L’écume des songes, une proposition de Hervé Mikaeloff, Elise Roche et Yvannoé Kruger, dans le cadre de Art Paris. Du 8 septembre au 14 octobre 2021.

© Graphisme. Bonjour garçon studio – Visuel. Diane Dal-Pra, <em>Place for memories</em>, 146x114cm, huile sur lin.
© Graphisme. Bonjour garçon studio – Visuel. Diane Dal-Pra, Place for memories, 146x114cm, huile sur lin.

Sur une invitation de POUSH Manifesto, l’exposition L’écume des songes entre en résonance avec la sélection d’Hervé Mikaeloff sur le thème du portrait et de la figuration sur la scène française pour l’édition 2021 d’Art Paris.

« Je rêve d’un long rêve où chacun rêverait. Je ne sais pas ce que va devenir cette nouvelle entreprise des songes. Je rêve sur le bord du monde et de la nuit. » Louis Aragon, Une vague de rêves

Les songes peuvent nous aider à habiter le monde de manière plus sensible. Parfois, ces visites nocturnes sont si puissantes qu’elles s’imposent à nous et se manifestent plastiquement. En réunissant douze artistes issus de la scène émergente, nous est apparue une unité poétique de la figure puisant ses références dans une mythologie commune. L’exposition L’écume des songes est pensée en plusieurs temps. De même qu’à la lecture des premières pages d’un roman, les personnages nous sont d’abord inconnus et les mots ne font pas encore sens. Les images dorment et demeurent voilées. Tout reste encore à déchiffrer. (Guillaume Valenti et Garance Matton).

Nous sommes invités à quitter le monde rationnel, à nous détacher du filtre mental pour nous laisser glisser dans l’histoire. Puis, c’est en tirant les liens qu’un immense filet aux mailles innombrables remonte à la surface de notre conscience et fait émerger des figures… Celles-ci prennent la forme de dormeurs (Diane Dal-Pra) puis deviennent présences, fantasmes, rêveries. Chaque portrait est ici une projection de l’âme, du cœur de son créateur. Il s’agit bien souvent de son intimité, de sa perception de lui-même ou de ce qui l’entoure. Au commencement, l’Eau, l’immersion et le plongeon à l’intérieur de la grotte originelle (Charles Hascoët). Il faut franchir le portail (Cecilia Granara) pour atteindre les différentes strates du rêve (Rose Barberat, John Fou, Victoria Kosheleva, Lucile Piketty) et du fantasme (Madeleine Roger-Lacan). Un flot de couleurs par vagues successives porte et anime cette galerie de portraits flottants.

À l’approche de l’aurore, nous sommes comme projetés au large du réel (Dhewadi Hadjab). De notre nuit, il ne nous reste plus que des traces (Louis Verret). Ces confessions visuelles issues des profondeurs sont comme des germes d’un monde nouveau.
Une invitation à l’émerveillement d’une génération. Que restera-t-il de l’écume des songes ?

Hervé Mikaeloff • Elise Roche

Avec Rose BARBERAT, Diane DAL-PRA, John FOU, Cecilia GRANARA, Dhewadi HADJAB, Charles HASCOËT, Victoria KOSHELEVA, Garance MATTON, Lucile PIKETTY, Madeleine ROGER-LACAN, Guillaume VALENTI et Louis VERRET

Rose Barberat et Madeleine Roger-Lacan font partie de la sélection 2021 de Art Paris, de même que Arnaud Adami, résident de POUSH. 

Vue de l’exposition, œuvres de Cecilia Granara et Garance Matton © Romain Darnaud
Vue de l’exposition, œuvres de Cecilia Granara et Garance Matton © Romain Darnaud
Vue de l’exposition, œuvre de Rose Barberat © Romain Darnaud
Vue de l’exposition, œuvre de Rose Barberat © Romain Darnaud
Vue de l’exposition, œuvres de Victoria Kosheleva, Dhewadi Hadjab et Louis Verret © Romain Darnaud
Vue de l’exposition, œuvres de Victoria Kosheleva, Dhewadi Hadjab et Louis Verret © Romain Darnaud
Vue de l’exposition, œuvres de John Fou © Romain Darnaud
Vue de l’exposition, œuvres de John Fou © Romain Darnaud
Vue de l’exposition, œuvres de Diane Dal Pra et Charles Hascoët © Romain Darnaud
Vue de l’exposition, œuvres de Diane Dal Pra et Charles Hascoët © Romain Darnaud
Vue de l’exposition, œuvres de Lucile Piketty © Romain Darnaud
Vue de l’exposition, œuvres de Lucile Piketty © Romain Darnaud