[Rift] 6 expositions

<em>Horizon Unplugged</em> - Crédit Adrien Ogel & Marie Servas
Horizon Unplugged - Crédit Adrien Ogel & Marie Servas

Adrien Ogel & Marie Servas, FLASH 2001 

Pour l’exposition FLASH 2001, Adrien Ogel et Marie Servas évoquent ensemble les reliques de leurs jeux d’enfants. Adrien Ogel, présente deux peintures reprenant les caractéristiques de sa série à la gouache et encre de Chine, qui émanent de sa jeunesse en banlieue parisienne. Face à ces scènes de nuit, on retrouve les microarchitectures de Marie Servas, s’inspirant de son enfance en zone rurale. Ils interprètent les traces laissées par deux ancrages territoriaux différents dans les années 2000. Et interrogent leurs similitudes par la mémoire de leurs amusements. La rencontre de leurs œuvres agis comme des flashs individuels qui nous invitent à jouer avec les vestiges de nos souvenirs.

Julian Farade & Madeleine Roger-Lacan, All’improvviso

« Un trop-plein d’énergie ? de colère ? d’émotions parasites ?
Vous sentez votre corps tendu et vous aimeriez vous libérer de toutes ces tensions ?
L’exercice du Polichinelle est fait pour vous ! »
« J’ai eu une idée hier pendant une insomnie ! J’ai visionné un dialogue entre tes sculptures peluches et certaines de mes peintures arlequines sur cette idée de forme et d’informe, d’enfance un peu flippante et de jeu. Un peu Jacqueline de Jongesque » 
« Oh j’adore ! Banco » 

Cecilia Granara & Margaux Meyer, Room for Uncertainty

Room for Uncertainty est une zone de relâchement, vague, extensible. Alors que la peinture définit un espace, un geste ou une histoire, elle laisse aussi place à une épaisseur où tous les possibles restent encore en champ. C’est de cet e s p a c e m e n t régressif que se matérialisent les couleurs vibrantes de Cecilia et Margaux. Ici, la couleur existe pour elle-même. Insolante, elle nous séduit de ses comportements, glisse et se répète; elle ouvre sur des présences intimes et participe à un équilibre dissonant. C’est à partir de ces zones puissantes et incertaines que se fait la place pour grandir.
Room for Uncertainty est une célébration qui propose un accrochage de peintures profondes, voire jouissives. La charge matérielle et les jus de couleurs sont des zones d’ivresse dans lesquelles nous invitons le spectateur, lui aussi, à se plonger — ou au contraire — à respirer.

Garance Matton & Macha Pangilinan, Diagonale Douce

L’atelier vu de haut ressemble à une table de ping-pong : un grand rectangle divisé en quatre espaces égaux. D’un bout à l’autre de ce rectangle, un fil se tend entre deux espaces. L’atelier est un de ces lieux de métamorphose, un lieu chaotique et un sanctuaire. Chacune a envie d’en retenir quelque chose.
Chez Macha Pangilinan, sa lumière particulière déclenche une série de portraits. Les modèles se prêtent au même jeu : assis sur une chaise, de trois-quarts, les yeux mi-clos enveloppés par la douce lumière du nord-est. Garance Matton en évoque la structure géométrique, les demi-cloisons, le sol rose et certains objets qui le caractérisent. Ensemble, elles capturent la présence des quatre artistes de l’atelier, à travers le portrait ou de manière plus discrète, naviguant à l’intersection de la réalité quotidienne et de la contemplation métaphysique.

Olivain Porry & Victor Vaysse, Ink Inc.

Ink Inc. est une installation collective constituée de deux œuvres distinctes qui interagissent ensemble : Automatic Decision Shaping (Olivain Porry, 2024) et The Artist (Victor Vaysse, 2023). Automatic Decision Shaping met en scène des imprimantes de reçus de caisse qui, dirigées par des IA, votent ensemble pour déterminer quelles formes montrer au public sur leurs rouleaux de papier. The Artist prend la forme d’une imprimante de bureau détournée qui, accrochée au mur, fait apparaître des images générées par une IA. Mises en relation à l’occasion de Ink Inc., les éléments des deux installations interagissent entre eux et l’ensemble des imprimantes votent ensemble pour remplir l’espace d’images artificielles.

Raphaël Moreira Gonçalves & Arash Nassiri & Jonathan Pêpe, Horizon Unplugged

Que ce soit par leur vision de la fiction et de comment celle-ci peut s’insuffler dans des décors, des objets, en venant questionner le concept du vivant dans ses limites ; que ce soit en grattant le vernis d’une imagerie artificielle pour essayer d’en saisir les moindres traces du soi à l’infini ; ou que ce soit dans l’exploration précise et hypnotique des anomalies d’un territoire presque fantomatique : les frontières entre différents états de la perception du monde physique et intérieur traversent les oeuvres de Raphaël Moreira Gonçalves, Arash Nassiri et Jonathan Pêpe.
Comme une prophétie en 12K, la promesse d’un horizon nacré d’images éternelles sans aucune hiérarchie, tourbillonnant dans les airs, en venant border nos pupilles, se rapproche de plus en plus. Et dans cette danse en boucle, du dernier soir avant la fin du monde qui se répète jour après jour, une subtile odeur de poudre se mélange à celle de la fête. Dans ce mélange étrange une seule certitude subsiste : dans la chute ou l’envol, le mouvement est essentiel dans toutes les célébrations.
Non seulement comme une question technique, mais aussi comme une métaphore de la fête, qu’elle soit joyeuse ou d’une tristesse abyssale. Le mouvement est un élément inhérent à celle-ci, qu’il s’agisse de la danse, des foules en effervescence, ou plus globalement de l’expérience du fait de vivre. Le mouvement est la base qui crée ce trouble où tout peut basculer d’un côté ou de l’autre du mur invisible qui sépare les univers chirurgicaux, les couleurs acides, et les brumes dispersées dans les œuvres des uns et des autres.
Ici, les médiums se chevauchent et les différentes histoires possibles rebondissent d’écran en écran, les expériences plastiques de chacun se calcifient dans ce sous-sol pour ensuite devenir, dispersés dans l’espace, plusieurs petits blocs de pensée emprisonnés dans diverses matières, espaces-temps. Et alors, tels des confettis colorés, nous dansons dans ce qui est la conséquence de leurs entrechoquements, à la lisière de cet horizon qui se précipite violemment sur nous, joyeusement.

Exposition du 15 juin au 13 juillet 2024.
Horaires et inscriptions à venir.

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Galbi, la cantine de POUSH, vous accueille les jeudis et vendredis jusqu’à 21h, pour déjeuner, prendre une pause goûter ou boire un verre.

Crédit Adrien Ogel & Marie Servas
Crédit Adrien Ogel & Marie Servas
Crédit Olivain Porry & Victor Vaysse
Crédit Olivain Porry & Victor Vaysse
Crédit Olivain Porry & Victor Vaysse
Crédit Madeleine Roger Lacan
Crédit Madeleine Roger Lacan
Crédit Garance Matton & Macha Pangilinan
Crédit Garance Matton & Macha Pangilinan
Crédit Olivain Porry & Victor Vaysse
Crédit Olivain Porry & Victor Vaysse