Les artistes

a

Pooya Abbasian

Pooya Abbasian est un artiste iranien basé à Paris depuis 2011. Sa pratique se déploie à travers la photographie, la vidéo, le dessin et l’installation. Il aspire à rendre ces procédés visibles mais également à construire ses propres fictions visuelles à travers les images qu’il trouve en ligne sur des sites d’actualités et ses propres clichés ou enregistrements. Les ambiguïtés et les états transitoires intéressent Pooya Abbasian plus que les affirmations.

Arnaud Adami

Arnaud Adami (né en 1995 à Lannion) est diplômé de l’Ecole nationale d’art de Bourges en 2019 et étudie actuellement à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier de Nina Childress. Il tend à mettre en valeur les travailleurs invisibles contemporains. Des livreurs UberEats ou Deliveroo aux éboueurs, en passant par le personnel de l’hôpital, il essaie de représenter les différentes facettes de ces métiers tout en faisant référence à une histoire de la peinture.

Carla Adra

Carla Adra (née en 1993 à Toronto) a effectué ses études artistiques et anthropologiques en France, au Canada et au Mexique, et est diplômée de l’École supérieure d’art et de design de Reims en 2017. À travers la forme performative, elle réinvente les façons d’être ensemble et les modes de transmission. Intéressée par la psychanalyse et les pédagogies alternatives, elle propose des espaces-temps de rencontre et de mise en commun : conversations, duels et ateliers participatifs s’organisent selon des protocoles précis. Parallèlement, elle développe une pratique sculpturale intimiste qui met en dialogue discours intérieur et formes souterraines.

Caroline Ailleret

Caroline Ailleret (née en 1994 à Équemauville, 14) vit à Pantin et travaille à Aubervilliers. 
Artiste performeuse et plasticienne, formée aux Beaux-Arts de Paris (DNSAP 2024), elle développe une recherche autour de la trace et de la portée du geste, à travers des formes mêlant performance, vidéo, photographie et installation. Par des dispositifs minimaux, son travail interroge les relations sensibles et ambiguës entre corps, espace et temps. Souvent insaisissables dans leur entièreté, ses pièces questionnent les cadres de monstration et ouvrent l’attention vers un ailleurs.

Mathilde Albouy

Mathilde Albouy est une artiste française née en 1997. Traversé de références à la science-fiction féministe et fruit de l’hybridation de divers récits, le travail de Mathilde Albouy articule sculpture et installation. Une dimension rituelle anime toutes ses œuvres : rituel religieux, du jeu ou du soin, et leur confère une “inquiétante étrangeté”. Elle détourne des objets et des matériaux et les met à l’épreuve par des gestes simples afin d’en tirer des assemblages de matières organiques et manufacturés. Diplômée de la HEAR (Strasbourg) en 2020 puis de l’École Nationale supérieure des Arts Décoratifs (Paris) en 2022, elle a notamment présenté son travail à la Villa Empain (Bruxelles 2023), à FORMA (Paris, 2023) et à la galerie Derouillon (Paris, 2023). En 2023, Mathilde est nommée à la 10e édition de la Bourse Révélations Emerige.

Nils Alix-Tabeling

Nils Alix-Tabeling se délecte de l’extase et de l’indulgence des traditions païennes, du rituel, de la sorcellerie et de l'occulte, présentant des histoires alternatives de folklore et de fantaisie qui appellent à imaginer des futurs radicaux. En intégrant des matériaux de récupération ou organiques, tels que des plumes de paon, des perles et des fleurs de lotus séchées, à ses sculptures en bronze et en bois sculpté à la main, l'artiste honore la parenté sacrée entre les formes naturelles et célèbre la beauté et l'émerveillement du monde vivant.
Sa préoccupation pour l'écologie n'est peut-être surpassée que par son désir de mettre en avant les récits de ceux que l'on oublie ou néglige trop souvent. Il s’empare des questions contemporaines de politiques d’identité et de droits humains en relatant des histoires de désobéissance civile et de corps rebelles, où les figures féminines et queer occupent le devant de la scène.

Estèla Alliaud

Estèla Alliaud (1986). Pensé par soustraction, son travail relève d’une dimension sculpturale qui a trait à la valeur intrinsèque des matériaux et de leur physicalité. Les processus qu’elle opère s’articulent essentiellement autour de l’observation intuitive d’un lieu et de son expérience. Les formes qu’elle pose dans l’espace, principalement sculptures et installations, se donnent à voir à la suite d’actions simples, mais fondatrices. Ses œuvres structurent une architecture de la pensée qui conduit l’individu à la saisie d’un espace mental.

Kenia Almaraz Murillo

Kenia Almaraz Murillo (née en 1994 à Santa Cruz de la Sierra en Bolivie) est diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en 2020 avec les Félicitations du Jury. En tissage, sculpture et fresque, Kenia retranscrit sa fascination pour les formes géométriques et symboles du textile andin. Dans des compositions rythmées, elle rend hommage aux vibrations de couleurs qu’elle observe dans la nature. L’utilisation de la lumière et des phares automobiles lui permettent de donner une dimension symbolique et innovante au tissage traditionnel.

Clémence Althabegoïty

Clémence Althabegoïty est une designeuse et plasticienne basée à Paris. Sa pratique se situe dans une hybridation entre design, art et science. En collaboration avec des instituts scientifiques, elle s’intéresse au silence, à l’eau et à l’air, ainsi qu’à leurs interactions avec la matière. À partir d’analyses contextuelles et de recherches matérielles, elle conçoit des objets, des installations, et des scénographies. En 2024, elle reçoit le Prix Liliane Bettencourt pour l’Intelligence de la Main®. En 2027, elle sera résidente à la Villa Albertine à Los Angeles.

Sarah Ancelle Schoenfeld

Sarah Ancelle Schoenfeld interroge les formes de production du savoir qui façonnent, contrôlent et reproduisent la réalité. Convaincue que la vision libérale occidentale du monde ne suffit pas à répondre au désordre global croissant, elle crée des laboratoires mystérieux où solutions, guérisons et sens sont réinventés avec malice.
Ses laboratoires prennent forme à travers des installations, des photographies expérimentales, des sculptures et des instruments. Son travail a notamment été présenté à la Kunsthalle Mainz, au Casino Luxembourg et au Fotomuseum Winterthur.

Alice Anderson

La pratique d'Alice Anderson est enracinée dans les ontologies animistes, amplifiée par sa rencontre avec Ailton Krenak. Elle établit des ponts entre savoirs autochtones et physique quantique, reconnaissant la matière comme un champ actif. Depuis vingt ans, elle dialogue avec des êtres nonhumains : outils, machines, circuits, météorites. Ces OBJETS ÉVEILLÉS lors de DANSES TECHNOLOGIQUES témoignent d'une autre intelligence possible à l'ère de l'IA : celle qui habite la matière.

Marion Artense Gély

Née en 1995, Marion Artense Gély vit et travaille à Paris. Diplômée de l’ENSAPC en 2020, elle est en résidence à POUSH depuis 2021. Son œuvre explore les tensions entre infiniment petit et immensité cosmique, mêlant peinture et sculpture dans une quête de mémoire enfouie. À travers les techniques du glacis et du sfumato, elle révèle des récits où les éléments incarnent une présence sensible, à la fois lumineuse et spectrale. Force, Énergie et Émergence structurent son travail, notamment en céramique. Lauréate de résidences en Grèce (Naxos, 2022), en Chine (Jingdezhen), elle expose à Paris (Galeries Myriam Chair, May, Dumonteil, Dauphine), à Rome (Orient-Express La Minerva) et sera finaliste du Darmo Art Prize 2024. En 2025, elle présentera une exposition en duo avec Denis Macrez à la galerie Chapelle XIV.

Gilad Ashery

Gilad Ashery (né à Jérusalem en 1993) est un artiste émergent vivant et travaillant entre Paris et Jérusalem. Ashery a étudié les beaux-arts à la Bezalel Academy of Arts and Design (Jérusalem), dont il est diplômé en 2022, puis a suivi des études de troisième cycle aux Beaux-Arts de Paris, achevées en 2024. Il a reçu le prix Ilana Elovic en 2025, la bourse de l’AICF en 2024 et la bourse de l’Institut français en 2023. Ses œuvres font partie de la collection de la Banque européenne d’investissement.

Tina Atami

Tina Atami (née en 1989 à Tbilissi) est une artiste multidisciplinaire spécialisée dans divers médiums, notamment la peinture, la sculpture, la vidéo et l'art performant. Ses œuvres récentes explorent les thèmes de la renaissance et de la transformation en utilisant des matériaux recyclés. Les émotions telles que la honte et la peur occupent une place centrale, mettant en valeur leur puissance au sein du corps féminin alors qu'elle recherche le divin dans l'humanité.

Atelier Baptiste & Jaïna

Depuis 2017, Jaïna Ennequin et Baptiste Sévin forment l’Atelier Baptiste & Jaïna. Le duo imagine des projets animés par des références naturelles et théâtrales. Ces références sont des activateurs d’histoires impliquant réalité et imaginaire. Les différentes possibilités qu’offre la matière et notamment la céramique, permettent au duo une exploration du dialogue entre forme, texture et lumière. Les objets et espaces deviennent un support à l’évocation d’histoires teintées de réalisme magique.

Aleksandr Avagyan

Le travail d’Aleksandr Avagyan (né en 1990, à Erevan, ex-RSS d’Arménie), s’il se nourrit bien sûr de tout l’héritage formaliste de la peinture dite abstraite, il en refuse le caractère sublime, idéale et déterritorialisé, par une interrogation de la nature politique et donc fragile, fragile parce que politique, du périmètre donné à l’intérieur duquel l’art est possible.

b

Ece Bal

Ece Bal (née en 1992 en Turquie), après avoir terminé la première année de son master au Central Saint Martins, a obtenu son diplôme aux Beaux-Arts de Paris en 2022 avec les félicitations du jury.

Son travail se concentre sur la création d’expériences multisensorielles explorant des rapports d’échelles et explorant le cycle des matières et leurs transformations. Sa pratique s’appuie sur des recherches basées sur le processus avec des matériaux naturels. Elle recontextualise des techniques traditionnelles telles que l’ebru, le verre et la teinture végétale à travers une approche contemporaine et expérimentale, intégrant souvent des éléments tels que l’olfaction et la vidéo.

Thomas Ballouhey

Partant d’une position de designer, Thomas Ballouhey (né en 1990) expérimente dans son travail des matériaux et des techniques à contrepieds de ce qu’on attends de l’artisanat ou de l’industrie traditionnelle en s’appropriait des techniques amateure et vernaculaire. Ces matériaux et techniques se retrouvent dans des objets qui semblent sortis de décors ou qui pourraient être des reliques d’une autre civilisation partageant d’étranges point communs avec la nôtre.

Sosthène Baran

Sosthène Baran est un artiste français né en 1990, vivant et travaillant à Paris. Son travail mêle peinture, objets trouvés et sculpture sur des supports récupérés ou construits. À travers paysages, figures et assemblages, il développe un univers lumineux et étrange, nourri par la science-fiction, le sacré et l’apparition, explorant mémoire, croyance et traces humaines.

Anaïs Barras

Anaïs Barras est une artiste française vivant et travaillant à Paris, résidente à POUSH. Diplômée des Beaux-Arts de Paris et d’un master de recherche-création à l’Université Paris 8, elle cofonde la compagnie CREME SOLEIL en 2020. Sa pratique transdisciplinaire mêle danse, performance, vidéo et édition, et explore les relations entre écologie, corps et nouvelles technologies. Son travail est présenté en France et à l’international.

Fanny Béguély

Fanny Béguély (née en 1990) est une artiste visuelle et réalisatrice, diplômée du Fresnoy – Studio national des arts contemporains. Elle déconstruit dans son travail l’héritage dualiste occidental, qui a tracé une frontière stérile entre le visible et l’invisible, la chair et l’esprit, l’humain et l’autre qu’humain. Naviguant dans le registre de la fiction comme dans celui du documentaire, ses films font s’entrechoquer temps mythiques et contemporanéité.
Sa démarche photographique se fait sans caméra, travaillant la matière photosensible comme un milieu vivace en tentant de capter les forces élémentaires et métamorphiques du vivant.

Sami Benhadj Djilali

Sami Benhadj Djilali (né en 1977 à Alger) est diplômé de l’ECAL en 2003 et est titulaire d’un master en Arts visuels. Son travail s’articule autour d’une réflexion sur le squelette du tableau. Utilisés à des fins sculpturales, les matériaux de prédilection du peintre interagissent dans ses oeuvres avec des éléments hétéroclites. En les soumettant à des tensions diverses, il recherche un point de limite, au bord de la rupture. Il développe ainsi une pratique ambivalente, porté par le désir contradictoire d’orchestrer l’accident.

Amélie Bernard

Amélie Bernard (née en 1990 à Paris) est une artiste multidisciplinaire. Ayant vécu à Beyrouth pendant deux ans, sa pratique artistique explore l’espace contemporain abandonné comme vecteur intemporel de mémoire et d’héritage. Ses techniques plastiques varient en fonction du sujet traité. Les matériaux qu’elle utilise et la façon de les assembler s’inspirent des dispositifs de construction et de destruction de l’espace urbain lui permettant de jouer sur l’intemporalité de ce qu’elle présente.

Zoé Bernardi

Née en 2000 à Paris, Zoé Bernardi est plasticienne et réalisatrice. De 2019 à 2024, elle étudie aux Beaux-Arts de Paris au sein de l’atelier Clément Cogitore et Agnès Geoffroy, dont elle sort diplômée avec les félicitations du jury en juin 2024. En alternant images fixes et images en mouvement, Zoé Bernardi s’attelle à montrer la puissance de la singularité, et s’interroge sur la fabrique de la normalité et de la marginalité, en utilisant l’intimité comme lieu d’expérimentation. Elle a eu le plaisir d’exposer ses pièces et de projeter ses films au Palais de Tokyo, au Musée du Louvre, au Centre Culturel Jean Cocteau, à Photo Saint Germain, à la Fondation Ricard, à l’Hôtel La Louisine, à la galerie des Filles du Calvaire ou encore au KW Institute for Art. Elle a reçu la bourse Sisley 2025 et est coup de coeur du Jury du prix du BAL/ADAGP pour la jeune création. Elle aura sa première exposition personnelle à la galerie Kamel Mennour en juin 2026 et publiera.