateur, dédiées aux publications artistiques expérimentales.

Valentine Prissette

Valentine Prissette est une artiste plasticienne née en 1998, diplômée des beaux arts de Cergy en 2022. Sa pratique s’articule autour d’installations mêlant textile, bois et cire. Par le moyen de scénographies elle créé des fragments d’intérieur, des scènes inhabitées d’un théâtre a l’arrêt. Pour Sleeping Pantings (exposition personnelle) elle convoque par des formes familières les contes équivoques qui se récitent avant de dormir. Sa dernière série brouille les notions d’échelles , a l’intérieur des maquettes les dessins brodés deviennent nouveaux protagonistes.

Victor Pueyo

Victor Pueyo (né à Paris en1989) est peintre, formé en architecture. Partant de ce qui existe, le réel, ou de références à l’histoire de l’art, son travail explore une série de tensions. Tension d’abord d’un matériel fragile - il peint à l‘huile sur un papier cigarette – interrogeant la vulnérabilité de nos représentations. La lumière, quand elletraverse, dénude la matière, le geste et l’image peinte. Tension aussi de ce qui se cache derrière l’apparence et la première feuille, que l’on devine, mais reste voilé. C’est par le fragment qu’il tente de saisir ce qui l’entoure : parfois une main, un corps, un vase, un
horizon, une nature morte. Ses travaux ont été exposés en France et à l’étranger.

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Recycle Group

Recycle Group a été fondé en 2008 par Andrey Blokhin et Georgii Kusnetsov.
Andrey Blokhin (né en 1987 à Krasnodar, Russie) est diplômé du lycée de l’Académie des arts industriels de Krasnodar, Russi, et de l’Académie des Arts Industriels de Krasnodar, Russie.
Georgy Kuznetsov (né en 1985 à Stavropol, Russie) est diplômé du Stavropol Art College, Stavropol, Russie et de l’Académie des arts industriels de Krasnodar, Russie.
Préoccupés par le niveau croissant de déchets matériels, sous-produit du consumérisme généralisé, leurs œuvres s'inspirent également des traditions occidentales classiques, telles que la sculpture narrative en relief et l'iconographie chrétienne, pour rapprocher l'époque contemporaine de temps plus anciens - les médias sociaux à la religion, les dirigeants d'entreprise aux rois et l'existence en ligne aux mausolées.

Luca Resta

Luca Resta est ne à Seriate (Italie) en 1982, vit et travaille à Paris.
Sa recherche se construit à partir des objets. Il explore l’espace social et culturel qu’il habite pour affiner un processus créatif lié aux pratiques d’accumulation, de reproduction et de transformation de la matière. 
Comme une forme d’allégorie contemporaine, il sonde le vertige de la série par le biais d'interminables collections d’objets jetables, mettant ainsi en lumière les compulsions, les répétitions obsessionnelles et les accumulations qui témoignent de la « claustrophobie visuelle » typique de notre société.
Ses œuvres défient la notion de répétition. Par un exercice continu de rééducation à l’évidence, ses œuvres nous confrontent à notre référence culturelle et articulent l'idée même de sculpture par rapport à celle de forme commune, transformant notre quotidien en l’expérience du presque invisible.

Mateo Revillo

Mateo Revillo (né en 1993 à Madrid, Espagne) est licencié aux Beaux-Arts par la Ruskin School de l’Université d’Oxford, puis étudiant à l’EHESS. A la jonction entre la peinture, la sculpture et l’architecture, son travail est porté d’un dévouement premier à la modernisation des techniques murales. Il en développe une recherche picturale, matérielle et intellectuelle autour de la peinture comme objet de mémoire, à la notion de paysage comme absence de l’humain.

Dimitri Robert Rimsky

Dimitri Robert-Rimsky (né en 1986 à Paris) est un artiste visuel et vidéaste. Il a étudié à l’Institut supérieur des arts de Toulouse et à la Hochschule für Bildende Künste de Brunswick, en Allemagne, dans l’atelier de Candice Breitz. Il cofonde les ateliers Rotolux en 2015. Son travail aborde des problématiques intimement liées aux fictions politiques, aux récits qui ont servi à la mise en œuvre d’utopies urbaines ou architecturales, aux formes de domestication de la nature ou aux transformations environnementales.

Madeleine Roger-Lacan

Madeleine Roger-Lacan (née en 1993 à Paris) est diplômée de l’Ecole des Beaux Arts de Paris et a suivi la formation de la Slade School of Fine Art à Londres. Sa recherche picturale est figurative et joue avec la matérialité de l’objet « tableau » en empruntant au vocabulaire abstrait et sculptural de la peinture moderne et contemporaine. La narration, le fantasme et l’imaginaire, sur un fond de culture populaire, sont des trames de l’univers poétique qu’elle construit.

Apolline Régent

Apolline Regent, vit et travaille à Paris. Née en 2001, elle est diplômée des Beaux-Arts de Paris et de Goldsmiths, à Londres. Sa pratique se fonde sur l’assemblage, l’accident et une disponibilité au réel, portée par une énergie constante de faire. Entre humour et tendresse, elle développe des espaces d’expérimentation qui mêlent récits inventés et expériences vécues. Déployé dans l’installation, la peinture, le dessin et la sculpture, son travail moque gentiment notre rapport si sérieux au langage, à l’autorité et aux affects convenus que l’on y projette.

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Anna Saint Pierre

Anna Saint Pierre travaille sur la mémoire des lieux à travers la collecte et la réutilisation de matériaux de démolition. Designer textile diplômée de l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs en 2016, elle est docteure depuis 2022 en Sciences Arts Création Recherches avec une thèse intitulée « Textiliser la mémoire bâtie ». Entre 2018 et 2021, ses recherches ont été soutenues par l’ANRT pour être intégrées aux projets de SCAU architecture, et ont fait l’objet d’une résidence au laboratoire de Sèvres - Manufacture et Musée nationaux. En 2022, elle est lauréate du Grand Prix de la création de la ville de Paris en design émergent, et réalise deux œuvres de 1% artistique.

Sofia Salazar Rosales

Sofía Salazar Rosales (née en 1999 à Quito, en Équateur, de parents cubano-équatoriens) vit et travaille entre Paris et Quito. En 2025, elle a achevé le prestigieux programme de résidence de deux ans de De Ateliers, à Amsterdam. Elle était auparavant diplômée d’un master, obtenu avec les félicitations du jury, à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA), où elle a étudié auprès de Tatiana Trouvé, Petrit Halilaj et Álvaro Urbano. Elle est également titulaire d’une licence en arts plastiques, obtenue avec les félicitations du jury, à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon.

Andy Santori

Andy Santori, aka Antoine Semoun, est un peintre autodidacte. Son langage plastique est caractérisé par une palette vibrante aux couleurs vives, des coups de brosse, des déversements de peinture à même la toile, des griffures résultant de gestes rapides et vigoureux. De la matière, pour que les tableaux soient « vivants » ; épaisseur, superpositions, surpeints fréquents, parfois intempestifs, font écho aux multiples strates des références de l’artiste. Des personnalités de légende peuplent son monde intérieur. Il démontre une conscience aiguë d’un fatalisme, qui se devine à travers sa fascination pour des artistes au destin tragique. La thématique obsessionnelle de la fuite inéluctable du temps est omniprésente. L’on ressent dans son œuvre l’urgence de l’artiste à créer, à délivrer son message et à aller au bout de son rêve artistique, malgré les épreuves. -Jennifer Flay

Edgar Sarin

Edgar Sarin (né en 1989 à Marseille) a été remarqué pour sa remise en question de l’espace d'exposition et sa recherche d'un geste primordial. Elles en font l'un des artistes les plus singuliers de sa génération. Ses deux médiums de prédilection, la peinture et la sculpture, tendent à s'unifier dans l'espace d'exposition pour devenir une « expérience architecturale ». En 2023, deux œuvres de l'artiste rejoignent les collections du Centre Pompidou, Musée National d’Art Moderne. En 2024, Edgar Sarin inaugure sa première commande publique permanente, un bronze monumental dans la ville du Havre. Il a reçu le prix de l'Académie des Beaux-Arts - Institut de France - Pierre Cardin pour la sculpture en 2024. Edgar Sarin est le fondateur de La Méditerannée, groupe de recherche sur la question de l'expositions.

Ugo Schildge

Ugo Schildge (né en 1987 à Paris) est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Paris. Il a développé une réflexion sur l’articulation entre image et mouvement et s’est intéressé à la roue dentée, un symbole de la révolution industrielle, qui souligne la puissance de la mécanique. Le matériau est également un élément central de son travail : pour ses ensembles de couleur, l’artiste associe les pigments naturels, l’argile et le plâtre. Dans cette combinaison, l’interaction est toujours incertaine et surprenante.

Elea Jeanne Schmitter

Elea Jeanne est une artiste plasticienne vivant et travaillant à Paris. Après des études d'arts plastiques au Canada, elle intègre l'école Kourtrajmé et obtient son diplôme en section Arts et Images en 2020 sous la direction de Ladj Ly et de l'artiste JR. Son travail a été exposé au Palais de Tokyo lors de l'exposition "Jusqu'ici tout va bien" en 2020 organisée par Hugo Vitrani, Matthieu Kassovitz, Ladj Ly et JR. Elle est l'une des artistes invitées du Festival à Cadaques 2020 et l'une des lauréates du PhotoBrussels Festival 2020 au Hangar photo Art Center à Bruxelles. Elle a été invitée par le Parcours Saint Germain et le Château Lacoste à exposer son travail en 2021. Elle fait partie des 8 artistes participant au projet Saison-Croisée France-Portugal lancé par l'Institut Français avec la Underdogs Gallery. Elle est l'une des artistes de l'exposition "FAIRE-CORPS" organisée par Camille Bardin, lauréate du prix AICA, à la Galerie Paris-B. Elle est lauréate du Prix Mentor initié par la SCAM et Freelens. Sa première exposition personnelle a eu lieu en 2022 au CENTQUATRE Paris. Elle a fait partie de l'exposition Guerlain x Paris + par Art Basel "Les Militantes" en 2022. Elea Jeanne fait partie des finalistes de la bourse PhMuseum 2022 Women Photographers. Elle mènera sa première intervention publique en 2023 à l'initiative de l'institution du Grand Paris Express.

Richard Sears

Richard Sears est un pianiste, compositeur et producteur américain actuellement basé à Paris. Sa musique est influencée par son expérience aux côtés de musiciens de jazz tels que Tootie Heath, Billy Hart, Mark Turner et Muhal Richard Abrahms. Dans une critique de son précédent enregistrement, Disquiet, Le Figaro a déclaré : "sa jeune œuvre est déjà l'acte d'un musicien singulier." À l'été 2023, Richard sortira "Appear to Fade" (Figureight Records, Brooklyn), une collection de courtes compositions et improvisations pour piano solo produites avec des boucles de bande magnétique. Richard a présenté

Hamid Shams

Hamid Shams est un artiste iranien basé à Paris et diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Travaillant à travers la performance, le film, la peinture et l’installation, sa pratique explore le rituel, l’idéologie et les politiques du corps, en revisitant des cérémonies iraniennes ancestrales à travers des perspectives contemporaines et queer, tout en abordant les violences de la vie actuelle et les systèmes de pouvoir.

Mahsan Shams

Mahsan Shams (née en 1995 à Téhéran) est une commissaire d’exposition indépendante, écrivaine et traductrice, dotée d’une formation en linguistique et en art contemporain. En tant que chercheuse en philosophie et en psychologie, ses investigations dans ces domaines ont eu une influence profonde sur sa pratique curatoriale, l’incitant à adopter une approche sociologique de l’art. Dans son travail, où la théorie rejoint la pratique, Mahsan crée des expositions qui explorent les liens intimes entre la société, la psychologie et l’individu, transformant ces perspectives en récits d’exposition stimulants. Elle est également la fondatrice de The Lync, une plateforme qui propose des interviews approfondies avec des artistes et des experts du secteur, renforçant ainsi son engagement à favoriser le dialogue au sein de la communauté artistique.

Elene Shatberashvili

Elene Shatberashvili est une artiste géorgienne installée à Paris, diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2019. Partageant sa vie entre Paris et Tbilissi, elle développe une peinture figurative expérimentale où se mêlent autoportraits, références à la Géorgie et passages vers l’abstraction géométrique. Son travail, présenté notamment chez Perrotin et au MO.CO. Montpellier Contemporain, explore les notions d’identité, de déplacement et de transformation. Nourrie par une réflexion sur l’imprévisibilité du geste pictural et la nécessité d’échapper aux clichés, son œuvre invite à une expérience sensible du changement et de l’appartenance.

Assaf Shoshan

Photographe et vidéaste, Assaf Shoshan (né en 1973 à Jérusalem) interroge un monde dont les limites apparaissent et disparaissent à l’infini. Ses portraits et paysages révèlent une atmosphère énigmatique, nimbée de mystère. Entre la réalité et la fiction, son travail a un impact poétique, il explore une dimension humaine fondamentale : la quête d’identité, le sentiment d’exil et d’appartenance.

Iuliia Skromnaya

Iuliia Skromnaya, née en 1996 en Russie, formée à Institute of Contemporary Art BAZA, Moscou (Russie) / 2021 — 2022, est une artiste pluridisciplinaire. Dans sa pratique, elle travaille souvent à partir de procédés artisanaux et explore les arts visuels et l’artisanat à travers le prisme du folklore contemporain d’internet. Dans ses œuvres, elle aborde des thématiques telles que le quotidien, la culture numérique, la nostalgie et la féminité.

Mathilde Soares-Pereira

Mathilde Soares-Pereira est une artiste, réalisatrice franco-portugaise.
Elle est diplômée des Beaux-Arts de Paris et du Conservatoire d'art dramatique des Halles.
Mathilde créée des passerelles entre l’art et la vie. À travers son travail, elle détourne des sujets controversés en les rendant drôles et décalés, apportant une légèreté à travers une esthétique pop et onirique. Son travail s’inscrit dans une réflexion sociologique, elle s’interroge sur les rapports hommes-femmes et les dynamiques de pouvoir qui en découlent. Elle joue avec les clichés de genre, dans une volonté de déconstruire les normes de notre société patriarcale.
Elle a été récompensée par plusieurs prix, dont le Prix Thaddaeus Ropac et le Prix Canson. Mathilde a présenté son travail à l’international, de la Galerie du Jour d’Agnès b., au Festival de film Indépendant de New-York, à la Spiral Gallery de Tokyo.

Isadora Soares Belletti

Isadora Soares Belletti (née à Belo Horizonte en 1995) vit et travaille à Paris. Elle a étudié le cinéma et la communication sociale à la FAAP, à São Paulo, avant de s’installer à Paris, où elle a poursuivi ses études aux Beaux-Arts de Paris, obtenant son diplôme (DNSAP) avec les félicitations du jury en 2024. Isadora explore le film, l’installation et le texte, tissant des liens entre intime et politique, notamment autour du déplacement sous ses formes migratoires et émotionnelles. Concevant le film aussi comme un médium sculptural, elle le pense au-delà de l’écran, en dialogue avec l’espace. Cette recherche s’étend à une exploration de la matérialité elle-même des éléments sensibles à la lumière et réactifs au temps qui ne sont pas seulement des outils de projection, mais aussi des porteurs poétiques de mémoire, de perte et de transformation.

Tobias Spichtig

Tobias Spichtig (né en 1982 à Lucerne) est un peintre, sculpteur et musicien occasionnel suisse. Il vit et travaille actuellement à Zurich et à Berlin. Ses peintures, sculptures et performances explorent les aspects mystiques du quotidien à travers des récits personnels et fictifs. Le travail de Spichtig oscille entre figuration et abstraction, où l'iconique, la décadence de la subculture et la nature jouent un rôle central. Ses expositions récentes incluent des expositions personnelles à la Kunsthalle Basel, « Everything No one ever wanted », Tao Art Space, Taipei, « It's beautiful when the spirits arrive », le Swiss Institute, New York, « Good OK Great Fantastic Perfect Grand Thank You » et le KW Institute for Contemporary Art, « Die Matratzen », Berlin ; ainsi qu'au Centre d'Art Contemporain – La Synagogue, Delme, « Love and Die », entre autres.

Siméon Starck

Siméon Starck (né à Strasbourg en 1990) est un designer autodidacte. Formé sur des chantiers internationaux aux côtés d’architectes et d’entreprises du patrimoine vivant, il y développe son goût de la forme, de la matière et du geste. En 2022, il fonde le studio de design elmire. Il dessine et réalise des pièces modulables aux lignes minimales et aux assemblages singuliers. Questionner les matériaux, détourner leurs usages et provoquer l’inattendu, il aime partir de la contrainte pour mieux se jouer des règles.

Pier Stockholm

Après des études d’architecture à Lima, Pier Stockholm obtient un Master en Arts Plastiques à l’Université de São Paulo (USP), où il vit cinq ans avant de s’installer à Paris pour suivre le programme du post-diplôme « La Seine » grâce à une bourse de l’École des Beaux-Arts de Paris (ENSBA). Il a notamment exposé, en solo ou en group show, au Paço das Artes à São Paulo, au Vleeshal à Middleburg, au Casino Luxembourg, à l’Espace Paul Ricard et à La Galerie des Galeries à Paris. Il a bénéficié de plusieurs résidences d’artistes, dont SOART à Carinthia en Autriche, la Cité des Arts à Paris, KNUA à Séoul et NID à Ahmedabad en Inde. Son livre “The Weight of References” a été publié par ONESTAR PRESS en 2014. Il participera en avril prochain à l’exposition collective Vertigo à la Villa Carmignac sur l’île de Porquerolles.

Studio K

Le studio K réunit 12 artistes autour de pratiques protéiformes engageant le corps. En parallèle de leurs pratiques de plasticien.ne.s, chorégraphes, danseur.euse.s, chanteur.euse.s, artisans, peintres, ces artistes se retrouvent autour de la performance et du spectacle vivant.
Artistes : Crème Soleil (Tilhenn Klapper), Alexandre Fandard, Anne Corté, Compagnie So Far (Cassandre Munoz), Diane Chery, Félix Touzalin, Lucas Bouan, Myriam Jarmache, Saija Alexandra Kangasniemi, Bianca Millan, Nina Traub, Anaïs Barras

Loïs Szymczak

Loïs Szymczak est né en 1993 à Paris. Sportif de haut niveau en plongeon acrobatique, il entre aux Beaux-Arts de Paris en 2018 et revêt la double casquette artiste / plongeur. Il participe à la finale des Jeux Olympiques de Paris 2024 dans l’épreuve de plongeon synchronisé à la plateforme de dix mètres. Sa pratique artistique est à la lisière entre l’art et le sport. Ses productions nous parlent de son expérience singulière et questionnent la frontière entre ces deux mondes qu’il cherche à réunir.

Loïs regarde le geste du plongeon avec un œil nouveau et soulève les aspects symboliques, philosophiques ou encore spirituels qui le caractérise. A travers le prisme de sa discipline, il interroge notre rapport à la compétition, questionnant les notions de classement et de notation qui l’ont vu grandir et qui l’ont façonné.

Le vide, la chute et l’eau se retrouvent aussi bien dans les performances du plongeur que dans ses productions plastiques où il cherche à dépasser la fonction sportive, la sublimer, revenir au geste.

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Lou-Justin Tailhades

Lou-Justin Tailhades est curateur indépendant, critique d’art et poète. Ses recherches portent sur la dimension littéraire de l’art contemporain, de la titrologie des œuvres à la fiction dans l’exposition. Ses travaux prennent la poésie comme point de départ, ce qui l’a mené à s’intéresser plus spécifiquement à la possibilité théorique et pratique d’un commissariat d’exposition poétique. Il a notamment organisé des expositions à l’Institut national d’histoire de l’art, au Centre Wallonie-Bruxelles et à la Monnaie de Paris. Il a collaboré avec la coopérative curatoriale Radicants, a été curateur en résidence à la Villa Dufraine en 2023 et lauréat du prix Perspectives curatoriales de Carré sur Seine en 2024. Il est également membre du collectif Futile.

Thomas Takada

Thomas Takada est un artiste français né au Japon en 1993, dont la pratique se situe à la croisée de l’architecture, du design et de l’art. Dans un contexte de crise climatique, il cherche à susciter un regard neuf, curieux et naïf sur notre environnement physique. Conscient des dynamiques de globalisation et de la complexité croissante des matériaux et des modes de production, il privilégie une approche locale et manuelle. Son travail se veut à la fois didactique, poétique et centré sur l’essentiel.

Formé à l’ENSA Paris-Belleville, il a reçu en 2025 le Grand Prix Van Cleef & Arpels ainsi que le Prix Visual Merchandising décerné par Chanel pour “Au point calme d’un monde qui tourne”, sa première installation, présentée dans le cadre de la Design Parade Toulon organisé par la Villa Noailles.

Anna Tardivel

Curatrice indépendante, Anna Tardivel mène des missions de commissariat d’exposition et d’accompagnement d’artistes. Elle explore les liens entre création contemporaine et enjeux sociétaux, les nouvelles écritures et les pratiques collaboratives. En 2023, elle co-écrit la programmation du Ball Theater, projet représentant la France à la Biennale d’architecture de Venise. Jusqu’en 2025, elle est responsable de programmation à la Gaîté Lyrique. En juin 2026, elle y prépare l’exposition Le chant des mondes dans le cadre du festival Anticipation.

Sacha Teboul

Sacha Teboul est né en 1995 à Paris. Il est diplômé des Beaux-Arts de Paris (2020, Atelier Burki) et de la Fémis, (2023, réalisation). Ses films ont été sélectionnés et primés dans de nombreux festival (IndieLisboa, Busan ou Brive), et son travail plastique présenté dans des expositions personnelles (Galerie du Crous, Bateau-Lavoir) et collectives (FRAC Normandie, Serpentine Gallery). Il développe actuellement son premier long métrage, Parmi les Ruines, lauréat de l’aide à l’écriture du CNC. Il fait partie des artistes sélectionnés pour le prochain Salon de Montrouge.

Maxime Testu

Maxime Testu (né en 1990 à Rouen) a étudié à l’ENSBA de Lyon, à la HEAD de Genève et à l’ESAD de Reims. D’abord dessinateur, il travaille aussi la sculpture, souvent en métal ou en fonte d’aluminium. Il aime utiliser d’anciennes techniques de gravure comme l’eau-forte qu’il réactualise et s’investit dans un travail de mise en couleur de ses œuvres graphiques.

Philipp Timischl

Venant de la campagne rurale d’Autriche, Philipp Timischl (né en 1989 à Graz) est un artiste basé à Paris. Son travail examine les hiérarchies de classe, de goût et de pouvoir (en particulier au sein du monde de l’art) à travers un mélange d’humour, d’ironie et de conscience de soi. À l’aide de panneaux vidéo LED, de toiles en techniques mixtes, de texte et de matériaux trouvés, il crée des œuvres qui culminent souvent en installations in situ, réfléchissant à la mobilité sociale, à l’exclusion et aux règles non dites qui dictent l’accès à la culture.

Pablo Tomek

Peintre-sculpteur, peintre-photographe, Pablo Tomek est aussi peintre-peintre. C’est ce qu’il nous rappelle en prolongeant sa série de tableaux réalisés à l’éponge, qui empruntent leurs sujets et leurs techniques aux pratiques ouvrières, du blanc de Meudon étalé sur les vitres des chantiers, à la pratique de l’effacement des graffitis dans l’espace public, au karcher. Présentés « au coude à coude, comme une frise », Tomek rappelle son attachement pour ces écritures accidentées. Autant de signes amateurs et anonymes de la rue, dont Brassaï disait : « Graver son nom, son amour, une date, sur le mur d’un édifice, ce « vandalisme » ne s’expliquerait pas par le seul besoin de destruction. J’y vois plutôt l’instinct de survie de tous ceux qui ne peuvent dresser pyramides et cathédrales pour laisser leur nom à la postérité ».

Rebecca Topakian

Rebecca Topakian (née en 1989 à Saint-Mandé) est diplômée de l'École de la photographie d'Arles et a suivi une formation en philosophie et en géographie. Elle interroge les notions d'identité dans son travail. En explorant les entre-deux, les mythologies et les fictions de l'identité, elle tente constamment de mettre en lumière le rôle crucial qu'elle joue à notre époque. Pour elle, l'identité s'articule dans la relation entre la poésie, l'intimité et la politique.

Maya Inès Touam

Maya Inès Touam (née en 1988 à Paris), artiste franco-algérienne, a toujours étiré son regard et sa curiosité des deux côtés de la Mer Méditerranée. Ses premiers questionnements concernaient l’ambivalence du pouvoir féminin dans le monde arabe, avec pour rigueur de ne pas se soustraire à à un néo-Orientalisme ou un post-colonialisme. De cette période cathartique a résulté un travail actuel plus ancré dans l’universalité et centré sur le carrefour géographique, politique et environnemental africain.

Félix Touzalin

Félix Touzalin est diplômé de l’école Boulle en tournage sur bronze et des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier danse/performance d’Emmanuelle Huynh. Il associe ses savoirs de sculpteur et d'artisan du métal aux pratiques de la danse et du corps pour créer des installations et des performances. Agrégé en Design et Métiers d’art il est également enseignant dans l’atelier métal de l’ENSAAMA.
Sa dernière performance Gallium, présentée à POUSH, se déploie autour d’une dentelle de métal qui interroge la vulnérabilité de la matière et des corps ; vers une puissance délestée de la force et du pouvoir. Il présente prochainement MUDAM (Musée d’art contemporain du Luxembourg) sa dernière création Horse Pill, coécrite avec Tilhenn Klapper au sein de leur compagnie crème soleil. La pièce interroge l’héritage de nos logiques capitalistes de conquête des sols et des corps.
Félix Touzalin a participé à de nombreux projets chorégraphiques comme interprète dans le cadre de ses études ou en dehors avec plusieurs artistes. Son travail individuel et collectif a été montré dans des galeries, musées, salles de spectacle, et festivals.

Nina Traub

Nina Traub (née en 1991) est une chorégraphe, danseuse et artiste pluridisciplinaire originaire de Tel Aviv, vivant actuellement à Paris.
Formée dès son plus jeune âge dans divers établissements de danse, Nina Traub est diplômée de l’école de théâtre visuel de Jérusalem. Elle travaille avec différents matériaux, couleurs et textures pour créer l’environnement visuel de ses œuvres. Nina Traub s’intéresse à la recherche du mouvement par le biais de la température, de la musique, des perspectives et du paysage, et examine le corps d’un point de vue sculptural et plastique. Ses travaux scéniques s’accompagnent de dessins, à travers lesquels elle tente de comprendre et d’approfondir ses recherches.

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u2p050

u2p050 est un studio de création immersive à la croisée de la philosophie, de l’art et de la technologie. À travers ses créations numériques, u2p050 tente de construire des expériences de pensée qui ouvrent des voies pour interroger notre monde contemporain, et en particulier sa numérisation croissante. Pour ce faire, u2p050 mobilise dans ses œuvres des technologies expérimentales comme l’IA, la modélisation en 3D, le son hydrophonique ou des logiciels de production vidéo interactive.

v

Julie Vacher

Julie Vacher (née en 1989 en France) est diplômée du Fresnoy - Studio des Arts Contemporains et de l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon. Elle met en scène les processus de transformation en jeu dans les rapports humains et non-humains, entre les vivants et leurs environnements à l’ère où se côtoient le physique et le virtuel. Le champ de ses expérimentations touche à l’imaginaire écologique, au fantasme sanitaire ou encore à la mythologie de l’univers du travail.

Albina Vakhitova

Albina Vakhitova (née en 1995 à Khabarovsk, Russie) est une artiste, performeuse, chorégraphe et directrice de mouvement basée à Paris. Diplômée en Histoire de l’Art de l’Institut d’Art Académique d’État de Moscou V.I. Surikova, elle a fondé sa compagnie de danse “SAAD” en 2020. Albina a participé à des événements prestigieux comme la 6e Biennale de Moscou et la 2e Triennale de l’Art Contemporain Russe, collaborant avec des institutions renommées telles que le MMOMA, le Garage Museum, le GES-2 et l’Institut Français. Elle a travaillé avec des artistes et chorégraphes de renom, dont Claudia Castellucci et Kirill Serebrennikov. L’approche artistique d’Albina se caractérise par un mélange unique de chorégraphie, d’improvisation intuitive et d’art vivant. Elle explore des thèmes de transformation performative et de bricolage culturel, s’inspirant d’éléments tels que la sculpture dynamique, la réflexion psychologique et l’innocence enfantine. Sa compagnie “SAAD” réunit plus de 30 artistes de divers horizons, mettant l’accent sur l’innovation et la collaboration artistique.

Pablo Valbuena

Pablo Valbuena élabore des projets et une recherche artistiques centrés sur l'espace, le temps et la
perception. Né en Espagne, il est actuellement basé à Toulouse.
Certains des éléments-clés de son travail sont le chevauchement entre le réel et le virtuel, la création
par l'observateur d'espaces mentaux, la dissolution des frontières entre la réalité et la perception, les
liens entre l’espace et le temps, l'expérience de l'observateur comme point central du travail et
l'utilisation de la lumière et du son comme matière première.
Ces idées se matérialisent dans des projets qui répondent directement aux qualités perceptives,
spatiales et contextuelles d'un espace ou d'un lieu donné.
Ses projets ont été présentés dans des musées publics et des institutions privées, des biennales et
des galeries sous la forme d'expositions, de projets spécifiques, d'interventions dans l'espace public
et de performances en Europe, en Asie et en Amérique. Pablo a également exploré ces questions
dans des contextes académiques avec des présentations et en tant que conférencier invité dans des
universités et des institutions culturelles.

Nils Vandevenne

Nils Vandevenne est un artiste peintre, diplômé de l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, il a obtenu son DNA à la Villa Arson. Dans son travail, plutôt que de peindre, Nils Vandevenne cherche à dé-peindre, il choisis de la retirer par un processus qui agit comme une révélation. Lorsqu’il altère la surface, toutes les stratifications de l’ancienne vie de l’objet émergent. Lauréat en 2020 d'un appel à projet lancé par le ministère de la Culture, il réalise avec Rayan Yasmineh une série de peintures murales pour ce même ministère. En 2022 il est nommé lauréat du prix Maurice Colin-Lefranc dans le cadre des prix de la Fondation de France aux Beaux Arts de Paris. En octobre il fut résident au Hangar Y à Meudon en collaboration avec Artagon et Art Explora. Il vit à Paris et travaille à POUSH à Aubervilliers.

Charlotte Van Kemmel

Formée aux Beaux-Arts de Caen, Charlotte van Kemmel est avant tout reconnue pour ses dessins, bien qu’elle réalise également des sculptures et des films.
Si son art fragile est délibérément figuratif, les motifs ne sont pas toujours immédiatement identifiables. Elle apprécie retranscrire la réalité telle qu’elle la perçoit sur les réseaux sociaux, à la radio et lors de ses déplacements à vélo dans Paris et celle qu’elle perçoit lors de sa pratique intensive de Hatha Yoga. La gouache, plus rapide, directe, fragile et peu coûteuse, lui permet de maintenir une pratique accessible et modeste et d'agir avec vélocité et liberté. Coloriste, elle travaille avec des palettes vives, contrastées et intenses. L’utilisation de la couleur, aquarelle, encre et gouache en particulier, lui permet de se rapprocher tout naturellement de la peinture qui, depuis plusieurs années, se révèle pour elle un terrain d’expérimentation. Elle est toujours en recherche, il n'y a pas de programme prédéfini. Son dessin est traversé par le souvenir de l’abstraction : elle travaille la forme, les masses, le vide et le plein, et en même temps elle cherche à construire un récit. Les deux se font en même temps dans une tension permanente. Elle croit chercher l’énigme et à laisser surgir son inconscient. Tout comme le Hatha Yoga, sa peinture est un outil d'émancipation.

Françoise Vanneraud

Francoise Vanneraud (née en 1984, à Nantes) est une artiste multidisciplinaire, travaillant entre Paris et Madrid. Son travail explore le territoire comme scène de vie, le paysage en est une partie fondamentale, un argument de poids pour aider le spectateur à réfléchir sur sa place dans le monde, le sens de la vie et les relations que nous établissons dans ce voyage existentiel avec le reste des mortels, hommes et femmes faits de la même matière, bien que marqués par des frontières qui séparent et unissent.

Dune Varela

Après des études de droit à Paris et de cinéma à New York, Dune Varela (née en 1976) se consacre à la photographie argentique comme point de départ d’un champ d’investigations et de questionnements sur l'iconographie de la ruine et de l’effondrement. Entrelaçant différentes temporalités, de l’antique au contemporain, elle élabore une archéologie spéculative où l’image, imprimée sur des fragments de marbre, de céramique ou de béton, se change à son tour en vestige. Elle étend ensuite le champ de ses recherches à la vidéo et au cinéma.

Evita Vasiljeva

Evita Vasiļjeva, née en 1985 à Riga, est une artiste et enseignante basée entre Riga et Paris. Travaillant entre sculpture en extérieur, installations in situ et environnements sensoriels, elle transforme des matériaux délaissés et des fragments architecturaux en nouvelles formes aux fonctions réinventées. Sa pratique explore les tensions entre histoire et futur, déclin et renouveau, en tissant mémoire, rêverie et espace. Parmi ses expositions récentes figurent la Baltic Triennial (2021), la Biennale de Lyon (2022) et Manifesta (2026).

Felipe Vasquez

Felipe Vasquez (né à Cali, en Colombie) est un artiste interdisciplinaire basé à Paris. Sa pratique se concentre sur la performance, la photographie, l'installation, les œuvres sonores / vocales, la poésie, la danse et la gastronomie. Il étudie la relation entre l'humanité et le monde naturel, la spiritualité, les dynamiques interspécifiques, les conditions alarmantes de notre environnement et les paramètres sociaux de la marginalisation. Il obtient un BFA à la SVA à New York en 2016. En 2020, il est diplômé aux Beaux-Arts de Paris où il a travaillé dans les ateliers d'Emmanuelle Huynh, Alvaro Urbano, Petrit Halilaj et Angelica Mesiti.

Louis Verret

Louis Verret (né en 1988 à Paris) a étudié à la Central Saint Martins de Londres. Il en sort diplômé en 2012. Sa pratique est pluridisciplinaire et variable : de l’écriture d’un livre présenté en happening (Le goût de l’aspirine), il passe à un travail d’installation composée des reliquats de chambre d’enfant (La naissance de A.), à la critique littéraire de l’oeuvre d’une actrice pornographique (Adriana), à l’étude de la charge poétique de l’objet livre via la poésie et la peinture à l’aquarelle (Aussi :). Il s’engage actuellement dans l’écriture d’un nouveau corpus axé autour de la passion et du football.

Allan Villavicencio

La pratique d’Allan Villavicencio (Mexico, 1987) approfondit la notion d’une “peinture métabolique” où se superposent temporalités et strates formelles. Jouant de toiles fragmentées et recyclées, il développe un vocabulaire nourri d’anthropomorphisme et de correspondances sensorielles. La surface devient une peau picturale qui lie corporalité, paysage et architecture. Allan Villavicencio a exposé dans des institutions et galeries telles que le Museo Tamayo, le Museo Carrillo Gil, le Museo El Eco, Galería Karen Huber (Mexico) ; Friedman Benda (New York) ; la Cité des Arts de Montmartre, Galerie Mitterrand (Paris) ; et Dirimart (Istanbul).

Marie de Villepin

Née en 1986 à Washington DC, Marie de Villepin a grandi aux Etats-Unis et en Inde. En 2005, elle s'installe à New York, puis à Los Angeles, où elle développe divers projets musicaux avant de se consacrer entièrement à la peinture. Après avoir participé à plusieurs expositions collectives à New York, Los Angeles et Pékin, elle réalise sa première exposition personnelle "New Creatures" en 2019, marquant son retour à Paris. Après une exposition à la Galerie Charraudeau intitulée "The Lost Weekend" en 2022, elle est parrainée par Anselm Kiefer pour participer au Prix Marin. Sa dernière exposition personnelle "Murmurations" est visible jusqu'en mars 2023 à la Galerie Villepin à Hong Kong. Son travail, axé sur la peinture à l'huile, en résonance profonde avec son époque, oscille entre figuration et abstraction.

Leïla Vilmouth

Leila Vilmouth, artiste plasticienne, née en 1999, à Paris. Diplômée avec félicitations de l'ENSBA en 2024, à l'atelier Janssens, Berrada & Echard, Leïla Vilmouth participe en 2019 à l'exposition Espaces de réflexions au Spiral Wacoal Art Center, Tokyo, en 2020 à 100% L’EXPO sortie d’école dans la Grande halle de la Villette; en 2022 à Musashino Art University, Tokyo, à la galerie Jousse, Paris ; en 2023 à la Galerie Air de Paris, en 2025 à Verksmidjan Art Center, Islande; à ASA residency HFBK.

Ivan Volkov

Ivan Volkov travaille avec des médiums tels que la sculpture, la peinture, le graphisme, et réalise également des actions qui existent ensuite sous forme de documentation photographique. Dans sa pratique artistique, il réfléchit aux problématiques du précariat : une frange socialement instable de la société qui ne bénéficie pas d’un emploi pleinement garanti. Les représentants de cette classe sont le plus souvent les personnages principaux de scènes fictionnelles dans lesquelles leur quotidien est reconstitué.
Cependant, Volkov ne se contente pas de transposer ce qu’il observe sur toile, tissu ou papier ; sa technique consiste généralement à pousser une situation donnée jusqu’à l’absurde en remplaçant les réalités familières par des réalités diamétralement opposées. Par ailleurs, le laconisme de son langage artistique lui permet d’intégrer l’ensemble de ces composantes paradoxales dans une œuvre organique et cohérente.

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Jesse Wallace

De l’anticipation à la réalité brute, le travail de Jesse Wallace (né en 1991) repose sur une porosité des mondes vécu et fantasmé et assume la position de l’artiste comme d’un truqueur dans ces différents décors. Il aborde les questions d’image à touche-touche avec celles de sculpture. Tandis qu’il cherche à extraire la photo de son format traditionnel et à la détacher du plan du mur, ses sculptures qu’il fabrique leur offrent un nouveau cadre capable de les contextualiser ou de les détourner. Tout en expérimentant dans ces deux médiums simultanément pour le récit de ses propres histoires, Jesse Wallace continue de faire déborder partout son espace de travail en invitant des éléments de l’atelier au sein de l’exposition.

Katarzyna Wiesiolek

Katarzyna Wiesiolek (née en 1990 à Nowogard, Pologne) vit et travaille à Paris. Elle est diplômée de l’ENSBA en 2018. Ni reportage, ni fiction, ni témoignage, ses dessins restituent des émotions. Parce qu’elles naissent de sa mémoire, ses œuvres entrent souvent en résonance directe avec sa vie personnelle, puisant dans un espace de contemplation fondamentalement intime, qui lui est propre et qui fait sa richesse.

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Xolo Cuintle

Sous le nom de Xolo Cuintle, Valentin Vie Binet (1996) et Romy Texier (1995) forment un duo artistique aux pratiques complémentaires, à travers l'installation et l'immersion spatio-temporelle. Avec des préoccupations stylistiques qui semblent proches de celles du duc Jean Des Esseintes (protagoniste du roman À rebours de Joris-Karl Huysmans), ou simplement jaloux de sa décadence, le duo construit des espaces habitables ou habités, à la lisière du rêve et du simulacre. Ces espaces sont marqués par une temporalité indéfinissable et ancrés dans une domesticité qui semble déserte, toujours en attente de quelque chose. Entre mobilier et sculpture, décor et intérieur intime, leurs constructions sont des structures complexes et minutieuses, où le mobilier peut être sculpture, piédestal ou décor. Dans cette architecture intime, les objets vivent paisiblement, idéalement placés en fonction de leur regard.

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Kai Yoda

Kai Yoda (né en 1985 à Tokyo ; vit et travaille entre Paris, Tokyo et Berlin) a étudié l’informatique environnementale à l’université Keio avant d’obtenir un MFA en photographie et image animée au Royal College of Art de Londres. De 2015 à 2025, il a formé le duo Ittah Yoda avec Virginie Ittah, développant une pratique centrée sur la multiplicité, la symbiose et l’écologie. Depuis 2025, son travail réunit peinture, sculpture et éléments performatifs pour créer des environnements immersifs et sensoriels façonnés par les notions d’origine, de transformation et de collectivité. Ses expositions fonctionnent comme des paysages en constante évolution où les images, les objets et les gestes interagissent, invitant à des expériences fluides et incarnées plutôt qu’à des récits figés. Puisant dans des références allant de la vie préhistorique et des pratiques alimentaires aux formes portables et à la scénographie, son travail aborde la conception d'expositions comme un espace relationnel partagé. Ses prochaines expositions personnelles incluent Bremond Capela (Paris), Parcel (Tokyo) et la Daiwa Foundation (Londres). Récemment, des expositions personnelles lui ont été consacrées chez ROH (Jakarta), à la Galerie Jérôme Poggi (Paris) ainsi qu’au Centre International d’Art et du Paysage de l’Île de Vassivière. Son travail est présent dans d'importantes collections publiques, notamment le FRAC des Pays de la Loire, le FRAC Artothèque Nouvelle-Aquitaine, Château La Coste, la Sigg Art Foundation, la Misk Foundation et le Tumurun Museum.

Jisoo Yoo

Née en 1990, Jisoo Yoo est une artiste sud-coréenne diplômée de l’ENSAPC - Ecole nationale supérieure d'arts de Paris Cergy et du Fresnoy – Studio national des arts contemporains. À travers une pratique variée mêlant dessin, installation et performance, elle développe un univers autour des notions de fragilité et d’incertitude qui s’immiscent au quotidien dans nos perceptions. Elle reconstitue des espaces familiers fragiles, instables et éphémères, les faisant apparaître et disparaître en les déplaçant à travers différents lieux, ou en essayant d'habiter ces espaces éphémères et fragiles pour explorer la notion d’identités momentanées. Elle a été lauréate du prix de La Révélation Art numérique Art vidéo ADAGP 2023, du prix du jury 2022 de la 18e biennale d’Art contemporain de Champigny, de la bourse FoRTE (Fonds Régional pour les Talents Émergents). Son travail a été présenté dans de nombreux lieux à Paris et en région, tels que le Centquatre, La Villette, Fondation EDF, Les Abattoirs (Toulouse), Les Magasins généraux (Pantin), Les Tanneries - Centre d'art contemporain.

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Mengzhi Zheng

Mengzhi Zheng est artiste plasticien. Sa pratique, située entre sculpture, installation, dessin et architecture, s’appuie sur l’usage de matériaux trouvés, conçus comme des dessins en volume. Ses visions d’espace et ses rêves d’architecture, entre fonction et utopie, résultent de protocoles liés au contexte, aux outils et aux situations de travail, et se déploient aussi bien en atelier que dans l’espace public. Son travail interroge les notions d’habitat, de transformation et de rapport à l’environnement.

Alexandre Zhu

Alexandre Zhu, d’origine chinoise, est né à Paris en 1993 où il y partage son enfance avec Shanghaï. Ses dessins sont réalisés au fusain, technique séculaire lui permettant d’interroger les mutations croissantes des milieux urbains. Par l’usage du fragment, les formes figuratives y sont détournées : détachées de tout environnement, elles se révèlent à la jointure d’un univers abstrait. Il est lauréat du prix de dessin Pierre David-Weill en 2021 à l’Académie des Beaux-Arts, du prix Dauphine en 2022, et participe à la dernière Biennale Artpress à Montpellier (MOCO & Musée Fabre).

Kyvèli Zoi

Kyvèli Zoi est une peintre basée entre Athènes et Paris. Nourrie par son parcours international, elle puise son inspiration dans les racines des musiques traditionnelles, l’histoire et les luttes sociales. Sa vision et sa compréhension du monde prennent forme dans des scènes oniriques construites pour mettre en valeur les détails qui rendent l’ordinaire extraordinaire. À travers la figuration, Kyvèli compose une théâtralité amplifiée qui propose des aperçus du lien spirituel entre les communautés humaines et l’environnement naturel élargi. Kyvèli a participé à de nombreuses expositions collectives et personnelles à l’international, en Europe, aux États-Unis et en Asie. Ses collaborations s’étendent des galeries et institutions jusqu’aux réalisateurs de cinéma et aux marques de design. Depuis 2022, elle est lauréate de la Stavros Niarchos Foundation Artworks Artist Fellowship. Kyvèli est également fondatrice de KYAN, un programme de résidence à Athènes